Explication de l’incompréhensible durabilité du SCHÈME DE PONZI contemporain: il blanchit de l’argent…

YSENGRIMUS — Le fameux SCHÈME DE PONZI, inventé par un pégreux du siècle dernier de nom de Charles Ponzi (1882-1949), consiste à créer une fausse structure d’investissement, sans moteur productif pour la supporter. Vous promettez des taux de profits pharaoniques au sein d’une discrète société à numéro d’allure confidentielle et chic et vous payez votre investisseur 2 avec une portion de la somme introduite par votre investisseur 1, puis votre investisseur 3 avec une portion de la somme introduite par votre investisseur 2 etc. (ou encore, dans l’autre sens: paiement des investisseurs plus anciens avec le fric des plus récent, il y a des variations). Voué à s’écrouler à terme, ce type de structure finit normalement avec Ponzi ou son semblable qui se sauve avec le restant de la galette et ferme la porte. Ce qui est sidérant et sidéral c’est de voir ce procédé évident de petite pègre fleurir à la Bourse, avec des avoirs colossaux et sur des laps de temps trop durables pour que cela s’explique clairement. Dans la mouvance de la panique financière des dernières années, des gros bonnets de la finance se sont fait pincer en faisant les poches d’investisseurs selon la bonne vieille procédure éculée du schème de Ponzi. La question de fond est même, entre autres, celle-ci: finalement, l’intégralité des ci-devant services financiers (en soi du Monopoly sans support productif), n’est elle pas, en temps de déclin économique, une simple variation sur le schème de Ponzi?

Ponzi au départ est évidemment lui-même une simple superfétation quantitative des banques (comme toutes les activités pégreuses sont une simple superfétation qualitative des pratiques commerciales et industrielles du capitalisme). Mais le problème de l’incompréhensible durabilité du schème de Ponzi contemporain reste entier. Ponzi s’installe quand justement au lieu de promettre un retour de 3% on promet un retour de 15% ou 25%. L’abus quantitatif des pratiques bancaires EST Ponzi… la question se pose donc d’abord: comment Ponzi s’est-il niché à la Bourse sans se faire pincer? On répond, un peu abstraitement mais sans trop mentir, que la solution réside dans une unique notion: déréglementation. C’est un peu creux, mais ça ne mange pas de pain. Détail de notre temps: les banques sont censées appuyer leurs activités financières sur un support productif, genre investissement industriel, etc… contrairement à l’ami Ponzi, qui, lui, tripote intégralement dans les bouts de papiers, en changeant simplement le fric de poches. Les banques de notre temps ne SONT pas Ponzi. Elles VIRENT à Ponzi, nuance importante qui prouve bien que quelque chose est comme en déclin… Pensez-y. Le seul fait qu’on utilise de plus en plus banalement la notion d’ÉCONOMIE RÉELLE (par opposition à la boursiPonzicote – c’est fou quand on y pense) prouve bien qu’il y a du bois mort financier en masse… La question sociale en cause pour l’avenir est alors naturellement: peut-on y mettre bon ordre en restant dans un cadre capitaliste spéculatif traditionnel? Mais laissons Ponzi, comme indice, opportunément déréglementé, de déclin d’une civilisation commerciale et industrielle, de côté pour le moment. C’est le vol de la chouette de Minerve, et Ponzi n’a pas livré tous les secrets qu’il a dans le ventre.

