Covid-19- Crise sanitaire ou crise économique planétaire?

Un paradoxe sans précédent historique

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Je vous comprends d’être interloqués par les décrets des gouvernements (de gauche comme de droite) face à la crise du Covid-19. Cette crise sanitaire que les fonctionnaires d’État attisent, amplifient, dramatisent, prolongent et mondialisent. Depuis des mois, les populations sont soumises à un déluge médiatique rythmé quotidiennement par le décompte macabre des morts et des contaminés, ce qui répand la panique parmi une populace prostrée, consentante à subir docilement des mesures terroristes de contrôle policier comme l’assignation à résidence, la filature électronique, la délation du voisinage et la répression de masse, parfois même réclamées par des péquenots tétanisés (1) https://les7duquebec.net/archives/253823

 

Cependant, ne nous laissons pas contaminer par ces trivialités et tentons de comprendre comment et pourquoi des milliards d’individus sont ainsi terrorisés, résignés, assignés à résidence, surveillés, espionnés et réprimés. Nous allons tenter de lever le voile sur le plus grand paradoxe qui accompagne cette énième pandémie mondiale que les médias à la solde et les larbins politiciens nous présentent comme sans précédent (sic). Ce qui est sans précédent ce n’est pas la pandémie, c’est l’alignement de la majorité des gouvernements d’Occident derrière la tactique du confinement initiée par le gouvernement chinois le 23 janvier dernier (2).

 

Ce paradoxe va comme suit : l’économie mondiale battait de l’aile avant même que le premier virus-Covid-19 fasse son apparition en Chine centrale, puis se disperse dans quelques pays d’Asie et d’Occident. Aussitôt, nombre de gouvernants (parfois, sans même un cas avéré parmi  leur population) ont imposé le confinement général, cassant définitivement les reins de l’économie mondialisée, anémiant les profits, projetant des milliards d’individus dans la précarité et l’indigence sous prétexte de sauver leur vie après des années de coupures dans les programmes de santé (!) Face à cette incongruité, pas un milliardaire, pas un homme d’affaires, pas un banquier n’a protesté contre cette paralysie de l’économie et des profits (?) Aurions-nous migré du capitalisme libertaire au capitalisme totalitaire à la faveur de cette pandémie? Ce paradoxe dissimule une réalité beaucoup plus complexe et sournoise comme nous allons le voir.

 

La pandémie du Covid-19 est-elle sans précédent?

 

Depuis le Moyen-âge, la Renaissance européenne et l’Époque contemporaine, le monde entier est fréquemment frappé d’endémies et d’épidémies. On est en droit de penser qu’il devrait subsister dans la mémoire collective quelques connaissances acquises dans le domaine des pandémies (3).  Eh bien non, comme vous pouvez le constater dans l’actualité les politiciens se sont entourés de médecins qui ne connaissent rien aux lois qui régissent les sociétés capitalisées et aux mécanismes de gestion sociale des pandémies. Les rênes de la gouvernance sont passées sans discussion des mains des politiciens aux mains des médecins et des épidémiologistes (4), dans l’indifférence apparente des ploutocrates !

 

Peut-on reprocher à un médecin de voir le monde et la société comme un hôpital, une urgence, un CLSC ou un EHPAD ? Assurément non ! Ces gens pensent qu’un système économique, sociologique, politique, idéologique, médiatique, national et mondial très complexe existe et fonctionne pour assurer la plus grande longévité à la population au moyen de l’amélioration constante de sa santé. Pour y parvenir, aucun sacrifice n’est trop cher payé – y compris de confiner l’économie, les revenus des salariés et les profits du capital pour plus d’une année, si besoin. Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, qui a choisi de jouer sa réélection sur la panique du coronavirus, pronostique 18 mois de confinement et de paralysie de l’économie canadienne. En dépit du fait que, selon les spécialistes, le confinement ne contribue pas à la réduction de la mortalité, mais seulement à son étalement dans la durée. Quoi qu’il en soit, malgré la mise au chômage de 6 millions de travailleurs canadiens, malgré la destruction de l’économie canadienne, la pandémie poursuivra ses ravages (5). Mais que font les ploutocrates canadiens pendant que Justin ruine l’économie canadienne? Seraient-ils secrètement complaisamment consentants ?

 

Quelques leçons apprises des pandémies antérieures

 

L’histoire nous apprend pourtant que face à un nouveau virus – ou à la mutation d’une souche virale connue – aucune parade n’est possible. En l’absence d’un vaccin, dépendant de la virulence et de la vitesse de propagation de l’intrus, le virus frappera partout où son hôte (l’Homme en l’occurrence) se propage (6).  Si les conditions climatiques lui sont temporairement défavorables le virus mutant fera comme les anciens virus (peste, choléra, Ebola, variole, grippe espagnole, Sida, etc.) il entrera en latence jusqu’à ce que les conditions environnementales lui redeviennent favorables puis il reprendra sa mission biologique fondamentale : se reproduire.

 

Face à cette menace naturelle aussi vieille que le monde vivant, le biotope humain a érigé deux murs de « containment« . Devant cet ennemi invisible et naturel, mais de moins en moins naturel depuis que des laboratoires militaires manipulent et trafiquent cette arme de combat d’un nouveau genre (7), deux possibilités  : A) l’immunisation naturelle, car instinctivement le corps humain, agressé par un corps étranger, se défend en développant des anticorps dont on fera éventuellement des vaccins; B) les vaccins, fabriqués à partir des antivirus humains que de grandes multinationales pharmaceutiques commercialisent à grand profit. Voilà un secteur industriel dont on peut aisément identifier le bénéfice attendu d’une pandémie et d’un confinement de longue durée. Mais qu’en est-il du reste de l’industrie mondialisée ?

 

Les épidémiologistes estiment qu’il faut, pour une population donnée, atteindre le seuil de 60% de prévalence pour que la contagion soit stoppée naturellement. Plus vite une population infectée atteint ce seuil, plus vite elle aura vaincu le Covid-19. La seule variable sur laquelle une société, gouvernée par des médecins, peut exercer une action partielle, est la vitesse de contagion – c’est-à-dire le temps de propagation de l’épidémie dans l’ensemble d’une population. En cloîtrant hermétiquement tous les gens (7,7 milliards d’individus) on pourrait, le temps de leur enfermement, stopper complètement la pandémie… jusqu’à ce que tous ces gens se révoltent, s’échappent ou qu’ils meurent de faim, y compris ceux qui ne sont pas contaminés.

