Covid-19 – crise sanitaire – écologique – économique – mondiale

La société – la nature – le coronavirus

This paper is available in English-Italiano-Spanish on this webmagazine:
1.04.2020-Covid 19-English-Italiano-Spanish

This paper is available in Portuguese on this blogue: https://queosilenciodosjustosnaomateinocentes.blogspot.com/2020/04/covid-19-crise-sanitaria-ecologica.html

La sphère «naturelle-environnementale-écologique» est déjà subsumée dans un système capitaliste entièrement mondialisé, réussissant à changer les conditions climatiques de base et à dévaster tous les écosystèmes précapitalistes (féodal, esclavagiste, primitif)  au point qu’ils ne fonctionnent plus comme jadis. C’est là un facteur de causalité, puisque tous ces processus de dévastation écologique réduisent «le type de complexité environnementale où la forêt entrave les chaînes de transmission». En réalité, il est erroné  de considérer ces régions «sauvages-naturelles» comme une «périphérie» du mode de production capitaliste. Le capitalisme est déjà mondialisé, et déjà en train de se «totaliser» (globaliser). Il n’a plus de frontière ni d’arête avec une sphère naturelle non capitaliste qui le dépasse, et il n’y a donc plus de grande chaîne de développement économique dans laquelle les pays «arriérés» suivraient ceux qui les précèdent dans leur ascension dans la chaîne de valeur, ni de véritable nature sauvage capable d’être préservée dans une sorte d’état immaculée et intact. Le mythe du «retour à la terre mère nourricière» a vécu.  Le capital n’a plus qu’un arrière-pays subordonné, lui-même entièrement subsumé dans l’intégralité des chaînes de valeur mondiale. Les systèmes sociaux qui en résultent – y compris tout ce qui va du prétendu «tribalisme, caste et communautarisme», à la renaissance des religions fondamentalistes – sont des produits contemporains et sont presque toujours de facto branchés sur les marchés mondiaux de la surconsommation et du gaspillage.

 

(FILES) In this file photo taken on June 30, 2017, a juvenile Sunda pangolin feeds on termites at the Singapore Zoo.

Il en va de même pour les systèmes biologiques et écologiques qui en résultent, puisque les zones «sauvages-authentiques-tribales» rentrent en fait dans cette économie mondiale, à la fois dans le sens abstrait de la dépendance vis-à-vis de la structure économique globale et de la superstructure sociale (l’industrie du tourisme exotique et toxique) qui y sont liés et dans le sens concret de l’insertion dans ces chaînes de valorisation mondialisées où l’unique source de valeur est le travail salarié. Nous pouvons déjà anticiper le problème qui se pose aux maitres du capital quand ils décrètent le confinement du travail salarié.

Ce contexte complexe crée les conditions nécessaires à la transformation de souches virales «sauvages» en pandémies mondiales. Ce qui s’est probablement produit dans cette nouvelle ville de Wuhan à la croisée de la modernité capitaliste technologique, industrielle, de l’urbanité des gratte-ciels – et de la féodalité paysanne chinoise en cours de désintégration-absorption – l’hypermarché aseptisé climatisé jouxtant des abattoirs à ciel ouvert et des taudis de proximité. Mais le Covid-19 n’est pas le pire de tous. «Une illustration idéale du principe de base – et du danger viral mondial – se trouve plutôt dans Ebola. Le virus Ebola est un cas clair de réservoir viral existant qui se propage dans l’espèce humaine. Les preuves actuelles suggèrent que ses hôtes d’origine sont plusieurs espèces de chauves-souris originaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui agissent comme porteurs mais ne sont pas eux-mêmes affectés par le virus. Il n’en va pas de même pour les autres mammifères sauvages, tels que les primates et les céphalopodes, qui contractent périodiquement le virus et souffrent de flambées rapides et mortelles. Le virus Ebola a un cycle de vie particulièrement agressif, au-delà des espèces qui en font un réservoir. Par contact avec n’importe lequel de ces hôtes sauvages, l’homme peut également être infecté, avec des résultats dévastateurs.» (1) https://les7duquebec.net/archives/253400

 

La maladie est souvent présentée comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle, au mieux aléatoire, au pire imputable aux pratiques culturelles «impures et sauvages» des populations arriérées vivant dans les forêts reculées. Mais le calendrier de ces deux grandes épidémies (2013-2016 en Afrique de l’Ouest et 2018, comme c’est le cas en RDC) n’est pas une coïncidence. Elles se sont toutes deux produites précisément au moment où l’expansion des industries primaires a déplacé davantage les populations forestières primitives et perturbé les écosystèmes locaux. En fait, «chaque épidémie d’Ebola semble liée à des changements d’utilisation des terres causés par le capital, y compris depuis la première épidémie à Nzara, au Soudan, en 1976, où une usine financée par le Royaume-Uni a filé et tissé du coton local» (…) « De même, les épidémies de 2013 en Guinée se sont produites juste après qu’un nouveau gouvernement ait commencé à ouvrir le pays aux marchés mondiaux et à vendre de grandes étendues de terre à des conglomérats internationaux de l’agroalimentaire.  L’industrie de l’huile de palme, connue pour son rôle dans la déforestation et la destruction écologique à l’échelle mondiale, semble avoir été particulièrement responsable, car ses monocultures dévastent à la fois les robustes redondances écologiques qui contribuent à interrompre les chaînes de transmission et attirent littéralement les espèces de chauves-souris qui servent de réservoir naturel pour le virus. » (2) https://les7duquebec.net/archives/253400

 

L’industrie des ONG écologistes contre les braconniers aborigènes

 

Parallèlement, la vente de grandes étendues de terre à des entreprises agroforestières multinationales entraîne à la fois la dépossession des habitants de la forêt et la perturbation de leurs formes locales de production et de récolte qui dépendent de l’écosystème. Cela ne laisse souvent d’autre choix aux pauvres des zones rurales que de s’enfoncer davantage dans la forêt, alors même que leur relation traditionnelle avec cet écosystème a été perturbée. Il en résulte que la survie dépend de plus en plus de la chasse au gibier sauvage ou de la récolte de la flore locale et du bois pour la vente sur les marchés mondiaux. Ces populations deviennent alors les souffres douleurs des organisations écologistes mondiales et de l’industrie des ONG environnementales, qui les décrivent comme des «braconniers» et des «bûcherons illégaux» responsables de la déforestation et de la destruction écologique qui les ont poussés à faire ce commerce. Souvent, le processus prend ensuite une tournure beaucoup plus sombre, comme au Guatemala, où les paramilitaires issus de la guerre civile ont été transformés en forces de sécurité «vertes-écologiques», chargées de «protéger» la forêt de l’exploitation forestière illégale des «natives», de la chasse et du narcotrafic qui étaient les seuls métiers disponibles pour ces habitants indigènes –  poussés à de telles activités précisément à cause de la violente répression subie de la part de ces mêmes paramilitaires pendant la guerre. Ce modèle a depuis été reproduit dans le monde entier, encouragé par les médias sociaux des pays à hauts revenus qui célèbrent l’assassinat (souvent photographier) de «braconniers indigènes» par des mercenaires – des paramilitaires – soi-disant «verts et écologiques» (3). https://les7duquebec.net/archives/253400

 

La nature de l’État bourgeois

 

Cela nous donne une idée de la nature de l’État bourgeois, en nous montrant comment il développe des techniques  innovantes de contrôle social et de « containment » des crises, pouvant être déployées même dans des conditions où l’appareil d’État est déficient. De telles conditions, en revanche, offrent une image encore plus intéressante de la manière dont la classe dirigeante d’un pays donné pourrait réagir lorsque des crises généralisées et une insurrection appréhendée provoquent des vacances du pouvoir dans les États totalitaires (sachant que selon nous – tous les États bourgeois sont aujourd’hui totalitaires). La crise du coronavirus a permis d’observer que les différents pays capitalistes développés se sont rangés pour la deuxième fois depuis la seconde guerre mondiale derrière le challenger chinois et contre l’hégémonique Amérique défaillante et déclinante. (4) https://les7duquebec.net/archives/253280

 

En Chine, tout comme dans les pays occidentaux (France, Italie, États-Unis), l’épidémie virale a été en tout point favorisée par les mauvaises coordinations entre les différents niveaux de gouvernement : l’insuffisance des ressources préventives locales et la négligence des fonctionnaires locaux va à l’encontre des intérêts du gouvernement central, les mécanismes inefficaces de signalement dans les hôpitaux et la fourniture extrêmement médiocre de soins de santé de base n’en sont que quelques exemples. En Chine, entre-temps, les différents gouvernements locaux sont revenus à la normale à des rythmes différents, presque totalement hors du contrôle de l’État central. Ces quarantaines de bricolage ont fait que les réseaux logistiques de ville à ville sur de longues distances restent perturbés, puisque tout gouvernement local semble capable d’empêcher simplement les trains ou les camions de marchandises de passer ses frontières. Et cette incapacité de base des gouvernements les oblige à traiter la crise du virus comme s’il s’agissait d’une insurrection populaire, jouant la guerre civile et la répression contre un ennemi invisible (le virus) et son bouc émissaire (le peuple). La même problématique semble aujourd’hui s’installer aux États-Unis mais pas dans les vieilles démocraties européennes rompues à l’art de mystifier les masses.  https://les7duquebec.net/archives/253280