Car en fait, bon, Ponzi mon œil. Tout ça ne date pas d’hier. Il est toujours difficile de trouver un « inventeur » pour ce genre de combine et il est clair, en passant, que le groupe ethnique du fraudeur n’a rien à voir dans la situation. Charles Ponzi est né un an avant la mort de Karl Marx mais je suis certain qu’on pourrait trouver des cas antérieurs de combines de redispositions mirages d’avoirs financiers remontant aux sources les plus lointaines du capitalisme commercial. Groupe ethnique à part donc, ce qui reste fondamentalement bizarre ici est qu’un schème de Ponzi est normalement éphémère. Les profits pharaoniques promis et l’absence de source productive effective font qu’il faut que le nombre de nouveaux investisseurs soit en maintient constant pour que cela tienne. Ce n’est pas pour rien que nos schémateux de Ponzi contemporains se font vider par des appels de retraits (cela signifie que les rupins qui croyaient en eux laissaient dormir là de l’argent qu’ils n’avaient déjà plus). La longévité de certains des schèmes de Ponzi de Wall Street (quarante ans, dans certains cas, oh, là, là) est un problème qui n’a pas seulement à voir avec les autorités de la Bourse dormant au gaz, mais avec une dynamique des retraits sur investissement et des rentrées d’investissements dont certains leviers demeurent bien obscurs.

Insistons fermement. Police de la Bourse ou pas, il est de fait parfaitement incroyable qu’une structure comme le schème de Ponzi (déplacement de fonds d’un investisseur à l’autre sans activité productive aucune), tienne en soi si longtemps. Bon, partons un schème de Ponzi dans la cours d’une petite école. Le schème de Toto, qui te promet un retour de ¢20 (20 cents, ou 20 centimes de dollars, une ristourne de 20% donc) par semaine, sur ton dollar (la semaine scolaire ayant cinq jours). Au début, Toto arrive à intéresser un investisseur par jour. Il se fait donner une piastre par les investisseurs #1, #2, #3, #4 (dont le nom est Brico) et #5, la première semaine et rend $1.00 (5 x ¢20) sur $5.00 le lundi suivant. Il intéresse les investisseurs #6, #7, #8, #9, et #10 la seconde semaine et c’est ici que le premier problème du retour de profit jaillit. Toto rend-il un autre ¢20 à #1, #2, #3, #4, et #5 (pour un total de $2.00, en incluant le retour aux nouveaux investisseurs, sur $9.00 qu’il détient maintenant) ou, plus probable, #1, #2, #3, #4, et #5 doivent-ils engager un autre dollar pour toucher les ¢20 de la seconde semaine? Pas clair. Imaginons que c’est le second cas (parce qu’autrement ce serait vraiment trop mirifique): Toto a vu passer entre ses mains, au second lundi, $15 (les lots de #1, #2, #3, #4 et #5 deux fois et ceux de #6, #7, #8, #9 et #10 une fois) et il a rendu $3.00 (les retours de #1, #2, #3, #4 et #5 deux fois et ceux de #6, #7, #8, #9 et #10 une fois). Il «tient» $12.00, mais pas en profit: en capital investi, en mise des autres qu’il «gère» improductivement. Il se sent plein aux as avec tout cet avoir (des autres, qui, eux aussi, pour le moment, jubilent), encaissé si vite. Pour fêter ça, il tue le veau gras. Un sandwich fin bien chevelu et un jus de fruits frais ($3.00) et il se fait cadeau d’un beau paquet de cartes à jouer (un autre $3.00 – ah ces schémateux de Ponzi mènent une vie somptuaire, c’est connu). Or, un matin, la mère de Brico lui demande de lui montrer les $2.00 d’allocs qu’elle lui a donné dans les deux dernières semaines. Brico ne peut faire tinter que ¢40. Le reste de son avoir est bloqué chez Toto… La mère de Brico se fâche et le somme de récupérer son fric, sinon, plus d’allocs la semaine suivante (et conséquemment, plus de placement chez Toto). Brico vient reprendre son avoir en catastrophe. Toto minaude. Brico n’aime pas ça et se retire définitivement. Comme Brico (l’investisseur #4) est un de ces investisseurs anciens, ce sera $2.00 à rendre. Toto ne tient soudain plus que $4.00. Il suffit maintenant que les mères de deux ou trois autres de sa douzaine d’investisseurs froncent le sourcil ainsi et Toto est subitement insolvable.

