SUR LE MOUVEMENT DES POLICIERS…

Recherche menée par Robert Gil

crsInsolites, les manifestations policières d’il y a un an. Des manifestations interdites, sous des capuches et à visages cachés, c’est osé, car c’est exactement ce qui avaient reproché à des jeunes dans les manifestations contre la loi travail il y a quelques semaines… Insolite aussi la compréhension de ces médias qui nous parlent de la « colère » des policiers, de leur mal-être, de leur peur, alors qu’au printemps dernier, il était plus difficile d’y faire entendre la colère des cheminots ou des éboueurs… contre les violences policières ! Il semble donc difficile d’avoir de la compassion pour une corporation qui, il y a peu, frappait et gazait des dizaines de milliers de manifestants, allant parfois jusqu’à blesser ou défigurer certains d’entre nous.

Mais il faut comprendre ce qui est train de se jouer sous nos yeux. Ces dernières années, plusieurs policiers ont été agressés ou blessés, dont un de Viry-Châtillon est dans un état très grave, à l’évidence victimes d’attaques de personnes liées à la grande délinquance ou même au banditisme. Le malaise et le ras-le-bol sont donc réels, et nous ne sommes pas indifférents à ce qui se passe. Nous vivons dans une société de plus en plus violente: quartiers sinistrés, populations exclues par le chômage de masse, personnes qui sombrent dans la pauvreté. Et en partie liée à cette situation, une délinquance qui se développe avec son cortège de trafics, de violences, etc.

Pour y faire face, les policiers demandent aujourd’hui des moyens supplémentaires : plus d’effectifs et plus d’armes, pour se protéger et pour mieux réprimer… Mais ils ne semblent pas comprendre – ou ne le veulent pas – que plus de moyens pour réprimer est totalement inutile, et même contre-productif. Car la violence de cette répression se retourne souvent contre eux et contribue à une escalade violente, voire meurtrière. L’intérêt des policiers, en tant qu’individus, devrait être de manifester pour plus d’éducateurs, plus d’enseignants, plus de services publics, contre les licenciements et le chômage, contre l’état d’urgence, pour plus de social et moins de pénal.

S’ils étaient moins aveuglés par des syndicats de droite ou d’extrême droite, leurs revendications, plus constructives, les couperaient moins de l’ensemble de la population. A l’inverse, dans cette mobilisation, ils s’enfoncent dans leurs difficultés par une fuite en avant réactionnaire. L’urgence est bien d’en sortir en imposant des mesures sociales.

 Philippe POUTOU

2 réflexions sur “SUR LE MOUVEMENT DES POLICIERS…

  • 28 octobre 2018 à 13 h 10 min
    Permalien

    Ce n’est pas en  »eduquant » socialement les jeunes et en étant plus armés que les policiers arriveront a qq chose. Quelle utopie !
    En attendant que votre reve de bisounours se realise…ces agents continuerons de se faire gravement agresser par des individus dangereux qui ne comprennent (hélas) que l’exemplarité et ne craignent que la violence et les balles.
    Bienvenue dans le vrai monde.

    Répondre
  • 3 mars 2024 à 3 h 30 min
    Permalien

    Malheureusement pour notre population, ce sont devenus, des tueurs, oui, ces gens tuent maintenant impunément et ne le sont absolument pas en retour, c’est peanuts chez-nous, à peu près, dans les bilans exceptionnels, à peine une dizaine quand il y a eu un évènement marquant dans l’année, chose rare,, plus généralement, ce sont trois ou quatre, et encore, c’est bien souvent dû, à un fait routier.
    Comme à chaque fois on incrimine le ou les personnes poursuivies au lieu du conducteur lui-même, le traitement émotionnel inégalitaire de ces fonctionnaires plus là pour protéger le crime organisé dans les fonctions de prestige que pour nettoyer le pays de ses vrais malfaiteurs, ceux qui les dirigent, effectivement, la compassion des benêts que les médias arrivent encore à émouvoir à propos de gens qui ne montreraient aucune pitié à tirer à balles réelles sur leurs compatriotes s’ils en recevaient l’ordre, provoque leur exclusion d’une assimilation à des frères et sœurs de misère.
    Même si le taux de suicide est élevé dans leur profession, ça ne devrait pas et ne doit pas être un élément de compassion envers eux, non, au contraire, c’est un élément d’appréciation sur le profil psychologique plutôt faiblard qui semble être celui recherché.
    En Amérique c’est pas pareil, c’est une vraie vénerie populaire, avec un prélèvement moyen de 80 têtes par an, non, là respect, à moyens égaux, la donne est plus pareille, partir de chez-soi le matin là-bas pour aller faire flic, c’est nettement pas aussi planplan que chez-nous.
    Les risques de finir sur une table d’autopsie sont quand même, bien plus élevés qu’ici, donc, désolé, il y a encore cinq ans, jamais je n’aurai jamais cru tenir un tel propos à leur sujet, mais la banalisation de leurs meurtres m’écœure.
    Leurs tueries sont inutiles, viendra un moment ou ces bêtes hommes et femmes qu’on fait fauves envers leurs citoyens le regretteront, c’est sûr.

