Tourisme non-empirique dans le Vieux Québec

YSENGRIMUS —  Cet article est disponible en anglais, en italien et en espagnole :
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La question du tourisme non-empirique gagne en importance. De quoi s’agit-il? Mazette, du contraire du tourisme empirique, quoi d’autre? Le tourisme empirique veut voir quelque chose. Un monument. Une cataracte. Le Mont Fuji-Yama. La Tour Eiffel. Le tourisme empirique revendique un objet monumental, se l’approprie, le photographie, s’en amuse. Puis, il partage ultérieurement l’émotion qui en émane. On connaît amplement la chanson.

Le tourisme non-empirique, lui, va plutôt se retrouver sur un espace où un événement historique important a eu lieu… mais il n’y a plus rien à voir. Il faut alors s’investir mentalement de la charge historique et/ou de connaissance qui amène à ressentir l’importance du lieu et du moment, tout en renonçant à voir de grandes choses sans abandonner pour autant l’émotion touristique. Une de mes amies s’est rendue autrefois sur le site d’une importante bataille de la Guerre de Sécession. Elle n’a vu que des grands arbres en périphérie d’un beau champ ordinaire. Elle s’est dit, en toute simplicité: C’était ici. Je ne vois plus rien mais je sens l’importance historique de cet espace. Puis, un peu par hasard, elle s’est mise à farfouiller dans le sol et elle a trouvé des cartouches de carabines de 1862. Des cartouches de pierre. Le sol de ce champ en était truffé. Elle m’en a même ramenée une en souvenir. Moment suave. Son expérience de tourisme non-empirique est redevenue subitement empirique, de la façon la plus insolite possible, grâce à ces petits objets inattendus. L’éternel retour du concret.

Arrivons-en au Vieux Québec. Me voici en compagnie de Madeleine Riopelle (nom fictif), dans la portion intérieure de la petite ville fortifiée. Madeleine n’aime pas trop le tourisme conventionnel. Elle trouve d’ailleurs Québec un peu pas mal submergée et ravaudée par le surtourisme. Elle est parfaitement ouverte à l’idée de l’expérience du tourisme non-empirique. Dans cet état d’esprit de saine curiosité, nous allons investir six espaces.

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La chapelle Notre-Dame des Victoires tout au fond de la Place Royale. Photo: Madeleine Riopelle

1- La chapelle Notre-Dame des Victoires. Nous nous rendons dans la Basse-Ville, sur la Place Royale. La petite chapelle, toute neuve, toute coquette, toute pimpante continue de se laisser regarder ombrageusement par le buste de Louis XIV, fort tonique, lui aussi. Je m’évertue à évoquer les bombardements, au dix-huitième siècle, de cet espace par les navires des bostonnais de Nouvelle-Angleterre depuis le fleuve qui, lui, n’est plus visible aujourd’hui sur la Place Royale, car il est désormais caché par les pans des jolis pâtés de maisons. Mais, dis-je à Madeleine, vous vous doutez bien que je ne vous ai pas amenée ici pour vous parler d’une petite chapelle démolie par des boulets de canons anglais et dix ou douze fois réparée ou reconstruite depuis. Non, non, l’intérêt non-empirique du moment présent réside dans le fait que la susdite petite chapelle Notre-Dame des Victoires se trouve sur le site exact de la toute première Abitation de Samuel de Champlain. Vous respirez en ce moment le même air (enfin, pas vraiment, mais on se comprend) que les tous premiers Français établis dans les Amériques. Madeleine prend une grande respiration et regarde subitement la petite chapelle avec plus d’attention, même si son secret profond n’est toujours pas perceptible.

Trace langagière restituant explicitement. le non-empirique enfouis. Photo: Madeleine Riopelle

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Le restaurant Aux anciens canadiens. Photo: Madeleine Riopelle

2- Le restaurant Aux anciens canadiens. Il ne s’agit pas d’y manger mais de simplement le voir, sur la rue Saint-Louis. La réputation architecturale française du Vieux Québec est largement surfaite. Depuis 1760, l’occupant britannique a considérablement reformaté la disquette Vieux Québec. Tant et tant que, même s’il ne faut pas le dire trop fort, le Vieux Québec ressemble beaucoup plus au Vieux Boston qu’à je ne sais quelle petite ville provinciale française. De fait, des maisons datant du Régime Français, il n’y en a plus tant que ça intra-muros. Le restaurant Aux anciens canadiens est justement une d’entre elles. L’expérience non-empirique consiste donc ici à découvrir la Maison Jacquet (1677) dans laquelle est aménagé ce resto fin et, à travers elle, l’architecture inattendue et secrètement distinctive des maisons québéciennes du fond français disparu du Vieux Québec.

Trace langagière restituant explicitement. le non-empirique enfouis. Photo: Madeleine Riopelle

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L’Escalier Casse-Cou vu depuis la Rue du petit Champlain. Photo: Madeleine Riopelle

3- L’Escalier Casse-Cou. Un élément capital de l’expérience mentale en tourisme non-empirique, c’est la prise de contact avec l’objet culturel à haute charge symbolique. Le cas suprême et extrême en la matière, dans la culture touristique occidentale, reste le Manneken-Pis. Cette statue d’un petit babi qui fait pipi située à Bruxelles (Belgique) est le paradoxe culturel par excellence. Elle dispose en effet d’un prestige symbolique planétaire alors qu’elle fait deux pieds de haut et n’est pas installée selon une configuration bien précise, ou esthétiquement significative. Avec Manneken-Pis, on dira que l’expérience de tourisme non-empirique réside dans le prestige symbolique immense et immatériel d’un zinzin exempt de la moindre stature monumentale perceptible. À son échelle, le Vieux Québec va nous donner à découvrir un problème analogue, avec deux de ses escaliers. Dans la Côte de la Montagne, long dénivelé incurvé qui descend vers la Basse-Ville, on croise deux escaliers extérieurs distincts. L’Escalier Frontenac est magnifique, somptueux mais sobre, victorien d’allure, tout de fer forgé. Dans sa splendeur vieillotte, il se raccorde joliment à la Côte de la Montagne et nous fait monter vers la spectaculaire Terrasse Dufferin. Plus bas, sur la Côte de la Montagne toujours, l’Escalier Casse-Cou nous fait, lui, descendre vers la Rue du Petit Champlain. La comparaison —la comparaison empirique— de ces deux escaliers est indubitable. Visuellement, Frontenac est plus majestueux et élégant que Casse-Cou, qui est en pierres et ciment gnagnan et parfaitement ordinaire. Frontenac vole et semble flotter, par paliers, au dessus de nous, parmi les arbres. Casse-Cou est engoncé dans son quartier et il descend, tout simplement. Mais, au plan non-empirique (entendre ici: au plan culturel et symbolique), Casse-Cou l’emporte en prestige haut la main sur Frontenac. L’Escalier Frontenac, personne sait c’est quoi alors que l’Escalier Casse-Cou du Vieux Québec est renommé dans toute l’Amérique Française. J’irais même jusqu’à dire sans vaciller que l’Escalier Casse-Cou, c’est rien de moins que le Manneken-Pis du Vieux Québec.

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Là où les eaux sont larges (vue depuis la Terrasse Dufferin). Photo: Madeleine Riopelle

4- La Terrasse Dufferin. Même le beau, le grandiose et le panoramique peuvent discrètement cacher leur imperceptible contraire non-empirique. Madeleine monte donc l’Escalier Frontenac sans s’essouffler (contrairement à moi) et se retrouve sur la Terrasse Dufferin, magnifique promenade de bois massif faisant belvédère. Elle aperçoit le fleuve gigantesque se déployant immensément par delà la portion est de la terrasse. Puis elle observe le fleuve plus étroit sur son versant sud, en le rebroussant empiriquement vers l’ouest. La vue est grandiose et la charge monumentale est dense et sublime. Du beau tourisme rétinien comme on l’aime. Et pourtant, ce qui se joue ici est crucialement non-empirique. En effet ce qui se déploie sous nos yeux est, de fait, linguistique autant que perceptuel. La motivation du nom même de la ville de Québec est en train de frapper nos sens. Québec viendrait d’un mot iroquoien qui signifie «l’endroit où les eaux se resserrent». On voit donc justement, là, devant nous, en contrebas majestueux, l’endroit où les eaux se resserrent devant Québec. Le dénommé se transpose calmement au niveau du constaté… Voici Québec, au plan de l’étymologie et de l’histoire, rehaussé dans la superficialité empirique du fait géographique qui, sans nous, aurait ébloui sans plus, et surtout sans livrer son secret le plus suave. Vous voulez finir par aller voir ce fleuve de plus près, chère Madeleine. Eh bien, descendez… tel est le second étymon possible (montagnais, celui-là) pour Québec… l’endroit où il faut descendre de sa barque.