Toto aurait donc besoin, pour que l’arithmétique de Ponzi tienne un temps, de deux choses: d’une cour d’école lui fournissant, à l’infini et à un rythme constant d’horloge, au moins un nouvel investisseur solide (ou ré-investisseur avec de l’argent frais, mais alors plus fragilisant, car la mise qu’il retirera sera plus lourde quand il paniquera) par jour et, naturellement, du moins d’investisseurs possible réclamant de reprendre leur mise. Même en conditions de prospérité économique, l’arithmétique de la chose est trop mécanique et trop vide en profit effectif pour fonctionner durablement. Car enfin, revenons sur terre, cela reste une petite école et, quand Toto a convaincu ses amis, ses camarades de classes et les plus jeunes qu’il rançonne, les nouvelles rentrées d’investisseurs, cruciales pour la survie de la course en avant de ce roulement improductif, commencent à ralentir (notons, pour la bonne ethnologie, que les victimes de plusieurs schémateux de Ponzi sont des gens de leur communauté proche, inscrits dans un rapport interpersonnel de confiance, important pour une certaine survie du mirage). Abstraction faite de son illégalité donc, la raison pour laquelle un schème de Ponzi tient longtemps sur la place de la Bourse reste donc ici parfaitement obscure. La mécanique interne du schème de Ponzi est incompatible avec la durabilité.

Une chose est claire (quoique fort mal documentée aussi). Certains investisseurs discrets profitent parfaitement du schème de Ponzi en flouant les autres. Voyez Brico, dans mon petit modèle. Sa maman s’étant fâchée au bon moment, il sort de l’aventure avec sa mise entière et un profit solide. L’investisseur, qui n’est pas l’animateur-fondateur du schème de Ponzi (ce dernier étant toujours en fin de compte maximalement exposé), qui arrive assez tôt et retire ses billes avant l’effondrement, profite maximalement du déplacement de fonds dont il n’est même pas l’escroc-auteur. Il surfe sur la vague, au sens le plus balnéaire du terme. Je soupçonne certains investisseurs de savoir parfaitement cela et de placer l’argent (des autres) qu’ils gèrent, sur le tapis de ce genre de roulette. Ils arnaquent donc le système en se donnant des airs de victimes et en transformant de facto l’animateur du schème de Ponzi en leur concierge et bouc émissaire… et le risque que ces investisseurs de l’ombre prennent ainsi bénéficie d’une dégaine chic et allumeuse, dans la notion tant répandue de «capital à risque». En un mot: l’empereur est nu et Ponzi a pignon sur rue en Bourse.

Mais cela ne règle pas le problème de fond: celui de la durabilité du schème de Ponzi contemporain. La Bourse arriverait tout à coup à réaliser ce que la Pègre n’a jamais su faire: pérenniser le schème de Ponzi sur des décennies? Un instant. Inversons un peu les choses. Primo, le schème de Ponzi est une structure improductive qui se fait passer pour productive mais, deusio, l’empereur est nu et tout le monde, sur la place financière, le sait. Conclusion: le schème de Ponzi est, d’évidence, une coquille improductive (illégale mais ouvertement tolérée) pour tous ceux qui sont dans le secret. Il devient alors le camouflage parfait pour son contraire: une structure productive illégale (et non tolérée). Je crois que les schèmes de Ponzi durables de la Bourse sont en fait des structures de protection pour du blanchiment d’argent. Retournons dans la cour d’école de Toto.

Sigouin a fait $20.00 en vendant illicitement des cigarettes. Il est emmerdé car sa maman, fort soupçonneuse, vérifie ses poches tous les soirs. Il place donc son argent illicite dans le schème de Toto. La structure confidentielle et selecte que Toto a su mettre en place est le camouflage idéal. Une semaine plus tard, le temps de se faire un peu oublier, Sigouin touche son $5.00 de ristourne, qui fait plus discret dans ses poches, car il a désormais une sorte de pedigree. Toto, qui était proche de l’insolvabilité à $4.00 vient de remonter à $19:00 (les $4.00 qu’il lui restait plus les $20:00 tout frais de Sigouin moins la ristourne de $5:00 de Sigouin). Toto triche à l’intérieur de sa triche. Il installe un alambic dans une maison close, pour ainsi dire. Ceux qui le prennent pour un Ponzi boursicoteux ne savent pas qu’il s’est remis en connexion avec une portion (illicite) de l’économie réelle. Il touche désormais discrètement des revenus de la nicotine et les partage, tout aussi discrètement, mécaniquement, avec ses investisseurs. Le jour où le sombre Sigouin se pointe pour toucher sa mise, Toto, de nouveau proche de l’insolvabilité, ne peut lui rendre le tout. On négocie en douce. Sigouin, qui ne peut quand même pas intenter une action, se contente de, disons, $11:00 et sacrifie $9:00 de son capital nicotine aux profits et pertes du blanchiment. Cet argent, pégreux mais productif, assure la pérennité du schème de Ponzi. La faiblesse financière de Ponzi EST sa force de blanchiment. Il pompe et masque, dans le même mouvement.