    Ces gens ont perdu en quelques années l’affection populaire qu’ils avaient depuis des générations, qu’il y a-t-il d’anomal à ce que parfois l’un d’entre-eux soit victime de sa profession, les pompiers et bien d’autres corps de métiers tous aussi dévoués au service de la population et qui ont un bilan mortel annuel bien plus conséquent que ces planqués-là, on en fait pas tout ce foin, là ce sont les risques du métier que la modique prime mensuelle qu’ils perçoivent, est là pour rappeler aux personnels la dangerosité de leurs métiers.

    Il faut à notre époque, toujours dénoncer cet aplaventrisme plumitif qui soi-disant pour conspuer ou dénoncer une situation, se croit obligé de nous faire l’accompagner dans sa reptation.
    La proximité policière avec le public est perdue, parce que des abrutis veulent des robocops à la place d’effectifs capables de collaborer avec leurs citoyens à résoudre les problèmes, car, c’est là que les choses sont totalement catastrophiques pour cette fonction, puisqu’on constate que leurs effectifs augmentent constamment, aussi la masse salariale, les moyens aussi augmentent, mais que leur taux d’élucidation des affaires, quand il ne stagne pas, il régresse.
    Donc, ils ne rendent pas à la population le service attendu, et dû.
    Bien sûr, comme souvent en France, ce sont les syndicats qui font la politique nationale, le pantomime ministériel n’étant là que pour donner au public, l’illusion d’un pays qui marche, or, la réalité n’est pas celle-là.
    Nous le savons bien, mais l’admettre est au-dessus de la force des gens qui se disent informés, alors les autres…

    La délinquance du quotidien qui tracasse tout le monde n’a rien à craindre, avec un taux d’élucidation de 20% des affaires, on est loin du niveau de performance en droit d’être attendu par les citoyens.
    Quant aux crimes, soyons sérieux, ce sont des bras cassés, car la majorité des crimes en France, sont intra-familiaux, donc, c’est pas bien difficile, mais, avec un taux de résolution dans ce domaine d’à peine plus de 60%, c’est effrayant de comprendre la médiocrité à laquelle nous sommes tous confrontés, si la délinquance un jour venait à s’envenimer pour nous et que les cambriolages devenaient meurtriers ou qu’une épidémie de tueurs en série se déclarait, nous n’avons aucun rempart contre ça.
    Ces gens ne cessent de vous raconter que notre société se violente, mais c’est faux, au contraire, c’est l’excuse qu’ils se donnent pour, eux, devenir plus violent envers nous, encore une fois, c’est une aliénation à un mensonge professé en tant que vérité dite à l’envers.
    Oui! La société est plus violente, mais, de leurs seuls faits.

    En vérité, ils s’en foutent complètement du traitement et du taux d’élucidation des affaires, nos manipulateurs, tout est fait pour esbroufer l’opinion, c’est un consortium arnaqueur qui s’emploie à nous faire croire l’ancien pays France, encore existant alors que c’est faux, raisons pour lesquelles ces gens se tiennent tous par la barbiche et qu’ils ne sont bons que dans la répression des colères populaires.
    Nos compatriotes ne comprennent pas ou refusent absolument d’admettre que c’est un succédané de France dans lequel ils vivent aujourd’hui.
    Ces gens croient bêtement, que ce qui existait encore ou était valable dans les années 90, perdure encore, malheureux, tout est du toc!
    Ouais, Macron par-ci, Macron par-là, Macron a dit, veut faire, bla-bla-bla…
    Que dalle!
    C’est un pays en carton dans lequel on vit, cette soi-disant la menace nucléaire de l’Europe, ils se marrent bien en Russie et ailleurs, ils savent eux, c’est pourquoi ils font tranquillement, ce qu’ils ont à faire, sans paniquer, parce qu’ils savent que s’ils lâchent le morceau, on va s’entretuer entre nous, donc, pourquoi ils s’affoleraient, ils savent qu’on est déjà morts, c’est nous qui l’ignorons ça.

    Il n’ont même pas le sens de la plastique pour donner aux choses qu’ils ont dérobées et substituées par de la rocaille, l’illusion du vrai, c’est pathologiquement les victimes dépossédées qui refusent leur sort.
    C’est malheureux d’avoir à admettre qu’un gars comme Poutou, soit c’est un grand naïf, moi j’y crois pas, soit c’est un remarquable acteur qui, même s’il se cantonne à des figurations dans cette effroyable dramaturgie, a su élever son niveau de prestation de jeu tellement haut, qu’on pourrait dire de lui, qu’il sait chopper les mouches avec du vinaigre, le gars.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *