Le Temps des «Corona-dictatures». Les coups d’État «sanitaires-démocratiques»!

Par Luc Michel.

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REVUE DE PRESSE avec le journal Le Temps (Suisse)

« Il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté comme on cache les statues des dieux ».  – Montesquieu (le philosophe des démocraties occidentales).

« Il y a un vrai danger que la pandémie de Covid-19 devienne notre nouvelle guerre contre le terrorisme, une excuse pour divers gouvernements pour saper les droits fondamentaux en exploitant les peurs des gens (…) Une fois que les gouvernements ont acquis de nouveaux pouvoirs, il est difficile pour les citoyens d’exiger de retrouver leurs droits, analyse le journal. Prenez les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Certaines des mesures d’exception prises par le gouvernement américain sont toujours en place. La prison de Guantanamo est toujours ouverte. Les assassinats ciblés sont toujours pratiqués et la surveillance de masse continue »  – Le Temps (3 avril).

Je ne suis pas l’inventeur, ni le premier utilisateur, du terme «corona-dictature». Les inventeurs ce sont le parti flamand NVA, premier parti de Flandre et de Belgique, au pouvoir dans la Région flamande de l’Etat fédéral belge. Parti qui s’est vu écarté du pouvoir fédéral par une coalition de partis minoritaires belgicains, dont les libéraux francophones et flamands du MR et de l’OPEN VLD, les perdants des dernières élections. Coup d’état constitutionnel sous prétexte de lutte contre la pandémie disent avec raison les nationalistes flamands!

C’est ce 3 avril un grand quotidien du Système suisse, Le Temps de Genève, qui dénonce les coups de force constitutionnel dans tout le Bloc occidental. Un constat sans appel …

* Voir sur LUC-MICHEL-TV/ Sur https://vimeo.com/399472517


« LE CORONAVIRUS REBAT LES CARTES, TOUTES LES CARTES »

(LE TEMPS, GENEVE, 3 AVRIL 2020)

Extrait 1 : « Vous vous en êtes à coup sûr rendu compte: l’épisode que nous vivons en ce moment change nos vies. Et il y a de fortes chances que plusieurs de ces changements perdurent, bien après la crise.  En politique d’abord, certains États exploitent la situation actuelle pour museler toute opposition et mieux contrôler leur population. Historiquement, on sait que les lois d’urgence survivent en général bien après les causes qui avaient servi à les justifier (…)   Au niveau administratif également. La crise actuelle dope les partisans d’une transformation rapide de nos institutions et une adoption massive des nouvelles technologies. Le E-gouvernement, identité numérique, parlement virtuel… sont plébiscités pour éviter le blocage du pays. Ce qui réduira en fait le contrôle démocratique.

«LE COVID-19 POURRAIT DEVENIR NOTRE NOUVELLE GUERRE CONTRE LE TERRORISME» (LE TEMPS, GENEVE, 3 AVRIL 2020)

Extrait 2 : «Les restrictions imposées pour combattre la crise sanitaire due au coronavirus inquiètent les défenseurs des droits de l’homme. Elles pourraient durer bien au-delà de la fin de la pandémie (…) et rappelle les effets encore durables de telles mesures aux États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001.  Le Covid-19 est-il l’occasion rêvée pour les autocrates en puissance de renforcer leur pouvoir? Certains scientifiques voient une corrélation entre une plus forte prévalence de maladies au sein d’une population et un surcroît de politiques autoritaires (…) Le prolongement des confinements, l’engagement de l’armée et de la police pour les faire respecter, la suspension apparemment temporaire des parlements au profit du pouvoir exécutif sont des mesures sans doute nécessaires. Mais leurs effets à long terme inquiètent. Des mesures d’exception sont nécessaires face à l’urgence sanitaire de la pandémie de SARS-CoV-2  (…) Selon les défenseurs des droits fondamentaux toutefois, nombre de libertés qui sont au cœur des démocraties, liberté d’expression, d’association, de manifestation, de la presse, etc. sont en danger. Ils tirent la sonnette d’alarme (…) Le Patriot Act américain a laissé des traces. »

« ABUS DE L’ÉTAT D’URGENCE EN FRANCE »

Extrait 3 : « Les organisations de défense des droits humains ont dénoncé à l’époque les abus de l’état d’urgence en France au lendemain des attentats terroristes de novembre 2015. Les dispositions d’exception prises à cette période appartiennent désormais au droit commun. Quand le président Emmanuel Macron déclare que «nous sommes en guerre» contre le coronavirus, la métaphore est forte et susceptible de sensibiliser un public au vrai danger de la pandémie. Mais un tel vocabulaire guerrier pourrait justifier des mesures répressives «et transformer une crise sanitaire en crise sécuritaire», prévient Florian Bieber dans Foreign Policy

Extrait 4 : «Les démocraties limitent elles aussi ces libertés au nom du combat justifié contre la pandémie. Tout est question de proportionnalité. Ces jours-ci, la Corée du Sud est montrée en exemple pour son dépistage systématique qui a permis de contenir la propagation du Covid-19. Séoul «a transmis des informations détaillées et très claires sur le mouvement de personnes à tout individu qui aurait pu avoir des contacts avec eux», nuance toutefois le directeur de HRW. Le Covid-19 est un prétexte tout trouvé pour renforcer de façon massive la surveillance digitale des citoyens.»

L’OPINION: LA SURVEILLANCE, À MANIER AVEC UNE EXTRÊME PRÉCAUTION

Extrait 5 : «L’une des libertés qui préoccupent les tenants de la démocratie, ce sont les élections. A commencer par les États-Unis. Donald Trump laisse planer le doute bien que la Constitution soit claire à ce sujet, obligeant le président sortant, s’il n’est pas réélu, à quitter la Maison-Blanche en janvier 2021. En Serbie et en Macédoine du Nord, les élections d’avril sont repoussées, comme les élections locales de mai au Royaume-Uni. Florian Bieber est catégorique: «Renvoyer des élections pendant des mois est susceptible de priver lesdits gouvernements de leur légitimité et de permettre à des autocrates d’exploiter ces retards pour renforcer leur pouvoir» …»

FACE AU VIRUS, LA TENTATION DE LA MANIÈRE FORTE

Extrait 6: «Le monde est «en guerre». Une guerre qui fait des ravages économiques, qui cloue les avions au sol mais qui commence aussi à déployer un peu partout ses effets politiques: de la Hongrie à l’Inde, d’Israël au Chili, des Philippines à l’Irak, le recours à la manière forte est devenu tentant, un peu partout. Pandémie et autoritarisme ne semblent pas, à première vue, faire bon ménage, tant les appels à la raison et à la science sont aujourd’hui prédominants. Pourtant, autant les régimes «illibéraux» semblent accuser le coup face à leur propre incompétence, autant il ne leur a fallu qu’une toute petite période pour se ressaisir et relever la tête.  Au cœur même de l’Europe, la Hongrie est devenue, une fois encore, l’emblème de ce mouvement. En début de semaine, le premier ministre Viktor Orban a obtenu du parlement le droit de légiférer par décrets grâce à l’instauration d’un «état d’urgence» proclamé pour une durée indéterminée. Des mesures d’«exception» – fortement critiquées par l’opposition hongroise mais aussi par les partenaires de l’Union européenne – qui non seulement suspendent les droits du parlement mais qui rendent également possibles de lourdes sanctions contre ceux qui propagent de «fausses nouvelles» (5 ans de prison) ou ceux qui tentent d’échapper au confinement (jusqu’à 8 ans d’emprisonnement). Voilà dix ans que le dirigeant hongrois est accusé de multiplier les atteintes aux droits de l’homme et à l’indépendance de la justice. La «loi coronavirus» donne à Viktor Orban de nouvelles prérogatives dont, selon les partis d’opposition, il rêvait depuis longtemps. «La crainte, c’est que l’administration Orban se transforme aujourd’hui en une vraie dictature», écrit le juriste hongrois Daniel Karsai. »

Extrait 7 : La tentation d’une surveillance accrue à cause du virus est une réalité dans toutes les (ex)démocraties occidentales!  « Pour lutter contre la pandémie, de nombreux États mettent en place des systèmes de traçage de la population, certains de force, d’autres de manière volontaire. Une partie de ces mesures pourrait perdurer après la crise, sans réel fondement, avertissent des défenseurs de la vie privée », commente Le Temps (Genève)…

 


« A SINGAPOUR, DES CENTAINES DE MILLIERS DE CITOYENS ONT ACCEPTÉ D’UTILISER L’APPLICATION TRACE TOGETHER » (LE TEMPS, GENEVE, 3 AVRIL 2020)

Extrait 8 : « L’inquiétude a changé de forme. Notre téléphone était hier encore perçu comme un mouchard pour Facebook et Google. Localisation, activités, interactions… Lovés au cœur de nos smartphones, les géants du numérique savent tout de nous. Mais depuis l’éclatement de la pandémie, cet espionnage a été relégué au second plan. Désormais, ce sont des Etats qui veulent pister nos appareils pour traquer le virus. Mais aussi des citoyens et des chercheurs qui nous incitent à utiliser ces données pour nous analyser et détecter les malades que nous fréquentons.

Désormais, la crainte d’une surveillance généralisée se répand partout sur la planète. Et de nombreux citoyens sont inquiets: sous le couvert de la lutte contre le coronavirus, les autorités ne seront-elles pas tentées de mettre en place des systèmes de monitoring de la population qui survivront à la pandémie? Et l’on ne parle pas de dictatures… »

« EN FRANCE, LES DONNÉES DES OPÉRATEURS DE TÉLÉPHONIE MOBILE ONT PERMIS DE DÉTERMINER AVEC PRÉCISION L’EXODE DES PARISIENS VERS LA PROVINCE »

 

Extrait 9 : « A l’échelle du continent, l’Union européenne veut utiliser les données des opérateurs pour mesurer les flux de population. Swisscom envoie chaque jour à 8h un rapport à la Confédération sur les attroupements dans les lieux publics. En Israël, le pistage est individuel, les autorités utilisant des méthodes de lutte antiterroriste pour suivre les porteurs de virus.

Il y a aussi des moyens de surveillance plus insidieux, lorsque les autorités suggèrent fortement à leurs citoyens de télécharger des applications les alertant s’ils ont croisé des porteurs du virus. En Corée du Sud, la police sait dans quels bus ou cafés des malades sont passés, alertant ensuite les personnes qui ont fréquenté ces lieux. A Singapour, des centaines de milliers de citoyens ont accepté d’utiliser l’application Trace Together: elle permet, via Bluetooth, de savoir qui se trouve dans un rayon de quelques mètres, afin, là aussi, d’alerter a posteriori ceux qui ont croisé une personne malade.

Ces services ont beau fonctionner sur une base volontaire, il faut s’en méfier, avertit Sylvain Métille, avocat et professeur en protection des données et droit pénal informatique à l’Université de Lausanne: «Même si le but est noble, il faut être prudent concernant le but réel de ces applications et la qualité de leur développement. Même avec un produit parfait et utilisé sur une base volontaire, il y a un risque que les personnes soient forcées de l’utiliser, par exemple si un employeur ou un magasin vous oblige à installer l’application, voire si la pression sociale de vos collègues ne vous laisse pas le choix.»… »

« SURVEILLER « LES SERVICES DES GÉANTS DE LA TECH » QUI RENFORCENT LEUR EMPRISE …

Extrait 10 : « Raphael Rollier, qui développe des innovations avec les géodonnées chez Swisstopo, fait une analogie avec les services des géants de la tech. Pour lui, «une application qui demande l’accès à vos données GPS est la seule solution qui permette d’obtenir une traçabilité des contacts. Par contre, je ne pense pas qu’il faille la rendre obligatoire. C’est un outil de prévention qui doit être proposé sur une base volontaire et l’utilisateur doit pouvoir l’arrêter à tout moment. De la même manière qu’on décide de donner notre géolocalisation à Google en échange d’un service de navigation, l’utilisateur décide de fournir ces données de localisation pour faciliter la traçabilité des contacts entre malades et personnes en bonne santé.» Raphael Rollier ajoute que «pour obtenir une adhésion suffisante, la clé est d’avoir un acteur de confiance et transparent qui propose ce service».

Les risques de dérive sont très nombreux. Ces applications vont-elles inciter des malades à ne pas déclarer leur état de santé? Ceux-ci vont-ils laisser leur smartphone chez eux lorsqu’ils sortent? Et que se passera-t-il si les données individuelles – exactes ou fausses – sont rendues publiques par erreur? »

 

* Voir sur LUC-MICHEL-TV/  LUC MICHEL/ LE DEBAT PANAFRICAIN 2020 03 22 :

VOICI VENIR LE TEMPS DES ‘CORONADICTATURES’

 

 

 

 

5 pensées sur “Le Temps des «Corona-dictatures». Les coups d’État «sanitaires-démocratiques»!

  • 10 avril 2020 à 11 h 04 min
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    pourquoi ne reste-t-on pas,en confinement avec « le cancer »385000 victimes,ou encore mieux « la grippe »75000 morts par an,ou tout autre pandémie,d’abord,celle-ci ,n’a malheureusement pas fini de sévir,que sa contagion touche »tout le monde »,que son origine est très suspicieuse,qu’il n’y a, a part le protocole de la chloroquine, »RIEN » a lui, opposer,que disais-je son origine »Wuyan » en Chine là ou un laboratoire Franco-Chinois,dirigé de 2016 à 2020,par levy,le mari de buzyn,ministre de la santé en France,ou ce virus est manipulé,il aurait été modifié 3 fois génétiquement,avant d’entré en service,il attaque a 80 % les plus de 60 ans,ou,je constate,des coïncidences plus que suspectes,avec la réforme des retraites,qui s’enliser,je me pose toujours la question »a qui profite le crime »,au vue de l’inconscience,l’amateurisme,l’incompétence,de ceux qui prétendent diriger notre pays,mais surtout a la recherche de l’intérêt financier de cette catastrophe..!!,il faudra bien trouver l’origine réelle du départ de ce fléau,ou certain spécialistes annoncent un record similaire a la « grippe espagnole »..!!

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  • 10 avril 2020 à 11 h 54 min
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    N’oublions pas qu’un droit n’est pas une liberté, quand il y a un droit c’est parce qu’à la base il y a une interdiction, la civilisation est avant tout coercitive, interdiction faite par ceux qui ensuite vous accorde un droit, interdiction de parler librement, interdiction de quitter le territoire librement (sans passeport ou bientot sans QR code comme en chine), interdiction de se nourrir librement (chasse, peche, elevage), etc sauf avec un droit, un code, un payement, une loi, un permis etc

    La liberté n’existe plus ou de moins en moins depuis qu’on est civilisés, le droit laisse entendre que grace à lui nous sommes libres alors qu’en réalité nous sommes prisonniers, modifier ou supprimer un droit nous renvoie à la base soit une interdition , avec le coronavirus il y a abolition du droit de se réunir ou de circuler, pour la bonne cause dit on ! Il n’empeche que les droits emprisonnent.

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    • 10 avril 2020 à 18 h 25 min
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      La Liberté c’est une simple illusion. La juiverie l’a implantée pour nous donner la liberté de choisir nos maîtres. « Les protocoles des sages de Sion. »

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  • 10 avril 2020 à 18 h 20 min
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    Ne pas faire attention à l’homme qui est derrière le rideau!

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