Le confinement, cette tactique moyenâgeuse comme la qualifie le docteur Raoult, offre la possibilité de ralentir – d’étaler dans le temps – la propagation du coronavirus et les mortalités qui l’accompagnent (8). Le confinement ne sauve pas les vies, il ne résout rien d’un point de vue médical, sanitaire, ou social, si ce n’est de prolonger les méfaits du virus et les coûts de son éradication. Si le confinement – en supposant qu’il soit efficace – ralentit la progression du virus, ce dernier accomplira sa mission dans la durée. Ainsi, le coronavirus, qui est à la source des grippes « classiques », connaît des résurgences saisonnières depuis des années et les sociétés s’en accommodent. Pourquoi cette psychose névrotique autour du Covid-19 ? Évidemment, le traitement médiatique de la pandémie alimente la psychose populiste (9), mais les « gens de biens, les gens de savoir et de pouvoir » (sic), les politiciens, les experts, les économistes, les milliardaires, les banquiers et les PDG, sont-ils eux aussi entraînés dans ce tourbillon médiatique psychotique? Au point de regarder l’économie et la société s’effondrer sans broncher? Car il ne faut pas se le cacher : l’enjeu de la guerre de classe engagée autour du confinement est bien la pérennité de la société capitaliste mondialisée. Les dirigeants chinois et russes l’ont compris.  Qu’en est-il des ploutocrates occidentaux ?  (10)

Les bureaucrates étatiques auraient-ils perdu la tête, au point de préparer les conditions de l’insurrection populaire ? Non évidemment, on ne verra jamais le serpent se mordre la queue. C’est exactement le contraire. Tous ces larbins préparent consciemment ou inconsciemment l’écrasement de l’insurrection populaire dont les conditions objectives et subjectives s’accumulent comme l’a démontré le Mouvement des Gilets jaunes (11). La réponse à une énigme sociologique et/ou politique n’est jamais médicale ou sanitaire, elle est toujours économique.

 

Mais alors, pourquoi cette panique hystérique, consciemment entretenue, à propos de la distanciation sociale (sic) et du confinement, accélérant l’effondrement de l’économie et des profits ? Ces mesures terroristes de contrôle populiste, mises en application par les gouvernements, ne pourront jamais stopper la pandémie, mais elles détruisent assurément l’économie et les profits – 16 millions de travailleurs en chômage aux USA, plus de 6 millions au Canada, entre 8 et 11 millions en France; effondrement du prix du pétrole; krachs boursiers répétés; explosion de l’endettement public et privé (1,8 million de milliards USD ), diminution de 6% à 12% du PIB français, de 15% en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni; famines meurtrières qui se préparent en Afrique et en Orient (83 millions d’individus menacés); et combien d’autres calamités qui entraîneront des millions de morts directs et collatérales sous le prétexte de «sauver des vies» et qui de fait, détruiront les profits ? Tout ceci dans un étourdissant silence des milliardaires et des hommes d’affaires?!…  Il y a anguille sous roche (12).

 

La tactique du confinement

 

Avant de répondre à la précédente question, d’ordre économique et politique, examinons plus avant la tactique du confinement qui a transformé un problème apparemment sanitaire en la pire crise économique de l’histoire du capitalisme. Nous ne croyons pas un instant que les polichinelles politiques le comprennent, mais nous sommes convaincus que la majorité des ploutocrates le savent, dont le Président de la puissante Amérique en déclin dont la fortune personnelle vient de fondre d’un milliard USD en quelques jours (13). À moins évidemment que la pire crise économique de l’histoire du capitalisme ne soit déjà fortement engagée au moment de la calamité du coronavirus qui en est devenu un catalyseur ?!…

 

Quoi qu’il en soit, comme le prédit un scientifique russe, le présent confinement nous assure qu’à l’automne prochain, dans l’hémisphère nord du moins, de nouvelles vagues du Covid-19 frapperont les pays où le vaccin ne sera pas encore disponible et où l’immunisation naturelle (des millions de porteurs  asymptomatiques ayant développé l’immunité) ne sera pas complétée.

 

Deux tactiques ont été développées par les États :

 

A) en attendant le vaccin, la Corée, le Japon, la Russie et la Suède notamment, laisse le virus faire son œuvre, se propager, permettant aux Suédois vigoureux de développer naturellement l’antivirus – l’anticorps – permettant de bloquer la propagation du virus l’automne prochain.  C’est ainsi qu’opèrent la solidarité sociale. Évidemment, la Suède prend des mesures afin de protéger les personnes âgées (70 ans et plus) souffrant d’obésité, de diabète, de maladies respiratoires ou de cancer (soit 95 % des mortalités occasionnées par le Covid-19). La Suède comme les Pays-Bas, la Corée, le Japon, la Chine, la Russie évite ainsi de paralyser leur économie, ce remède pire que la maladie, comme le dit Donald Trump.

 

B) La deuxième tactique, adoptée par un grand nombre de pays occidentaux, consiste à imposer militairement le confinement sous prétexte de gagner du temps – de ralentir la pandémie (aplatir la courbe d’hospitalisation) – sans jamais la stopper – de manière à ne pas engorger les systèmes de santé que les gouvernements bourgeois ont démantelés depuis des années. Bref, le confinement donne du temps aux gouvernements. En contrepartie l’épidémie s’étend dans la durée – le temps que l’hôte développe des anticorps à partir duquel les laboratoires des multinationales pharmaceutiques développeront un vaccin à commercialiser. Et le cycle des pandémies reprendra sous le mode de production capitaliste anarchique (14).

 

Par contre, la tactique du confinement-ralentissement présente un inconvénient majeur: elle paralyse l’économie capitaliste qui était déjà en crise endémique. Ce serait en termes de coût-bénéfice la tactique la moins performante (15). Pour le moment les boursicoteurs du monde entier encaissent les milliers de milliards de dollars de crédit de Monopoly qu’impriment et distribuent gratuitement les banques centrales. Mais qu’en sera-t-il quand les créanciers, les prêteurs hypothécaires, les concessionnaires, les marchands de meubles et d’autres biens de consommation viendront réclamer leur « livre de chair » à l’ouvrier jeté sur le pavé? (16) Nous y reviendrons.

 

Le voile est levé

 

De vieux vautours sur le retour rodent autour de la dépouille du capital implosé. Opportunistes et machiavéliques, ils font flèche de tout bois, alors que bien des gens spéculent, supputent et discutent à propos de cette abominable pandémie. Mais cette attitude vise à dissimuler leur désarroi, sur lequel s’appuient les comploteurs qui alimentent ces traumatisés. Il est intéressant de relire Henry Kissinger, l’un des derniers grands penseurs de la géopolitique complotiste. Récemment Henry écrivait ceci dans le Washington Post : « La cohésion et la prospérité des nations reposent sur la conviction que leurs institutions peuvent prévoir les catastrophes, endiguer leurs effets et restaurer la stabilité. Lorsque la pandémie de Covid-19 sera passée, les institutions de nombreux pays donneront l’impression d’avoir échoué. (…) après le coronavirus, le monde ne sera jamais plus comme avant (la phrase favorite des complotistes. NDÉ).

Le coronavirus a frappé dans des proportions et avec une brutalité inédites (un mensonge  que l’opportuniste exploite pour préparer l’opinion à accepter les solutions radicales qui viendront. NDÉ). Sa progression est exponentielle : aux États-Unis, le nombre de cas double tous les cinq jours. À l’heure où je rédige ces lignes, il n’existe pas de remède. Les équipements médicaux sont en quantité insuffisante pour faire face aux vagues de plus en plus importantes de malades (les États-Unis sont depuis toujours un pays du tiers-monde en termes de soins médicaux de masse. Cuba, un pays pauvre qu’ils martyrisent est dix fois mieux pourvu. NDÉ). (…) Les tests ne permettent pas d’identifier l’étendue de l’infection, et encore moins d’inverser sa diffusion. La mise au point d’un vaccin pourrait prendre douze à dix-huit mois. L’administration américaine a fait ce qu’il fallait pour éviter une catastrophe immédiate  (un autre mensonge. NDÉ).