Échange de bons procédés. Pour perdurer, Ponzi requiert qu’un segment de ses investisseurs sacrifie une portion de leur mise et ce, sans rechigner. C’est là presque la définition littérale d’un blanchisseur d’argent… Ponzi survit grâce à l’argent productif de la drogue, et ledit profit illicite de la drogue, en se sacrifiant partiellement en Ponzi, se dissimule au sein de la boursicote improductive dudit Ponzi. C’est la force titanesque des profits de l’argent illicite qu’il blanchit qui fait rebondir et perdurer le schème de Ponzi contemporain. Cette explication a aussi l’avantage d’analyser plus concrètement le fameux sommeil au gaz de la police de la Bourse. Celle-ci cherche mollement (nous sommes, après tout, toujours sous déréglementation) des structures de boursicotes improductives. Alimentée par un secteur productif secret, le Ponzi contemporain échappe ici aux procédés myopes de détection des boursicotes sur fondements improductifs de la police de la Bourse. Et cette dernière, de bonne foi on non, ne trouve pas ce qu’elle ne cherche pas. C’est qu’en fait, c’est la Brigade des Narcotiques qui dort au gaz…

21 réflexions sur “Explication de l’incompréhensible durabilité du SCHÈME DE PONZI contemporain: il blanchit de l’argent…

  • 23 mai 2014 à 6 h 35 min
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    Imaginer si Toto ou plusieurs de ses clients avaient en plus le pouvoir d’imprimer de l’argent?

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    • 23 mai 2014 à 11 h 54 min
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      Tous les tikus dans la cour d’école se tireraient des biftons par la tête comme balles de neige et le schème de Toto s’effondrerait.
      Prudence avec le caouettisme. Même descriptif, il n’explique pas tout.

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      • 23 mai 2014 à 12 h 26 min
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        Oui
        mais le système pourrait durer plus longtemps ce qui explique ce qui arrive présentement

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  • 23 mai 2014 à 6 h 57 min
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    Charles Ponzi est le plus grand des économistes de l’ère humaine. Les vices des humains font tourné le marché sans ces vices point de marché. « Les vices privés font la fortune publique » avait écrit Mandeville, moi j’affirme les vices publiques font la fortune privée. Diviser pour être puissance et détruire que ce qui s’oppose à sa volonté tel a été et sera l’action de l’homme. Les homme ne savent pas ce qu’ils disent ni ce qu’ils font et je ne leur pardonne point. Tous les blogs citoyens sont des outres transpercées de trous où le vent de la prétention s’engouffre. Vous n’êtes tous que du vent et ça sert à quoi de vous lire ou écrite des commentaires sur vos sites? À rien d’autre qu’à perdre son temps à s’illusionner. Vous êtes tous des fous!
    Regarder une fleur s’épanouir et s’émerveiller devant tant de beauté voilà la vraie sagesse!

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    • 23 mai 2014 à 12 h 29 min
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      Vous ne pourrez jamais atteindre de véritable sagesse si vous ne pardonnez point aux hommes, M.Huet. Et vous, vous n’avez pas de vice?

