DÉMAGOGUE!

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DÉMAGOGUE!

ALLAN ERWAN BERGER  — Souillures et calomnies interdisent l’accès à bien des pensées. Le vol des mots, ou leur perversion, sont des crimes contre l’humanité, tout bêtement parce qu’ils autorisent des punitions de toute envergure, dont bien des gens crèvent, et parce qu’ils dressent des barrières au milieu des esprits.

Il en fut ainsi du mot Antisémite. Il en est encore ainsi du mot Démagogue. Le premier, qui a toujours été péjoratif, en est venu à stigmatiser n’importe qui dont il convenait de se défaire à peu de frais. Mais la corruption de ce mot n’a eu, finalement, qu’une efficacité très limitée : dès qu’on s’est aperçu de l’évidence de l’abus, le coup se dévalua, et devint peu à peu un coup bas. Il permit cependant à la théocratie israélienne d’envahir beaucoup de territoires et de tuer bien des gens, tout en se cachant derrière le bouclier des morts de la Shoah.

Le mot Démagogue n’a pas eu si courte maladie, car c’est pendant des millénaires qu’on a réussi à le faire survivre empaqueté dans les oripeaux de l’infamie. Je dis qu’il est temps de le nettoyer pour se le réapproprier, car c’est un beau mot, et les beaux mots sont rares.

Originellement, était démagogue celui qui s’employait à conduire le peuple. De même, était pédagogue celui qui conduisait les enfants à l’école. Or, le pédagogue devint rapidement celui qui enseignait aux enfants. C’est encore sous ce sens qu’on entend le terme aujourd’hui.

Mais le démagogue n’eut pas cette chance. Étymologiquement, Moïse fut pourtant un grand démagogue ; et Solon, dont la Constitution a été objet de fierté athénienne durant de longs siècles. Du reste, tout chef de tribu est démagogue de par sa fonction même, qui est celle de Duc, de meneur. En Grèce antique, les démagogues furent plus encore car, de chefs de clans, ils devinrent aussi conseillers du peuple (Tabaki, 1999). Apparut alors un glissement analogue à celui qui s’activa en faveur des pédagogues, et qui fit que pendant longtemps, des Miltiade, des Thémistocle purent être désignés comme démagogues sans que cela parût péjoratif.

Mais l’honneur attaché à ce terme s’évanouit après la mort de Périclès. Ceux qui lui succédèrent, autoproclamés “démagogues”, furent en vérité des plaies pour leur ville, tout occupés à complaire au peuple, pour se l’attacher plus que pour l’instruire ou le diriger, et n’en faisant au bout du compte qu’à leur tête, sans souci du bien commun. Ce qui fit dire au poète Aristophane que la démagogie était devenue affaire de gredins. Le retour au pouvoir des aristocrates consacra la nouvelle définition du terme, tout en interdisant désormais, au poète et à ses pairs, d’en dire plus à ce propos, et de s’amuser à critiquer encore les dirigeants. Voilà les satiristes muselés, et le démagogue repeint en crapule pour des millénaires, avec la bénédiction d’Aristote, puis de Bossuet ; tant pis pour les Solon, les Périclès, les Aristide.

Mais je vous demande : que penser d’un système qui, d’un mot neutre devenu mot élogieux, en fait un mot infâme, sans que nous ayons pourtant changé de morale et décidé que le bien serait le mal et que le mal serait le bien ? N’y a-t-il pas là matière à grogner ?

N’y a-t-il pas de toute évidence un intérêt de classe à ce que toute personne voulant éclairer la plèbe soit dévalorisée, insultée, et offerte au mépris ?

2013_06_11bCar enfin, si un démagogue doit être absolument un arnaqueur qui trompe le peuple, alors il faut que le loup du Petit chaperon rouge soit, lui, un pédagogue.

Lors du siège d’Ilion, Achéens et Troyens se disputèrent les restes de Patrocle. Ménélas, aidé par les deux Ajax, réussit à les arracher à l’ennemi, et c’est entouré d’un contingent grossissant de Myrmidons que la dépouille fut ramenée au camp des Grecs, jusqu’à la tente d’Achille. Je souhaite qu’il en soit ainsi du terme Démagogue, que souillent depuis trop de siècles les ennemis de la démocratie.

Gens du peuple, ne vous laissez pas déposséder d’un si beau mot, vous qui en avez si peu. Considérez que la Démagogie pourrait ne pas être très éloignée de l’Éducation populaire. Soyez de flambant neufs démagogues, enseignez-vous les uns aux autres.


Image par Kenneth Whitley : Little Red Riding Hood, 1939.
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Paul Laurendeau apporte un gros bémol :

Dans le cas de Démagogie, ce que tu fais c’est de l’étymologisme. J’y reviens dans une seconde. Pour discuter ton point spécifique, libérons le mot, au sens moderne, de la notion. Il y a bel et bien, observable et opératoire, une notion de “flagornage populiste”. Il faut la garder pour ses qualités descriptives effectives. Il ne faut pas la sacrifier pour avoir rénové et rendu à sa noblesse d’origine la sémantique d’un vieux mot grec.

Libérons la notion du mot et méditons le problème. Il reste entier, terrible. Lénine se radicalisant pour se soumettre à la volonté révolutionnaire des masses russes fut traité par ses ennemis de démagogue. Faisait-il du flagornage populiste ? Je dis non, alors que je dis que Marine Le Pen en fait. Quelle est donc la différence ? En surface, on semble, dans les deux cas, dire ce que le peuple veut entendre. Réponse : l’action des masses. Lénine se transforme en serviteur d’un poussée révolutionnaire, d’une avancée radicalement progressiste. Marine Le Pen raconte des trucs pour se faire mousser mais au pouvoir elle n’encouragera pas l’action progressiste des masses, plutôt leur inaction réactionnaire. Il faut juger le tribun strictement aux fruits de l’action ou inaction qu’il favorise. Rien d’autre.

Comme le flagornage populiste existe et qu’il opère, il faut le nommer. Démagogie est le nom que lui donne la culture politique ambiante. Il y a perte étymologique, péjoration acquise historiquement et, légitimement, tu t’insurges. Mais un vieux lexicologue de ma jeunesse nous disait toujours : « Méfiez-vous du rêve de retour à une pureté étymologique du sens moderne des mots, en vous souvenant toujours que le mot brouette, pour une voiture n’ayant imparablement qu’une roue, vient de bi-rotta qui signifie deux roues. Le sens des mots avance… souvent au détriment de leur étymon. »

Libérons la notion que tu appelles de tes vœux de ce mot, sali par l’histoire qui ne le purifiera plus. Jouant de l’analogie des racines que tu as mise en place, parlons de “pédagogie politique populaire”. La périphrase est maladroite, comme toujours, mais elle décrit Mélenchon (par exemple) tout en fraîcheur et en nuances.

C’est pas des mots qu’il faut se méfier ici. C’est de l’histoire qui les a fait plier, aussi imparablement que le corps des prisonniers des fillettes de jadis, ne pouvant plus marcher qu’à quatre pattes. Démagogie a plié dans la fillette de l’histoire. Vouloir le redresser risque de casser des os… surtout que les nuances qu’il sert, de par son sens moderne cruellement acquis (“flagornage populiste”), s’imposent de plus en plus à l’analyse.

Méfie-toi de la correction de langage que tu cherches à faire ici. Elle risque simplement de sembler te faire dire ce que tu n’as pas dit et de faire se perdre les nuances que tu revendiques dans le typhon des préjugés glottognoséologiques… Il faut servir les notions fines de nos analyses sociopolitiques en dépit des mots imprécis et bringuebalants qu’on utilise pour les rendre. “Pédagogie politique populaire” est une notion importante. Ayons la prudence de la nommer sans la compromette. D’un néologisme s’il le faut.

Ma réponse :

Zut ! Un billet pour rien, alors ?

Laurendeau :

Les batailles de mots sont des batailles d’idées. Toujours. Sur Antisémite c’est pas la notion qui est en cause, c’est son galvaudage, circonscrit par des hérauts contemporains autosanctifiés. Ce sont eux qui trichent la valeur référentielle (l’applicabilité à un objet, pour faire court) du mot, quand le sens en reste sauf. Tu as bien vu, dans son cas.

Un autre mot verrouillé dans le genre, c’est Ploutocrate. On n’est plus censés l’utiliser (selon le libéralisme) parce que les fachos le faisaient. La barbe. Le contenu critique prime sur le locuteur ici. Je veux que les trains arrivent à l’heure et ça fait pas de moi Mussolini. Loin d’être une insulte inane, défoulatoire et facile pour factieux frustrés, Ploutocrate est une notion précise à préserver, sans timidité, dans l’analyse.

3 réflexions sur “DÉMAGOGUE!

  • 25 septembre 2021 à 9 h 14 min
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    @ Aux experts de l’étymologie…
    Ce que je ne suis pas

    Mon grain de sel sera petit aussi petit que mes connaissances lexicales. Pour le terme « antisémite » vous avez tellement raison que je n’utilise plus jamais ce mot que j’ai proscrit de mon langage prolétarien…ce mot est un horreur sioniste-fasciste.

    Cependant, le mot « démagogue » nous est encore utile à nous prolétaire, nonobstant Lénine qui se manifesta bien comme un « démagogue » opportuniste (tautologie) quand il adopta la posture de la paysannerie – et de la bourgeoisie révolutionnaire qui menaient leur révolution anti-féodale dans la vieille Russie décadente.

    On connait la suite et les conséquences de cette posture démagogique-opportuniste, il ont eu pour nom Staline – Kroutchev – Eltsine et Poutine… tous des démagogues. J’aime bien ce mot qui dit ce qu’il dit…

    Robert Bibeau

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  • 25 septembre 2021 à 16 h 51 min
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    Sacré Allan…. et sacré Ysengrimus ! :)) tout d’abord, sachez tous les deux vous êtes des éléments subversifs et deux agitateurs de première qui avez la chance de vivre en cette époque….autrement, c’est derrière les verrous que l’autorité vous enverrai pour vouloir cogiter ainsi et foutre la zizanie chez le peuple !

    d’autant que le  »peuple » je vous signale, serait d’accord volontiers avec l’autorité sur ce coup la…:)) puisqu’il vous taxerait illico de bourgeois et snobs qui se foutent du peuple  »Dis donc il nous manquait plus que ça… deux bourgeois gloutons après s’être empiffré de victuailles, de vin et de saucisson qu’il nous ont volé, veulent digérer maintenant en cogitant sur des mots  »savants » et nous dire quoi en penser nous aussi ! qu’on prépare la guillotine pour ces deux la » :)) lol

    Bon Bon Bon… on se calme…on se calme…. les amis :)))) Je vais vous dénouer cette histoire moi, a la manière d’un bougnoul du désert à l’esprit fin, perspicace et exercé ! :))… Il est d’abord vain et inutile de penser qu’on puisse mettre d’accord un  »puriste » de la langue, un  »salafiste » de concepts et de signification des mots, ou encore un intégriste  »takfiriste » du vocabulaire et de la grammaire comme le Sheikh Allan (que le salut et la miséricorde soient sur lui)….. et un marxiste pur jus, un matérialiste de la pire espèce :)), et un rationaliste cynique et sans concession, en plus d’être linguiste…. la totale quoi… qu’est notre vénéré Sheikh Ysengrimus…(Que le salut et la bénédiction soient sur lui) ! :))

    Quoique… ça fait pas si longtemps, vous auriez dit que le Sheikh Ysengrimus s’est livré au même exercice auquel se livre notre Sheikh Allan, devant disciples et témoins sur son carnet en plus !:)) sur  »le narcissisme » et sur narcisse…de la vieille mythologie grecque ! Or, il n’en est rien, Notre Sheikh Ysengrimus, en rationaliste avéré, n’a pas hésité à sonder la tradition, questionner les inconsistances de la mythologie, et en déduire que le sens de cette histoire en mythologie fut vachement altéré ! et a donc jugé et proclamé que le sens de narcissisme ne pouvait donc qu’être positif, beau et nécessaire en tous cas…. en opposition avec les charlatans et rénovateurs de la psychanalyse moderne et tout un tas de  »suiveurs » qui ne savent pas de quoi ils parlent ! :)))

    Bref, moi je dis, a chacun son rôle et sa spécialité…! le Sheikh Allan, en rigoureux salafiste avéré, a raison de questionner le sens nouveau et altéré du mot  »démagogue »…, et il ne fait pas que cela, il questionne tout un tas de concepts altérés, de falsifications, d’artifices et de faussetés qui ont conduit la société à se complaire dans l’hypocrisie, la fourberie, le mensonge….ayant sûrement conduit à la débauche, la luxure et la lubricité :)))) Tandis que le Sheikh Ysengrimus, justement, en rigoureux rationaliste, matérialiste et marxiste… le met en garde de tomber dans l’intégrisme et le fondamentalisme… qui ruineraient nos  »acquis » en matière de liberté, de luxure et de cul justement ! :)))

    Yallah, levez-vous ! la séance est levée… le tribunal du désert vous condamne tous les deux à continuer à errer dans ce bas monde et vous frayer un chemin chacun parmis les hommes…et les dunes du désert… ! Que la paix vous accompagne … !

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  • 25 septembre 2021 à 20 h 17 min
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    « Souillures et calomnies interdisent l’accès à bien des pensées. Le vol des mots, ou leur perversion, sont des crimes contre l’humanité,… »,
    La lettre M est la rune MAN ou MANNAZ, « ᛗ » (vieux Futhark ou alphabet runique), qui forme la racine de Manu.
    Les runes sont les premières lettres alphabétiques du monde.
    Mannas est le titre symbolique des premiers fondateurs des empires. Mannas, c’est la Mère (On lui a fait un masculin Menos, puis Man, homme)
    Manu (ou Manou) chez les hindous, comme la « Ma » celtique ou Ména (devenue Menés) chez les Egyptiens, signifie « Mère ». Ce sont les premiers législateurs (Mères législatrices ou Dhyan-Chohans dans l’Inde primitive) car, en effet, c’est la Mère seule qui règne et qui fait des lois dans la première famille. On appelait les féministes « Philo-Mena ».
    La racine sanscrite Mâ qui veut dire mesurer, forme le mot Mâtri (qui a fait Matri-monial, dont les hommes ont fait patrimoine) qui veut dire Mère, et qui signifie celle qui mesure ou dispense, ce dont procède, ce qui engendre.
    « Cérès législatrice » est suivie de toutes les Mères, dont le nom dérivera de la mère Celtique « Ma ». Ce mot « Ma » a servi de racine au mot Mère dans toutes les langues (Mâtri, Mater, Madre, Mama, Mamoushka, Maman, 媽媽 phon = Mama en chinois, etc).
    Dans la langue celtique, le mot Ma, répété, a fait Mama. On s’est étonné que le mot français Mère n’ait pas la même racine ; c’est qu’il a une autre origine : il signifie Mère spirituelle. Il y a donc en français deux mots pour désigner la même personne : Maman et Mère.
    Selon Werner von Bülow, la rune MADR, « ᛘ » (qui est la rune « Man » en Futhark récent) qui correspond à la lettre latine M, symbolyse l’origine supérieure et la connaissance.
    Dans l’Edda, la rune MADR a le sens de sagesse, et, selon Rudolf Gorsleben, elle s’applique à tous les êtres supérieurs.
    Selon A. Fabre d’Olivet (La langue hébraïque restituée, t.1), la racine MA décomposée en ses lettres signifie : M = signe maternel ; A = unité, principe, puissance.
    « Ma = tout ce qui tend à l’agrandissement de son être, à son entier développement ; tout ce qui sert d’instrument à la puissance génératrice, et la manifeste à l’extérieur… »
    Gog et Magog sont des dénominations du couple humain : Gog, c’est l’homme ; Magog, c’est la Femme. Magog a formé les mots Majesté, Magister, Magistrat, Magda (grande), que nous retrouvons dans Matmat (les grands). Magda a fait Magnitude, Magnificence, Magnanimité. La défaite du pouvoir féminin par le peuple fut appelée déMagogie.
    Les Ethiopiens avaient apporté en Egypte un culte du nord de l’Europe où leur doctrine avait pris naissance chez les Celtes. Le régime éthiopien fut une réaction contre la débauche des Ramessides (disciples de Ram ou Ramsès ; Le nom de « Ram » provient du surnom retourné de Myriam/Mariam, « Mar »). Il s’agissait d’une restitution de la Religion naturelle basée sur le culte de la Déesse maternelle, Mère des hommes, créatrice de l’enfant. Cette Déesse maternelle était représentée à Thèbes par une statue de Cérès entourée de Mamelles pour montrer qu’elle a nourri l’humanité (Diane fut surnommée « Pédotrophe », qui nourrit les enfants). Il semble que cette Déesse s’est appelée d’abord Mammon ou Mammosa, nom qui serait devenu Ammon pour lui ôter le caractère trop féminin que la lettre M lui donnait. Aujourd’hui, le mot « Mammon » avec son « M » est resté, mais il ne désigne plus que l’argent, et correspond à la richesse ou le gain, souvent mal acquis (c’est le système couramment utilisé d’inversion des valeurs et qui, actuellement, est à son apogée).
    Mag (Nature) est la racine du mot Magie, qui est la Science de la Nature. Magicienne signifie scrutateur de la Nature : l’enseignement des magiciennes reposait sur la puissance de leur esprit qui leur faisait connaître les lois de la Nature sans s’égarer dans un sens ou dans l’autre. Cela s’appelait « la Magie blanche ». Le mage ou le prêtre qui veut l’imiter tombe tout de suite dans le miracle (de l’ancien français MIRAIL = miroir), en cherchant à sortir de sa nature pour s’élever jusqu’à celle de la Femme ; il dépasse les bornes de la puissance humaine. Cela s’appelle « la Magie noire ». Alors, tout devint absurde et incohérent, et le mot « magie » ne représentera plus que l’idée d’un pouvoir surnaturel, voire malfaisant.
    Phonétiquement, on retrouve la lettre M dans l’impératif présent du Verbe Aimer : Aime.
    L’hiéroglyphe de la Vierge représente la lettre M qui symbolise l’Eau de l’abîme primordial dont le souffle de l’Esprit fit naître l’Univers. En Égypte, la masse d’Eaux primordiale (la Mer) ou potentialité universelle était appelée mw.
    En hébreu, la lettre M s’appelle MEM et signifie Mère, le principe féminin, matériel, substantiel, etc. Elle est l’une des trois lettres sacrées nommées « MÈRES »
    La lettre M, première du nom de Myriam, Maria, Marie (de Mare, eau en latin), est une lettre mystique, sacrée dans toutes les langues orientales et occidentales de l’antiquité.
    C’est la lettre initiale du mot grec Métis ou sagesse divine, de Mimra, le Verbe ou Logos (d’où le Memrah de Haveh), de Mâyâ, la Mère, de Maât, déesse de la Vérité, de la Justice, de la Raison ; en Egypte Mout, en Grèce Minerve, de Myrrha, la mère du Logos chrétien,…
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/faitsettempsoublies.html

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