Jérusalem: La position de l’Église d’Orient

RENÉ NABA — Ce texte est publié en partenariat avec www.madaniya.info.

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1.03.2022-Naba-English-Italiano-Spanish.

«Israël ne peut pas s’appuyer sur le terme de «Terre promise» figurant dans la Bible pour «justifier le retour des juifs en Israël et l’expatriation des Palestiniens».

La décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement, au mépris des résolutions internationales, Jérusalem comme capitale d’Israël, remet en mémoire la position de l’Eglise d’Orient face à cet épineux problème, exprimé par un synode des Eglises d’orient en octobre 2010.

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Du bon usage de la Bible: La terre promise, le peuple élu et la controverse théologique avec l’Eglise d’Orient

Le génocide juif n’est pas l’unique génocide du XX me siècle, ni le premier, redoutable honneur tristement revendiqué par les Arméniens de Turquie, ni le dernier (Cambodge et Rwanda 1995), ni l’unique génocide de l’histoire de l‘humanité, ni le plus important, un titre qui peut être légitimement revendiqué, de par sa durée, par les Amérindiens d’Amérique et par l’Afrique, au point de constituer, par leur ampleur, non un génocide, mais un véritable sociocide, un anéantissement de la société indigène.

Unique pays au monde, avec le Kosovo, à avoir été crée par une décision de l’ONU, Israël est aussi l’unique pays au monde à refuser de se soumettre au contrôle de la légalité internationale, un des trois pays au monde à avoir assassiné un dirigeant de premier plan de l’ONU, en mission de paix en Palestine, le comte Folk Bernadotte, un acte qui vaut à Israël d’être qualifié par le politologue américain Jeremy R. Hammond d’«Etat voyou» et les assassins de l’émissaire de l’ONU, de «terroristes sionistes» (1).

Un pays spécialiste du jeu de billards à trois bandes, qui compte à son passif un lourd bilan, en termes de déstabilisation régionale, comme en témoignent les attentats antioccidentaux et antijuifs contre l’Egypte nassérienne dans la décennie 1950 (Affaire Lavon), les attentats antisémites en Irak commis par le Mossad pour forcer au départ les juifs irakiens (affaire Shulamit Cohen), dans la décennie 1960, ou encore les raids répétitifs et les assassinats extrajudiciaires tant en Palestine, qu’au Liban, dans la période 1970-2000, ou enfin, le déploiement d’un important réseau d’agents, y compris au sein du commandement de l’armée, doublé du noyautage du réseau des télécommunications libanais.

Si la question juive revêt, toutefois, une importance particulière dans la sphère occidentale, particulièrement en Europe, c’est principalement en raison du fait que les deux pays qui passaient pour les plus civilisés de l’époque -l’Allemagne et la France- ont massacré leurs propres concitoyens du fait de leur origine ethnico religieuse. Mais, osons l’affirmation, si les Juifs avaient été des Iroquois d’Amérique du Nord, des Guaranis d’Amérique latine, des Bassas Bamilékés, des Songhaïs ou des Soninkés d’Afrique, voire même des Arabes, particulièrement des Palestiniens, gageons que l’Occident n’aurait jamais sanctuarisé ce problème.

L’orchestration d’une concurrence mémorielle sur des sujets de grandes souffrances ne relève pas de la victimologie. Elle révèle la pathologie de leur auteur. Osons l’affirmation, -n’en déplaise aux nombreux intellectuels de cour qui gravitent dans l’orbite du pouvoir-, les trois grandes figures tutélaires du XX me siècle pour leur contribution à la morale universelle auront été, faut-il le rappeler, trois personnalités du tiers monde colonisé, le Mahatma Gandhi (Inde), Nelson Mandela (Afrique du Sud), et, pour l’espace francophone, le Martiniquais Aimé Césaire, trois apôtres de la non-violence, une consécration qui retentit comme un camouflet pour les pays occidentaux avec leur cortège de nazisme, de fascisme, de totalitarisme et d’esclavagisme.
Mais le fait est que le primat d’Israël conditionne le discours politique occidentale, tant en en raison de la responsabilité des grands pays européens dans le massacre de leurs compatriotes de confession juive, dans une sorte de solidarité expiatoire, que de l’activisme d’un important groupe de pression pro israélien dans un pays, les Etats-Unis, qui se trouve être la puissance majeure de l’époque contemporaine et chef de file du camp occidental.

Sauf à considérer l’intégrisme juif plus soluble dans la démocratie que l’intégrisme musulman, comment expliquer, sinon, cette dualité de comportement à l’égard des principaux protagonistes du conflit israélo-arabe.
Se féliciter de la propulsion au pouvoir de la frange la plus radicale de l’extrême droite israélienne et ostraciser les formations paramilitaires arabes ou islamistes, alors que tant le Likoud que le Hamas ne prévoient pas dans leur charte, le premier, la reconnaissance de la Palestine, et le second, Israël, et que les «Fous de Yahvé» auront épinglé sur leur tableau de chasse l’ancien premier ministre, Itzhak Rabin, le négociateur des accords israélo-palestiniens d’Oslo, signe patent d’une volonté de paix. Une cible qu’aucun intégriste palestinien, arabe ou musulman, n’aurait jamais rêvé d’atteindre

Israël représente, en effet, le 3me pays par ordre d’importance en terme de couverture médiatique, derrière les Etats-Unis (300 millions d’habitants) et la Chine (1,5 milliards d’habitants).

Malgré les conditions de sa naissance controversée, Israël a réussi à occuper le devant de la scène médiatique, captant constamment l’attention de l’opinion occidentale, réussissant le tour de force de placer sur la défensive tous ses contradicteurs:

  • les Européens, naturellement, assignés à un complexe de culpabilité éternel du fait du génocide hitlérien,
  • les Américains, par instrumentalisation d’un important groupe de pression pro israélien animé d’une volonté de domination hégémonique sur la zone pétrolifère du Moyen orient;
  • le Monde arabe, enfin, par son indigence à maîtriser les techniques de communication de la guerre psychologique moderne, doublée d’un défaut d’un argumentaire accessible à l‘opinion occidentale, principal champ de bataille de l’opinion internationale, quand bien même il dispose de considérables atouts, les conditions historiques de la naissance de l’Etat juif, ainsi que le palmarès du tiers monde au titre de la morale universelle.

Au-delà de la présence d’un fort lobby pro israélien au sein du Monde occidental, la synergie entre Israël et les Etats-Unis repose sur de fortes similitudes présidant aux conditions historiques de la formation de leur Etat. Une démarche identique, un processus similaire, un langage synchrone, un messianisme idéologique commun, un partenariat stratégique hors du commun, la spoliation, enfin, comme ciment fondateur de leur état respectif, un fait attesté tant par des acteurs majeurs du projet sioniste que par des sommités intellectuelles incontestables.

Pour la première fois dans l’histoire, «une nation promet solennellement à une autre (nation en gestation) le territoire d’une troisième nation», renchérira, comme en écho, Arthur Koestler, auteur hongrois anticommuniste philo sioniste (2). Autrement dit, une fraction de la Palestine a été promise aux Juifs non pour les dédommager des atrocités commises à leur égard par les Palestiniens ou les Arabes, mais en compensation des persécutions qu’ils ont eu à subir en Europe. En somme, comme cela se dit vulgairement, c’est à dire dans le langage populaire, «on les dédommage sur le dos de la bête».

«Ma perception de la conjoncture israélienne reste subordonnée à une autre à laquelle je suis encore plus sensibilisée; celle qui se produisit il y a quelques siècles, de l’autre côté du monde, quand d’autres persécutés et opprimés vinrent s’établir sur des terres occupées depuis des millénaires par des peuples plus faibles encore et qu’ils s’empresseront d’évincer. Je ne puis évidemment pas ressentir comme une blessure fraîche à mon flanc la destruction des Peaux Rouges et réagir à l’inverse quand les Arabes Palestiniens sont en cause», déclarera dans un mémorable rappel à l’ordre à tous les activistes sionistes, l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, dans son ouvrage «Tristes tropiques». Accablant constant qui se passe de commentaires.

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La position de l’Église d’Orient

Le retour à Sion, la terre promise au peuple élu: Pour la première fois dans le débat public international, l’Eglise d’Orient a mis en question le bien fondé théologique de la mise en œuvre de la notion de «terre promise» pour «justifier le retour des juifs en Israël et l’expatriation des Palestiniens» (3). Sujet tabou s’il en est, cette position a été affirmée par Mgr Cyrille Salim Bustros, à l’époque Archevêque de Newton (Etats-Unis) à l’occasion du synode des Eglises d’Orient, qui s’est tenu du 14 au 24 octobre 2010, au Vatican. Les évêques et patriarches orientaux y affirmaient qu’il «n’est pas permis de recourir à des positions bibliques et théologiques pour en faire un instrument pour justifier les injustices».

«Pour nous, chrétiens, on ne peut plus parler de Terre promise au peuple juif», terme qui figure dans l’Ancien testament, car cette «promesse» a été «abolie par la présence du Christ». Après la venue du Jésus, «nous parlons de Terre promise comme étant le royaume de Dieu», qui couvre la Terre entière, et est un « royaume de paix, d’amour, d’égalité (et) de justice», a ajouté le prélat, s’exprimant en sa qualité de président grec melkite catholique de la commission pour le message du synode pour le Moyen-Orient.
Ce synode est le premier synode de l’histoire de la chrétienté qui se tient au Vatican, en présence des représentants de l’Islam et du Judaïsme.

Les Chrétiens d’Orient sont les Chrétiens originels, les Chrétiens des origines de la chrétienté. Leur nombre serait de l’ordre de 13 millions de personnes, soit la population du Benelux, vivant aujourd’hui au Proche-Orient, en Turquie et en Iran et autant dans les pays de la diaspora en Amérique du nord, en Amérique latine, en Australie et en Europe occidentale, soit un total de 26 millions de personnes. Selon les estimations les plus généralement admises, le Liban compterait environ 30% de chrétiens, la Syrie 10%, la Jordanie 2%, l’Irak 3%, la Palestine 2%, l’Egypte 8%, Israël enfin 10% essentiellement des Arabes israéliens, un borborygme qui désigne les Palestiniens porteurs de la nationalité israélienne.

Véritable électrochoc, cette déclaration inhabituelle tant sur le fond que sur la forme, en tout cas dans les sphères occidentales a été accueillie par un silence glacial par les élites politiques et intellectuelles occidentales, tétanisées par le fait juif, entraînant une réplique du Centre Simon Wiesentahl accusant son auteur d’ «antisémitisme». La controverse suscitée à propos de cette déclaration épiscopale témoigne de la sensibilité du sujet.

Mais, au-delà des considérations bibliques et des justifications morales, l’impératif stratégique a prévalu dans la création d’Israël au Moyen orient. Une entité occidentale au coeur du Monde arabe à l’intersection de sa rive asiatique et de sa rive africaine, scellait la rupture définitive de la continuité territoriale de l’espace national arabe, la rupture du point d’articulation entre la voie continentale et la voie maritime de la «Route des Indes», la voie marchande des caravanes reliant le couloir syro-palestinien à son prolongement égyptien, une rupture stratégique du continuum au point de confluence des voies d’eau arabes (le Jourdain, le Yarmouk, le Hasbani et le Zahrani) et de ses gisements pétroliers, source de sa richesse, de son décollage économique et de sa puissance future

Autrement dit, le «Foyer National Juif» s’est déployé en Palestine, précisément, et non à Madagascar ou en Argentine comme cela était prévu dans le projet originel pour l’évidente raison que la mise en place de cette entité occidentale au cœur du Monde arabe répondait avant tout à un géotropisme permanent des puissances coloniales: le verrouillage de l’espace arabe au prétexte de la liberté de navigation et de la sécurité de la route des Indes: Gibraltar, le Canal de Suez, l’Ile de Massirah, la côte des pirates auront ainsi tout au long de l’histoire moderne constitué autant de jalons de l’expansion européenne, autant de places fortes de garnison et de vigiles de l’Empire britannique.

Le choix de la Palestine s’est fait en vertu du principe de la vacuité géographique. L’habillage idéologique à cette entreprise de prédation se résumait par ce slogan «Un peuple sans terre pour une terre sans peuple». Un slogan mystificateur car il revenait à nier l’existence d’une population dont les ancêtres s’étaient frotté victorieusement aux Croisés, en Palestine. Nier l’existence d’une civilisation, marquée par une économie agricole réputée pour son huile, ses vins, le vin de Latroun, ses agrumes, les oranges de Jaffa célèbre dans l’ensemble de la Méditerranée, bien avant la fertilisation du désert par les vaillants Kibboutzim, autre mystification de la légende sioniste.

La notion de vacuité s’est depuis lors déclinée dans toutes ses variantes. De la vacuité géographique nous sommes ainsi passés à la vacuité culturelle puis à la vacuité politique, enfin à la vacuité stratégique du monde.

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Références

1 – Affaire Bernadotte: L’un des actes les plus notoires du terrorisme israélien a eu lieu en 1948 quand des forces juives, membres de la faction LEHI (aussi connue comme le groupe Stern) ont assassiné le comte Suédois Folk Bernadotte, médiateur appointé par l’ONU. Bernadotte a été tué le 17 septembre 1948, au lendemain de sa présentation de son second plan de médiation qui réclamait notamment le rapatriement et des dédommagements pour les réfugiés palestiniens, dont le sort constituait un des points de discorde entre Israël et les Etats-Unis. A la présentation de son rapport, les Israéliens avaient déjà expulsé plus d’un demi million de Palestiniens hors de chez eux. Les deux autres attentats contre des émissaires de l’ONU ont eu Lieu, le premier, au Congo contre Dag Hammarskjöld, Secrétaire Général en fonction à l’époque, (1953-1961), le 18 septembre 1961, et, en Irak, contre le siège de l’ONU, le 19 Août 2003, provoquant la mort d’une vingtaine de personnes, dont le chef de la mission, le brésilien Sergio Vieira de Mello. Jeremy Hammond énumère soixante dix neuf (79) résolutions internationales qu’Israël viole ou se refuse à appliquer, au terme d’une étude, publiée dans «Foreign Policy», couvrant 61 ans de vie diplomatique, la période allant de 1948, -(résolution 57 du 18 septembre 1948 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU dans la foulée de l’assassinat par les Israéliens du Comte Bernadotte, médiateur du conflit entre juifs et arabes), à 2009 avec la résolution 1860 du 8 janvier 2009 concernant la destruction de Gaza.