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  • 23 mai 2014 à 9 h 14 min
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    @Ysengrimus
    C’est la raison pour laquelle je crois que nous atteindrons prochainement la fin d’un cycle.
    Quand vous dites :
    Police de la Bourse ou pas, il est de fait parfaitement incroyable qu’une structure comme le schème de Ponzi (déplacement de fonds d’un investisseur à l’autre sans activité productive aucune), tienne en soi si longtemps.
    50 ans dans la vie d’un homme est beaucoup, par contre ce même 50 ans dans l’évolution de l’humanité est un grain de sable sur la plage.
    @Robert
    Concernant l’admiration d’une fleur, c’est un plaisir pour vous comme pour moi de l’admirer.
    Le ventre plein, un bon toit pour s’abriter ce soir, un lit douillet qui nous attend avec un peu d’argent en banque qui nous assure que nous bénéficierons de ce confort jusqu’à notre mort.
    Mais qu’en est-il pour ces milliards d’humains qui doivent se battre quotidiennement que pour survivre?
    Est-ce que nos enfants pourront eux aussi tout comme nous avoir le plaisir d’admirer une fleur LE VENTRE PLEIN?
    Je comprends votre désarroi, désarroi que nous éprouvons tous devant l’ampleur du problème;
    Je suis d’accord avec vous un jour nous devrons arrêter dans parler et devrons agir, je crois que ce jour- là approche de plus en plus.
    Quand la confiance en l’humain n’existe plus QUE NOUS RESTE-T-IL

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  • 23 mai 2014 à 10 h 34 min
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    Bonjour, Un des facteurs de ‘l’incompréhensible durabilité du schème de Ponzi contemporain’ est évidemment l’ignorance de son existence. Quand tout baigne personne ne se pose de question. Si toute la population, tout d’un coup, apprenait le fonctionnement réel du système monétaire et boursier…
    On commence (le gouvernement) à sensibiliser la population sur le coût des intérêts sur la dette (http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise) qui s’élèverait cette année à $ 8,6 milliards. Les dettes nationales, provinciales, municipales sont des schème de Ponzi car lorsqu’il n’y aura plus assez de payeurs pour défrayer le coût des intérêts pour un prêt en monnaie créée à partir de rien (sinon la promesse de la population – décidée par le gouvernement – à le rembourser), qu’arrivera-t-il à ce système…?

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    • 25 mai 2014 à 6 h 54 min
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      Attention au mythe revenu à la mode de l’omnipotence oligarchique occulte. Ce monde de la finance, c’est bien plus un bordel d’incompétences et d’incohérences que ça en a l’air…

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      • 25 mai 2014 à 8 h 21 min
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        Sous des grands airs nihilistes et néantologistes, tu es un des plus ardents promoteurs de « Leur » mythologie, en fait…

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    • 26 mai 2014 à 6 h 14 min
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      Pfff, ton nihilisme, apocalyptisme, exterminationnisme ne vaut guère mieux. L’humanité n’évoluera pas dans le sens destructeur de tes prophéfacécies de toc. Je t’autorise à changer de disque, si tu y arrives.

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      • 28 mai 2014 à 20 h 35 min
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        T’es pro-système et je m’en fou car tu vas mourir dans ce monde corrompu condamner à mourir. Un nouveau monde pas comme le tiens nous attend, c’est les miens qui seront les élus de ce nouveau monde pas les tiens. Pépé, on ne parlera pas de bolchevisme économique puisque nous n’aurons pas besoin d’en parler.

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        • 29 mai 2014 à 5 h 43 min
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          C’est ca. L’Europe national-popuiliste l’annonce ton « nouveau » monde. Fafi, il durera dix ans et n’engendrera que des catastrophes. Rien de nouveau sous ton soleil…

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  • 25 mai 2014 à 10 h 02 min
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    Bonjour, Tant que l’état réel des choses ne sera pas clairement éclairci il sera impossible d’apporter une solution. Les uns contestent le contenu des ouvrages scolaires, les autres le contenu du web. Par contre, pas besoin ni de l’un ni de l’autre pour avoir l’impression que le système ne fonctionne pas.
    Prenons Youtube. Le média le plus susceptible d’atteindre le plus grand nombre: audio, vidéo, texte (sous-titres). Regardons l’achalandage. Au dernière nouvelle, la vidéo la plus regardée serait Gangnam Style de Psy avec 1,995,993,600+ vues. Les vidéos informatives qui documentent les éléments important de nos sociétés (monnaies, pouvoir, etc) atteignent difficilement quelques centaines de milliers. Cherchez l’erreur.

