Une fois pour toute: le voile n’est pas un signe religieux

Bas relief représentant l’Arche d’Alliance (surmontée de la menorah) portée fièrement par le Peuple Juif comme signe de son entente éternelle avec le dieu unique
Bas relief représentant l’Arche d’Alliance (surmontée de la menorah) portée fièrement par le Peuple Juif comme signe de son entente éternelle avec le dieu unique

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UN ŒIL SUR LE MONDE MUSULMAN
Paul Laurendeau

Le critère le plus indiscutable pour discerner un signe religieux c’est le critère philologique, c’est-à-dire le critère des textes. Si un objet est explicitement décrit comme signe religieux dans le texte sacré de la religion auquel il se rapporte, c’est incontestablement un signe religieux. Exemple. Prenons une minute pour nous imprégner de la très méticuleuse description prescriptive suivante. Nous sommes dans le cadre du judaïsme et c’est dieu qui donne ses consignes aux fondateurs de son alliance:

Tu feras un candélabre d’or pur; le candélabre, sa base et son fût seront repoussés; ses calices, boutons et fleurs, feront corps avec lui. Six branches s’en détacheront sur les côtés: trois branches du candélabre d’un côté, trois branches du candélabre de l’autre côté. La première branche portera trois calices en forme de fleur d’amandier, avec bouton et fleur; la deuxième branche portera aussi trois calices en forme de fleur d’amandier, avec bouton et fleur; il en sera ainsi pour les six branches partant du candélabre. Le candélabre lui-même portera quatre calices en forme de fleur d’amandier, avec bouton et fleur: un bouton sous les deux premières branches partant du candélabre, un bouton sous les deux branches suivantes, et un bouton sous les deux dernières branches — donc aux six branches se détachant du candélabre. Les boutons et les branches feront corps avec le candélabre et le tout sera fait d’un bloc d’or pur repoussé. Puis tu feras ses sept lampes. On montera les lampes de telle sorte qu’elles éclairent en avant de lui. Ses mouchettes et ses cendriers seront d’or pur. Tu le feras, avec tous ses accessoires, d’un talent d’or pur. Regarde et exécute selon le modèle qui t’est montré sur la montagne.

(L’Exode, 25 —31-40, second livre du Pentateuque, dans La Bible de Jérusalem)

C’est la menorah et une description aussi méticuleuse et tataouine issue directement du texte sacré fait qu’il est parfaitement impossible de contester que la menorah soit un signe religieux. Tel est le critère philologique. Ceci dit, le critère philologique doit être complété d’autres critères, plus historiographiques, si on peut dire. Pour dégager l’ensemble des signes religieux explicites, le critère des textes est très important tout en n’étant pas le seul à opérer. Il y a aussi celui de la pratique sémiologique élémentaire reposant sur une tradition culturellement reçue dans le cadre de l’historiographie réelle ou mythologisée des grandes religions. L’Hexagramme (étoile de David) se généralise comme symbole visuel du judaïsme seulement au dix-septième siècle et son origine remonte aux amulettes juives du Moyen-âge. La Croix a nettement une origine pré-chrétienne mais se répand comme symbole chrétien depuis le deuxième siècle après Jésus-Christ (le signe de ralliement initial des chrétiens était le poisson) et ladite Croix (inséparable de son vis-à-vis plus iconique, le crucifix) est aujourd’hui inévitablement perçue comme une représentation stylisée du gibet romain sur lequel le fondateur de ce culte fut supplicié. Le Croissant islamique (souvent accompagné d’une ou de quelques étoiles) trouve ses origines dans des cultes lunaires pré-islamiques absorbés dans le syncrétisme musulman. Le fait qu’on corrèle le calendrier lunaire au Ramadan est une explication ex-post, un peu comme quand on dit que les sept branches de la menorah symbolisent les sept tribus israélites. Mais surtout, quoi qu’il en soit des fluctuations interprétatives sur l’origine historique effective de ces trois symboles, c’est leur caractère de signal de ralliement imparable qui les démarque et les place incontestablement dans la sphère d’une sémiologie non-laïque. Attention, premier petit jeu du jour: cherchez la synagogue, cherchez l’église, cherchez la mosquée. Nous avons essayé de vous brouiller la vue ici en choisissant des trésors architecturaux sciemment orientaux, tout ballonnés, donc, de beaux dômes oblongs aux couleurs claires, pour éviter que, involontairement ethnocentristes comme nous le sommes toujours un peu, vous invoquez des critères culturel afférents.

une-synagogue
eglise-copte
minaret-et-mosque

Imparablement, vous gagnez à tous les coups. La première de ces bâtisses, c’est la synagoque, la seconde, c’est l’église, la troisième, c’est la mosquée. Pas de danger de se tromper, où que vous voyagiez de par le vaste monde. Le signe de ralliement se trouve au bout des tours et/ou sur les façades. Et si c’est si parfaitement imparable, c’est parce que, contrairement au dôme oblong de couleur claire qui, lui, est un objet culturel architectural sans sémiologie particulière et parfaitement non-exclusif à une religion, un peuple ou une contrée, l’Hexagramme, la Croix, et le Croissant, eux, sont des signes religieux. Et ce, redisons-le: imparablement.

Maintenant, eh bien, passons au voile. Première constatation: il n’y a AUCUNE mention prescriptive de voile, de foulard, de hidjab, de tchador, de niqab ou de burqa dans le Coran. Aucune. Les seuls «voiles» mentionnés dans ce texte sacré sont des toiles tendues dans un local pour séparer l’espace alloué aux femmes de l’espace alloué aux hommes (selon une pratique d’ailleurs amplement pré-islamique) ou encore des attributs vestimentaires des femmes mentionnés narrativement comme on mentionne les objets ordinaires que l’on manipule ou qui nous entourent. Rien de plus. Contrairement, par exemple, à la menorah (dont on retrouve la description prescriptive susmentionnée dans le Pentateuque, lui-même un texte sacré hébraïque), le voile ne nous donne à lire aucune formulation dans le texte religieux fondateur qui se proposerait de le décrire, de le promouvoir ou de lui assigner des fonctions pratiques ou symboliques dans le culte islamique. Cela le disqualifie déjà fortement comme signe religieux.

Mais puisque, dans l’ambiance actuelle, il faut en rajouter une bonne couche pour bien compléter le tableau démonstratif, on devra patiemment œuvrer à faire observer que ce vêtement n’a aucune valeur distinctive imparable (insistons: la menorah, l’Hexagramme, la Croix, et le Croissant sont des signes religieux intégralement imparables). Alors maintenant, du haut de notre belle stature occidentale, on va regarder cela de plus près. On va jouer au second petit jeu du jour: cherchez la musulmane voilée. Des quatre femmes voilées qui vous sont présentées ici, pouvez vous distinguer imparablement l’unique musulmane. Attention googler n’est pas jouer.

Femme-copte
femme-hindoue
femme-musulmane
A Lebanese woman carries a statue of the

La première femme est une copte d’Égypte (chrétienne donc) lisant son petit missel, la seconde est une indienne de religion hindoue, la troisième c’est notre musulmane, la quatrième est une maronite libanaise (chrétienne aussi, donc). Éloquent, vous admettrez. Il est patent que, toutes religions confondues, un grand nombre de femmes orientales et moyen-orientales porte des voiles. Ce n’est pas un signe religieux mais un signe culturel. C’est comme les dômes architecturaux, dans l’exemple précédent… sans plus. D’ailleurs, si vous êtes parvenus à distinguer la musulmane parmi ces quatre femmes, il est quasi certain que des critères autres que les critères religieux vous auront subrepticement guidés (critères ethniques ou vestimentaires. Ou alors des particularités du décors. Allons, admettez-le!). Il n’y a pas de symboles religieux vestimentaires sur ces photos. Point barre. Ces femmes modernes sont sans cornette, sans poignard sikh et sans collet romains. Ce sont des citoyennes ordinaires du monde. Leur tenue est intégralement laïque. Ne pas l’admettre est un acte d’exclusion ethnocentriste, rien de plus. Bon, les tataouineux et autres casuistes me la joueront peut-être à l’histoire du temps d’avant le grand nivellement mondialiste, et exigeront que l’on compulse de la documentation plus ancienne. Des photos de femmes voilées d’autrefois, peut-être, comme celles-ci:

Archive1-femme-ortho
Archive2-femme-copte

Manque de bol pour nos cyber-croisés de service, ces deux femmes voilées de jadis sont des chrétiennes. La première est une orthodoxe arménienne et la seconde, une copte égyptienne d’Alexandrie, celle-ci démontrant magistralement, d’autre part, que le voile intégral lui non plus ne fut pas une exclusivité musulmane. Contribue à la même démonstration, du reste, avec une touche plus actuelle et moderne, la demoiselle suivante se voilant majestueusement le visage:

femme-bengali-hindoue-tenant-voile-devant-le-visage

tout en étant de plain pied une indienne bengalie de religion hindoue. Ce n’est donc certainement pas le Prophète de l’Islam qui la pousse à agir comme ça, n’est-ce pas… ni aucun diktat issu de la morale du bien pesant programme monothéiste (attendu qu’elle est polythéiste). Cessons de flagosser et admettons une bonne fois qu’on a plus ici un geste procédant d’une sorte de pudeur ou de discrétion universelle nous rappelant qu’il est toujours bien délicat de dicter aux gens ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire avec ce qui procède de la plus intime des libertés individuelles corporelles: leurs vêtements.

 Alors CQFD. Foutons la paix une bonne fois aux femmes voilées et instaurons une vraie laïcité, notamment en jetant les écoles confessionnelles à terre pour vrai, sans s’en prendre comme toujours aux plus vulnérables de nos compatriotes. Et, puisqu’il faut continuer d’élever notre conscience multiculturelle, souffrons un petit rappel des critères que j’ai appliqué ici, explicitement ou implicitement, pour clairement distinguer les signes religieux des signes strictement culturels.

A) le critère philologique: L’objet est explicitement décrit, préférablement de façon prescriptive, comme signe religieux dans un des grands textes sacrés. C’est alors imparablement un signe religieux (exemple: la menorah ou l’Arche d’Alliance, toutes deux décrites très explicitement dans le Pentateuque).

B) le critère du signal infaillible: sans avoir été nécessairement décrit dans le texte sacré d’origine de la religion à laquelle il se rapporte, l’objet est reçu culturellement comme signe historique explicite d’une religion (notamment comme signal, pour fins d’identification ou de ralliement) et l’indique imparablement (exemples: l’Hexagramme, la Croix, le Croissant et, pour le code vestimentaire: le collet romain, le poignard sikh ou la kippa).

C) le critère de la non-exclusivité culturelle: Quand l’objet n’est pas décrit dans un texte sacré et ne fait pas l’objet d’une exclusivité sémiologique imparable acquise historiographiquement, ce n’est pas un signe religieux mais un signe (ou même un simple objet) culturel. C’est le cas, par exemple, des jolis dômes dodus aux couleurs claires des bâtisses orientales de toutes allégeances, des barbes (qui, Karl Marx et ZZ Top en témoignent, ne sont pas exclusives au Christ, à Moïse ou à Abou Bakr As-Siddiq) et des tenues magnifiques de mes compatriotes voilées qui, je le redis sans faillir, feront toujours l’objet de mon indéfectible solidarité rationnelle et fraternelle.

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Tiré de l’ouvrage de Paul Laurendeau (2015), L’islam, et nous les athées, ÉLP Éditeur, Montréal, format ePub ou PDF.

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11 pensées sur “Une fois pour toute: le voile n’est pas un signe religieux

  • 13 février 2018 à 15 h 30 min
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    Je me demande comment le voile (Les voiles) peuvent être considérés comme des signes culturels alors que dans votre volonté de démonstration vous donnez en exemple des femmes dont vous évoquez la religion. Des femmes non croyantes dans ces pays portent elles aussi ces voiles ? Et s’il était un signe religieux commun à plusieurs religions ? De plus, il me semble que vos photos ne sont pas contextualisées ? En bref, j’aimerais en savoir plus: le voile est il le fait d’un fête religieuse ou d’un évènement religieux, est il réglementé par des consignes émanant de responsables religieux ? Dans le cas du voile en islam, certains disent que c’est une prescription (Tariq Ramadan) si je ne m’abuse. Pour moi, à l’heure actuelle, je considère que c’est un signe d’appartenance à une certaine conception de l’islam, je ne suis pas contre mais je suis favorable à des restrictions de port (écoles, assemblée nationale, lieux de travail, il reste la possibilité de le porter dans la rue, les cinés, les restaurants… ). Pour l’islamophobie ou l’ethnocentrisme occidentale, je veux bien croire que cela soit ambiguë mais à cela, je vous répondrai que si la religion catholique reflorissait et que les croyantes soient amenées à se voiler comme les religieuses, avec cette notion de pudeur et de chasteté en sus (comme si j’étais une grosse dégueulasse de ne pas porter un voile !) je réagirais exactement de la même façon, à la fois tolérante et intolérante: sans l’intolérance de nos ancêtres pro laïcité, je n’aurais pas eu le choix ni le droit d’avoir cette liberté de remettre en question la religion et son enfer sur terre. Je pense d’ailleurs que c’est cette intolérance qui a fait évoluer la religion terrestre vers plus d’humanité et d’ouverture.

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    • 13 février 2018 à 17 h 38 min
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      Ce qui est affirmé ici, arguments sémiologiques à l’appui, c’est que le voile n’est pas plus un signe religieux que les barbes, les turbans ou les coupoles bombées des églises et des mosquées. Des millions de femmes musulmanes ne portent pas le voiles. Des millions de femmes voilées ne sont pas musulmanes. Les jeunes iraniennes qui retirent aujourd’hui leur voile ne retirent pas nécessairement la religion de leur vie. Le débat est tout simplement ailleurs… il concerne la conformité comportementale et les options ethnoculturelles et socio-politiques des femmes.

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  • 11 avril 2019 à 10 h 50 min
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    Le voile qu’il soit ou pas un signe religieux est un faux débat, le débat de fond est: y a t il encore une liberté du culte? La laïcité est elle un cheval de bataille pour persécuter et contrôler la vie publique des croyants?
    Traiter différemment certains membres d’une société démocratique comme les croyants versus les transgenres, les gays etc est de la pure discrimination.

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  • 15 avril 2019 à 14 h 25 min
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    La cathédrale notre dame en feu et nous savons que les laïques veulent la suppression des signes religieux, il faut s’interroger.

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  • 18 avril 2019 à 0 h 44 min
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    D’accord avec vous Ysengrimus sur le fond ! Cependant et selon moi, le problème de ce débat là au Québec est ailleurs, il est dans l’attitude méprisante et souvent xénophobe du discours des donneurs et donneuses de leçon en terme de laïcité ! car il faut bien l’admettre, le problème ou le souci de ces gens-là n’a jamais été le respect de la laïcité, (qui en passant est la garante des libertés, dont celle de culte, de vivre, d’être, pour tous, et ne prêche pas le dénigrement ni l’attaque des religieux ou croyants, au contraire elle impose et protège les cultes et les non cultes et met tout le monde sur le même pied d’égalité devant la loi ), donc le problème ou le souci de ces gens-là n’a jamais été le respect de la laïcité mais l’instrumentalisation de celle-ci pour subtilement et parfois ouvertement dénigrer, insulter, harceler et montrer du doigt des femmes musulmanes, qui en retour ne sont pas connes, et saisissent au vol ces attaques frontales, et décident de s’obstiner en retour sur la question du voile en guise de réponse, et donc de bonne guerre ! De toute évidence, à chaque fois, en absence de débat serein et respectueux, authentique et apaisé, on se retrouve très vite dans une confrontation politique, idéologique, une confrontation de valeurs qui prônent la dignité, le respect et les libertés pour ces femmes très minoritaires en tous cas!
    Lorsqu’on constate que la majorité absolue des pseudo défenseurs de la laïcité au Québec non seulement en font une obsession mais tiennent un discours du genre ‘’ici, on est chez nous !’’, ‘’retournez d’où vous venez ‘’ou ‘’allez-y en Arabie si ça vous plait tant que ça le voile’’ et une multitude de chroniques, de commentaires, de discours tous empoisonnés, haineux, racistes disons-le clairement, voir suprématistes tiens-donc… en particulier chez certains et certaines parvenus ploucs arriérés de la basse cours Québécoise qui viennent tout juste de se découvrir des ‘’vertus bourgeois, d’occidentaux blancs, supérieurs, riches’’, on se demande comment ces femmes voilées, ne se sentiraient pas touchées dans leur dignité humaine et sociale avant tout, et l’on soupçonne aussi qu’au fond, avec ou sans voile, est ce que c’est vraiment l’habit qui fait le moine ! car il y a indéniablement un relent de rejet, abjecte, intense, explicite et fasciste de surcroit ! alors pourquoi Dieu elles enlèveront ce foutu voile, je serais elles, je ne le ferais pas, même si je devais renier ma religion, descendre une bouteille de bourbon accompagné de cochonnailles, je le ferais chez moi, puis je me flanquerai un voile sur la tête une fois dehors et j’enverrai chier tout ce beau monde…en chantonnant un air de ZZ top en zigzaguant sur la chaussée ! :))) et j’invite quiconque qui douterai de ma description d’aller à l’instant lire les chroniques poubelles là-dessus, et les commentaires qui vont avec, à quelques exceptions près, tous les jours, sur les plateformes des médias poubelles ! m’enfin, ils sont franchement nuls en communication ces cons ! ils ne vont jamais évoluer merde ! ou en finir avec leur discours ethnique ! on dirait la radio Tutsi des sept collines de la ville de Québec ! De là à vouloir donner des leçons en laïcité c’est le comble !
