DE LA RÉSISTANCE ANTIFASCISTE D’HIER, À LA RÉVOLUTION SOCIALISTE D’AUJOURD’HUI!

Par Domenico Savio*

Le Parti Communiste Italien Marxiste-Léniniste, un mois après sa mort, célèbre le 25 avril avec un écrit de 2017, très actuel, du fondateur et historique Secrétaire général Domenico Savio

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Dalla Resistenza Antinazifascista di ieri alla Rivoluzione socialista di oggi (1)

1943/1945 – 25 avril – 2017 : passer de la Résistance à la Révolution socialiste pour libérer l’Italie, l’Europe et la planète de la tragédie du capitalisme et de l’impérialisme, qui ont engendré le fascisme et le nazisme et aujourd’hui désespoir social, émigration, guerre et terrorisme!

Nous sommes au 72° anniversaire de la libération de l’Italie et de l’Europe de la tragédie historique du fascisme et du nazisme, mais depuis lors rien n’a changé sur le terrain social, parce que le capitalisme et l’impérialisme, qui ont engendré ce désastre humanitaire, après avoir réussi, avec les infidélités internes au mouvement communiste et ouvrier national et international, détruisant l’Union soviétique et l’ensemble du monde socialiste réalisé au siècle dernier, ils ont recommencé à dominer absolus la planète en déterminant les nouvelles tragédies d’aujourd’hui, aussi parce que pour les cohérents communistes et la classe ouvrière émancipée la Résistance combattue dans la période 1943-1945 dans son ensemble ne fut pas une révolution prolétarienne socialiste, dont l’objectif fut saboté par les forces politiques et militaires mêmes de la bourgeoisie républicaine et progressiste qui avaient pourtant combattu et gagné.

Malheureusement, le fascisme et le nazisme de cette période ont été vaincus, mais pas le capitalisme et l’impérialisme économique, politique et militaire qui les avaient imposés pour survivre à la première vague des révolutions prolétariennes socialistes pour éliminer toute injustice sociale et construire le nouveau monde socialiste. Ainsi, après 72 longues années tragiques, les conditions de vie des peuples n’ont pas changé depuis lors, mais seulement aggravées par des privations et des tragédies en tout genre. Le monstre aux mille tentacules qui étrangle à chaque heure du jour l’existence de l’humanité entière s’appelle capital monopolistique ; système bancaire mondial, dirigé par la Banque mondiale, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne, toutes privées; usure bancaire; Agences de notation, c’est-à-dire Agences d’évaluation des sociétés émettrices de titres sur le marché financier; libre-échange; concurrence impitoyable et sans limites; marché financier; centralisation de la richesse et de la production; mondialisation de la production et de l’exploitation du travail; dictature de l’information et de la formation de l’opinion publique, confiée strictement à des conducteurs et à des commanditaires du régime et de la dictature politique et sociale dominante, etc. Mais voyons comment Lénine définit de façon magistrale et actuelle la perversion mondiale du capital monopolistique.

 [Lénine, par « L’impérialisme suprême du capitalisme », chapitre VII « L’impérialisme, le stade particulier du capitalisme », « … nous devons donner une définition de l’impérialisme, qui contienne ses cinq principaux signes, à savoir : 1) la concentration de la production et du capital, qui a atteint un degré de développement si élevé qu’elle a créé les monopoles ayant une fonction décisive dans la vie économique; 2) la fusion du capital bancaire avec le capital industriel et la formation; sur la base de ce «capital financier», d’une oligarchie financière; 3) la grande importance acquise par l’exportation de capital par rapport à l’exportation de marchandises; 4) la naissance d’associations monopolistiques internationales de monde; 5) la répartition complète de la terre entre les plus grandes puissances capitalistes.

L’impérialisme est donc le capitalisme arrivé à ce stade de développement, où s’est formée la domination des monopoles et du capital financier, l’exportation de capital a pris une grande importance, la répartition du monde entre les trusts internationaux a commencé, et la répartition de toute la surface terrestre entre les plus grands pays capitalistes est déjà achevée ».

Les conséquences destructrices de la domination capitaliste et impérialiste sur la Terre deviennent de plus en plus destructrices des besoins de vie et de la survie même de l’humanité, y compris le malaise social diffus, y compris le chômage des jeunes sans perspective de travail et de dignité existentielle; le chômage croissant; les iniquités dans tous les secteurs sociaux; la richesse socialement produite est aux mains de quelques parasites capitalistes, qui goinfrent sur la faim du peuple; les ghettos abandonnés et invivables des périphéries des grandes métropoles; la prostitution comme échappatoire à la misère; la pauvreté qui afflige, pousse au désespoir et à se procurer la nourriture par tous les moyens possibles; les migrations en masse de peuples à la recherche de nourriture et d’une vie moins désespérée; l’impossibilité de l’intégration civile et humanitaire entre peuples et ethnies différentes; les guerres capitalistes et inter-impérialistes qui assassinent les masses prolétariennes et populaires de nations entières; le marché des drogues; les mafias aux mille visages, bien élevées par le pillage capitaliste du fruit du travail d’autrui par l’exploitation qui produit des profits; les riches ont l’argent pour se soigner et le peuple meurt par manque de soins de santé publics; un pouvoir politique et institutionnel de la bourgeoisie de droite, centre et centre-gauche étouffant et répressif des droits et des besoins populaires, pouvoir mis au service du capital monopolistique bancaire et financier; le terrorisme aux multiples facettes – réactionnaire, religieux et économique-financier -, qui est la dernière conséquence scélérate et universelle de l’infâme ordre social de l’exploitation et de l’enrichissement patronal.