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  • Ping : Explication de l’incompréhensible durabilité du SCHÈME DE PONZI contemporain: il blanchit de l ’argent… | Raimanet

  • 22 novembre 2020 à 15 h 17 min
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    @ Ysengrimus,

    Ce qui explique la durabilité dn le temps du Schème de Ponzi sont plusieurs facteurs plutôt basiques… je base mon jugement sur le cas Madoff qui a été l’un des nec plus ultra des Schème de Ponzi :

    1- Un bon schème de Ponzi n’est jamais à 100%  »ponzi » dès le départ, cal le plus souvent d’ailleurs, comme dans le cas Madoff, il le devient avec le temps, lorsque la pression des investisseurs s’accentue pour exiger un retour sur investissement souvent annuel au minimum, et très très rarement mensuel, voir impossible, car ca ne relève pas du même sujet. les Ponzi les plus prestigieux qui se soient fait prendre ou qui continuent de flouer des investisseurs au moment ou on se parle, sont toujours basés sur des retours annuels, et dans certains cas, plus, cinq ans, lorsque Ponzi gère aussi un fond avec vision à très long terme.

    2 – la quantité d’investisseurs et leur attentes du ROI (Retour sur Investissement) qui ne soient pas les mêmes. Il faut tout d’abord au moins 500 ou 1000 investisseurs au bas mot pour qu’un schème de Ponzi se mette en place, c’est ainsi uniquement qu’un spécialiste de placements peut esquisser son modèle d’affaires, avant même de commencer à contacter les investisseurs, ou se faire approcher souvent par eux directement !

    3 – la Notoriété et la compétence de Ponzi : le nom de firme de courtage ou du principal cerveau du Schème de Ponzi n’est jamais tout a fait inconnu des milieux financiers en bourse, ne serait-ce que sur le plan régional. car un Schème de Ponzi qui fonctionne n’est pas basé uniquement sur de l’argent qui se perd dans la nature, et c’est le prochain point. Un bon Ponzi est un type qui n’est pas aussi tout a fait raté, ou un nul… loin de la, il connaît du monde bien placé dans le milieu financier, des affaires, politiques même, il connaît du monde chez les gendarmes de la bourse aussi qui ne dorment pas au gaz, ils ferment les yeux et parfois certains reçoivent des ristournes (c’est un facteur essentiel que je rajouterais aux facteurs plus bas)

    4 – l’extrême richesse et solidité du portefeuille et la variabilités des placements : l’argent investi dont l’origine peut être connue ou douteuse, peu importe, (car inévitablement, c’est un mélange des deux : blanchiment, + argent de corruption ou argent sale de politiciens, de chefs d’états…en plus de l’argent propre de particuliers…etc) bref, dans les Schèmes de Ponzi, un bonne partie de l’argent est investie dans des obligations de l’état, dans des prises de participation réelles dans des entreprises ou des fonds prospères et leurs actions en bourse, et il y a souvent plusieurs fonds très sérieux la dedans…