Le test ultime sera de savoir si la propagation du virus peut être arrêtée, puis inversée d’une manière et dans des proportions qui préservent la confiance du public dans la capacité des Américains à se gouverner. L’effort déployé face à la crise, quelles que soient son ampleur et sa nécessité, ne doit pas empêcher le lancement urgent d’une initiative parallèle pour assurer la transition vers le nouvel ordre mondial de l’après-coronavirus (Kissinger synthétise ici l’enjeu de la guerre de classe en cours, c’est-à-dire, maintenir l’ordre capitaliste mondialisé en faisant croire à un ordre nouveau réformé-refondé. NDÉ) » (17).

 

Voilà un grand penseur du capitalisme moderne. En un paragraphe il :
1) indique l’enjeu de la méga crise économique en cours – la plus grave qu’ait affronté le capital moderne;
2) décrit la façon de faire usage du bouclier viral afin de s’en servir comme leurre pour distraire les désœuvrés;
3) explique que la confiance du public dans l’appareil d’État bureaucratique sclérosé est la pierre de touche du maintien de l’ordre capitaliste ancien et nouveau, peu importe que la couleuvre soit blanche ou qu’elle soit noire pourvu que le péquenot s’en régale. Il est par ailleurs évident que l’impéritie du vieux capitalisme moribond appelle à sa refondation jusqu’à la «démondialisation», si la petite bourgeoisie, de gauche comme de droite, apprécie cette fumisterie.

Et Henry poursuit : «Ensuite, il convient de panser les blessures de l’économie mondiale. Les dirigeants du monde entier ont tiré des leçons importantes de la crise financière de 2008. (Un grossier mensonge, mais à leur décharge il convient de dire que le grand capital ne pouvait faire autrement que de répéter ses erreurs, car ainsi va le mode de production capitaliste en décrépitude. NDÉ) ».  « La crise économique actuelle est cependant plus complexe : la contraction résultant de la pandémie de coronavirus (la contraction, déjà en cours, s’accroissant du fait du confinement devrait-il écrire. NDÉ) est, dans sa rapidité et sa portée planétaire, sans précédent dans l’Histoire. Et les mesures indispensables de protection de la santé publique, comme la distanciation sociale et la fermeture des écoles et des entreprises, contribuent aux difficultés économiques. Il faudra aussi mettre en œuvre des programmes pour atténuer les effets du chaos imminent sur les populations les plus vulnérables de la planète (ici, Kissinger souligne que l’État des riches devra acheter la complicité des pauvres et des malfrats s’il souhaite les utiliser pour combattre le prolétariat révolté. NDÉ) » (18).

 

Il y a des années, alors que la dette publique était moindre, et l’argent encore disponible, ce géopoliticien sur le retour ne préconisait-il pas de couper dans les services de santé, l’éducation et dans les services publics en général, afin d’accroître les dépenses militaires ?!… Propositions qui ont provoqué tant de soulèvements populaires. Aujourd’hui, qu’il s’agit de couper massivement dans les transferts gouvernementaux à la population, de dévaluer les monnaies, d’exproprier les fonds de pension, d’imposer la famine à des milliards d’individus, de laminer les services publics, de fermer des milliers d’usines, il convient, argumente ce renard, de préparer les conditions de la répression par quelques bonbons qui ne pourront pas durer.

 

Complétons l’oraison funèbre de ce nouveau Machiavel. « Enfin, les principes de l’ordre libéral international doivent être préservés. Le mythe fondateur de l’État moderne est une ville fortifiée protégée par des dirigeants puissants, parfois despotiques, parfois bienveillants, mais disposant toujours d’une force suffisante pour prémunir leur peuple contre un ennemi extérieur ou intérieur. » Prémunissant le peuple – ennemi intérieur – contre lui-même s’il succombait à la tentation de l’insurrection, voilà ce qu’il faut lire entre les lignes de ce texte prémonitoire.

 

Dans les situations inédites, les polichinelles politiques élaborent des tactiques innovantes afin de parer aux critiques qu’ils anticipent de la part du public. Thierry Meyssan explique les motifs et les manières de faire des larbins politiciens pour se protéger de leurs électeurs. Il écrit : «Les dirigeants politiques prennent des décisions qu’ils savent inutiles, juste pour montrer à leurs concitoyens qu’ils ont faits tout ce qui était en leur pouvoir… pour garder le pouvoir » (19). En confinant, en dramatisant, en terrorisant, en recommandant le port du masque et l’accoutrement de soi-disant «protection» pour se prémunir d’un virus microscopique les autorités médicales et les dirigeants politiques du monde entier proposent une parade à un problème qu’ils ne maîtrisent pas, sachant bien qu’en situation de crise l’essentiel est d’agirpas de prévenir et encore moins de guérir. De même, quand les administrateurs de l’État bourgeois imposent le confinement à des centaines de millions de travailleurs et la paralysie de l’économie et des profits, qu’ils tentent de compenser en distribuant des milliers de milliards de dollars d’argent inexistant, espérant sauver leur peau de polichinelles électoraux (20).

 

Quitte ou double

 

La question est de savoir pourquoi les milliardaires et les banquiers, les patrons de ces poltrons, conscients de la futilité de ces mesures, y compris de cet épandage de monnaie de singe sans valeur, laissent-ils le bateau-économie voguer vers le naufrage ?  En vérité, les ploutocrates se sont prononcés quand ils ont laissé aller leurs polichinelles politiques s’esbroufer avec les derniers deniers des États endettés. Les ploutocrates savent bien qu’avec ou sans confinement le rafiot du capitalisme agonisant prend l’eau de toute part et qu’il est venu le temps de brasser les cartes et de provoquer un grand ménage dans l’écurie du capital mondial. Sachez que l’opération est lancée et que trois camps du grand capital mondial s’affrontent et qu’à la fin de l’opération il n’en restera plus qu’un du côté du capital vénal face au camp du prolétariat.

 

Le camp prolétarien

L’ordre libertaire capitaliste international ne doit pas être préservé, non plus que son pendant, l’ordre totalitaire capitaliste international, ils doivent être décapités. Il en va de la survie de l’humanité. La menace ne vient pas d’un banal virus, mais du mode de production capitaliste décadent, dans l’une ou l’autre de ses versions, de gauche ou de droite.

 

Nous, prolétaires révolutionnaires, sommes très clairs sur nos intentions. Nous ne souhaitons pas gouverner l’État bourgeois, et nous laissons le capital se débrouiller avec ses complications. Nous appuyons toutes mesures ou programmes qui réduisent, même temporairement, les inconvénients de cette pandémie pour la classe ouvrière. Cependant, nous disons au prolétariat de chaque pays : ne soyez pas dupes, confinement ou pas, aumônes ou pas, à travers cette gigantesque crise économique systémique, et ses menaces de guerre, le camp vainqueur du grand capital international vous refilera la facture de l’opération « réforme du système économique capitaliste ». C’est à ce moment précis que nous aurons l’opportunité de nous saisir du pouvoir économique et politique : « Voici la rose… dansez camarades! »

 


NOTES

 

1.     Boris Le Lay. Coronavirus : la pandémie des banquiers tétanisés! (4.04.2020) https://les7duquebec.net/archives/253823

  1. https://www.tvanouvelles.ca/2020/04/12/la-chine-la-ou-tout-a-commence-se-releve-et-se-defend-davoir-menti-1
  2. https://www.vocabulaire-medical.fr/encyclopedie/141-endemie-epidemie-epidemiologie-pandemie
  3. Robert Bibeau La crise économique du capitalisme s’approfondit (12.02.2020) https://les7duquebec.net/archives/251206
  4. https://www.journaldemontreal.com/2020/04/10/en-direct-justin-trudeau-fait-le-point-sur-la-pandemie-de-coronavirus
  5. Céline Deluzarche. Les grandes pandémies qui ont marqué l’histoire (10.04,2020) https://les7duquebec.net/archives/254033
  6. Pas si nouveau qu’on le prétend puisque lors de la colonisation du Canada par les barbares européens, les militaires français et anglais distribuaient allègrement des couvertures souillées du virus de la variole ou de la rougeole aux premières nations indigènes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Variole
  7. Covid-19. Entretien avec Didier Raoult. (29.03.2020) https://les7duquebec.net/archives/253577
  8. Khider Mesloub. Le traitement médiatique du COVID-19 contribue à la psychose collective (6.04.2020) https://les7duquebec.net/archives/253816
  9. NuevoCurso Coronavirus et lutte de classe (2020) https://les7duquebec.net/archives/253505
  10. Robert Bibeau. Khider Mesloub (2019) Autopsie du Mouvement des Gilets jaunes. L’Harmattan. Paris. 190 pages. https://les7duquebec.net/archives/253109
  11. Marc Rousset. Le système est condamné mais n’explosera pas dans l’immédiat. (7.04.2020) https://les7duquebec.net/archives/253929
  12. Robert Bibeau. La crise économique systémique après la crise sanitaire au coronavirus. (8.04.2020) https://les7duquebec.net/archives/253920
  13. Il aura fallu six mois, de novembre 2019 à avril 2020 pour que le virus du Covid-19 infecte 1 500 000 individus (cas avérés, dont 1 million de positifs dans 7 pays sur 200), et pour que le virus tuent 100 000 personnes (dont 75 000 mortalités dans 7 pays sur 200) selon les statistiques compilées par l’OMS. https://fr.statista.com/statistiques/1091585/morts-infections-coronavirus-monde/

La population mondiale : au 1er janvier 2020. La planète héberge environ 7,7 milliards d’habitants. Le taux de croissance annuel (+,1,1%) reste élevé au regard de l’Histoire et conduit à une augmentation de 80 millions de personnes chaque année (soit près de 220 000 personnes chaque jour). De fait, la population humaine mondiale augmente de 246 000 habitants par jour, résultat égal à la différence entre les 403 000 naissances et les 157 000 décès estimés par jour sur Terre, ce qui représente une hausse de 80 à 90 millions de personnes par an https://fr.wikipedia.org/wiki/Population_mondiale

https://fr.statista.com/statistiques/1101324/morts-coronavirus-monde/

  1. Vincent Vershorre Rapport coût-bénéfice catastrophique du confinement (2020) https://les7duquebec.net/archives/253707
  2. https://les7duquebec.net/archives/254010
  3. Henry Kissinger https://www.voltairenet.org/article209654.html
  4. Henry Kissinger https://www.voltairenet.org/article209654.html
  5. Thierry Meyssan. 11.04.2020 https://les7duquebec.net/archives/254044
  6. https://les7duquebec.net/archives/254033

 

Autres références utiles
Nouvelle vague de Coronavirus à l’automne 2021 :  https://fr.sputniknews.com/international/202004131043542545-le-coronavirus-pourrait-il-devenir-encore-plus-dangereux-un-scientifique-repond/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr

https://www.vocabulaire-medical.fr/encyclopedie/141-endemie-epidemie-epidemiologie-pandemie

Éclipsée par le coronavirus, l’influenza cause pourtant plus de morts

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1493696/coronavirus-influenza-mortalite-canada-virus-epidemie-grippe

Robert Bibeau https://les7duquebec.net/archives/253806

Robert Bibeau https://les7duquebec.net/archives/253652

Khider Mesloub La morbidité du système capitaliste (2020) https://les7duquebec.net/archives/253542

Carolle-Anne Dessureault. Pays en quarantaine L’OMS déclare la pandémie du Covid-19 (12.03

10 pensées sur “Covid-19- Crise sanitaire ou crise économique planétaire?

  • 15 avril 2020 à 13 h 51 min
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    Superbe article Robert ! clair et va droit au but ! le problème à mon avis réside dans les détails de ce qui s’en vient : les gouvernements un peu partout ont annoncé un dé-confinement graduel pour mieux faire passer la pilule aux travailleurs aussitôt que ce mois d’Avril car savent bien que la situation économique est intenable..Or que, à cause de ces gouvernants incompétents, leurs mesures tardives, leurs improvisations, leur délaissement de la santé publique depuis des lustres, ils ont fini par imprimer et imposer la panique aux peuples et travailleurs et ils se rendent compte aujourd’hui qu’une bonne partie refuse même de se rendre au travail, à commencer par le secteur de la santé…et pas que la santé…les employés de supermarchés, de pharmacies, d’entreprises essentielles, de livreurs / chauffeurs, et de travailleurs en usines agroalimentaires refusent eux aussi de se rendre au travail et n’ont pas l’intention de s’y rendre ! on a même vu concrètement comment la desertion des travailleurs des foyers du troisième âge sont directement responsables de la mort en quantité des vieilles personnes dans ces établissements…et que répond le gouvernement à cela ?! :  »Nous comprenons les travailleurs qui désertent leur postes en santé et nous lançons un appel urgent à la population qui possède ces compétences de les remplacer, et on a même haussé les salaires de misère de ces intervenants  »préposés aux bénéficiaires » car en effet nous admettons qu’avec des salaires pareils, on est pas bien tenté de bosser là-dedans! » Tiens donc ?! c’est maintenant uniquement qu’on s’en rend compte…?!!! quid des centaines milliers de travailleurs au bas de l’échelle qui maintiennent l’économie en marche en réalité et qui peinent à se loger, se nourrir, se vêtir en temps normal ?!!!! c’est maintenant qu’on a un sursaut de  »conscience » envers les pestiférés de la société pendant que ces politiciens affairistes en réalité étaient là depuis des années à faire tourner leurs compagnies aériennes, leur obtenir des subventions généreuses de la part des copains des gouvernements successifs et se remplir les poches en millions et milliards pendant que les crève faim au bas de l’échelle se suicidaient ou pétaient plusieurs coches ou terminaient avec les cancers et les maladies nerveuses les plus horribles à cause de leur marginalisation et délaissement !!!!

    Il y’en a marre des lèche-cul de merde du peuple envers ce gouvernement ou un autre ! il y’en a marre de ces perroquets, journaleux, chroniqueurs, québec-inc fascistes qui se remplissaient les poches depuis des décennies et détournaient les deniers publics à leur profit et au profit de leurs copains pendant que leur concitoyens honnêtes par centaines de milliers n’arrivaient même pas à joindre les deux bouts ou se soigner des dépressions occasionnées par leurs conditions ! ils croient qu’on va avoir peur s’ils se mettent maintenant à nous fliquer avec leurs applications mobiles sur nos téléphones !!!??? moi mon smartphone je suis prêt à le coller au fond de la cuve de mes toilettes et faire mes besoins dessus et lui tirer la chasse dessus cinq fois par jours même s’il m’a coûté une fortune! je pourrais utiliser un vieux téléphone flip d’il y a 10 ou quinze ans ! et je leur dit merde de toute façon car je n’ai pas peur, ni que je sois impressionné avec leur gestion défaillante depuis le début ! on a pas céssé de vociférer ici depuis le début qu’il fallait confiner intelligemment depuis Janvier, cibler les voyageurs internationaux et nationaux avec des thermomètres à distance qui coûtent $20 l’unité en chine, faire les questionnaires sur les symptômes depuis Janvier qu’ils étaient au courant de tout, tester les malades et les asymptomatiques suspects massivement… et c’est ainsi uniquement qu’ils auraient pu agir efficacement contre la pandémie depuis le début…et ne pas attendre de voir ce qui se passe en Italie et craindre pour leurs propre peau au final et attendre Mars pour décréter des mesures quasi inutiles ! et après tout ça, il y a des gens qui ont le culot de nous critiquer pour dire cela ! Mais qui est donc au pouvoir ? qui est aux commandes ? qui a faits des pieds et des mains pour se faire élire coûte que coûte et prendre les plus hautes responsabilités c’est les gouvernants ou c’est nous pour qu’on vienne nous reprocher notre liberté d’expression aussi !?!!!

    Cette histoire de confinement finira mal de toute façon ! un déconfinement même graduel n’empêchera la pandémie de s’élargir, les travailleurs de s’absenter ou ne pas vouloir bosser, l’économie d’aller encore plus mal ! par contre un maintien du confinement pour trois mois ou plus est non seulement non envisageable mais impossible à soutenir par n’importe quel gouvernement, économie, calcul économique élémentaire, et arithmétique de subsistance !

    la question est de savoir aussi si un jour il va y avoir une comptabilité et une mise en accusation de tous ces responsables inciviques, orgueilleux, tricheurs, détourneurs des fonds publics pour leurs intérêts et ceux de leurs ptits, copains, tinamis et autres…. car s’ils veulent qu’on se mette à parler d’un véritable État de droit, eh bien c’est celui-là et qu’on arrête le confinement propagandiste et minable et social qui dure depuis des décennies et bénéficie aux ‘privilégiés » ! Or que même à ça, je doute que les peuples de cette époque le réclament… car c’est jamais un état de droit qu’ils ont toujours voulu, mais se maintenir dans le cheptel des vaches et moutons et poulets industriels à se laisser engraisser pépères et tranquilles…loin des  »chicanes » ! Bref…

    Merci Robert pour ce billet !

    Répondre
    • 16 avril 2020 à 8 h 50 min
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      @ tous

      Deux remarques relatives à ton post

      1) Il ne faut pas se laisser leurrer – ces politiciens véreux et non véreux si ça existe – s’en mettent plein les poches c’est exact – mais pour la raison que le mode de production capitaliste est ainsi fait – – il fonctionne sur la base de l’accumulation du capital ce que ces polichinelles politiques appliquent avec l’autorisation de leurs maitres les ploutocrates milliardaires.

      2) La comptabilité globale – sociale et politique et économique – de tous ces crimes accumulés prendra la forme de l’insurrection populaire mondiale dont le moment approche inexorablement.

      3) Cette insurrection sera spontanée et populaire – c’est dans le cours de son déroulement-développement qu’elle deviendra OU PAS prolétarienne et provoquera OU PAS l’émergence d’un nouveau mode de production (qui ne sera pas le socialisme comme nous l’avons connu en URSS ou en Chine, à Cuba ou au Venezuella rassurez-vous)

      Merci pour ton post Sam

      Robert Bibeau

      Répondre
  • 15 avril 2020 à 14 h 46 min
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    Je voudrais saisir ce billet pour déclarer ma sincère et profonde solidarité avec les laissés pour compte en général, les malades, les morts, au Canada, et parmi nos frères et soeurs Américains qui sont très durement frappé par cette pandémie et la crise économique qui s’en suit, Français, Italiens, Européens, Asiatiques, Africains, Arabes, Latino Américains, Australiens et Néo-Zélandais ! Nous sommes impuissants pour l’instant à y changer quelque chose…quant à nos frères et sœurs Syriens, Africains, Libyens, Iraniens, Libanais et autres qui n’ont même pas de quoi manger en ces temps…et qui sont pris dans les guerres en même temps…je ne sais quoi penser !

    il faut cette fois espérer que la prise de conscience planétaire des peuples se fasse enfin ! car tous les ingrédients sont présents pour qu’elle s’opère dans la paix, dans la compassion et dans la responsabilité aussi…et qu’on puisse enfin écarter les malades et les incompétents qui ont sévi sur nous depuis toujours pour leurs p’tits intérêts minables !

    Répondre
  • Ping : Covid-19- Crise sanitaire ou crise économique planétaire? – les 7 du quebec | Raimanet

  • 19 avril 2020 à 11 h 03 min
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    bonjour à touts et toutes

    voilà qui pourrait intéresser certain.e.s d’entre vous, de mon sujet à épisodes (sommaire en bas)
    THÉORISATION RADICALE PAR TEMPS DE CORONAVIRUS

    XXVI
    SEPT THÈSES PROVISOIRES
    DANS LE SALE AIR DU TEMPS et DE LA PEUR
    pour favoriser l’émergence de luttes efficientes
    contre la pandémie, l’État, et le Capital
    https://patlotch.forumactif.com/t232-theorisation-radicale-par-temps-de-coronavirus#3394

    « ceci n’est pas un ‘manifeste’, ni un ‘appel’, mais une simple contribution destinée à stimuler la réflexion critique. J’ai voulu y concentrer certains points saillants de ce qui précède et de mes considérations depuis des années, au stade de ce que j’ai pu ou cru comprendre de la crise actuelle et des moyens de l’éradiquer en même temps que favoriser la fin du capitalisme qui en est la cause profonde

    à Christian Charrier
    1. la crise déclenchée par la pandémie du Covid-19 est d’emblée mondiale bien qu’en soit progressive et inachevée l’expansion des conséquences sanitaires, économiques et sociales, sociétales et écologiques, subjectives et psychologiques de tous ordres et désordres. Elle présente des caractères historiquement inédits depuis les débuts du capitalisme comme mode de production au XIXe siècle, et fait remonter au présent des contradictions profondes de l’activité humaine séparée de la nature depuis des millénaires (1) : c’est une crise écologique dans celle du système capitaliste, qui va chercher à se perpétuer par une restructuration globale
    – corollaire 1
    cette restructuration poursuivra, une fois surmontée l’arrêt de l’industrie, la mise en œuvre improbable de l’idéologie du capitalisme vert, sous les masques séduisants de greenwashing, de transition énergétique ou écologique, entraînant au nom de la démocratie leur approbation politique par une grande partie des populations
    – corollaire 2
    cette crise n’a pas de solutions nationales, d’alliances continentales ou transnationales. Elles conduiraient inévitablement à des guerres à toutes échelles
    – corollaire 3
    cette crise crée une conjoncture (2) offrant, localement ou plus largement, l’opportunité de luttes conséquentes contre le système capitaliste, mais aussi celle de l’embarquement de prolétaires et d’autres dans des mouvements politiques et luttes de caractère nationaliste, populiste, néo-conservateur et réactionnaire
    – corollaire 4
    cette crise appelle une refondation de la théorie communiste intégrant la dimension écologique (3), avec la perspective de la communauté humaine dans le vivant

    2. dans le capitalisme actuel, l’intrication des champs de la production, de la circulation et de la valorisation des marchandises est telle qu’ils sont tous des moments essentiels et complémentaires dans le cycle de reproduction du capital
    – corollaire 1
    tous les salariés sont appelés à être « déconfinés » de gré ou de force pour reprendre le travail, car tous essentiels les un.e.s et les autres en proportions variables à la production, aux transports et à la circulation, à la vente et, en tant que force de travail ou simplement comme êtres humains pour leur reproduction, à la consommation des marchandises
    – corollaire 2
    le prolétariat, classe ouvrière, paysanne salariée ou sans terre, n’est pas « déconfiné » de façon « sélective » (4). Rarement et non durablement confiné en masse concernant le travail dit « essentiel », il continuera cependant d’être le plus soumis à l’exploitation et à la domination capitalistes, comme aux dangers de l’épidémie, et en première ligne les femmes et les personnes soumises à la domination raciste de couleurs de peau, origines et religions variables selon les contrées
    – corollaire 3
    le prolétariat ne peut seul en tant que classe abolir toutes les classes (5). Il n’a ni mission historique centrale ni rôle de direction à tenir dans les luttes pour sortir de cette crise et du capitalisme, mais il y tient une fonction spécifique essentielle liée à sa place dans les rapports sociaux de production. Sans cette activité productrice, et donc sans l’arrêter pour en changer les formes et objectifs par ses luttes particulières, sortir du capitalisme serait impossible
    – corollaire 5
    les classes ou couches moyennes sont diversement impliquées dans ces moments de la reproduction du capital, jusqu’à des fonctions d’encadrement du prolétariat productif (6), ou des activités professionnelles parfaitement inutiles voire nuisibles au bien-être de la population, ou de façon idéologique et illusoire (7). C’est seulement dans l’activité de lutte révolutionnaire et contre elle que ces aspects émergeront pour préserver ce que beaucoup voudront retrouver ou ne pas perdre leurs chaînes (7) nécessitant l’élimination ou la réorientation de fonctions socio-économiques et « culturelles » défavorables au mouvement communiste. Des luttes violentes en surgiront inévitablement, qu’il n’est au pouvoir de quiconque d’empêcher. Une insurrection n’est pas un dîner de gala (Cool

    3. la seule conscience à même d’armer en théorie et en pratique les luttes révolutionnaires est la conscience du capital (9), compréhension de l’existence de la classe capitaliste comme source en dernière instance des problèmes de l’humanité. Cette classe, à la différence des autres, est consciente d’elle-même, de son action pour sa reproduction, sans bornes à la destruction de l’humanité et du vivant
    – corollaire
    il découle des points précédents que la théorie sourd des luttes telles qu’elles sont, jamais en avance sur elles, ni guide pour les orienter (10). Son rôle est fort. Il consiste à favoriser l’émergence de cette conscience du capital et d’une subjectivation des luttes en ce sens (11), deux temps successifs ou simultanés selon à qui la théorie est adressée, autant que possible en termes simples et sans concepts qui n’auraient d’intérêt théoriques ou pratiques concrets

    4. le caractère écologique et épidémique de la crise actuelle est surdéterminé par la crise économique et sociale, mais ne disparaîtra pas tant qu’un vaccin n’aura pas été découvert et mis à disposition dans le monde entier
    – corollaire
    les activités humaines doivent s’en protéger, qu’elles soient inhérentes à la vie économique et sociale du capitalisme, ou activités de luttes contre lui. Les luttes suicidaires sous le slogan « Le communisme ou la mort ! » ne sont pas de mise. Il est assez du capital et de l’État pour se charger de laisser crever ceux qui lui sont inutiles, de réprimer les salariés en luttes, les communistes en premier lieu, sans qu’ils se contraignent à servir leurs cadavres sur le plateau de leur désespoir

    5. dans la période actuelle, les luttes contre le capital comportent celles contre l’incapacité des États à enrayer la pandémie, car leur priorité est l’économie, parfois allant avec la préservation de la population comme force de travail, mais le plus souvent contre, d’autant que n’y contribuent pas personnes âgées ou malades ni surpopulation exclue de l’exploitabilité. Ces luttes contre le capital sont donc de fait inséparables des moyens de combattre la pandémie, notamment dans le secteur de la santé
    – corollaire 1
    ces luttes sont inévitablement interclassistes car elles intègrent d’une part les contradictions de toutes luttes revendicatives ou défensives sous le capitalisme, d’autre part dans cette conjoncture épidémique l’activité de salariés de la santé, dits « personnels soignants », de toutes classes sociales. On peut difficilement y discerner pour les en séparer celles qui, menées par le prolétariat, seraient de nature à dépasser ces distinctions entre classes non capitalistes
    – corollaire 2
    se présentant comme avant-garde révolutionnaire dans un « nous prolétaires » qu’il n’est pas très souvent, l’ultragauchisme théorique et activiste cherchera à attiser cette segmentation des luttes, mais n’aboutira qu’à reproduire la mascarade anti-policière et ses dérisoires destructions des symboles du capital et de l’État, vitrines de banques, mobilier urbain, bâtiments et véhicules de police, commerciaux et administratifs… apportant sa contribution débilitante à l’appareil répressif de l’État, comme on l’a vu dans le mouvement des Gilets jaunes (12) qu’il a fini par faire péricliter en prétendant le pousser plus loin

    6. (librement inspiré par le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels, 1847)

    les communistes ne forment pas un parti, leur association est anti-représentative et anti-politique. Ils participent selon la conjoncture du moment à l’auto-organisation des luttes les plus efficientes contre le capital

    n’étant pas nécessairement des prolétaires, les communistes n’ont pas à se prendre ou se faire passer pour tels

    ils ne cherchent pas à guider ni conduire les luttes. Leurs interventions théoriques ou pratiques sont performatrices et sinon contre-productives

    pratiquement, ils sont la fraction la plus stimulante des luttes pour la communauté humaine; théoriquement, ils tentent de saisir dans la conjoncture du moment les occasions qu’elle produit de franchir les limites du capitalisme

    leurs conceptions théoriques ne reposent nullement sur des idées, des principes inventés ou découverts par tel ou tel théoricien qu’ils se donneraient pour leader objectif. L’apparition de tels prétendants doit les alerter comme ils doivent en préserver les luttes et leur auto-organisation effective

    ces conceptions sont l’expression générale des conditions concrètes des luttes existantes au présent sous nos yeux, aux échelles locales, régionales, et mondiale

    7. ces lignes sont écrites par un (13), qui se veut communiste ou anarchiste, des noms sans importance, car ce qu’ils signifient n’est pas dans un nom. C’est celui de la lutte pour l’émancipation vers la communauté humaine dans le vivant, à laquelle chacun.e peut contribuer du meilleur de lui- ou elle-même, de multiples façons complémentaires sans hiérarchie de tâches nobles ou subalternes, sans besoin d’étiquette ni de label révolutionnaire

    (à modifier ou compléter)

    notes
    ces notes, plus longues que le texte même, signalent des sources, emprunts ou détournements, discussions et idées que j’ai reprises à un moment ou un autre depuis une vingtaine d’années. Elles donnent des éclaircissements sur ‘d’où ça sort tout ça ?’, et montrent que ça vient de loin par multiples chemins

    0. Thèses provisoires est un clin d’œil et un hommage à Christian Charrier, La Matérielle N°3 janvier 2003, « Notre époque (Thèses provisoires) » : « La théorie du prolétariat n’a plus de raison d’être théorique », p. 46

    1. Jacques Camatte, Invariance, à partir de 1976 série III puis IV : Émergence de Homo Gemeinwesen

    2. Théorie Communiste, TC n°24, La conjoncture, 2012

    3. Patlotch, Carrefour des émancipations, 2004
    La Canaille, Conjoncture épidémique, crise écologique, crise économique et communisation, 11 avril 2020

    4. Carbure.blog, Déconfinement sélectif et expérimentations sanitaires : la colère et le dégoût, 16 avril 2020

    5. Théorie Communiste depuis son origine en 1977 : « La question théorique centrale devient alors : comment le prolétariat agissant strictement en tant que classe de ce mode de production, dans sa contradiction avec le capital à l’intérieur du mode de production capitaliste, peut-il abolir les classes, donc lui-même, c’est-à-dire produire le communisme ? » Dndf 26/10/2008. C’est à peu près à cette époque que je réponds : c’est bien simple, elle ne peut pas

    6. renvoi d’une façon générale à l’idée que les classes moyennes sont contre-révolutionnaires par essence, lieu commun de la post-ultragauche, théorisé par Hic Salta dans Le ménage à trois de la lutte des classes à partir de mai 2017, et dont j’ai causé dans Sur l »interclassisme », un renversement théorique de perspective, et 3 débats en 1. C’est Alain Bihr qui a parlé de « Classe de l’encadrement capitaliste » à partir de 1984. Pour un résumé, voir Encadrement capitaliste et reproduction du capital : Vers un nouveau paradigme marxiste des rapports de classes., UCAQ, 2005. Les théoriciens de la communisation ne disent pas toujours ce qu’ils ont pris chez Bihr, notamment RS dans Fondements critiques d’une théorie de la révolution en 2002 aux deux tomes de La Reproduction du capital. Prolégomènes à une théorie générale du capitalisme, 2001

    7. « Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont le monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Le Manifeste, 1847. S’en suit que ce sont les prolétaires « sans réserve » qui font la révolution, ce qui pose l’articulation entre prolétariat comme classe de ceux qui n’ont pour vivre que leur force de travail à vendre, donc classe ouvrière productrice, et prolétariat comme « sans réserve », situation que sont appelés à connaître les paupérisés et prolétarisés des classes moyennes, dont BL de Théorie Communiste considéraient que le prolétariat devait achever leur prolétarisation par la communisation
    « Il s’agit de dissoudre ces masses en tant que couches moyennes, en tant que paysans, de briser les relations de dépendance personnelle entre « patrons » et « salariés » ou la situation de « petit producteur indépendant » à l’intérieur de l’économie informelle, en prenant des mesures communistes concrètes qui contraignent toutes ces couches à entrer dans le prolétariat, c’est-à-dire achever leur « prolétarisation » »…
    Bernard Lyon, Communisation vs socialisation. Le pas suspendu de la communisation, juin 2009
    il s’agissait surtout de peaufiner le schéma-récit de TC pour justifier que seul le prolétariat strictement en tant que classe peut faire la révolution. C’est une astuce rhétorique de présentation, puisque dans la crise communisatrice, plus personne ne travaillant, comment être défini comme prolétaire ? « Sans réserve », oui, mais venant directement d’autres classes, et jamais prolétarisé au sens de productif. On trouve nombre de rustines de ce genre chez TC, qu’il fait passer pour de la dialectique : oui au sens de Schopenhauer, l’art d’avoir toujours raison, 1864
    je revendique aussi un certain héritage du Raoul Vaneigem vitaliste, dans le retournement/détournement d’édifices notamment religieux, par exemple des églises transformées en lieux de cultures et de fêtes païennes, ou pourquoi pas, aujourd’hui, en hôpitaux et lieux d’accueil pour migrants, SDF, jeté.e.s à la rue… On retrouve ces idées joyeuses et certes un peu idéalistes chez Bruno Astarian de Hic Salta. On ne peut pas complètement nier les apports théoriques de l’Internationale Situationniste, notamment Guy Debord dans sa lettre à Eduardo Rothe, 21 février 1974, Correspondance V, p.126 : « L’époque ne demande plus seulement de répondre vaguement à la question «Que faire ?» […] Il s’agit maintenant, si l’on veut rester dans le courant, de répondre, presque chaque semaine, à la question : « Que se passe-t-il ?», que j’ai cité en 2006 en exergue à Dépasser Debord et ses critiques(post-)prolétariennes

    8. Mao Zedong : « La révolution n’est pas un dîner de gala. » Le petit livre rouge, 1964. J’ai voulu par ce détournement remplaçant révolution par insurrection signifier que celle-ci, moment révolutionnaire, n’est qu’un moment d’un long processus qui ne s’y réduit pas, et qui ne résout qu’une infime partie des problèmes posés à l’humanité par la sortie du capitalisme pour construire la communauté humaine. J’en ai traité dans Critique du concept de révolution à partir de 2016

    9. Endnotes, LA Theses, décembre 2015, 8 : « nous disons que la conscience de classe, aujourd’hui, ne peut plus être que la conscience du capital. ». J’ai avec Endnotes un désaccord sur (thèses 6) : « Nous décrivons ce problème comme le problème de la composition : des fractions prolétariennes diverses doivent s’unifier, mais ne trouvent pas une unité faite dans les termes de cette société déréglée. » J’ai longuement montré, partant de la genèse du concept de classe chez Marx, qu’il avait forgé celui de classe ouvrière à partir de classe bourgeoise, comme problème davantage de constitution en classe que de composition (sociologique) de classe. La décomposition du programmatisme, thème cher à la théorie de la communisation, c’est la défaisance de la classe ouvrière constituée (classe pour soi), qui pose à la vision de cette classe sujet révolutionnaire le problème de sa re-constitution en classe. « Classe pour soi » signifiant dotée de la « conscience de classe », c’est une incohérence chez Endnotes entre ses thèses 6 et 8

    10. l’idée que la théorie n’est pas un guide pour la pratique est une de celles qui opposent pour faire simple communisateurs théoriciens et communisateurs activistes, et particulièrement TC et LdM (Léon de Mattis) depuis la revue Meeting, puis SIC, dont nombre de textes se renvoient la balle. J’avais prévu que cela reviendrait, comme par hasard sous la plume de LdM, et ce fut Corona Capital. Cela ne signifie pas que LdM soit exactement le « leader objectif » (expression de BL/TC dans un échange téléphonique ) propos des anarchistes de gauche dits totos), la concurrence est forte avec les « Appellistes » notamment, mais l’auto-organisation n’y est souvent qu’un leurre, une idéologie, car ils n’auto-organisent qu’eux-mêmes, « auteurs » et non « observateurs » dixit, bref les vrais prolos révolutionnaires bla bla bla

    11. j’ai traité de la subjectivation révolutionnaire en discutant de textes d’Ana Cecilia Dinerstein, théoricienne argentine rencontrée sur le thème commun du « marxisme décolonial », et qui a travaillé sur l’utopie concrète à partir du Principe Espérance de Ernst Bloch, 1954-1959. Ses textes en français ont été traduit par notre ami Adé. Ana me précise que Decolonising Marxism. For a theory of struggle without borders, Décoloniser le marxisme. Pour une théorie de la lutte sans frontières, sera publié par Pluto Press en 2021, avec un titre plus judicieux que « marxisme décolonial », « marxisme décolonisé » eût été préférable, mais ça n’a pas eu lieu, et moins encore dans la très eurocentrée théorie de la communisation, qui ne voit le monde qu’à travers ses yeux de la petite Europe Occidentale

    12. cf mon analyse au fil du mouvement des Gilets jaunes

    13. allusion à Lautréamont : « La poésie doit être faite par tous. Non par un. » qui fut ma phrase-culte dans l’écriture de LIVREDEL et la peinture à partir de 1989. Ce texte par le jeu de renvois à divers.e.s auteur.e.s, ce dont témoignent ces notes, est de fait un travail collaboratif dont je ne suis que le scribrouilleur, ceci valant pour la théorie, mais plus encore pour les luttes à faire émerger par tous

    en relation mes commentaires au texte CONJONCTURE ÉPIDÉMIQUE, crise écologique, crise économique et communisation de FD, publié le 17 avril
    SOMMAIRE
    1. CAPITAL, ÉTAT, VIRUS
    suivi de
    LE CORONAVIRUS COMME RÉVÉLATEUR D’UNE CRISE GLOBALE DE LA CIVILISATION CAPITALISTE, 16 mars
    II. LA CRISE DANS LA CRISE
    III. SUR LA LÉGITIMITÉ DE MESURES « ANTI-DÉMOCRATIQUES »
    IV. ÉTAT ET CAPITAL, MÉDECIN ET FOSSOYEUR, 18 mars
    V. LE RÔLE ÉCONOMIQUE DE L’ÉTAT POUR LE CAPITAL
    LA CONTRAINTE AU TRAVAIL et LE RETOUR DES NATIONALISATIONS
    VI. CAPITAL, TRAVAIL, VIRUS : UN RAPPORT… DE CLASSES ?
    suivi de le coronavirus sème la zizanie dans le BTP, 19 mars
    VII. REMARQUES MÉTHODOLOGIQUES, et critique de l’économie politique, 20 mars
    VIII. ET LES FEMMES DANS TOUT ÇÀ ?
    IX. SANS BLAGUE ? “un nouveau classique de la théorie de la communisation.” Agitations autonomes, 22 mars (sic)
    X. OÙ VA LA CRISE ? dans le vif du sujet
    comment la caractériser ? quelle sortie possible pour le Capital ? relance keynésienne ? restructuration globale ? probabilité de guerre mondiale augmentée ?
    petite théorie de la relativité mortuelle complétée de données scientifiques, 23 mars
    XI. THÉORICIENS COMMUNISTES, QUE FAISONS-NOUS ? 24 mars
    XII. BON ALORS, QU’EST-CE QU’ON FAIT ? 25 mars
    XIII. « LA » CRISE EST LÀ, principal résultat, non de la théorie, mais du cours quotidien du capital avec le coronavirus
    XIV. DES SOURCES ET DE LA RADICALITÉ CRITIQUE, 30 mars
    XV. DES RONDS-POINTS AUX BALCONS, DES GILETS JAUNES AUX COMBATS CONFINÉS :
    UN MÊME CONTENU ? 31 mars
    XVI. EN ATTENDANT LA MORT DANS « LE SUD », 1er avril
    XVII. UNE CRISE NOUVELLE DU CAPITAL EXIGE UN THÉORIE NOUVELLE DU COMMUNISME
    XVIII. LA VIE RUSE CONTRE LE VIRUS
    et la norme révolutionnaire prolétarienne, 2 avril
    XIX. synthèse
    BANALITÉS PHILOSOPHIQUES DE BASE
    LA CRISE EST LÀ, LA RESTRUCTURATION DU CAPITAL AUSSI, on est dedans, 3 avril
    XX. CETTE CRISE EST BIEN PLUS « MONDIALE » ET PROFONDE, et MULTIDIMENSIONNELLE QUE 1929 et 2008 et toutes précédentes crises du capitalisme, 4 avril
    XXI. OÙ VA LA CRISE ? POINT D’ORGUE, 6 avril
    XXII. LA CRISE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE
    IMPORTE, EXPORTE ET EMPORTE LA CRISE SANITAIRE, 10 avril
    XXIII. LE TEMPS LONG DES CONFINS AU CHAOS
    ma méthode inspirée par celle de Marx et sa mise en œuvre, 13 avril
    XXIV. LA MORT QUI VIENT POUR LE TRAVAIL, 14 avril
    Pour la vie contre le capital, désobéissance sanitaire, restez chez vous après le 11 mai
    . le retour de l’activisme communisateur
    XXV. RELOCALISATION N’EST PAS DÉMONDIALISATION, 16 avril
    théoriser n’est pas naviguer entre hypothèses en sautant par-dessus les faits pour « prophétiser »
    UN TOURNANT THÉORIQUE MAJEUR, 17 avril
    « lier théoriquement compréhension du vivant et compréhension du processus révolutionnaire’
    XXVI. SEPT THÈSES PROVISOIRES DANS LE SALE AIR DU TEMPS et DE LA PEUR
    pour favoriser l’émergence de luttes efficientes contre la pandémie, l’État, et le Capital

    LE MONDE AU TEMPS DU CORONAVIRUS
    https://patlotch.forumactif.com/f1-le-monde-au-temps-du-coronavirus

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