    Depuis quand est ce que des agitateurs complices et malhonnêtes comme les opportunistes xénophobes de la politique et des médias poubelles du Québec qui se rendent mutuellement service, manigancent ensemble, se congratulent, se servent dans les poches du contribuable, tout en menant la danse, en allumant les incendies et sonnant les alarmes partout, arrivant à manipuler et mener le troupeau depuis belle lurette, sous l’excuse identitaire, et arrivant surtout à se maintenir en poste pour des décennies, toujours les mêmes gueules, toujours les mêmes tronches, et même si parfois ils recrutent, ils s’assurent d’endoctriner les nouvelles recrues ! depuis quand est ce que les charognards, les chiens enragés, les scorpions et les vipères affamés se soucient-ils vraiment d’égalité, de respect, de laïcité !??? même le caniche de ma voisine sait qu’il on en rien à cirer, lui qui ne sait ni lire ni écrire, il lui suffirait de renifler une chronique sur la laïcité chez ces chroniqueurs ignobles pour commencer à hurler comme un loup !
    Ok, ils ne veulent pas d’islam au Québec, tout le monde le sait, ils ne veulent pas de religion orientale tout court, ni de symboles culturels orientaux, ça frise en effet la maladie mentale et la paranoïa… euuuh, mais vous êtes sûrs de vouloir des orientaux laïcs, pas certain, ils sont louches de toute façon, basanés et pas représentatifs de notre culture coloniale, bref, ma nièce blonde naturelle et maghrébine, ni voilée, ni soumise, diplômée de McGill a fini par quitter le Québec pour toujours à cause de son prénom après 3 boulots dans les boîtes de communication Québécoises justement, (depuis, elle vit épanouie et heureuse entre Londres et Milan) on n’aimait pas son prénom partout où elle a bossé ici ! mais s’il faut les recruter comme femmes de ménage pourquoi pas ! et les mecs comme chauffeurs de taxi, ça colle ! mais de là à ce qu’ils enseignent nos enfants, en dépit de leurs capacités, leurs qualités, et leurs compétences, pas question ! plutôt mourir que confier mon enfant chéri à une femme voilée, car voyez-vous, mon enfant est pas préparé à ce genre d’émotions, il ferait un traumatisme, c’est un expert en terrorisme islamique qui rédige les éditoriaux des journaux, doublé d’un expert en psychologie comportemental ! mon enfant à besoin de voir les jambes de sa maitresse, caresser ses cheveux, mater son cul, et lui parler de sexe cru faisant partie de son éducation sexuel ! mon enfant aussi déteste le voile, car c’est pas sa culture, c’est pas macdo, ni Disney, ni Hollywood ! il risque de perdre les pédales et qui sait…devenir musulman ! et gare à quiconque qui soit un pur laine qui nous trahit là-dessus, comme cette Valérie plante mairesse que certains d’entre nous se font un plaisir d’insulter anonymement sur les réseaux sociaux, avec menaces de morts pour les plus extrêmes, vous avez encore rien vu !
    Franchement, il y a de quoi vouloir lancer un nouveau vaccin dans ce Québec arriéré ! si seulement, on parlait laïcité avec respect, avec inclusion, avec rapprochement et dialogue, avec authenticité, toutes les voilées enlèveront le voile pas seulement pendant le travail, mais pour toujours, mais il n’y a rien à faire, la radicalisation entraine la contre radicalisation, et pour que les arriérés comprennent ça, il leur faudrait 50 ans de cours intensifs, à commencer par celui de se laver le cul avant de chier des discours et des mots qui puent… et dont l’odeur caca-pestilentielle leur colle à la peau même s’ils prennent des douches pendant un mois !
    Bref ! je me suis lâché ! A bon entendeur !

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