 

Cette répression particulière bénéficie de son caractère apparemment humanitaire, l’État étant en mesure de mobiliser un plus grand nombre de locaux pour aider à ce qui est, essentiellement, la noble cause de l’étranglement de la propagation du virus en étouffant la cupidité et l’insouciance du prolétaire indifférent ou négligeant (sic). Mais, comme on peut s’y attendre, ces mesures de répression se retournent toujours contre le prolétariat et la population. La contre-insurrection est, après tout, une sorte de guerre désespérée menée uniquement lorsque des formes plus  subtiles de conquête politique, d’apaisement social et d’aliénation économique sont devenues inopérants. Ces actions coûteuses, inefficaces et d’arrière-garde-réactionnaires, trahissent l’incapacité profonde de la puissance chargée de la déployer – qu’il s’agisse des intérêts coloniaux français ou britannique, de l’Empire américain en déclin ou de la conquête hégémonique chinoise. Le résultat de la répression est presque toujours une seconde insurrection, ensanglantée par l’écrasement de la première et rendue encore plus désespérée.

 

« Mais d’autres effets ont été moins visibles, bien qu’ils soient sans doute beaucoup plus importants. De nombreux travailleurs migrants, y compris ceux qui étaient restés dans leur ville de travail pour le festival de printemps ou qui ont pu rentrer avant la mise en place des différents confinements, sont maintenant coincés dans une dangereuse impasse. À Shenzhen, où la grande majorité de la population est constituée de migrants, les habitants signalent que le nombre de sans-abri a commencé à augmenter. Mais les nouvelles personnes qui apparaissent dans les rues ne sont pas des sans-abri de longue durée, mais ont plutôt l’apparence d’être littéralement jetées là avec nulle part où aller – elles portent toujours des vêtements relativement beaux, ne savent pas où dormir en plein air ni où trouver de la nourriture. Plusieurs bâtiments de la ville ont connu une augmentation des petits vols, principalement de nourriture livrée aux portes des résidents qui restent à la maison pour la quarantaine. Dans l’ensemble, les travailleurs perdent leurs salaires car la production est au point mort. Les meilleurs scénarios pendant les arrêts de travail sont des quarantaines dormantes comme celle imposée à l’usine Foxconn de Shenzhen, où les nouveaux rentrés sont confinés dans leurs quartiers pendant une semaine ou deux, reçoivent environ un tiers de leur salaire normal et sont ensuite autorisés à retourner à la chaîne de production. Les entreprises plus pauvres n’ont pas cette possibilité, et la tentative du gouvernement chinois comme des gouvernements des pays industrialisés d’offrir de nouvelles lignes de crédit bon marché aux petites entreprises ne servira probablement pas à grand-chose à long terme. Dans certains cas, il semble que le virus va simplement accélérer les tendances préexistantes en matière de délocalisation des usines, car des entreprises comme Foxconn augmentent leur production au Vietnam, en Inde et au Mexique pour compenser le ralentissement. » (5) https://les7duquebec.net/archives/253400  La crise économique, accélérée par la crise sanitaire, ne change rien aux lois du développement capitaliste qui la produite.

 

On tente d’éradiquer la pandémie en soutenant les profits

 

Dans quelques pays (France, Allemagne, Canada, Japon, Russie, et certaines entreprises chinoises, etc.) l’État a prévu le versement d’indemnités (jusqu’à 75% du salaire ou encore des semaines de congés payés) aux travailleurs mis en chômage forcé. Sans concertation entre eux, ces gouvernements capitalistes d’Orient et d’Occident profitent de cette lutte systématique contre la pandémie pour peaufiner leurs politiques, programmes et mesures économiques et sociales pour propager (propagande), faire accepter (produire du consentement, de la résignation et de la repentance), contrôler, réprimer si nécessaire, et embrigader la populace sous la botte de l’État totalitaire militarisé, soi-disant en guerre totale pour le salut de la patrie et de la planète. C’est l’apothéose de l’État « providence », le fétiche de la petite bourgeoisie parasitaire… L’armée étant appelé à contribuer à l’effort de guerre sanitaire totale dont l’intensité doit être maintenue au plus haut niveau d’hystérie afin de justifier l’immense effort collectif dont la populace n’imagine pas encore l’ampleur dantesque à venir, quand viendra le temps de rembourser les dettes ubuesques, exactement comme après chaque guerre mondiale. Hier, on demandait au soldat sur le front de sacrifier sa vie pour la patrie et pour son foyer. Aujourd’hui, on demande à chaque citoyen «mondialisé» – puisque la guerre est désormais globale et totale – de sacrifier ses libertés, son revenu, sa libre pensée, pour sauver l’État totalitaire compassé et l’humanité traumatisée (sic).

 

Toutefois, une telle problématique présente rapidement ses limites. Au cours des premières semaines du mois de mars 2020, des millions de travailleurs ont été mis au chômage forcé, certains avec compensations partielles, la majorité sans compensation aucune. En paralysant de la sorte leur appareil productif réel (oublions l’économie financière boursière spéculative sans emprise sur les forces productives et de commercialisation), les États du G20 ont tari leurs sources de production et de consommation alors que dans le même temps ces États surendettés (dette globale mondiale de 1,8 million de milliards de dollars) adoptaient des plans d’urgence pour un total de 5000 milliards de dollars de dépenses supplémentaires : 2000 milliards de USD pour les États-Unis déjà endettés de 22000 milliards de dollars, 110 milliards de C$D pour le Canada, 1200 milliards d’euros pour l’Allemagne, etc. https://les7duquebec.net/archives/253689

 

La partie congrue de ce capital virtuel – de cette fausse monnaie-crédit – est destinée aux grandes corporations multinationales qui forgent l’économie mondialisée, ce qui explique que les bourses du monde entier aient rebondi momentanément des abysses où elles s’étaient égarées au début de la pandémie. Mais chacun des boursicoteurs qui pavoise cyniquement présentement sait pertinemment que cette bouffée d’air éphémère et illusoire ne durera pas jusqu’à la fin du printemps. Qu’adviendra-t-il de ces gouvernements surendettés, dépensiers, paniqués, dépensant d’une main l’argent de « Monopoly », qu’ils impriment et ne possèdent pas et réduisant de l’autre main leurs sources de revenus (la production et la consommation)? Qu’adviendra-t-il de ce confinement résigné de centaines de millions de gens paniqués à qui on demande de choisir entre mourir de faim ou de la grippe? Alors qu’on leur a imposé ces sacrifices futiles en prétextant ainsi les réchappés de l’un et de l’autre. https://les7duquebec.net/archives/253707

 

Le germe de l’insurrection et de la révolte

 

Le risque est grand à l’heure où des millions de prolétaires, unifiés par le capital dans une économie mondiale intégrée et globalisée, comme le démontre cette pandémie mondialisée, commencent à penser que la source réelle du problème ce n’est pas tant ce virus mystique et mystérieux facile à éradiquer, que le virus du profit et de l’accumulation capitaliste si difficile à éliminer.  Certes, le capitalisme a constitué la réponse économique et profitable aux limites du féodalisme, mais aujourd’hui il représente un obstacle à l’évolution humaine, contrainte de le dépasser par un mode de production plus avancé.

 

 

Cette crise économique et sociale imbriquée offre des leçons importantes pour une époque où la destruction causée par une accumulation sans fin s’est étendue à la fois vers le haut dans le système climatique mondial et vers le bas dans les substrats microbiologiques de la vie terrestre. Une première leçon à retenir : de telles crises économiques, sociales, sanitaires et écologiques ne feront que se multiplier dans l’avenir. Alors que la crise séculaire du capitalisme prend un caractère apparemment non économique (sic), de nouvelles épidémies, famines, inondations et autres catastrophes «naturelles» seront utilisées par le capital et ses larbins politiciens pour justifier l’extension du contrôle de l’État totalitaire, et la réponse à ces crises sera de plus en plus l’occasion de tester des outils nouveaux de contre-insurrection. Deuxième leçon : une politique prolétarienne systémique et cohérente doit saisir ces faits tous ensemble. Sur le plan théorique, cela signifie comprendre que la critique du capitalisme s’appauvrit chaque fois qu’elle se coupe des sciences et de l’économie politique. Mais au niveau pratique, cela implique aussi que le seul projet politique possible aujourd’hui est celui qui est capable de s’orienter sur un terrain défini par un désastre écologique et microbiologique généralisé, sous une matrice économique qui a atteint les limites de ses capacités de produire et de distribuer les biens nécessaires à la vie sociale collective. C’est parce que la matrice économique capitaliste a atteint ses limites et qu’aucune réforme – reconstruction – palliative n’est possible que tous les espoirs sont permis à la classe prolétarienne émancipatrice.

 

 

8 pensées sur “Covid-19 – crise sanitaire – écologique – économique – mondiale

  • 1 avril 2020 à 16 h 42 min
    Permalink

    Merci Robert.

    Je me contente de faire un copier-coller de mon commentaire dans le mème d’ysengrimus et d’insister que notre espoir est entre les mains des chercheurs et scientifiques, logisticiens, personnes du Droit, et personnes intelligentes à travers le monde et même aux états-unis qui possèdent de très loin les meilleurs moyens pour que ces gens là puissent nous faire avancer, et à condition de ne pas les confiner eux aussi !…

    J’aimerais lancer une mise en garde en rapport avec les développements de la crise actuelle, sans pour autant vouloir verser dans la panique ou l’alarmisme qui relèvent d’une lecture fragmentée des données qui circulent actuellement, car à mes yeux, et depuis le début de cette crise, ce qui fait défaut autant aux journalistes qu’aux analystes indépendants qu’ils soient à droite, à gauche ou à l’extrême gauche, c’est une compréhension et une vision holistique de la crise et vers quoi elle se dirige. Je me dissocie donc de tous les apprenti-charlatans qui en ce moment disent aux gens quoi faire, penser ou comprendre des événements, peu importe les raisons, les sentiments de panique, ou les idéologies qui soient derriere…et ce, même avec les meilleures intentions ! Bref,

    Depuis une semaine déjà, il me semble de plus en plus clair et limpide que si cette crise du corona virus doit s’éterniser, et elle durera assez longtemps; quelques mois pour débuter…. et aussi incroyable que cela puisse sonner aux oreilles de ceux qui me liront, les états capitalistes du monde entier seront contraints de se diriger naturellement vers des économies planifiées et rationalisées du type communiste (et non progressistes) avec des régimes ultra autoritaires qui décréteront progressivement des lois martiales, allant jusqu’à rendre la surveillance électronique des habitants comme tout à fait légale via des lois spéciales qui seront votées pour cela, et via le déploiement de troupes militaires dans les villes, en plus de lancer des programmes de mobilisation et recrutements massifs de nouvelles recrues parmi les civils pour contribuer à la sécurité, la logistique et aux besoins de personnel en santé. Et ce qui me permet d’avancer tout ceci sont les faits inévitables suivants :

    – Le véritable problème de nature scientifique et logistique et celui de gestion de la crise de la Covid19 depuis le début et jusqu’à date, est tout simplement la méconnaissance du Corona Virus qu’on croit avoir déjà identifié dans son entièreté, mais dont on risque d’annoncer tardivement que ce n’est pas le cas, et qu’il n’est pas unique mais possède plusieurs variantes et ayant plusieurs souches inconnues qui risquent d’ailleurs de muter plus dangereusement vers d’autres formes encore plus sévères en affectant les humains.

    – Le premier problème auquel fait face le monde entier est tout simplement l’incapacité de tous les états du monde à mener des tests suffisants, bien au contraire, ils sont et resteront très insuffisants et on continuera de cacher cette donne primordiale aux populations, car nous n’avons pas assez de labos, de personnel scientifique, et de matériel scientifique et technologique pour effectuer les test ! Cet élément est est restera la première cause mondiale de propagation du virus sans la possibilité d’isoler les malades, ou définir un protocole sanitaire et de soins provisoire le temps d’avancer au niveau de la recherche de vaccin. Bref, les états aujourd’hui sont de plus en plus conscients que leur seule arme contre le virus est le confinement, qui est très loin d’être efficace pour contenir à lui seul la propagation du virus.

    – La pénurie mondiale alimentaire frappera dur et fort tous les pays du monde aussitôt que ce mois d’Avril, et elle frappera les pays occidentaux de manière brutale autant que les pays du tiers-monde. La rupture de la chaîne d’approvisionnement en denrées agricoles fraîches, en main d’oeuvre pour ce secteur et pour l’industrie alimentaire se font déjà sentir. Un pays comme la France qui a bien compris cet enjeux à déjà lancé un appels à volontaires (payés) massif dans tout le pays pour aider au secteur agricole, et déjà des dizaines de milliers de gens ont manifesté leur intérêts, se sont inscrites et sont en attente de confirmation et affectation dans le monde rural.

    – La sécurité deviendra en enjeux majeur d’ici l’été si la pénurie Alimentaire devait se ressentir de manière prononcée durant ce mois d’Avril et le prochain mois de Mai, et au vu de la crise des emplois, et du manque de liquidités pour les ménages pour faire face aux dépenses d’hypothèques, de loyers, et des factures pour les services essentiels.

    Bref, en somme, le scénario le plus probable et le plus »optimiste » aussi je le dis sans détour…, sera en effet que les états décrètent une économie planifiée et rationalisée quant à l’accès au services essentiels, aux denrées alimentaires, au soins de santé et au maintien de la paix civile qui sera largement compromise par les classes sociales défavorisées à date.

    Je remarque aussi que beaucoup de gens dont les journalistes et les médias, sont eux même pas encore tout à fait conscients de l’ampleur de cette crise ! il y au moment ou j’écris ces lignes, des centaines de milliers voir des millions d’apatrides de toutes les nationalités à travers le monde qui voyageaient au moment du déclenchement des confinement contre le virus, qui n’ont pu regagner leurs pays jusqu’à date, et qui se retrouvent confinés dans d’autres pays sans argent, et pour une majorité de ressortissants des pays du sud, sans recours et sans abris sauf ceux d’urgence que certains pays ont pu mettre en place, ou dans certains hotels ou ils ne peuvent pas s’acquitter des factures ni se procurer de la nourriture, sans que les états même occidentaux ou ils sont bloqués aient commencé à les répertorier ou les assister… dans le tiers monde c’est pire !

    Bref, qui aurait pu croire qu’un modèle de type »communiste » en apparence s’imposera par la force des choses au monde entier si cette crise perdure…et je vous garanti que ce sera le cas…mais quand je dis modèle communiste, bien entendu, il faut comprendre modèle martial et de rationalisation des denrées et des soins et services aux populations… car non, ce ne sera pas un modèle bâti par des progressistes, avec des idéaux et une foi progressiste qui croit en le peuple et lui permet de se gouverner lui même… ça ne sera pas non plus un modèle qui obligera les quelques millions de gouvernants, de patrons milliardaires et puissants sur terre de se conformer aux restrictions imposées aux peuples, non plus ! il y aura bel et bien une infrastructure, des services et des produits délivrés uniquement aux privilégiés dans tous les pays du monde dont la garantie de la sécurité, l’approvisionnement en denrées et la participation aux prises de décisions au niveau gouvernemental.

    j’entrevois enfin que toutes les tentatives de rebellions seront durement réprimées et elles le seront même pas grâce uniquement aux dispositifs sécuritaires officiels qui prendront place, mais aussi et surtout grâce à une philosophie et politique de délation, de dénonciation et de surveillance les uns des autres déjà encouragées chez les populations au moment ou j’écris ces lignes ! il faut comprendre qu’en ce même moment, il y a dans plusieurs pays des tentatives de création de milices civiles volontaires et non armées (selon les pays) qui se proposent déjà de »donner un coup de main » aux gouvernements un peu partout ! les discours extrêmes du genre dénonciateurs sont entrain d’exploser sur le net et les réseaux sociaux, et dans certains pays le recours à la brutalité policière et civile à déjà commencé de manière inquiétante envers des civils qui se rendaient acheter du pain ou des cigarettes !

    il faut savoir aussi, que du à cette crise, les malades chroniques de toutes les autres maladies nombreuses dans les populations en temps normal ne reçoivent plus ni l’attention, ni les soins, ni le support qu’ils recevaient en temps normal ! et rien que cela aura un impact majeur sur l’aggravation de la crise sanitaire générale ! même dans un pays comme le Canada, il faut savoir que les urgences des hôpitaux sont quasi vides dû aux restrictions posées à la population de ne pas s’y rendre, et dû au personnel en santé sur place qui refuse lui aussi de s’exposer au virus ou recevoir un nombre important de patients comme en temps normal ! un ami m’a raconté que dans l’urgence d’un hôpital Montréalais qui normalement compte des centaines de patients tous les jours et ou il s’est rendu, il y avait en tout et pour tout pas plus que 10 ou 12 personnes admises pendant toute la journée, l’après midi et la soirée !

    Oui, la crise de la Covid19 est bien plus grave que ce que l’on pense, et pour l’instant, il n’y a pas grand chose à faire sauf essayer de se maintenir en forme chez soi en faisait quelques exercices, rationaliser sa bouffe, acheter des fruits comme des oranges pendant qu’il y en a encore dans les marchés et comme j’ai dis à mon neveu fraîchement marié et en couple, d’apprendre à faire son pain soi même en se dotant d’une petite reserve de farine et de produits essentiels tout en limitant un max ses sorties!

    Répondre
    • 2 avril 2020 à 9 h 44 min
      Permalink

      @ Sam

      Il est amusant d’observer qu’après que tu aies condamner les experts et analystes et leurs analyses tu te lances toi-même dans ton analyse personnelle reposant quoique tu en dises sur l’idéologie qui te guide = chacun ayant une idéologie sociale acquise au sein du sérail social.

      1) la crise sociale engendrée par la pandémie du coronavirus n’a rien d’unique – si ce n’est deux choses somme toute secondaire : A) cette pandémie est la nouvelle forme (biologique) de la guerre impérialiste où s’affronte les puissances du monde capitaliste. Dans les guerres précédentes la forme militaire avait prévalence. Les problèmes suscités aux populations civiles par la bombe microbiologique (Covid-19) ne diffère en rien des problèmes des populations civiles syrienne – irakienne – libyenne – yemenite – afghane – palestinienne… B) cette guerre dans sa forme microbiologique se déroule davantage en région industrielle-développée-urbanisée je dirais même occidentalisée… C’est nouveau depuis la seconde guerre mondiale . C) La caractéristique précédente entraine une 3e particularité – liée aux NTIC – le déroulement de cette guerre est rapportée d’heure en heure – entretenant la psychose sociale sur les médias mainstream.

      Et voici que la petite bourgeoisie de service qui ne sait même pas que tous les peuples du tiers-monde sans exception on déjà vécu bien pire que cela – en terme de mortalité notamment – s’éveille tout à coup aux conséquences collatérales de la guerre globale – mondiale.

      Dis-moi mon ami A quoi peut bien ressembler l’urgence d’un hôpital de Kinshasa pendant la crise de EBOLA ??? NON mes amis n’allez-pas à l’urgence du CHUM du centre ville pour observer et prendre la mesure de ce que ca ressemble en Afrique opprimée… Il n’y a pas d’urgence publique à l’hôpital de Kinshasa et Coronavirus n’a pas encore saccager l’Afrique… et que dire de l’INDE où le grand capital EN PANIQUE tente d’imposer la mort par léthargie à 1,3 milliard d’humains non contaminés.

      Il y a un paragraphe de ton laïus que j’endosse complètement : « j’entrevois enfin que toutes les tentatives de rebellions seront durement réprimées et elles le seront même pas grâce uniquement aux dispositifs sécuritaires officiels qui prendront place, mais aussi et surtout grâce à une philosophie et politique de délation, de dénonciation et de surveillance les uns des autres déjà encouragées chez les populations au moment ou j’écris ces lignes ! il faut comprendre qu’en ce même moment, il y a dans plusieurs pays des tentatives de création de milices civiles volontaires et non armées (selon les pays) qui se proposent déjà de »donner un coup de main » aux gouvernements un peu partout ! les discours extrêmes du genre dénonciateurs sont entrain d’exploser sur le net et les réseaux sociaux, et dans certains pays le recours à la brutalité policière et civile à déjà commencé de manière inquiétante envers des civils qui se rendaient acheter du pain ou des cigarettes ! »

      Mais je ne suis pas angoissé par ce comportement du grand capital international via ses larbins politiciens et forces de l’ordre bourgeois. Nous l’avions prédit dans notre volume sur les GILETS JAUNES le fascisme n’aura pas cette fois la forme des groupes de masse paramilitaire anti gouvernemental (NAZI-FASCISME-MILITARISME) mais il prendra la forme d’ÉTAT en ce sens que c’est l’ÉTAT bourgeois lui-même qui imposera – construira – dirigera le fascisme d’État policier.

      La petite-bourgeoisie se contentant de sermonner la populace pour qu’elle accepte tous les sacrifices dans la soumission – résignation – pour son bien – pour son espace vital et pour sa santé menacée qui par les Chinois – qui par les Américains – qui demain par les africains.

      Ne faites pas d’exercice à la maison – apprenez le maniement des armes et refusez de vous rendre au travail sous la menace de cette bombe COVE-19

      Robert Bibeau

      Répondre
  • 2 avril 2020 à 15 h 32 min
    Permalink

    Merci Robert de qualifier mon commentaire qui se voulait constructif et critique aussi de  »Laius » baratin n’importequoitiste :)) toujours aussi délicat et attentionné pour qualifier les commentaires qui te plaisent pas ! :))) t’inquiètes, je ne t’en veux pas car je sais que lorsque tu es irrité par ce que tu lis… tu ne te gênes jamais pour taper d’un coup de bottes dans le derrière de ton commentateur !:))

    Si j’ai parlé des urgences d’ici, c’est pour dire que je suis scandalisé qu’ils les ont pratiquement interdit aux gens et qu’ils ne veulent pas bosser en tant de crise par crainte du virus ! Quant aux urgences des pays Africains, il me semble qu’en matière d’Afrique en général, et de moyen orient je me fais un devoir de contribuer assez souvent ici pour exprimer ma familiarité et connaissance du contexte Africain, maghrébin et moyen-oriental bien mieux que beaucoup de gens ! et je n’ai pas vraiment besoin qu’on me les décrive ! et pour vous donner rien qu’une idée en ce moment je reçois entre 100 et 300 communications, videos, nouvelles, faits divers, rien que par mes amis et famille qui soient là-bas, en plus de celles qui me viennent directement d’afrique… et je ne vous raconte pas les blagues, videos satiriques, et la dérision des africains sur le corona virus, dommage que je ne peux pas les poster ici, mais je vous aurais mis des centaines et vous vous sentiriez comme si vous y étiez sur place !

    Pas besoin non plus de vous apprendre que ce que sont les hôpitaux publics en Afrique, livrés aux mafias locales qui empêchent 90% des budgets et des ressources et du matériel qui leur est destin. de s’y rendre, et finir au lieu de ça dans la poche des intermédiaires, des directeurs gestionnaires corrompus jusqu’à la moelle, et autres ministres et décideurs qui passent leurs grands marchés de tout et n’importe quoi chez les fournisseurs occidentaux moyennant obligatoirement un bakchich… Vous voulez plus de détails, je pourrais vous donner des noms ! je connais la machine tellement bien que je pourrais comment vous décrire comment le réseau des cliniques privés ayant explosé depuis 25 ans partout en Afrique et moyen orient, se servent des fonds et subventions publiques des médicaments et des malades pour s’enrichir et s’acheter des apparts à Paris, Londres ou ailleurs ! ou alors, si vous voulez un compte rendu sur les hôpitaux privés construits par les cheikhs du pétrole qui soignent les élites un peu partout en Afrique, et vous décrire comment j’ai pu y accompagner un membre de la famille la dernière fois que je suis rentré au pays, et j’ai dû payer avec ma carte de crédit $400 pour un test sanguin qui vaut normalement $80, pour libérer la personne deux plus tard avec une prescription qui coûte un autre $150… je pourrais vous dresser un topo aussi !

    Avant d’être victime du  »complot capitaliste occidental » et autres propos  »révolutionnaires » systématiques et souvent idiots, l’Afrique et le moyen orient sont victimes de leurs propres ressortissants et élites corrompues ! Vous ne me ferez pas changer d’avis là-dessus ! tout comme l’occident l’est tout autant ! c’est pas pour rien que vous me lirez assez souvent dépeindre  »l’humain » de merde dont on s’émeut de la condition à tord et à travers et c’est encore pas pour rien que si je possédais le pouvoir pour Juger le Bachar El Assad le héros des réseaux de l’extrême gauche de mes deux, je l’aurais pendu à l’iranienne lui et son clan a des grues de constructions et je n’aurais pas hésité à réserver le même sort à ses alliés et même ses ennemis sheikhs de pétrole de mes deux ! et c’est pour ça qu’il vaut mieux connaître le  »background » des populations de ces coins là, leur histoire avec leurs régimes et leurs élites etc avant de se lancer dans les lamentations sur  »l’emprise du capitalisme occidental » sur leurs pays et infrastructure et hôpitaux etc…

    Sinon, j’ai pas besoin d’apprendre le maniement des armes, ni que j’ai besoin de stocker des armes ou des minutions et j’arrête pas de rigoler de ceux qui le font depuis toujours et encore en ce moment ! je gage même qu’ils s’en serviront pour se suicider au bout du film qu’ils se font dans leur tête ! car les armes voyez-vous, elle ne nous seront d’aucune utilité dans ce qui s’en vient ! le scénario à la zombie du Sacker n’aura pas lieu non plus, ni même  »la révolution totale » tant espérée par les esprits qui y croient encore ! et savez-vous pourquoi ? parce que c’est trop tard ! parce que l’être humain n’est plus qu’une âme vide et faux cul et lâche en particulier ceux qui achètent et vénèrent les armes ou ceux qui nous inondent de discours alarmistes et complotistes et qui jouent aux machos-rambo car ils seront les premiers à baisser leur froc et se laisser faire lorsque les gouvernements passeront aux lois martiales ! je ne suis pas stupide au pointy de croire et ne pas détecter en ceux là en particulier les signes de grave instabilité mentale et de conditionnement pour devenir les pires de tous en réalité ! ils n’hésiteront pas à descendre leur mère pour leurs ptits intérêts minables en cas de panique, vendre leur âme au premier venu pour avoir l’impression de s,en sortir mieux que les autres ! Bref, c’est toujours la même histoire, ce sont toujours les plus dérangés qui essaient de se faire remarquer et brandissent les armes et les propos extrêmes qui deviennent les plus dociles et les plus lâches de tous ! et généralement ils pullulent dans l’extrême droite et hélas aujourd’hui dans l’extrême gauche aussi !

    Enfin, on ne divergera pas sur le fond tout de même, mais je vous rassure que mon commentaire se voulait comme constructif et signal d’alarme pour ceux et celles qui semblent prendre à la légère ce qui se passe en ce moment !

    Yallah ! hasta luego camarade ! 🙂

    Répondre
  • Ping : Le traitement médiatique du COVID-19 contribue à la psychose collective – les 7 du quebec

  • Ping : Covid-19- Crise sanitaire ou crise économique planétaire? – les 7 du quebec

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *