CORONAVIRUS ET LUTTE DES CLASSES

En espagnole. Commentaires:

 

Au milieu de la mobilisation des travailleurs du monde entier pour mettre fin aux fausses activités économiques, aux activités improductives, parasitaires et qui constituent des charges sociales et économiques excédentaires dans tous les pays touchés par l’épidémie de coronavirus, les dirigeants des différents niveaux de l’État se divisent, des factions se forment au sein des gouvernements et les gouvernements nationaux s’affrontent au crie de : «Tous unis sous le drapeau sacré de la patrie». La classe prolétarienne ne doit en aucun cas et sous aucun prétexte faire alliance avec quelque faction que ce soit du pouvoir bourgeois. « Après des années à nous vendre la «solidarité» entre les territoires et les États, «l’urgence sanitaire» révèle que les coutures de la classe dirigeante elle-même peuvent à peine supporter la pression sans se déchirées. » (1) https://nuevocurso.org/coronavirus-y-lucha-de-clases/

 

De toute évidence, ils sont incapables de diriger la société ailleurs que vers la guerre commerciale d’abord, sanitaire, sociale, financière et qui sait, un jour, vers la guerre militaire thermonucléaire. «Mais est-ce que certains d’entre ces politiciens pagayent vraiment dans la même direction que les travailleurs en grève pour étendre le confinement en fermant les lieux de travail? La classe bourgeoise cherche-t-elle vraiment à sauver des vies avant d’accumuler des profits?» La classe prolétarienne peut-elle sauver sa vie en perdant son emploi? Ce sont les  questions que pose le collectif espagnol Nuevo Curso dans cet article que nous avons commenté. Robert Bibeau. Éditeur http://www.les7duquebec.net


 

Les classes sociales aujourd’hui

 

Pendant un siècle, le capital national et la bourgeoisie ont développé leur centralisation comme jamais auparavant, comptant sur l’État pour fusionner avec lui à différents degrés et formes selon le contexte impérialiste global et la force de chaque capital national au sein de chacune des alliances impériales. Le résultat est la forme contemporaine d’organisation de la bourgeoisie et du capital: le capitalisme d’État. La validité du capitalisme d’État dans tous les pays – de la Corée du Nord et de la Chine aux États-Unis, au Canada et à la Grande-Bretagne – ne signifient pas que la bourgeoisie est devenue, loin de là, monolithique, ni que ses contradictions internes ont été surmontées.

 

L’État contient mais ne «corrige» pas

 

Des organisations supra-étatiques telles que l’UE encadrent et contiennent, mais n’éliminent pas et souvent n’atténuent même pas les contradictions entre les factions du capital national. (Car ces contradictions locales, régionales, nationales sont le reflet des contradictions économiques et commerciales qui confrontent les PME et les méga-entreprises multinationales concurrentes. NdÉ). Ce que nous voyons aujourd’hui est une première indication de la façon dont la crise sanitaire du coronavirus (via l’impact qu’elle impose aux forces productives sociales = les travailleurs et l’accélération qu’elle impulse à la crise économique du capitalisme mondialisé. NdÉ  Ces contradictions économiques entre les différents groupes et factions de la classe dirigeante au sein de chaque État national et entre eux se manifestent par leurs perpétuels combats politiques acrimonieux. Le salariat ne doit jamais s’immiscer dans ces conflits inter-capitalistes nationaux et/ou internationaux. NdÉ).

 