Face à ce monde d’ignobles inégalités, discriminations, insécurité de la vie, appréhensions continues, qui engendrent aussi des maladies cardiaques, psychiques, diabétologiques et autres, l’indigence et l’humiliation de l’existence humaine de masses exterminées d’hommes et de femmes, de peuples et de minorités ethniques, est réductrice, pour les communistes cohérents et la classe ouvrière émancipée, de défendre seulement la mémoire historique de la Résistance antinazi-fasciste, marcher ou l’exalter simplement dans les discours, comme cela se fait régulièrement depuis 72 ans, sans la rapporter à la tragique réalité d’aujourd’hui et se poser la question de sa continuité et de son achèvement historique par les moyens politiques, d’organisation et de lutte qui en garantissent la victoire et la réalisation des objectifs à atteindre, qui consistent à conquérir le pouvoir et le gouvernement prolétarien de la société

Le capitalisme et l’impérialisme, qui, il y a environ un siècle, gouvernèrent et enfantèrent le fascisme et le nazisme pour se défendre contre l’avancée du pouvoir prolétarien en Europe, imposent actuellement la même politique économique et sociale répressive qu’alors, Mais ils le font avec leurs gouvernements bourgeois et avec des méthodes et des moyens apparemment moins impitoyables, parce que la protestation prolétarienne est encore faible et ne représente pas pour eux un danger immédiat de survie. Le fascisme économique, politique et répressif était hier et il l’est aujourd’hui, la forme a changé, mais pas le contenu. La répression de la protestation de classe du prolétariat est toujours prête et impitoyable. Nous le voyons dans les dures querelles de travail et de défense du patrimoine environnemental de la part du mouvement ouvrier et progressiste face aux affaires spéculatives des multinationales de l’énergie et du transport terrestre,

Aujourd’hui, la Résistance d’il y a 72 ans s’appelle Révolution prolétarienne socialiste, la seule qui puisse libérer l’humanité des maux dénoncés, qui peut mettre fin aux gouvernements bourgeois, cléricaux et capitalistes de l’exploitation et de la répression du mouvement ouvrier et des masses populaires, qui peut enterrer pour toujours le danger des atrocités passées et présentes du fascisme et du nazisme, qui peut renverser le système de vol capitaliste et impérialiste, qui peut vaincre le pouvoir économique et politique du capital monopolistique avec toutes les tragédies dont il a couvert et couvre la surface terrestre, qui peut conquérir le pouvoir à la classe ouvrière et intellectuelle, qui peut libérer le travail de l’exploitation patronale en déterminant les conditions pour le garantir à tous et commencer la construction de la société socialiste sur la route qui conduit à l’édification de la société communiste.

Pour atteindre cet objectif historique et de civilisation, il faut que la classe ouvrière et toutes les forces sincèrement et concrètement progressistes de notre pays libèrent leur conscience de tout résidu de dépendance archaïque et moderne vis-à-vis du plus fort socialement, c’est-à-dire de la classe patronale, qu’ils croient en leur capacité à devenir des classes protagonistes et dirigeantes, qu’ils s’instruisent aux principes du marxisme-léninisme, qu’ils se convainquent de leur force de libération de l’oppression d’autrui, renforcent leur propre Parti de classe et révolutionnaire, c’est-à-dire le P.C.I.M-L Qu’ils assimilent et mettent en pratique les meilleurs enseignements idéaux et politiques de la Résistance communiste antinazi-fasciste de 1943-1945, antimonarchique, anticapitaliste et antiimpérialiste, républicaine et révolutionnaire pour le socialisme.

Aujourd’hui, c’est notre 25 avril de la Résistance et de la Guerre Civile de Libération célébrée le 25 avril 1945, c’est le 25 avril pour la Révolution prolétarienne socialiste en Italie, dont nous avons déjà tracé les lignes stratégiques et tactiques, est le 25 avril de la reconnaissance révolutionnaire aux martyrs de l’épopée héroïque et glorieuse et est le 25 avril de l’engagement idéologique et politique du Parti Communiste Italien marxiste-La présidence allemande s’est engagée à œuvrer sans relâche pour rapprocher le moment de la conquête du pouvoir prolétarien socialiste en Italie.

Forio, Ville métropolitaine de Naples, 25 avril 2017.

* Secrétaire général du P.C.I.M-L.
domenicosavio@pciml.org

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

Une pensée sur “DE LA RÉSISTANCE ANTIFASCISTE D’HIER, À LA RÉVOLUTION SOCIALISTE D’AUJOURD’HUI!

  • 27 avril 2020 à 22 h 28 min
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    Les Partis Communistes de l’Europe de l’ouest…je n’aimerais pas en dire du mal plus qu’ils ne se soient infligés eux mêmes ! ça faisait au moins 30 ans qu’ils pataugeaient dans la boue ! bureaucratiques, démagogues, élitistes, truffés d’arrivistes en tous genre, de néo bourgeois gentil-hommes paternalistes et machos qui faisaient la guerre aux femmes et aux jeunes dans leurs partis…bref, sans viser aucun en particulier, les discours de Lénine sont passé de mode ! et c’est pas avec leurs discours rouillés et invraisemblables qu’ils allaient attirer les foules ! des partis clientélistes en réalité qui ont depuis belle lurette raté le coche on dirait ! beaucoup ont mué en officines bourgeoises et se sont même consacré aux carrières de leurs dinosaures, leurs stars et autres étoiles montantes incarnant un renouveau incertain ! et pas la peine de citer les scandales et autres trempettes dans les histoires louches de fric, de sexe et de politique de bas étage ! du coup à chaque fois qu’on entend ce genre de discours, on ne sait plus si ont doit se méfier ou accorder le moindre crédit à celui qui le tient ! sans vouloir manquer de respect de respect à quiconque !

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