Là où les eaux se resserrent (vue depuis la Terrasse Dufferin). Photo: Madeleine Riopelle

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5- La Place de Paris. Le tourisme non-empirique n’est pas toujours soigneusement planifié. Il s’en faut d’une marge. Parfois il résulte, au contraire, de catastrophes perceptuelles imprévues. C’est ce qui advient lorsque j’amène Madeleine voir la Place de Paris. Je veux absolument lui montrer la sculpture non-figurative Dialogue avec l’Histoire de Jean-Pierre Raynaud. J’affirme haut et fort que l’axe du cube par rapport à l’axe du parallélépipède de la statue, sur la petite place, correspond à l’axe du corps du Château Frontenac par rapport à son rempart, au sommet du promontoire. Vue du bord du fleuve, la statue apparaît donc comme une sensible abstraction-dialogue de son formalisme épuré avec l’immense hôtel-château au sommet du Cap Diamant. Eh bien, patatras, catastrophe empirique majeure. La statue Dialogue avec l’Histoire a tout simplement disparu de la Place de Paris. Elle a été détruite par les autorités québéciennes (vous avez bien lu) qui s’apprêtent à réaménager la susdite petite place. Une copie amplifiée de ladite statue, intitulée Autoportrait se retrouve, nous dit-on, devant le Grand Théâtre de Québec. Effondrement de l’affect. Tout mon échafaudage hypothético-non-empirique s’en trouve implicitement intégralement démantibulé. Cuisante contrariété. Nous n’irons pas. Trop loin, trop chiant et je me sens comme si je venais de recevoir cette statue directement sur la tête. Madeleine, qui, c’est bien le cas de la dire, n’a rien vu, écoute patiemment mes explications et extrapolations hagardes mais j’ai bien peur que, sur ce coup là, le non-empirique (criant ici — la petite place en rénovation est intégralement vide) ne se soit un peu perdu dans le non cohérent.

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6- La Porte Saint Jean. Rassurons-nous, elle, elle n’a pas bougé de son emplacement, au bout de la Rue Saint-Jean. En descendant cette dernière, je m’abandonne à réciter à Madeleine une portion de la magnifique chanson de Gilles Vigneault, La Rue Saint-Jean:

En descendant la rue Saint-Jean
J’ai rencontré mon père
Qui s’en allait sur son chemin de terre
Et moi sur ton ciment
Et moi sur mon ciment
Levé ma main pour l’arrêter
Mais il ne me vit guère
M’a doucement fait signe de me taire
Moi qui voulais parler
Moi qui voulais parler
Il a traversé le village
Et moi la ville en même temps
Perdu ni son pas ni son âge
Je n’en pourrais pas dire autant…

Un magnifique moment de rencontre non-empirique entre les générations, que cette belle chanson vignaltienne. Nous voici donc devant la Porte Saint Jean. Photographie. Clic. Clac. Une certitude empirique, une, enfin… Voire… Nouvelle manifestation des limites de l’empirique, en fait, si nécessaire. Porte française des murailles françaises de Québec, dirions-nous. Saint-Jean, je vous demande un peu. Eh bien, non. Oh que non. Notre civilisation québécoise nous impose derechef une autre de ses fichues observations (on goûtera le mot) non-empiriques: les murs français de Québec n’existent plus, eux non plus. Ils ont été soigneusement démolis par l’occupant, tout de suite après la Conquête, pour bien affirmer le statut de ville ouverte de l’ancienne capitale coloniale. La muraille actuelle fut construite par les Britanniques eux-mêmes circa 1775, qui craignaient la Révolution Américaine… eh oui… Oubliez ça, Québec, ville fortifiée française des Amériques. Rien n’est vraiment comme nous le suggèrent les apparences… et leur principal thuriféraire local: le tourisme superficiel, toc, empirique. Nous tentons toujours de fuir ce dernier, Madeleine et moi, à la terrasse d’un faux café français type, fort convainquant au demeurant… et dont nous tairons pudiquement le nom, justement pour les sauver encore un petit peu, ces fameuses apparences…

La Porte Saint Jean. Empirique? Voire… Photo: Madeleine Riopelle

12 réflexions sur “Tourisme non-empirique dans le Vieux Québec

  • 23 août 2019 à 13 h 56 min
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    Vous nous le confirmez magistralement, le petit espace du Vieux Québec est un bibelot, une pacotille, une verroterie. Circulez, il n’y a rien a voir, sauf pour les non-empiristes ysengrimusiens, naturellement.
    L’âme de cette ville charmante et originale est ailleurs. Dans ses quartiers hors-remparts, notamment…

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  • 23 août 2019 à 16 h 08 min
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    Billet joliment écrit, invitant à l’escapade et franchement révélateur de cette vision empirique du tourisme un peu partout sur la planète et pas qu’à Québec ! je dirais que pour ressentir et voir du non empirique dans le même coin, il manque une balade en barques ou petits bateaux français sur le fleuve, et tout simplement une reproduction à l’original des maisonnettes françaises du coin, sur le bord du fleuve, une espèce de circuit fluvial et sentiers terrestres qui réitèrent l’histoire ! tout comme partout dans la Montérégie et autour du lac Champlain, ou les lieux, les sentiers et les demeures à l’ancienne ou les patriotes Québécois des années 1830 ont pu emprunter des centaines de fois, se réunir, se battre, et mourir en héros ont tous presque disparu à jamais ! curieuse façon de célébrer les patriotes en leur dédiant quelques babioles et monuments presque insignifiants ! et c’est dire que tourisme signifie souvent à nos chers gouvernants affaires, business, immobilier de luxe, gîtes champêtres uniquement…et surtout taxes, impôts, et vérificateurs inquisiteurs inspecteurs de tiroirs-caisse et de recettes ! et gare aux  »fraudeurs », l’impôt sur le pourboire est une invention bien de  »chez nous » ici au Québec, et bientôt ils vont former des inspecteurs pour inspecter nos poubelles, nous passer aux rayons X et inspecter nos  »rejets organiques » solides et liquides ! afin de comparer à nos dépenses bancaires, notre revenu et ainsi de suite ! pas étonnant qu’il n’y ai plus que les tiques, les moustiques, et les bêtes vampiriques qui fassent du tourisme empirique et se la coulent douce par ici ! :))))

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  • Ping : Tourisme non-empirique dans le Vieux Québec « Le Carnet d'Ysengrimus

  • 30 juin 2023 à 10 h 05 min
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    Un bel exemple de tourisme non-empirique. Un haut relief esquinté de la Maison des Atlantes nous mène vers le mystérieux premier pestiféré de Niort (1603).

    Merci pour le lien.

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  • 30 juin 2023 à 14 h 24 min
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    Magnifique petite Vidéo ! j’adore ! ….

    Félicitations Monsieur Cousin pour avoir mis au monde une fille aussi pétillante d’intelligence, d’humilité et de Culture ! …et aussi Mignonne aussi… avec tous mes respects !

    Je me suis abonné ! :)))

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    • 1 juillet 2023 à 0 h 24 min
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      Bonjour Sam. Merci pour l’abonnement !
      Voilà l’équipe qui tourne ces vidéos, mon fils et sa compagne, quand les filles ne s’en mêlent pas….
      https://niortinfo.media/niort-passion-videos-histoire/
      Oui, Niort est « chargée d’histoire » : à quelques centaines de mètres du Logis de l’Hercule, une plaque attire le regard : ici est née Françoise d’Aubigné, qui devint plus tard la seconde épouse (après le décès de Marie-Thérèse d’Autriche) de Louis XIV. La série de mon fils en parle, d’ailleurs, à l’occasion de la visite du château de Mursay, qui fut la propriété du grand-père de cette dame, Agrippa d’Aubigné, poète célèbre du XVIe siècle (par sa grande fresque en vers « Les Tragiques »), et ami intime de celui qui allait devenir Henri IV. Sauf que lui refusa d’abjurer la religion protestante.

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      • 1 juillet 2023 à 18 h 28 min
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        Oups désolé, j’ai mal lu, c’est votre fils qui filme, et donc celle qu’on voit est sa femme ! …. il a bien choisi et félicitations alors pour le travail de qualité qu’ils font tous les deux !

        Je continue d’encourager quiconque a souscrire a leur chaine, s’y abonner et peser like !

        Merci Jean-Claude ! :)))

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      • 1 juillet 2023 à 19 h 06 min
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        Je viens de lire l’interview faite avec le coupe (Votre fils et sa campagne) et je les trouve franchement hyper bons ! des Pro en plus car leur vidéos sont courtes et efficaces et bien tournées ! et puis quelle chance de vivre dans un cadre pareil, on dirait le Paradis ! :)))

        Moi, c’est cette France la qui me fait rêver depuis toujours, j’en suis tellement frustré de ne pas y avoir vécu pour la découvrir, la visiter…. j’ai été 200 kilomètres plus au nord de chez vous, l’axe Paris, Angers, Nantes que je faisait en plus en TGV car j’avais pas le temps pour rencontrer mon ex copine que je venais visiter de Belgique ! :)))) et puis j’ai fait la Bretagne aussi…. et j’ai manqué beaucoup, beaucoup d’endroits sympas en France, a tel point que lorsque j’étais jeune, je disait a un ami qui travaille en France, je joues au loto au Canada, si jamais je tire le gros lot, c’est même pas la peine de me demander ou j’irais, c’est en France ! :))))

        Félicitations pour votre beau garçon, et sa jolie campagne, pour ce qu’ils font de leur tête et leur temps libre, et pas comme certains en France qui soient rivés sur leur écrans pour se radicaliser vis a vis de Poutine ou des guerres qui ne le concernent pas ! la France est probablement l’un des derniers pays au monde qui offre un cadre de liberté extraordinaire a sa jeunesse, un cadre culturel aussi, et de savoir, qui n’existe presque nulle part ailleurs en Europe ou en occident ! avec la nature, la mer, la campagne de toute beauté, les montagnes, le massif central, et la côte d’azur et j’en passe ! ….. et dire qu’il y a des Français qui s’acharnent sur des Ukrainiens qui n’ont rien de tout ça, juste la steppe, la vase et la boue et la mer noire avec des plages au sable noir si toute fois ils y ont accès…et plus maintenant ! bref..

        Merci encore pour ce clin d’oeil a Niort…. Si je suis chanceux et que j’ailles en France encore en vacances, ça fait une éternité que je n’y ai plus remis les pieds, qui sait, j’irais faire un tour sur les routes et a Niort avant d’aller a la rochelle ou a Bordeaux :))))

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        • 2 juillet 2023 à 0 h 48 min
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          Bon j’ai tout de même pas mal roulé en France…. longé son littoral du Nord au sud, et pas que son littoral, j’ai y ai vu du pays aussi…. c’est l’un des butins de ma jeunesse en tant qu’étudiant, et j’y ai bossé aussi quelques mois, après mes études…. et ce qui m’a frappé, et m’a plu, toute la diversité du pays, pendant que Paris, j’y allait depuis toujours et depuis ma tendre jeunesse…. je me disait, naïf encore a l’époque  »qu’est ce qu’ils sont cons ces Parisiens, avec de si beaux immeubles haussmanniens, ils adorent aller vivre dans les immeubles de béton, le jour ou je décrocherais un bon job, je m’achèterais au moins deux apparts de 200 meres carré minimum, et j’y mènerais la belle vie… »:)), il faut dire que j’avais des copains bourgeois ou proches, qui vivait la dedans, et dans des arrondissements luxueux de Paris, et je trouvais soudain la vie d’appart magnifique, sans savoir ce qu’il en coûtait vraiment ! :)))

          Mon coin préféré de la France demeure toutefois le sud et la Provence, proche de la Mer…et de l’Italie ! :))) un prolo avec des goûts de luxe quoi !

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  • 30 juin 2023 à 14 h 38 min
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    Très Jolie et très paisible cette Commune de Niort …que je ne connaissait pas du tout ! Je viens de visionner une autre vidéo appelée : La place de la Brèche …. et je visionnerais d’autres c’est certain ! Niort semble être un haut lieu de culture et chargée d’histoire !

    J’exhorte les lecteurs a encourager cette Chaine Youtube : Niort City and Cie

    https://www.youtube.com/@niortcityandcie5525/videos

    N’oubliez pas de vous abonner a la Chaine en cliquant sur S’abonnner, et de cliquer sur Like ! :)))

    Dépaysement garanti ! et petit plongeon dans la France paisible et riche en culture qu’on aime ! :)))

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  • 30 juin 2023 à 20 h 07 min
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    Il y a de ça des années, j’étais a Ottawa chez un ami un vendredi soir et j’y suis resté pour la fin de semaine, Samedi au matin, je décide de prendre ses filles qui s’ennuiaient et se disputaient entre elles en plein hiver, au musée des Civilisations de Gatineau…. histoire que je puisse le découvrir moi aussi…. bref, le bâtiment est imposant et l’Architecture originale aussi, l’entrée coûte tout de même pas mal de sous pour une grosse famille, qui explique sans doute pourquoi il est désert et sans vie …. Nous étions cette journée-la probablement 4 familles a tout casser a se balader dans ce lieu immense et mal foutu !

    Mal foutu, parce que l’art Amérindien des premières Nations d’Amérique du Nord y est disposé comme de la déco bourgeoise d’un riche Colon blanc, et non pas comme les objets vivants d’une culture vivante qui existe encore en dehors du musée ! car justement, on a l’impression que ces  »indiens » n’existent plus, ils ont disparu il y a des siècles…d’une certaine manière… même si la plus grosse deception viendra d’ailleurs, certains objets, des objets d’Artisanat ou des objets imposants et gros, sont fraichement exécutés et ne sont nullement anciens, ou alors fraichement retapés et réparés et on voit le vernis brillant dessus parfois ! bref, on a face a certains objets l’air d’avoir été Arnaqué, et tout ce qui est exposé y est sans vie, sans thèmes historiques précis, il n’y a pas des classifications par tribus et origines, la géographie n’est pas présente non plus pour nous expliquer tout ça ! on a l’air de tourner dans un grand bazar, comme les boutiques du Vieux Montréal qui vendent des peaux d’ours et des petits ours en pierre de déco, une fortune aux touristes ! :)))… bien entendu il y avait la possibilité de prendre un guide a l’avance, mais sur place, j’ai vite flairé l’inutilité de la chose et le coût exorbitant ! il ou elle ne nous aurait rien appris d’autre que ce qui était inscrit sur les pancartes !

    Et si vous demandez aux politiciens et aux autorités de la ville combien leur coûte ce bazar, ils vous diront une fortune chaque année…sûrement ! bienvenu dans monde terne, ennuyeux, insipide et emmerdant des fonctionnaires, de l’administration qui organise et finance les musées et le tourisme, a sa manière sans la moindre originalité, communication, animation, interaction et intérêt pour les plus jeunes au final ! Ceci dit, heureusement que les pas mal de pièces exposées sauvent ce musée de la faillite et le tourisme en entier, car il y a en effet quelques pièces remarquables, mal mises en valeur, car bazardés les unes proches d’autres un peu suspectes, comme au bazar ! :)))

    Alors les musées de Montréal, je ne vous raconte pas, les plus connus en tous cas, car je suis loin de les avoir fait tous, comme celui d’art moderne a la place de Metro au centre ville… que j’ai du visiter a quelques reprises… la encore, heureusement que quelques expos d’Art sauvent le tout… car ces lieux ressemblent a des commerces ou des ateliers de bricoleurs qui veulent en faire des musées !

    Il y a tout de même une explication a tout ceci, le fric de la culture, il s’en va dans les poches des fonctionnaires, leurs salaire et leurs indemnités ou avantages sociaux et revendications syndicales, comme tout le fric qui aurait du aller a la culture, énorme lui, se rend a des causes clientélistes, ou des festivals de musique qui reçoivent plus d’argent que d’autres, et une organisation hiérarchisée des causes de la culture dont seuls les décideurs politiques qui détiennent les bourses ont le secret !

    Amen !:)))

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