2-Cf. «Israël et ses tribus: l’Etat Hébreu fête ses 60 ans»-Courrier international N° 913 du 30 Avril au 6 Mai 20083 «Les cent clés du Moyen-orient» Alain Gresh et Dominique Vidal -Edition de l’Atelier

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A propos chrétiens d’Orient:
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Déclaration du Synode/Moyen-Orient:

Israël ne peut s’appuyer sur la Bible pour justifier l’occupation (AFP- 23 octobre 2010). Déclaration de l’Archevêque de Newton (Etats-Unis) Mgr Cyrille Salim Bustros, président Grec Melkite Catholique de la commission pour le message du synode pour le Moyen-Orient

CITE DU VATICAN- Israël ne peut pas s’appuyer sur le terme de «Terre promise» figurant dans la Bible pour «justifier le retour des juifs en Israël et l’expatriation des Palestiniens». «On ne peut pas se baser sur le thème de la Terre promise pour justifier le retour des juifs en Israël et l’expatriation des Palestiniens». Les évêques et patriarches orientaux affirment qu’il «n’est pas permis de recourir à des positions bibliques et théologiques pour en faire un instrument pour justifier les injustices». «Pour nous, chrétiens, on ne peut plus parler de Terre promise au peuple juif», terme qui figure dans l’Ancien testament, car cette «promesse» a été «abolie par la présence du Christ». Après la venue du Jésus, «nous parlons de Terre promise comme étant le royaume de Dieu», qui couvre la Terre entière, et est un «royaume de paix, d’amour, d’égalité (et) de justice». «Il n’y a plus de peuple préféré, de peuple choisi, tous les hommes et toutes les femmes de tous les pays sont devenus le peuple choisi», a ajouté le prélat. Il a par ailleurs mis en avant deux problèmes dans la solution préconisée par la communauté internationale et le Vatican d’instituer un Etat juif et un Etat palestinien pour résoudre le conflit au Proche-Orient.

Dans le cadre d’un Etat juif, il s’est inquiété du risque d’exclusion «d’un million et demi de citoyens israéliens qui ne sont pas juifs mais arabes musulmans et chrétiens». Pour lui, il vaudrait mieux parler d’«un Etat à majorité juive». La question du «retour des déplacés palestiniens» est «aussi très grave», a-t-il ajouté. «Quand on va créer deux Etats, il va falloir résoudre ce problème», a conclu Mgr Bustros, désormais Archevêque de Beyrouth.

7 réflexions sur “Jérusalem: La position de l’Église d’Orient

  • 9 janvier 2018 à 17 h 12 min
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    Très bonne étude ! Quelques vérités cachées sont dévoilées.

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  • 1 mars 2022 à 2 h 44 min
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    Excellent billet Mr Naba ! On ne peut que se réjouir que vous abordez la question dans sa globalité, a ses racines et sous tous ses angles dans une perspective historique, religieuse, ethnique, anthropologique, sociale et économique …si on peut dire ! …. ce qui donne à réfléchir en tous cas et se demander si la solution à envisager pour une telle tragédie aujourd’hui justement, et après des décennies de cafouillage, avec une problématique aussi complexe, tordue et cauchemardesque… ne requiert pas elle aussi beaucoup de réflexion, de résilience, de concertation et de maturité de la part des représentants des victimes Palestiniennes et de ceux qui soient solidaires de leur cause ensemble, avant de s’avancer avec un plan et une stratégie pour solutionner tout ceci… le plus paisiblement si possible et sans devoir replonger dans un autre siècle d’horreur !

    Les Israéliens qui planifient depuis le début pour un état pareil et maintenir le status quo après tout ont très bien su exploiter nos faiblesses et nos dissensions, celles des occidentaux aussi, celles de l’histoire et des conflits, et même celles de nos institutions religieuses ou l’état de la religion dans la région… car je rappelle également qu’entre les églises d’orient et les courants musulmans, il pouvait y avoir autant un consensus sur cette question, que des divisions profondes, des préjugés et des haines parfois issues de l’orthodoxie et de la ferveur religieuse … il nous a fallu…allez quoi…quelques décennies je dirai avant qu’une prise de conscience généralisée se fasse sur les enjeux géopolitiques des grandes puissances dans cette région… et encore aujourd’hui, il n’est pas certain que toutes les populations surtout musulmanes soient au fait des enjeux autour de cette question et de bien d’autres qui concernent leur conditions sociale et celles de leur épanouissement !

    Vous faites bien d’ailleurs de mentioner Claude Lévi-Strauss, ce grand raciste avant et après qu’il soit un  »grand anthropologue », et dont je ne m’explique le racisme envers les arabes que par une seule chose : leur conditions sociales et politiques déplorables sous le règne ottoman initialement et sous le colonialisme ensuite, et l’absence chez eux particulièrement et fatalement à l’époque d’une quelconque  »civilisation » ou les moindres signes d’un présence ou contribution intellectuelle et civilisationnelle comme celles prestigieuses de leurs ancêtres ! c’est con hein ! puisque la création de l’état Israël a coïncidé on va dire avec l’époque la plus déclinante, la plus arriérée, la plus dénuée et la plus  »sauvage » du monde Arabe qui étouffait déjà sous un féodalisme moyen-âgeux généralisé et terrible lorsque le colonialisme occidental le prit en tenaille et confisqua son territoire immense, pour commencer a le diviser aussitôt ! et dans cette optique, la création de l’état Israël ne fut qu’une division de plus… qu’on jugeait sûrement négligeable et quelconque en 1948 !

    Le contentieux historique qui s.tala sur des siècles entre les puissances coloniales Européennes et chrétiennes et le monde Arabo musulman, et plus précisément l’empire ottoman qui l’occipait n’était pas non plus étranger au traitement de toutes les questions des colonies Arabes ! En plus qu’au sein de cet ensemble Arabo-musulman, les Ottomans étaient les seigneurs civilisés et tourné vers l’occident, pendant que les Arabes étaient des citoyens de seconde zone pendant des siècles… ces derniers pour ne rien arranger étaient aussi de sociétés de classes, de seigneurs et d’esclaves, de maitres et de disciples, et d’esclavage tout court qui a prévalu chez nous jusqu’aux années 1960 ! chose je dirais qui a largement contribué au fait que les colons aussi n’aient pas cherché à trop chambouler ces ordres sociaux et ces prédispositions sociales ! … et donc, il ne faudrait pas s’etonner qu’à cette époque précise de l’histoire, les années 40, les occidentaux n’ont eu en effet aucun mal à pointer la Palestine toute désignée et hautement convoitée depuis un bout déjà par le Projet connu de Theodor Herzl et son  »État des Juifs » ! hélas….

    Bref, pour résumer mon point et ma conviction, est que la question Palestinienne ne pouvait être résolue sans un avancement notable de pays Arabes sur les plans sociaux, économiques, académiques et intellectuels, et plus globalement les questions politiques ! car les fanfaronnades et les guerres saintes, et même les projets ultra nationalistes qui nous ont servi de cadre de lutte depuis 48 a aujourd’hui n’ont rien donné et c’est normal qu’ils n’aboutissent à rien ! le monde Arabe fait face après tout a des blocs occidentaux nettement plus organisés et outillés et armé qu’il ne l’a jamais été au courant du 20ème et a ce jour ! Ma conviction donc est celle de dire après des décennies de dégoût que nous ont rapporté les leaders nationalistes Arabes ?! les groupes extrêmistes religieux ou même les modérés et les elites qui ont de tout temps collaboré avec Israel et leur alliés les USA ?! rien du tout, sauf des radicalisations de toutes parts et des fiasco sur tous les plans… et sur le plan politique en premier et dernier lieu !

    Et puis les Palestiniens qui ont tout sacrifié dans cette cause, les premiers concerné sont aussi ceux qui ont goûté à tous nos échecs et nos divisions… et nos modèles féodaux voués à l’échec aussi… et donc sincèrement, je trouve que hormis le fait qu’ils subissent encore le pire état d’appartheid dans le monde… curieusement aussi, ils ont l’air en tous cas d’avoir le plus évolué face a l’etat hébreux, et en marge de la société Israélienne et directement confronté à elle ! en d’autre termes, les Palestiniens se sont projeté malgré tout a un niveau nettement plus développé que les Arabes, ils ont appris de l’adversité et toujours fait preuve de résilience et de détermination plus que toute autre société Arabe et en dépit de leurs maigres moyens ! … je crois donc qu’il ne faudrait pas s’étonner que ce soit eux encore qui puissent non seulement se libérer de l’Apartheid, mais transformer l’état Hébreux pour le pousser à devenir un etat laïc, un état égalitaire et un état en tout cas qui intègre tout le monde sur le même pied d’égalité et ce, sans l’aide des autres Arabes, et sans attendre trop de la solution a deux états qui n’en soit pas une… et que les dirigeants Arabes vendu continuent de leur miroiter comme une promesse qui ne vaut rien !

    désolé pour être long… et Merci pour le billet !

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    • 1 mars 2022 à 8 h 50 min
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      @ SAM

      Il est agréable de te lire détendu et serein… Dans ces moments tu écris de beaux billets comme celui-ci: « les Palestiniens se sont projeté malgré tout a un niveau nettement plus développé que les Arabes, ils ont appris de l’adversité et toujours fait preuve de résilience et de détermination plus que toute autre société Arabe et en dépit de leurs maigres moyens ! … je crois donc qu’il ne faudrait pas s’étonner que ce soit eux encore qui puissent non seulement se libérer de l’Apartheid, mais transformer l’état Hébreux pour le pousser à devenir un etat laïc, un état égalitaire et un état en tout cas qui intègre tout le monde sur le même pied d’égalité et ce, sans l’aide des autres Arabes, et sans attendre trop de la solution a deux états qui n’en soit pas une… et que les dirigeants Arabes vendu continuent de leur miroiter comme une promesse qui ne vaut rien ! »

      En effet, ces deux peuples sont condamnés à cohabités et le plus tôt ils se débarrasseront de leur classe capitaliste et du mode de production capitaliste plus vite la cohabitation sera possible et prospère.

      Robert Bibeau

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      • 1 mars 2022 à 11 h 04 min
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        Merci Robert ! …. :))) Je tâcherai d’être détendu aussi souvent que possible !

        Lorsqu’on se penche par ailleurs sur les origines de cette tragédie Palestinienne, et qu’on veuille disséquer cette époque pas si lointaine, décrypter les évènement et ses faits marquants comme la  »Nakba » de 1948, on commence par se rendre compte que du côté Israélien, il n’aurait pu y avoir d’état Israélien et tout le territoire qu’il s’est adjugé a la base, sans qu’il y eut un dépeuplement massif de la Palestine, jugée  »surpeuplée » par les architectes du projet de colonisation…pour commencer ! comme toutes les colonisations ! Aujourd’hui seulement on réalise qu’à travers l’histoire de tous les peuples… comme aujourd’hui encore, tout projet de colonisation quel qu’il soit, ne peut parvenir à ses fins et réussir sans inclure nécessairement un dépeuplement massif accompagné d’une déclaration de guerre sans pitié aux autochtones, incluant la déportation, le pogrom et le génocide et tous les crimes ordinaires de la vie courante et quotidienne basés sur le racisme et l’exclusion du peu d’autochtones qui restent ! la démographie étant un facteur de la plus haute importance dans ce genre de projets sinistres… et on peut dire que les Palestiniens de 1948 occupaient tout leur territoire et ne laissaient aucun doute dans l’esprit de ceux qui leur confisquer ! le calcul de l’occupant fut donc assez simple à la base, face à une population aussi nombreuse et des taux de fécondités aussi qui soient si généreux chez nous les Arabes…:))) Le projet de colonisation n’aurait pas eu la moindre chance de tenir sans procéder au nettoyage ethnique d’envergure …et qui continue d’ailleurs a ce jour pour chaque nouvelle colonie qu’on implante, et pour chaque centimètre de territoire qu’on continue à voler !

        Et donc face a cette réalité, les Palestiniens qui soient resté en tous cas, n’ont eu d’autre choix que de s’adapter, de lutter, de se multiplier, d’occupper aussi chaque centimètre de ce qui leur reste de territoire et de se projeter aussi dans l’esprit des colons, le pénétrer et le comprendre pour mieux lui résister !

        Les Israéliens veulent d’ailleurs aujourd’hui mener la guerre aux enfants Palestiniens qui leur jettent des pierres, plus qu’aux adultes qui les observent et leur tiennent haleine dans ce confrontement qui va perdurer ! le nouveau gouvernement Israélien veut maintenant autoriser Tsahal et les soldats pour tirer à balles réelles sur les enfants qui leur jettent des pierres ! submergés par ces derniers et ne sachant plus comment gérer cet aspect démographique encore une fois !

        Et pour finir, je dirais il n’y a qu’à voir comment une mince bande de Gaza a pu se développer, résister et cultiver l’espoir, tout en maintenant des villes entières, des bourgades et des quartiers qui foisonnent de vie, et ou les commerces et les foules peuvent ressembler à n’importe quelles bourgades Arabes…. ce qui tend à démontrer a la population Israélienne face à eux, qu’ils n’ont pas  »des réserves autochtones » avec une population anéantie, désespérée ou défaite comme l’espérent tout le temps les planificateurs de l’Apartheid… , mais au contraire, un peuple qui s’accroche et se débat malgré ses maigres moyens… et un peuple qui continue de célébrer, bâtir et travailler malgré tout… et rien que ça, et depuis toujours que ce soit a Ramallah ou a Gaza, suffit amplement pour changer la vision que peut porter la société Israélienne sur le conflit, et vouloir ou espérer qu’un jour prochain le  »vivre ensemble » devienne parfaitement possible et atteignable !

        Ce qui me fait dire que les Palestiniens en règle général et en réalité, de par leur aspirations humaines et naturelles, ne s’intéressent pas au fond à un projet de  »vendetta » arabe que certains arabes veulent leur vendre depuis toujours ! ils n’ont même pas la haine que peuvent avoir des colons envers eux, ils veulent plus de justice certes, ils veulent un retour des réfugiés, ils veulent récupérer leurs territoires dans la mesure du possible et de ce qui est rationnel et faisable, mais d’aucuns n’espèrent un règlement de comptes et un jour du jugement de leurs bourreaux, sauf encore chez ceux qui n’arrivent pas a pardonner les crimes envers leurs proches…et ça se comprend… mais globalement, le projet social et de société des Palestiniens demeure bien plus terre a terre, rationnel et réaliste… et empreint d’espoir de vivre ensemble au fond et après tout !

        Je me trompe peut-être, mais je n’en suis pas si sûr…

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  • 1 mars 2022 à 12 h 40 min
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    Et pour clore mon point de vue sur la question, je dirais que ce qui permet encore à Israël de subsister dans une logique de colonisation et d’Apartheid et l’appliquer a la lettre, c’est justement d’exploiter les projets guerriers et les haines que peuvent porter envers eux des régimes Arabes, des projets de  »résistance » armée, et des groupes religieux ou confessionnels justement ! autrement dit, ils fournissent l’excuse à l’état Israël de maintenir le status quo, et carrément étendre le projet de colonisation a ce jour sans devoir consulter quiconque et encore moins la communauté internationale ou ses institutions comme l’ONU ! Tout en demeurant pour ma part très conscient que  »la résistance armée » soit tout aussi inévitable et compréhensible, je ne peux m’empêcher d’y voir ce qui divise les Palestiniens autant que les Arabes sur la question, et qui encore une fois est très bien exploité par Israël pour régner sans partage sur la Palestine !

    Naturellement, on ne peut pas demander à certains Palestiniens avec des aspirations religieuses ou nationalistes sur la question d’Al Qods et de leur pays en général, de céder sur leurs revendications ou abandonner la lutte armée qu’ils estiment indispensable …. mais on peut tout de même et on a le devoir de les mettre en garde et leur montrer comment Israël exploite cette résistance armée ! et c’est là évidemment que se trouve le noeud du problème et le défi réel qui se pose devant tout le monde…! car même lorsque des Palestiniens déposent les armes, l’État d’Israël ne fléchit pas pour autant, ni n’a l’intention de faire marche arrière sur aucun point de litige, et les occidentaux ne font presque rien pour la dissuader de changer de politique, ou qu’ils osent soulever ces questions… c’est, et je l’admets, uniquement la répétition de ce genre de situation, et sa persistance à travers le temps et les expériences passées, que l’acharnement d’Israël dans cette direction finit par soulever enfin quelque indignation dans certains camps occidentaux… mais, est-ce une raison pour demander a tous les Palestiniens de reprendre les armes et recourir a la lutte armée ?! certainement pas ! et c’est justement ce discours qu’israel exploite en fin de compte, car même lorsque les Palestiniens sont parfaitement occupés a leurs subsistance et cohabitation pacifique, il se trouve tout le temps des parties en Palestine et surtout a l’extérieur de la Palestine qui réclament de régler cette histoire par le sang, et  »une bonne fois pour toutes »… ce qui ne peut être considéré ou pris pour un discours sérieux, ni réaliste en tous cas !

    En dépit de toutes les trahisons que peuvent subir les Palestiniens, je salues en tous cas la résilience, l’intelligence et le pragmatisme de ceux d’entre eux qui connaissent mieux ce conflit que quiconque, que ce soit lorsqu’ils acceptent les aides des dirigeants arabes corrompu ou vendu et s’en servent tout en les méprisant, ou lorsqu’ils sont capables de défendre leurs dossiers a l’ONU, ou encore lorsque certains d’entre eux franchissent les checkpoints et vont travailler dans les territoires occuppés tous les jours et arrivent a lui arracher leur gagne pain, ou enfin lorsqu’ils démontrent tout simplement a des pays Arabes pourtant indépendants et souverains chez eux, que malgré la colonisation, malgré la pauvreté et l’Apartheid, ils arrivent a se hisser dans certains classements Onusiens au dessus de ces pays la ! et ils arrivent à maintenir une économie et un système d’éducation ou de santé qui soient nettement plus  »potables » et efficaces que ne peuvent l’être ces mêmes systèmes dans certains pays Arabes ! Mais sur le plan politique surtout, ils arrivent à ne pas toucher le fond malgré tout, et détériorer l’image de la politique et la gestion du bien commun au point ou c’est le cas chez de nombreux Arabes indépendants pourtant, et dont les systèmes politiques ne sont rien d’autre qu’une honte et un fiasco total et sur tous les plans !

    Merci de m’avoir permis d’exprimer ainsi ce que j’avais sur le coeur par rapport a cette question ! :)))

    Et Merci encore pour ce billet intelligent et très bien écrit comme nous a habitué Mr Naba ! (sans fausse flatterie ou flagornerie…comme on dit en Arabe  »Bidoun moujamala ») :)))

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  • 2 mars 2022 à 10 h 44 min
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    Faudrait se demander aussi pourquoi le Vatican a attendu tout ce temps et jusqu’en 2010 pour permettre à l’église d’orient de se prononcer sur cette question chez lui !

    Israël bien entendu se fout éperdument de ce que dit le vatican, l’eglise d’orient ou le mufti d’egypte, elle a tranchée cette question lorsqu’elle a associé tout ce beau monde à l’holocauste ou à leur appuis a Hitler… ou du Mufti de Jérusalem à l’époque très exactement ! Sur le terrain de la religion donc, la cause Palestinienne est perdue d’avance comme on devait s’y attendre …

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  • 3 mars 2022 à 0 h 27 min
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    Cette réflexion qui se fait à travers ce billet et mes commentaires plus haut, me pousse d’ailleurs à poser deux questions que je n’ai fait qu’effleurer dans mon développement, et qui peuvent se révéler très utiles dans la compréhension de ce conflit autour de la cause de la Palestine, ou en tous cas bien mettre en évidence les points que je soulève dans mes commentaires…

    la première question serait justement d’émettre l’hypothèse que s’il n’y avait pas eu de deuxième guerre mondiale, ni ses pogroms envers les juifs Européens, et encore moins le sentiment de culpabilité des dirigeants occidentaux à l’égard de cette question… aurait-on assisté tout de même a une occupation de la Palestine ? Ma réponse est OUI ! pour toutes les raisons qu’on connaît autour de l’existence de ce projet d’état juif au préalable, et la volonté de beaucoup de juifs de lui donner naissance en Palestine, et pour celles de pointer encore l’état lamentable dans lequel l’empire ottoman a légué au colonialisme occidental la société Arabe de l’époque; une société féodalisée, précarisée au plus haut point, désurbanisée, nomadisée aussi, forcée a vivre dans l’ignorance, les rapports de castes sociales et les rapports de soumission aux occupants…et radicalisée sur le plan religieux ou en tous cas cultivant cet espoir de radicalisation vue comme une réforme religieuse et sociale… comme étant son salut ! Bref, la colonisation de la Palestine par cet état juif ne se serait sûrement pas déroulée de la même manière que dans l’histoire, mais elle aurait eu lieu d’une manière ou d’une autre selon moi ! et il faudrait a ce titre supposer aussi qu’en absence de 2ème guerre mondiale, on se serait pas étonné que le découpage du proche et moyen orient ait éte plus radical, violent et plus grave en tous cas que ce qu’on a vu au lendemain de la 2ème guerre.

    la deuxième question que je pose a plutôt avoir avec la conscience des Arabes de la question Palestinienne et leur compréhension de cette problématique pendant des décennies. Quelle conscience avait-on de cette question en fait ? étions nous vraiment capables de comprendre les enjeux de la colonisation ? Avons nous vraiment traité cette question avec rationalité et fait preuve de méthodologie ou de sagesse depuis le début ? j’en doute fort car la question Palestinienne a de tout temps suscité une charge et ferveur émotionnelle, un mélange de sentiments fort religieux dont je doute qu’on ait pu se distancer, et de doctrines religieuses et politiques tout autant dogmatiques, sinon identitaires ou ultra nationalistes… de la même manière qu’israel a entretenu son mythe sur la question ! On ne peut donc et a ce titre que constater a quel point on a traité la question Palestinienne quasiment comme une affaire de guerre de religion, ou une autre de projet identitaire et nationaliste Arabe farfelu… qui a ce jour, continue de nous hanter et nous posséder… tout en nous éloignant des questions légales, techniques, tactiques et en tous cas pragmatiques et rationnelles, et nettement plus importantes qui concernent directement les Palestiniens et leur souffrances quotidiennes ! et si vous vous penchez sur le cas des réfugiés Palestiniens, ça semble pire, puisque les camps de réfugiés Palestiniens dans les deux ou trois pays limitrophes de la Palestine, ces camps ont été traité avec le mépris qu’on connait de leur histoire, et le classement de ces Palestiniens comme citoyens de seconde zone que ce soit en Syrie, en Jordanie au Liban…etc.. Alors que si les fanfaronades des dirigeants de ces pays sur place et sur la  »cause Palestinienne » étaient sincères, ces derniers auraient été reçu en héros et non pas en pestiférés et traités de la sorte ainsi pendant des décennies ! il leur a fallu s’exiler comme chacun sait afin de faire enfin des vies dignes et assurer un avenir a leurs enfants, d’abord vers les pays du Golf en plein boom a l’époque, et qu’on peut dire les Palestiniens ont été a la base de la construction des systèmes d’enseignement sur place dans les années 60 et 70, et ensuite en occident ! car depuis les années 50, tous les réfugiés Palestiniens dans les pays voisins de la Palestine qui soient resté dans leurs camps n’ont que si peu évolué ou s’être vu donner la chance de quitter leurs ghettos !

    Ceci d’ailleurs me fait le plus grand bien de pouvoir dire les choses comme elles sont, et ne surtout pas vouloir succomber a la propagande baathiste ou autre qui raconte des histoires a dormir debout a ce propos depuis le début !

    Merci.

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