    5 – le délit d’initiés en bourse est capital pour qu’un Ponzi, encore une fois jamais inconnu, puisse aussi fonctionner. Un bon placement en dizaines de millions voir centaines du jour ou lendemain, ou une vente d’actions massives du jour au lendemain sont censés alerter le gendarme de la bourse, mais dans 99% des cas, ils trempent la-dedans, certains y ont même des intérêts, donc ce qu’il faut savoir ici, que c’est lors du déroulement de ce genre d’opérations qui sont systématiquement le fruit du délit d’initiés, (transferts d’infos entre gros bonnets compagnies illégale…constitution de bande organisée quoi) que d’autres non associés a Ponzi mais qui sont du milieu de la bourse et des finances commencent à porter plainte toujours  »anonymement » au gendarme de la bourse selon les règlements des plaintes en bourses…quelqu’un qui se plaint et en fait part aux médias ou ailleurs se verra détruit et totalement éjecté du système en plus de faire face a la prison ! et donc le gendarme de la bourse lorsu’il reçoit ces plaintes ne fait rien, ou plutôt rassure tous  »ces ptis cons qui valent pas grand chose », : On a diligenté un enquête en bonne et due forme, la firme untel que vous dénoncez est propre, la transaction en question est propre, Nous vous remercions d’avoir respecté la confidentialité de la procédure de plaintes, afin de ne pas perturber les marchés, voici le numéro de référence de l’enquête en question, et voici notre verdict, tout a été fait dans les règles de l’art » et ça c’est uniquement lorsqu’ils ont peur qu’ils le feront et que la plainte est solide et provient de gens susceptibles de foutre le boxton !

    Bref, comme je l’ai dit au début, ce qui n’était pas Ponzi au départ ou uniquement sur une partie des fonds reçus, le devient forcément sur la globalités des fonds reçu a la fin, lorsqu’une  »star » comme Madoff ou d’autres comme lui, géraient l’argent aussi bien de stars du showbizz, que de financiers aguerris, que de gens du milieu de la politique et des médias, que des fortunes célèbres que le fric des barons de la drogue, etc… le Roi du Maroc aurait perdu la bagatelle d’au moins 100 millions de $ US au bas mot, d’autres bien plus que ça et les victimes se comptaient par millions !

    Enfin, Un schème de Ponzi n’est pas nécessairement relié à la bourse ou au domaine financier, cela existe dans tous les secteurs pratiquement… je vous laisse lire cet article du Parisien sur une bande d’escrocs au Maroc qui ont floué des milliers de gens pendant au moins 12 ans dans l’immobilier

    https://www.leparisien.fr/faits-divers/le-maroc-secoue-par-une-retentissante-arnaque-immobiliere-02-04-2020-8292636.php

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  • 22 novembre 2020 à 15 h 22 min
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    Pour l’anecdote, lorsque Madoff était sur le point de se faire prendre, il a pris son jet privé sur le conseil de son avocat, voulait s’établir dans un pays qui n’ai pas de politique ou d’entente avec les USA pour la remise des prisonniers, ils est venu a Casablanca, son séjour ne dépassera pas 48H, puisque le puissant cabinet du Palais Royal ayant pris peur de l’administration US, signifiera a cet hôte indésirable qu’il faut qu’il quitte… même Israël n’a pu l’accueillir au vu des sommes faramineuses et des VIP qui ont été floués, il se retournera donc à NY et se livrera lui même avec son avocat aux flics.

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  • 22 novembre 2020 à 16 h 00 min
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    Madoff par exemple ca a été plus de 63.000 victimes, en 2018, certains 25000 environs ont été indemnisé a hauteur de 70% des pertes

    Un article de Jeune Afrique de 2017 qui ne parle que de 13500 victimes, et parle surtout du feuilleton qui été fait avec Robert de Niro pour jouer le rôle de Madoff et cite les victimes prestigieuses du type

    https://www.jeuneafrique.com/mag/440482/culture/etats-unis-bernard-madoff-etait-lescroc-siecle/

    Un Article des Echos français qui parle des 65000 victimes et de l’indémnisation d’une portion

    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/affaire-madoff-les-victimes-ont-recupere-70-de-leur-mise-238035

    et enfin, un billet de exceptionnel blogueur Marocain Ibn Kafka (avocat de profession) qui ne blogue plus hélas qui rapportait le cas d’un autre avocat juif New Yorkais Schème de Ponzi ayant fui au Maroc… sur l’histoire de ces escrocs qui se choisissent des pays qui n’aient pas d’accord avec les states pour fuir la justice

    https://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2011/01/13/un-autre-argument-pour-le-tourisme-au-maroc-labsence-daccords-dextradition-avec-les-etats-unis-et-israel/

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