Chialons en chœur contre les vieilles statues commémoratives iniques: le MONUMENT AUX HÉROS DE LA GUERRE DES BOERS (1907), à Montréal

Au temps des Guerres des Boers
On tue des gens qu’on connaît pas
À quoi ça sert?

Gilles Vigneault

Cet article est disponible en anglais et en italien ici :
Article de Ysengrimus-anglais-italien du 19 avril 2024.

YSENGRIMUS — Il y a donc dans l’air du temps cette tendance à chialer en chœur contre les vieilles statues commémoratives iniques. Je suis plutôt pour et je trouve particulièrement piquant de bien mettre en relief toutes les saloperies solennelles de fierté de merde qui trainassent encore un peu partout dans notre belle culture urbaine continentale. Bon, je ne ferais pas du dégommage des vieilles statues commémorant des iniquités révolues le but central de ma vie mais, quand même, il n’est pas inutile de s’aviser du fait que les ricains n’ont en rien le monopole de la niaiserie monumentale urbaine et que, sur ce point, le Canada ne laisse pas sa place, lui non plus.

Le John A. Macdonald montréalais du Carré Dorchester ayant reçu ce qu’il méritait en novembre 2017, je jetterai plutôt le dévolu de mon chialage méthodique et crispé sur le MONUMENT AUX HÉROS DE LA GUERRE DES BOERS (1907) se trouvant à Montréal, lui aussi au Carré Dorchester. J’ironise partiellement ici, mais pas que. Il s’agit surtout de montrer, d’un seul mouvement, l’importance de l’autocritique ainsi que celle de l’autocritique de l’autocritique. On rappellera, pour la bonne bouche philosophique, que ce qu’on perçoit n’est pas trivialement ce qu’on perçoit mais autre chose se donnant obligatoirement à la recherche. Mon chialage ici va donc se formuler en neuf points. Tous en chœur.

