15 millions de pensées !


CAROLLE ANNE DESSUREAULT :
D’où vient la tradition du Jour de l’An ? De Babylone, semble-t-il, il y a 2 500 ans avant J.C. , mais c’est surtout en l’an 46 avant notre ère que l’empereur romain Jules César décida que le 1er janvier serait la date du Jour de l’An. Les Romains dédiaient ce jour à Janus, le dieu des portes et des commencements. Le mois de janvier doit son nom à ce dieu Janus dont les deux faces, l’une tournée vers l’avant et l’autre vers l’arrière représentent le futur et le passé. 
Ailleurs, le Jour de l’An était fêté soit à Pâques, à Noël ou au début de l’hiver. Depuis 1622, suite à une mesure prise par le Pape dans le but de simplifier le calendrier des fêtes religieuses, le nouvel an fut à nouveau fixé au 1er janvier. Exception pour certains pays, la Chine, le Tibet, et pour la religion juive, la nouvelle année diffère du 1er janvier.
Ainsi, la date du 1er janvier signifie laisser le passé derrière soi afin de s’ouvrir au futur qui se présente.
C’est le moment idéal de choisir une nouvelle orientation, de prendre une résolution, de déterminer un objectif qui nous est cher.
Nous savons tous que la pensée crée. Je pense donc je suis, mais aussi, je suis ce que je pense.
J’ai fait le compte du nombre de pensées que nous avons dans une journée. Une pensée par seconde – 60 pensées dans une minute ; 3 600 pensées par heure. Si je sépare une journée de vingt-quatre heures en deux, soit 12 heures et demie pour le sommeil et la flânerie, il me reste une douzaine d’heures où j’ai le libre-arbitre d’influencer ma mentalité afin de m’attirer ce que je désire.
50 000 pensées par jour font au bout d’une semaine 350 000 pensées. Un million quatre cent milles par mois. Au bout de l’année, je dispose de 15 millions de pensées !
Qu’est-ce que je fais chaque année de cette quantité impressionnante de secondes et de minutes ? Beaucoup de laisser-aller, un manque de fermeté, d’intention et d’attention.
Vous ne serez pas surpris de lire que mon objectif cette année est de placer mon attention sur ce que je veux réaliser au moins 10 % du temps, à peu près 1,5 millions de fois.
Il me suffit de choisir quelques pensées dominantes qui correspondent à ce que je désire réellement.
Quelle manière de penser vais-je choisir ? Il y en a plusieurs, en voici quelques-unes.
1 – être inconscient de nos pensées
Par exemple, une personne se dit Je ne sais pas quoi penser, je ne pense à rien, je ne suis pas capable de penser.
LE RÉSULTAT est qu’il ne se passera rien de nouveau, c’est le pilote automatique du subconscient qui va reproduire les mêmes schémas. Je dis NON à cette formule.
2 – les fantasmes et les rêvasseries
Dans cet état, on s’évade de la maison, du quotidien, de notre existence en fantasmant sur des scénarios impossibles auxquels on ne croit pas du tout. On s’imagine être un super-héros, une idole, James Bond, femme fatale.  On se dit Je serais bien si j’étais comme ceci ou comme cela.  On sait aussi qu’on ne fera aucun effort pour changer notre réalité.
LE RÉSULTAT – ces égarements sont des pensées sans force. Ce sont des bulles qui s’évaporent dans l’espace. NON, ce n’est pas pour moi.
3 – penser au passé
On s’appesantit sur les échecs du passé, les épreuves, le manque de chance. On est un peu victime.
LE RÉSULTAT – on entretient les mauvaises herbes de notre jardin intérieur. Inconsciemment, on détruit les quelques bonnes pensées qu’on peut avoir. NON à cette forme d’évasion.
4- identifier un ou deux désirs et avec la volonté maintenir notre attention sur nos pensées
Cibler ce que je désire profondément manifester. Maintenir la vision en choisissant des pensées qui vont impressionner le subconscient. OUI à cette méthode.
RÉSULTAT – un objectif avec quelques pensées dominantes réaffirmées avec conscience le plus souvent possible. On peut aussi ajouter de l’ampleur à notre vision en s’imprégnant de  sentiments d’enthousiasme, de plaisir, et de confiance qui intensifient le pouvoir de la pensée.
Les objectifs sont multiples, c’est selon chacun. Être heureux en amour, une guérison, un nouvel emploi, changer de carrière, écrire un livre, prendre des cours, planifier un voyage, se défaire d’une dépendance, faire du sport, trouver la paix du coeur, s’attirer la richesse, le succès, etc.
En plaçant mon attention sur un objectif désiré, la paix du coeur par exemple, des solutions vont se présenter à moi pour que je l’atteigne, et en même temps, je vais prendre conscience de pensées et de comportements que j’entretenais inconsciemment et qui m’éloignaient de cette paix !
Le pouvoir de la pensée créatrice et la puissance du subconscient – La loi de cause et effet
Le pouvoir de la pensée est basé sur le principe universel de CAUSE ET EFFET. La pensée est cause, le subconscient est effet. Nous ensemençons à l’intérieur et nous récoltons à l’extérieur.
Si on accepte l’idée que nos pensées sont des graines, des semences plantées dans le jardin de notre subconscient, et que selon la loi de cause et effet, il doit nécessairement y avoir un résultat, alors nous pouvons nous inspirer de la merveilleuse histoire de L’Homme qui plantait des arbres de Jean Giono. 
En considérant nos pensées comme des causes, nous en récolterons les effets sous la forme de désirs qui se réalisent.
S’inspirer de l’histoire de l’Homme qui plantait des arbres
Cette merveilleuse histoire de Jean Giono est tellement simple et belle. Un homme vivait dans une montagne sèche et aride dans une région des Alpes où il y avait peu d’arbres, pas d’oiseaux, pas de ruisseaux, mais beaucoup de vent et d’hostilité chez les gens. Cet homme veuf et âgé décida de planter des glands dans la terre de la montagne dévastée. Chaque soir, il prenait soin de trier ses semences, et le lendemain il en déposait une centaine dans le sol.
En trois ans, il avait planté cente mille glands. Sur les cent mille, vingt mille en étaient sortis. Réaliste, il estimait que sur ces vingt mille, il en perdrait au moins la moitié dû aux rongeurs ou intempéries (de même, nos pensées peuvent être détruites par les doutes qui rongent notre intention). Enfin, dix mille chênes poussèrent dans cette contrée pauvre et désertée.
Des années plus tard, les dix mille chênes avaient poussé et étaient plus grands que l’homme. D’autres arbres se mettaient à pousser. Plusieurs espèces de graines furent ajoutées. Comme le vent dispersait certaines graines, l’eau se mit à réapparaître dans la région ainsi que des prés, des saules, des fleurs. Malgré ces résultats, l’homme recommençait chaque jour à semer d’autres glands, d’autres graines. Les dix mille arbres se multiplièrent.
Si bien qu’un jour ses plantations créèrent une formidable forêt naturelle et les oiseaux maintenant chantaient dans les arbres, des gens venaient s’installer dans la région, on construisit des écoles, la pauvreté disparut et on entendait les échos de joie des habitants.
CONCLUSION – en se concentrant sur des pensées que nous voulons voir se manifester, nous obtiendrons nécessairement une récolte à la mesure de notre persévérance.
 
 
 
 
 
sources – L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono
Wikipedia (tradition du Jour de l’An)
 

2 pensées sur “15 millions de pensées !

    • 3 janvier 2020 à 11 h 25 min
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      Bonjour Guy,
      Très belle citation de François Garagnon. À mettre en pratique.
      Bonne année 2020 !

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