Il faut ajouter à cela les contradictions entre les intérêts du capital dans son ensemble et les intérêts de la petite bourgeoisie (section de classe parasitaire et courroie de transmission entre le capital et le travail. NdÉ). Dans le capitalisme d’État, la petite bourgeoisie ne se limite plus au petit commerçant, à l’homme d’affaires, aux professeurs, et aux communicateurs. Dans les gigantesques structures commerciales, communicatives et gouvernementales, une petite bourgeoisie salariée et bureaucratique prospère (son sort dépend directement du niveau de dépense de « l’État providence », sa créature dont elle dépent. NdÉ). Les petits-bourgeois sont payés et leur tâche est d’organiser le travail des équipes et des groupes de travailleurs. Leur salaire, normalement prolongé par des «primes» et des «options», est en fait une part des bénéfices des entreprises et leur position est celle du propriétaire et directeur d’un atelier qui aurait été absorbé par le processus imparable de concentration du capital. Et surtout, la petite bourgeoisie confronte la principale contradiction du capitalisme: les travailleurs et leur lutte pour leurs intérêts universels contre les besoins de plus en plus antihumains et antihistoriques du capital. (Ce que la petite bourgeoisie expulsée de son statut social ne perçoit pas d’emblée, ce qui l’amène à tenter de participer aux décisions et à la gestion de la crise – quel qu’en soit la forme – ce qu’elle fait en protestant, en manifestant, en participant aux mascarades électorales bourgeoises et même en brisant le mobilier urbain si le désespoir la submerge. NdÉ).

 

Les travailleurs et le coronavirus (la pandémie)

 

L’ouvrier qui voit que le centre de la contagion (réel ou imaginaire NdÉ) est le polygone vers lequel il se rend chaque jour au travail, craint immédiatement pour sa famille et celle de ses collègues. Il est évident pour tous qu’il n’y a pas d’autre moyen d’arrêter le massacre que de fermer l’entreprise jusqu’à l’arrêt de la propagation. (On perçoit ici le dilemme qui confronte le petit bourgeois enclin à penser que son intérêt coïncide toujours avec celui de ses patrons. Il initie une psychose virale collective intensive afin de justifier l’intervention financière de l’État dans la crise. Mais cette psychose a pour conséquence d’éloigner l’ouvrier du servage salarié source des revenus de l’État toujours plus coincé dans ses déficits astronomiques. Pour ceux qui ne comprennent pas comment le capital tout puissant en vient à s’emmêler dans son fourbi, et une partie de la petite bourgeoisie à rallier le prolétariat déchiré entre son besoin de salarié et les nécessités d’humanité… voici une leçon de politique prolétarienne. NdÉ).

 

L’intérêt des travailleurs est facilement compréhensible car il reflète le besoin le plus fondamental et universel: défendre la vie. (Et cela se produira pense-t-il  NdÉ) en fermant l’appareil productif, en prolongeant le confinement et en maintenant la production essentielle afin qu’il n’y ait pas de manque de nourriture ou de fournitures de base pour chacun pendant l’épidémie. Voilà le plus important pour le vivant! C’est la même chose de l’Italie jusqu’en Inde. (Mais voici que cet essentiel exclu le superficiel dans lequel excelle le petit-bourgeois qu’on invite à rester chez-lui sans revenu. Pour ou contre le confinement? Le petit bourgeois répond : confinement avec salaire et profit remboursé par l’État argentier…et que la presse à billet continue de tourner! NdÉ).

 

La bourgeoisie des petites entreprises

 

En ce moment historique du capitalisme décadent, ces mesures, si fondamentales et évidentes, sont immédiatement perçues par les capitalistes des petites entreprises (celles qui vivent d’être exploitées par les multinationales financiarisées et mondialisées. NdÉ) comme un danger pour leur existence. Et pour ces propriétaires, le choix est clair quand il s’agit de choisir entre voir comment son capital est dilapidé et risquer la mort de milliers d’ouvriers et de leurs familles. Pour le capitaliste individuel, propriétaire ou investisseur de son capital personnel dans une PME typique de moins de cinq cents travailleurs, la lutte de ses travailleurs pour fermer pendant l’épidémie est directement « anticapitaliste« , car elle met en danger la survie du capital « qui crée l’emploi et la richesse de la ville». (De plus, le confinement réduit les marchés, anémie la consommation, comprime le pouvoir d’achat des masses travailleuses alors que  justement la crise du capital est causée par le manque de déboucher. Plus le capital tente de sortir de la crise – économique et sanitaire – et plus il s’y enfonce – n’est-ce pas la règle révolutionnaire qui dit que la classe dominante ne sait plus administrer? NdÉ).

 

Bien sûr, il y a aussi des secteurs de la petite bourgeoisie qui, dans une situation générale de confinement, préfèrent fermer leur boutique car ils se retrouvent sans marché. Nous avons vu ces secteurs partout. Ce qui est intéressant, c’est de voir comment des gouvernements comme les Allemands ou les Français accusent alors les petits entrepreneurs de «paresseux» et de «défaitistes».

 

La petite bourgeoisie et les niveaux inférieurs de l’appareil d’État

 

Mais ce qui est vrai pour le petit industriel exportateur ne l’est pas nécessairement pour toute la petite bourgeoisie en tant que classe. Le petit bourgeois d’entreprise et le petit bureaucrate d’État ont découvert les plaisirs du télétravail. Il ne remarque même pas que la contagion se concentre principalement sur le lieu de travail. Lui, centre et raison de l’univers, est devenu un héros pour ne pas aller au bureau, il chante l’hymne informatique pour célébrer et pour avoir survécu un jour de plus sans pouvoir garer les enfants à l’école et il croit sérieusement que la cause de la propagation est tous ces gens qui se promènent sans juste cause.

 

Aux niveaux inférieurs de l’État, cependant, les «dirigeants locaux», faisant même partie de la même classe sociale, ne peuvent se permettre la même vision du monde que la propagande officielle. En Italie, les maires des zones les plus touchées ont été les premiers à demander la fermeture des usines au gouvernement central. Leur objectif n’est pas de maintenir une entreprise, mais de maintenir les entreprises dans leur ensemble, pour lesquelles il convient d’éviter autant que possible les conflits sociaux. Il n’est pas bon pour la future capacité d’absorption du capital de la ville que les usines montent une à une avec les ouvriers, s’organisant, dans la plupart des cas, par des grèves «sauvages», c’est-à-dire en dehors des syndicats, cet autre appareil d’État en première ligne de tir.

 

Les niveaux intermédiaires de l’État

 

En Espagne, les chefs régionaux, les soi-disant «barons» qui dirigent les administrations autonomes, à la fois le PP et le PSOE, ont été les premiers à demander au gouvernement de cesser toute activité économique non essentielle. Mais il y a un hic. Le président basque n’est pas le même que le murcien. Le Basque gère une région industrielle et pour arrêter l’activité non essentielle il fermerait les principales entreprises de la région, les plus capitalisées et mondialisées. C’est pourquoi il a tenté d’aider les industriels à résister à la vague de grèves à Alava et Vizcaya. Murcie, quant à elle, protège une industrie qui concentre ses capitaux sur les transports, l’agro-industrie et la production agricole, toutes des industries essentielles. La fermeture ne nuirait pas à la capacité régionale d’attirer des capitaux, plutôt elle l’augmentait.

 

La bourgeoisie et l’appareil politique de l’État

 

En général, l’appareil politique de l’État et avec lui le gouvernement représentent l’intérêt national, c’est-à-dire l’intérêt du capital national (intimement relié entre grandes entreprises oeuvrant nationalement mais aussi avec moult entreprises étrangères dans divers pays où celles-ci et celles-là ont délocalisé leurs unités de production et de commercialisation. Il ne faut jamais oublier que le mode de production capitaliste a atteint partout son stade impérialiste suprême-mondialisée. NdÉ). Les gouvernements devraient aider à l’accumulation, en évitant autant que possible tout choc pour le grand capital national. En d’autres termes, mettre en avant la durabilité des grands groupes de capitaux et des monopoles nationaux et internationaux et faire tout ce qui est possible pour rendre le pays attractif pour le capital mondial. (De cela la classe prolétarienne doit se désintéresser complètement et sa lutte de classe ne doit pas être orientée pour renforcer tel ou tel caste du capital empêtrée. NdÉ).

 

C’est le programme commun de l’État bourgeois et de la classe qui le maintien au pouvoir, mais il y a bien sûr des nuances et des différences. La bourgeoisie d’État actuelle est le résultat d’une longue sédimentation des couches possédantes. Dans des pays comme l’Allemagne ou l’Espagne, cela inclut les grandes classes dirigeantes des propriétaires terriens, qui continuent de considérer la bourgeoisie classique comme les bénéficiaires d’une concession royale, aux secteurs de la petite bourgeoisie qui sont devenus une bureaucratie élevée technocratique. Aux origines il faut ajouter la place occupée dans l’État: de l’appareil politique au cœur judiciaire et aux organes répressifs, chacun avec ses intérêts particuliers.

 

Dans ce cas, l’objectif de la bourgeoisie dans son ensemble est de dévaluer le moins possible le capital national et si possible moins que celui de ses rivaux. Les victimes sont en principe considérées comme une triste fatalité, comme en Grande-Bretagne, ou un dénombrement exhaustif est évité comme cela semble être le cas en Allemagne. Objectif principal, comme nous l’avons vu dans la moitié du monde: que tout reste identique, sous le capitalisme, dans la production (de plus-value) et dans la consommation de marchandises… malgré les milliers de morts. En maintenant la «sérénité» et en lançant des «experts» avec le message que «la grippe commune tue beaucoup plus de gens», tous sont résolus.

 

Résultat inévitable: l’accouchement est décrété trop tard, il y a une multiplication des infections, il y a une escalade du nombre de patients gravement malades, la saturation du système de soins est atteinte,… et seulement en dernier recours et s’il y a danger de l’extension des grèves … le confinement est étendu à la fermeture des lieux de travail , seul moyen de le rendre vraiment efficace … et même ainsi, en Italie par exemple, avec un pas en arrière basé sur la considération même des coiffeurs comme essentiels.

 

La révolte de la petite bourgeoisie paupérisée

 

Mais en parlant de l’actuel gouvernement italien et espagnol, d’autres considérations doivent être prises en compte. Pendant les dernières années de la récession ouverte en 2008 et surtout après les premiers symptômes de « reprise » de l’ accumulation , la petite bourgeoisie, de plus en plus suffoquée, exigeait une partie du transfert des revenus du travail que le capital absorbait. Le résultat a été une véritable révolte mondiale de la petite bourgeoisie. On a ensuite assisté à la montée des nationalismes européens ( Corse , Catalogne , Irlande , Ecosse …), la révolte des « gilets jaunes » https://les7duquebec.net/archives/253109  (2), la mobilisations des taxis , manifestations des agriculteurs … et pas seulement en Europe: des révoltes petites-bourgeoises, « populaires », se sont multipliées en Amérique, en Asie et en Afrique.

 

Le gouvernement Conte et le gouvernement Sánchez tentent de répondre et d’adapter l’état des expressions italienne et espagnole de ces mouvements. Dans le cas espagnol, le sanchisme tente un nouveau « pacte social » entre le capital national et les petits bourgeois habillés de gauche, c’est-à-dire lancer une attaque contre les conditions de vie, de travail et de retraite sous le discours de la « justice sociale »  (exactement comme le gouvernement Macron qui attaque les régimes de retraite des travailleurs français afin de les expropriés sous prétexte de justice sociale et d’une plus juste distribution de la pauvreté. NdÉ). La fragilité de l’invention se reflète dans l’hétérogénéité du gouvernement et va au-delà de la fracture au sein du cabinet entre les membres du PSOE, Podemos, IU et «indépendants».

 

C’est cette hétérogénéité qui révèle la crise du coronavirus. La presse a rapporté aujourd’hui, par exemple, que le gouvernement espagnol était divisé entre ceux qui veulent garder les entreprises ouvertes à tout prix, comme le ministre Calviño, ancien directeur général des budgets de la Commission européenne, et ceux qui voient maintenant la nécessité d’une restriction de production des biens non essentielles. Ces derniers sont une coalition prévisible de technocrates comme Escriva, des représentants de la révolte petite-bourgeoise comme Iglesias et de l’appareil PSOE étroitement liés au pouvoir local comme Abalos et Mate.

Mais comme nous l’avons vu, si leurs positions sur les fermetures coïncident avec celles des travailleurs, c’est pour des raisons si différentes qu’elles mettent en évidence l’antagonisme des intérêts qui les motivent. En effet, que dans le gouvernement de Sánchez ou de Conte des «positions» favorables à la fermeture des centres de travail  constituent un atout stratégique.

 

Si la pression pour la fermeture des usines cesse d’être dans les grèves  ouvrières et se retrouve dans une faction de l’exécutif bourgeois, non seulement quel « service essentiel » comme à Murcie ou en Italie peut être modulé jusqu’à ce que la grève perde tout sens et efficience, alors que la force acquise au cours des luttes ne servira à rien, et sera récupérée par une partie de la classe qui explique  déjà comment répartir le fardeau de la relance du capital national entre les travailleurs de chaque pays « quand tout sera fini »  !?…

 

 

 

Une pensée sur “CORONAVIRUS ET LUTTE DES CLASSES

  • 26 mars 2020 à 22 h 23 min
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    Je ne sais pas si je dois souscrire à une telle analyse qui considère d’office que les enjeux sociaux en Italie et en Espagne vont perdurer de la sorte…et survivre à la crise du Corona virus avec les mêmes segments de la bourgeoisie, du prolétariat et des factions qui se disputent au sein des états respectifs.

    Il faut savoir que dans tous les pays de communauté Européenne, autant d’ailleurs qu’en Amérique du Nord, l’état ne survit et puise toute sa force ces 20 dernières années que dans les circuits clientélistes qui font son tissu industriel et économique, constituent sa base électorale, financent son ultra libéralisme et lui dictent les priorités sociales en connivence avec les syndicats corrompus jusqu’au trognon ! Une crise comme la covid19 risque non seulement de couper les robinets dans le sens Economies vers l’état rentier, autant dans l’autre sens, celui des entreprises clientélistes protégées, privilégiées, non comptables et non responsables qui reçoivent sans limite de plafonds les subventions, les contrats, les avantages et les tapes sur l’épaule…et qui fait que tout ce beau monde se fait un devoir à longueur d’année, de s’auto congratuler, s’inviter au restos chics, organiser les meetings, les congrès, les  »débats » et autres mondanités comme les grandes soirées de gala, celles des fondations  »caritatives », financer les  »artistes », et élargir les réseaux sur le même principe gagnant-gagnant, tout en ignorant royalement plus de 50% de la population au bas mot sinon beaucoup plus ! le tout étant financé sans compter par toutes sortes de caisses noires au sein des états, comme au sein des entreprises, sans compter celles des partis politiques qui reçoivent le cash eux aussi dans cette même logique. Cela donc fait belle lurette que les initiés de tous poils font tourner la machine sans craindre le moindre grain qui vienne en gripper les rouages ! on l’a vu pendant la crise de 2008 de manière spectaculaire…l’état n’existe presque plus et ne contrôle presque rien pour ses populations délaissés, il est avant tout un client et un agent qui coordonne les efforts des banquiers argentiers et des investisseurs pour sauvegarder les équilibres de rendements prioritaires dans les segments clé de l’économie, les marché verticaux de la finance, de la logistique et des transports, de l’industrie, des mines et des technologies de l’information avec leur lots de géants et de PME, protéger et fructifier leur investissements et celui des hedge funds et autres fonds des banques et assurances et canaux d’investissement de portefeuille protégés… quit à valider et fermer les yeux sur les mises à pieds massives et illégales de la main d’oeuvre, et souvent aussi en allant aussi loin que par le biais de la politique étrangère dans les pays émergeant pour ne pas dire le tiers monde, en y intervenant au niveau politique pour y fructifier les investissements de ses clients…et se foutre comme de mes vieilles babouches des déficits, du surendettement, des investissements dans le volet social, celui de la santé publique, et celui des politiques de replacement des chômeurs et mis à pieds lorsque ces derniers ne sont pas connectés au réseau..quoique, au niveau des investissements en santé l’Europe y fait encore bonne figure relativement…même si au cours de cette crise majeure elle se retrouve dépassée en trois semaines à peine…Mais comparez l’Europe de l’ouest à d’autres pays de la communauté Européenne aussi, aux états-unis, au Canada et pays du commonwealth au niveau de la santé et vous serez choqué ! je n’ai d’ailleurs pas envie d’aborder ce sujet en détail car il y a tellement de choses à dire là-dessus !

    Et pour résumer, si ces systèmes clientélistes venaient à s’effondrer économiquement, chose qui concerne au moins 30% d’entre eux à date et à trois semaines de début de la crise seulement, c’est tout l’état qui va s’effondrer et sauter ! la question de savoir si oui ou non il faudra laisser tourner l’économie est déjà scellé…uniquement les secteurs essentiels qui affectera tout le monde sans exception ! et encore, tout reste à faire pour protéger les travailleurs de ces activités essentielles via des protocoles et le déploiement de politiques sanitaires strictes…on ne sauvera pas l’agriculture avec du cash seulement, ni toute l’industrie agro-alimentaire et les industries essentiels dont l’énergie ou la santé…! on commence d’ailleurs à retrouver des infirmiers et des médecins infectés et même décédés chez eux un peu partout ! et ce n’est pas avec des chèques ou des enveloppes que l’on permettra le maintien des services minimum !

    Durant cette crise, on risque de voir disparaître 80% des PME partout en occident, et par effet domino, des grandes entreprises aussi! c’est aussi simple et brutal que cela ! les classes bourgeoises les plus instruites en tous cas, et néo bourgeoises de tous poils (et non la racaille virale qui ne fait que sucer sans contrepartie) réalisent pour la première fois qu’enfoncer l’état dans les politiques de droite radicale, le contrôler via le contrôle des politiciens et des bureaucrates, lui dicter ses politiques clientélistes, ses compromis sociaux foireux et ses investissements ridicules dans les secteurs essentiels pour la population pour s’accaparer le jackpot, jouer aux aristocrates, alors que l’écrasante majorité ont grandi dans l’humilité des moyens, sinon la privation et la misère… vous donne une idée de ce à quoi pourrait ressembler nos lendemains si la crise perdure ! j’entrevois des lois martiales partout, de l’instabilité politique qui gagne l’occident pour la première fois, une radicalisation à droite encore plus prononcée que ce qu’on connait déjà, et un scénario de science fiction qui enverra les cadavres des victimes du virus dans les incinérateurs industriels ou les fosses communes sans même possibilité d’obs`ques pour quiconque ! l’état ou ce qui en reste devra en tout cas faire des choix radicaux, choisir quels services essentiels maintenir en production, et quels entreprises pour les mener…et envoyer le reste paître avec des cordons de haute sécurité et l’armée pour garder les institutions et les bâtiments officiels !

    La pression qu’exerceront les populations du tiers monde aussi bien sur les régimes en place dont une bonne partie voleront en eclat, que sur le fmi, et les bailleurs de fonds de l’hémisphère nord…et via l’immigration clandestine qui continuera de plus belle risque de nous pousser dans un scénario apocalyptique ou l’occident devra décider de protéger militairement ses frontières … Trump l’a déjà proposé aujourd’hui au Canada ! comme si le Canada exportait la covid19 aux USA, ou des illégaux alors que c’est le contraire !

    Bref, les tests sur la chloroquine demeurent le seul et dernier espoir aux économies occidentales pour sauver les meubles, certains essais aussi sur les vaccins et autres molécules… et même à ça, le monde ne sera plus jamais le même…les classes défavorisées habitués à la galère survivront tant bien que mal, alors que les bourgeois de la dernière pluie qui ne pourront maintenir leur train de vie, leurs emplois, voir leurs maison et leurs capitaux seront immanquablement les plus durement touchés autant que leurs homologues bureaucrates qui bossent pour les gouvernements et se comportaient encore en valets de la monarchie juste avant le déclenchement de cette crise ! je gage d’ailleurs que leurs salaires ne tiendront pas 1 an dans cette crise… et si le gouvernement décidait d’allouer un minimum garanti à tous et change aussi les modes de consommation et d’approvisionnement des ménages (rationalisation etc) ceci affectera tout le monde sans le moindre doute !

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