  • Un monument de guerre. D’abord, au sens le plus fondamental du terme, ceci est un monument faisant, au premier degré et sans distanciation, l’apologie de la guerre. Ce n’est pas un monument sur l’agriculture, les spectacles hippiques ou l’équitation mais bien sur la guerre. La guerre, ce crime putride absolu, est présentée ici comme une réalité saine, valorisée et valorisante, méritoire, exaltante, presque joviale. Le traitement est laudatif, enthousiaste, hyperbolique. Il faut aller à la guerre. C’est une chose bien, appréciable, salutaire. On comparera, pour exemple, ce zinzin proto-fleur-au-fusil de 1907, avec l’installation monumentale du Mémorial canadien de la crête de Vimy (France) qui elle, date de 1936, et a au moins la décence minimale de dénoncer ouvertement les conséquences de l’absurdité guerrière. Les pleurs de la veuve canadienne de Vimy ne peuvent aucunement, eux, être perçus comme de l’apologie belliciste.
  • La Guerre des Boers fut une guerre impériale. Arrêtons nous maintenant à cette Guerre des Boers elle-même. En gros, il n’y a pas de mystère. Les colonialistes britanniques en Afrique du Sud disent aux autres colonialistes du coin: poussez-vous de là qu’on s’y mette. Il s’agissait strictement, pour eux, de prendre le contrôle des ressources naturelles, notamment minières, de ce territoire immense et riche, dans le cadre du dispositif impérial victorien qui culminait alors et commençait à se fissurer ostensiblement au zénith, comme un pétard de fête. Les priorités de ce conflit, court mais violent, furent strictement impériales. Chercher à en dégager la moindre dimension éthique ou humanitaire est un mensonge frontal. C’est du brigandage de barbouzes pur et simple. Une succession de crimes (meurtres, déplacement de populations, occupations et rapines), point.
  • Les Britanniques et les Boers étaient des colonialistes. Pour en rajouter une couche flibustière bien sentie, il ne faut pas chercher les petits saints, dans ce conflit. C’était clairement la guerre de la peste contre le choléra. Les Britanniques étaient les Britanniques, on les connaît bien. Le soleil ne se couche jamais sur leur ossuaire historique. Quant aux Boers, c’étaient des agriculteurs et des propriétaires terriens de souche néerlandaise, aussi rigides et fachos que leurs ennemis. Deux puissances coloniales en venaient aux mains sur le dos des populations locales africaines qui, elles, ne pouvaient que faire soldatesque de premières lignes dans les conflits de leurs deux occupants blancs, brutaux, et coloniaux (soldatesque ou pas, en fait — on évitait souvent de mettre des flingues dans les mains des Africains. On les parquait plutôt dans des camps). Vraiment: zéro partout pour les protagonistes, qui étaient tous ouvertement des racistes assumés pillant l’Afrique.
  • Le Canada était réfractaire à entrer dans cette guerre. Ce monument est situé au Carré Dorchester, à Montréal. Montréal est au Canada, je ne vous apprends pas ça. Or le Canada de Wilfrid Laurier a vécu la Guerre des Boers comme la première grande crise existentielle de son rapport à l’impérialisme britannique. La question s’est posée avec acuité, pour la toute première fois: une guerre britannique est-elle nécessairement une guerre canadienne? Le Canada d’alors n’a pas vraiment répondu oui à cette question. Il était déchiré, divisé par ce dilemme. Le clivage n’était pas seulement, comme on l’a dit souvent, entre francophones et anglophones, il était aussi entre impérialistes (pro-britanniques) et nationalistes (canadiens). Il faut donc poser la question prosaïquement, dans les termes du temps: comme notre nation ne voulait pas vraiment de cette guerre impériale extraterritoriale, qu’est ce que ce monument qui la promeut fout chez nous?
  • Une gloriole britannique sur le territoire montréalais. Je ne vous apprends pas non plus que la population de Montréal est historiquement de souche française (conquise par les Britanniques en 1760, et ouvertement occupée depuis). Planter ce vieux monument belliqueux britannique sur le sol de Montréal est donc aussi une insulte coloniale explicite aux québécois francophones, eux-mêmes. L’arrogance coloniale ici se dédouble. Tout ce Carré Dorchester est d’ailleurs cela: un ramassis hideux de statues pompeuses faisant l’apologie de l’occupant britannique sur Montréal. Son ancien nom est Square Dominion, et ça en dit long. On transforme Montréal en apologue d’un empire qu’il a subi plus qu’autre chose. Le Front de Libération du Québec, dans les années 1960-1970, dynamitait justement des monuments de ce genre, pour spectaculairement faire sentir sa critique de l’occupant britannique, tout en réduisant la casse utile au strict minimum.
  • Cruauté envers les animaux. Regardons maintenant un petit peu la statue elle-même. C’est, à sa manière, une statue équestre, indubitablement. Or, justement, on devra un jour raconter adéquatement l’histoire du cheval dans les guerres modernes. Ce fut une immense boucherie animalière innommable. Ici, l’animal est d’évidence effarouché par les explosions d’artillerie ou la mitraille de tirailleurs embusqués. Son cavalier, descendu de selle probablement à cause des anfractuosités du terrain, force la pauvre bête vers le combat. Le thème statuaire central est justement cela. L’homme volontaire menant la bête réfractaire vers sa destiné sanglante. Il n’y a évidemment, dans ce mouvement, aucune critique de ce comportement. La charge symbolique canado-britannique involontaire (traîner une rosse qui se cabre vers un combat dont elle ne veut pas), est originale et presque touchante. Mais cela ne change rien à la dimension cruelle et révoltante du premier degré figuratif de cette catastrophe d’évocation.
  • Implication de la paysannerie et du prolétariat dans les guerres bourgeoises. L’autre pauvre bête dans l’affaire, c’est le cavalier lui-même. Un demi-million de soldats britanniques, la majorité d’entre eux d’origine paysanne et prolétarienne, ont été massacrés dans ce conflit de deux ans et demi qui n’aligna jamais que 45,000 Boers. Le dédain bourgeois pour les travailleurs en armes, le gaspillage humain cynique avec lequel les classes dominantes de cette époque envoyaient le prolo au casse-pipe en le traitant comme une commodité dans ses affaires, annoncent déjà les deux terribles conflits mondiaux à venir. Pour la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile, dira, quelques années plus tard, Lénine aux travailleurs russes. Cela ne se fit pas dans le conflit que ce monument commémore. Le paysan et le prolétaire y ont servi le bourgeois jusqu’au sacrifice ultime, foutaise sanglante parfaitement inutile du point de vue de la vie civique et collective.
  • George William Hill (1862-1934), un sculpteur bellicolâtre. Le statuaire auteur de cette œuvre n’a fait que ça de sa carrière: de l’art belliqueux, des cénotaphes de guerre, des premiers ministres à chier, des statues de soldoques. On promeut donc ici l’art figuratif monumental le plus servile et le plus soumis à l’ordre établi imaginable. Rien de moderne là dedans, rien de séditieux, rien de vif. De l’art public apologue à gros grains et ronron, tellement insupportable qu’on ne le voit plus vraiment quand on circule dans nos villes. En toute impartialité, il faut admettre que cette statue équestre de 1907 est une des moins ratées de ce statuaire. En la regardant, avec l’attention requise, on se dit que ce sculpteur aurait pu faire quelque chose de son art. Il faudrait la descendre de ce socle arrogant, par contre, qui est une hideur intégrale.
  • Lord Strathcona (1820-1914), un grand bourgeois extorqueur. Notons, en point d’orgue, que ledit socle et sa statue ne sont pas dédiés au pauvre troupier anonyme qui tient son joual par la bride sous le feu, ou à ses semblables. Que non. Eux, ils ne sont que des objets. Le monument se veut une apologie lourdingue, veule et tonitruante, de ce Lord colonial canado-écossais mort en 1914 qui, lors de la Guerre des Boers, contra ouvertement les hésitations subtiles de son pays, le Canada, par ses initiatives privées fétides de rupin bouffi. Il engagea carrément un million de dollars (de 1902 — une somme mirifique) pour financer le Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians), un bataillon équestre qui alla casser du Boer pour l’Empire. Ce tycoon montréalais, politicard, négociant en fourrures, financier, magnat ferroviaire, était le grand bourgeois putride intégral, façon 19ième siècle. Et ce monument-hommage existe en fait pour lui et pour lui seul. Sans plus. Alors, la barbe.

Je crois que, par la présente, j’ai dit mes lignes de chialage fort honorablement. S’il faut se résumer, en faisant court, on dira tout simplement que cette statue équestre est une merde inique intégrale et que sa passable qualité artistique (oui, oui, elle a un assez joli mouvement et assure un traitement thématique original de son sujet, lui-même pourtant fort étroit) ne la sauvera en rien d’une pesanteur symbolique lourdement répréhensible, déplorable, bourgeoise, coloniale, meurtrière, surannée, foutue. Ce qui est dit est dit, ce qui est dénoncé est énoncé.

Faut-il pour autant la dégommer et la relocaliser dans une cours de casse. Là, d’autre part, j’ai mes difficultés. Les dégommeurs de monuments bien pensants, les abatteurs de statues larmoyants, cherchent bien souvent à effacer leur honte. Or effacer la honte c’est aussi effacer la mémoire et ça, c’est une idée hautement suspecte, qui porte souvent de fort nuisibles conséquences intellectuelles et matérielles. Non, je la laisserais là, cette commémoration d’un autre âge, comme on fait avec des arènes romaines (où il se passait pourtant fort peu de jolies choses). Simplement je placarderais devant, sur un panneau aux couleurs vives, ce que je viens tout juste de vous dire.

Il est parfaitement possible de se souvenir sans promouvoir. Et les crimes d’antan nous parlent autant que les bons coups. Il est très important de savoir qu’il fut un temps où on croyait à ces énormités-là et que ce type avec son joual, deux criminels de facto, involontairement engagés dans une absurdité stérile et sanglante de jadis, furent un jour des héros anonymes, admirés hypocritement, adulés abstraitement, financés par des exploiteurs, cerclés d’une claque impériale ronflante et de thuriféraires bourgeois gras durs, planqués, et totalement imbus de leur gros bon droit inique de voleurs et d’exploiteurs.

6 réflexions sur “Chialons en chœur contre les vieilles statues commémoratives iniques: le MONUMENT AUX HÉROS DE LA GUERRE DES BOERS (1907), à Montréal

  • Ping : Chialons en chœur contre les vieilles statues commémoratives iniques: le MONUMENT AUX HÉROS DE LA GUERRE DES BOERS (1907), à Montréal « Le Carnet d'Ysengrimus

  • 19 avril 2024 à 11 h 24 min
    Permalien

    Good Job Ysengrimus… Mais alors la, vous avez couvert intégralement le sujet…! et chuis d’accord avec vous !

    j’ajouterais pour ma part que les politiciens Québecois toute tendances confondues, et tous ces Maires et Mairesses et autre élites de la ville et ses partis politiques de pacotille en portent la responsabilité… car l’identité Québécoise Montréalaise francophone chez eux ayant toujours eu du mal a s’affirmer face aux Anglais historiquement, il serait revenu a ceux plus récents et de nos jours de soulever ces questions, comme le notres… Mais la, c’est silence Radio ! c’est un peu comme l’histoire de patriotes, qui na été dépoussiérée et sortie des placards que plus d’un siècle et demi plus tard a des fins démagogiques et politiques de Droite et a la p’tite semaine et jamais patriotiques ou d’affrmation de l’identité Québecoise ! car ici il ne s’agit pas que de complexe d’infériorité du colonisé on dirait, mais de soumission volontaire sous pretexte de ne pas froisser nos amis Anglais, alors que les Anglais d’ici eux-même et en réalité comme en toute transparence réprouvent ouvertement et presque officiellement ce passé colonial et guerrier au point d’en faire une crise d’Identité chez tout le Canada Anglais… et cette tendance ne fait que continuer par rapport aux première nations d’ici, et par rapport a plein d’autres sujets ou les Anglais sont plus courageux pour remmettre en cause et remmettre sur le tapis leur histoire de A a Z, comparé aux Québecois francophones qui carburent encore a la propagande bon enfant et aux histoires a dormir debout ne sachant toujours pas par quel bout aborder l’identité du Québec sauf a la folkloriser et l’aborder par le violon et les danses acadiennes et autres thématiques commerciales de la TV Québecoise a deux sous ! la preuve encore que les détenteurs de pouvoirs politiques se fichent de Culture, d’identité, de patriotisme et et de tous les sujets et thèmes sérieux et n’ont plus que les campagnes et discours racistes et identitaires en campagne électorales pour  »mobiliser » leur électorat au cerveau lavé eux aussi ! ils ont totalement vidé cette province de sa substance culturelle véritable, et francophone… et ce nest pas le cas des Anglais de cette province !

    bref, et s’il faut la laisser la cette statue en place a mon avis, je vous règle la question en deux minutes mon cher, il faudrait lui adjoindre au moins un grand écriteau en Bronze aussi écrit avec des lettres en cuivre qui stipule aux visiteurs et aux touristes :

    « Chers Visiteurs, nous ne sommes pas particulièrement fiers de ce symbole guerrier qu’on a jamais voulu, ni ne pensons qu’il nous représente ou représente le Québec ou Montréal ou notre forte communauté Anglaise historique du Québec, Mais si nous le gardons ici, c’est par ce que nous sommes des idiots en manque d’inspiration pour le remplacer par un autre qui soit plus parlant historiquement du passé de la ville et du square Dorchester… et car au vu de nos préocupations carrieristes et affairistes, ceci est le dernier de nos soucis, car voyez-vous, c’est toute la culture et l’identité du pays qui soient le dernier de nos soucis depuis toujours, et n’allez pas croire chers visiteurs tout ce qu’on dit a propos de Culture ou d’identité ici, ce ne sont que des marchandages electoralistes d’imbéciles de Droite racistes toutes tendances politiques confondues de chez nous ! nous vous invitons donc a admirer tout comme nous les grosses couilles du cheval en bronze et cest probablement la raison pourquoi nous aimons beaucoup cette statue en réalité ! Merci et au revoir et oubliez pas de payer votre parking !  » …:)) Un autre écriteau qui dirait la même chose en Anglais devrait prendre place a côté de celui-la ! :)))

    Ayant nullement l’intention d’offusquer nos Québecois de souche ici, je tiens simplement a leur tirer les oreilles très sévèrement et leur rappeler qu’ils ont tout fait pour transformer ce pays et ses habitants en contingent colonial et tiers-mondiste qui se repercute sur la vie de tous le jours, et sur la scène culturelle tout autant… sans oublier que tout ce qui touche a la culture profonde et véritable et authentique ici, ils ont cherché a l’embourgeoiser et en faire un patrimoine hyper élitiste qui ne concerne en réalité que des élites arrivistes et profiteuses du Québec comme on sait et ceci n’est pas prêt de changer ! Bref, ils ont tout tourné en Business en réalité et la est le grand et véritable drame du Québec !

    les Anglais eux, savent bien comment mettre en valeur leur patrimoine depuis toujours et ne crachent pas sur la culture comme font les officiels et élites Québécoises depuis toujours… et si on voulait prendre des exemple similaires a cette statue, eh bien vous n’avez qu’a regarder du côté de la peinture coloniale Anglaise foisonnante, ou encore maritime et qui même en soulevant les pires et les plus sombres périodes ou personnages des guerres coloniales et celles du génocide contre les premières nations, nhésitent pas a condamner ouvertement le thème soulevé par l’artiste, mais vous expliquent que l’Art associé a ces oeuvres n’a pas de prix et tout est fait afin qu’il quitte les collections privées pour qu’il s’expose au public, et gratuitement si possible !

    Bon, jespère avoir adréssé la chose de mon point de vue… globalement… en rajoutant que cette guerre des Boers est justement exploitée plus intelligement du côté des Hollandais qui eux aujourd’hui, ne nient pas s’être enrichi en Afrique (les Afrikaners néerlandais) sur le dos des locaux qu’ils ont massacré aussi, ne nient pas leurs traits culturels differends aussi, mais ont acqui on dirait une conscience plus apaisée et plus engagée a vouloir réparer le torts subis aux sud-africains… contrairement aux Anglais Canadiens qui eux, a l’Instar des Anglais de l’Afrique du sud, ou d’Australie et de tout le commonwealth, ont gardé la même arrogance et déni des crimes de leurs ancêtres du côté de leurs conervateurs compléxés (et pas du côté de leurs générations plus ouvertes, ou a gauche ou soixante-huitards)…

    Yallah bye ! et Merci pour le billet !

    Répondre
  • 19 avril 2024 à 12 h 36 min
    Permalien

    De même, pour ces mêmes élites Québécoises soit féodales, soit arrivistes de Droite et toutes les deux corrompues encore, cherchent depuis un bout a occulter les exactions contre les premières nations par des Québécois depuis Champlain et par les colonnies françaises successives, et espèrent encore brouiller les cartes et promouvoir que les francophones sont toujours été des anges coloniaux, des génies et des bienfaiteurs sur cette terre d’Amérique et des bâtisseurs qui ont amené la civilistion et le progrès aux  »sauvageons » de tout poil, alors qu’il y en a qui les laissaient crever de froid et de faim le plus souvent en toute indifférence et préféraient se cacher derrière les exactions des Anglais tout le temps ! une propagande sordide qui vise aussi a innocenter leglise catholique française de tous le crimes qu’elle a commis pas seulement a l’egard des première nations mais aussi a l’égard des colons Français et la société Française établie ici sur place, tout comme les histoires de commerce de fourrures qu’on présente encore comme de gentils comptoirs de traite et de troc d’egal a egal avec les premières nations…avec de très honnêtes et très intègres et gentils commerçants Français du Québec a la tête de ces commerces qui se soient très vite transformé en empires d’ailleurs, et que les Anglais vont rafler en les rachetant …!

    Pour l’anecdote, je vous jure Ysengrimus, j’ai une fois vu une annonce d’emploi (je vous parle d’il y a perpette lorsque j’étais plus jeune) qui disait, recherchons Directeur général de musée a Montréal, qualifications : franchement pas grand chose sauf des connaissances culturelles et de gestion de personnel, et qui payait six chiffres déja a l’époque…. alors, même en comprenant que c’était une autre de ces annonces fictives affichées uniquement pour être conforme avec le code d’éthique de l’organisation, car le poste s’il est véritablement ouvert, il est déja reservé aux petits namis, je décide donc de postuler juste pour les faire chier, j’ajuste mon CV en fonction donc, et comme ils exigeaient une lettre de motivation, j’ai écrit la lettre de motivation très propre et présentable mais jai rajouté a la fin un truc du genre :  »Je suis parfaitement conscient que vous n’irez pas recruter un type avec un nom de bougnoul et je vous met au défi de me contredire en m’accordant justement une entrevue et la chance de défendre ma candidature…et vous prouver que j’ai les capacités et les compétences pour transformer ce musée en un lieu incontournable autant pour les viiteurs intéréssés a lart quaux touristes, les étudiants et les profils académiques tout autant, et en doublant ou triplant le chiffre d’affaires saisonnier ou annuel »… :))))… mais je gages que ma lettre a été jetée et même pas lue a la simple lecture de mon nom… ou alors car le candidat ou candidate au poste était déja dans les vestiaire ou alors deja en poste lorsqu’ils postaient cette merde… (comme très souvent)…:)))

    la chappe de plomb enfin qu’exercent ces élites corrompues du québec sur cette province et ses habitants mon cher, autant que le déni de la culture, de la mise en valeur de l’identité, la mise en valeur de l’histoire aussi, et le remplacement de tout ceci par la propagande a deux sous et bon enfant toujours promue comme  »signature officielle québécoise francophone », sont en réalité la conséquence comme jai dit plus haut du business et des rapports exclusivements mercantiles, electotalistes, et petits calculateurs de tous ces enfoirés qui dégagent des profits énormes sous la forme de subventions quelconques et autre passe droits qu’ils pasent leur vie a traire de la grosse vache a lait de l’état Québécois et directement dans la poche du contribuable en plus ! des affamés je vous dis… et après, ils nousl les montrent a la télé comme des aristocrates et des grands bourgeois sirotant leur vins rares italiens ou Français a chaque fois et prenant des airs d’intello… de basse cours comme des poulets baladi et autres dindons sauvages qui caquettent, glouglouttent et éclatent de rire et sont si heureux de nous montrer leur arrivisme de pequenots provinciaux a deux sous ! :)))) lol

    Répondre
  • 19 avril 2024 à 13 h 45 min
    Permalien

    et une liste de 10 statues controversées du Québec comprenant aussi bien des Québécois que des Anglophones, liste dressée par le torchon  »le journal de Montréal » lorsqu’ils veulent faire semblant qu’ils font du vrai journalisme parfois… sans s’éloigner de leur sensationnalisme a deux sous :)) …

    https://www.journaldemontreal.com/2020/09/01/10statues-qui-ne-font-pas-lunanimite-dans-la-province

    Attention a la pub aussi, leur torchon est souvent illisible a force de pubs et de pop ups qui harcèlent leur lecteurs…. (raison pour laquelle, j’ouvre jamais ce journal en ligne… ) et s’ils le pouvaient, ils nous enverraient sur la tronche aussi le caca marron et en gelée très frais de richard martineau et leur autres caca chroniqueurs aussi a travers nos écrans et a travers des jets incorporés a nos telephones portables ou nos ordinateurs si cela était possible ! :))) …lol

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *