Racisme systémique

YSENGRIMUS — J’adhère inconditionnellement à la position selon laquelle il y a racisme systémique au Canada, et dans la majorité des pays occidentaux. Je ne transigerai pas sur ce point.

Un autre point sur lequel je ne transigerai pas, c’est le suivant: il n’y a pas de batailles de mots, jamais. Ce qu’on prend pour une bataille de mots est une bataille pour des concepts, toujours. Et quand on minimise ladite bataille théorique en prétextant que c’est juste une bataille sur des mots, c’est alors tout un petit ensemble de catégories conceptuelles qu’on esquive, prudemment, méthodiquement… pas toujours honnêtement… Il n’est donc pas question ici de dégager la rondelle (pour prendre une image canadienne de hockey) ou de botter en touche (pour prendre une image française de rugby) sur la question du caractère systémique du racisme contemporain.

Il a été porté à mon attention par une source fiable qu’en contexte canadien, les progressistes anglophones sont plus enclins à reconnaitre le racisme systémique que ne le sont les progressistes francophones. Beaucoup d’acrimonie s’émulsionne autour de tout ceci, en ce moment, semble-t-il. La personne qui a attiré mon attention sur ce fait me demandait si quelque nuance étymologique, distincte dans nos deux langues officielles, pourrait fonder cette mésentente. Une sorte de tortillon de sémantique bilingue serait-il en train de polluer le débat? Bon, il n’y a pas de problème étymologique ici, au sens classique de la linguistique historique. Contrairement à fromage ou à camion, le mot systémique n’est pas un mot vernaculaire du cru, remontant aux nomades gaulois ou aux cuistots des légions de César. Le Grand Larousse de la Langue Française de 1971-1979, qui fait encore autorité en matière de néologie vingtièmiste, n’a même pas une entrée pour systémique. Le Trésor de la Langue Française atteste maladie systémique, affection systémique, et les date de 1972. Autrement dit, le mot-notion systémique est un enfant de la onzième heure, en français et, a fortiori, en anglais. Il n’y a pas de casseroles étymologiques ici, pas en français en tout cas.

Par contre, ce qu’il y a ici, en français toujours, c’est un accident paronymique (cela arrive surtout quand on fait mumuse avec justement ces néologismes turlupinés, en se prenant pour des grands penseurs — quand ce phénomène se manifeste sur des mots plus simples on parle aussi d’étymologie populaire). Voici la chose. Certains mots ayant des ressemblances formelles entre eux se rapprochent et se mettent à parasitairement échanger du contenu sémantique, un peu hors-contrôle. Conjoncture conjecture, intension intention, problème problématique se brouillonnent un peu les uns les autres et des effets de sens se transvasent et parfois se figent, pour ne pas dire qu’ils accrochent. Ce genre d’accident paronymique arrive indubitablement en français avec systémique systématique. Ne tombez pas dans les usages trop techniques, restez proche de la langue usuelle, et suivez-moi bien.

Ces trois gars lèvent toujours un peu le ton avec un ou une collègue de couleur, c’est systématique chez eux. Cet usage ordinaire (de systématique, hein, pas de systémique, qu’on ne peut pas placer ici, même en essayant de parler chic) laisse entendre que les collègues sont systématiques, constants, méthodiques, et invariables dans leurs interactions avec un ou une collègue de couleur. On pourrait même ajouter, en restant textuellement cohérents: Mais il le font exprès, ma parole. Il y a donc là une constance qui laisse supposer que ce qui arrive ici est concerté, décidé, voulu et que cela fait éventuellement l’objet d’une entente implicite, d’un accord, d’un plan, d’un fait exprès…. Notons, pour bien stabiliser cette valeur du mot-notion systématique, qu’en français usuel, filibuster ça se dit obstruction systématique, et il est net que ce type d’obstruction parlementaire est sciemment fomenté par un groupe qui se concerte ouvertement et s’organise implicitement pour la réaliser.

Dans le cas d’une collision paronymique du type de celle que je décris ici, les deux mots se ressemblent formellement. Alors, dans notre esprit collectif, ils se rapprochent comme des petits navires et se mettent subrepticement à se transférer du contenu sémantique. Habituellement, le mot le plus usuel (ici systématique) fourgue du contenu au mot moins usuel (ici systémique) histoire de lui assurer une meilleure flottaison dans l’océan de bouteilles de plastiques de nos conceptualisations ordinaire. Le phénomène que je vous décris ici, dans les conditions que je mobilise ici, se joue exclusivement en français.

Histoire de clarifier cette hypothèse dans mon esprit, j’ai discuté l’affaire, en anglais, avec Lindsay Abigail Griffith. Je traduis les observations fort utiles (et très anglophones) qu’elle m’a fait. Quand je lui ai demandé de me donner un exemple de racisme systémique, elle m’a répondu, sans hésiter, ceci: Paul, regardez la carte de Montréal et la carte de Toronto de la répartition de la COVID-19. On observe sur Montréal deux espace ethniques densement infectés, Montréal-Nord (les Noirs) et Laval (les Arabes). Sur Toronto, on observe aussi deux espace ethniques densement infectés, Scarborough (les Noirs) et Brampton (les Indiens et les Noirs). C’est criant. Comment peut-on regarder, sans frémir, ces deux présentations cartographiques d’une pandémie, un problème sanitaire collectif dont on s’attendrait qu’il soit sociologiquement inerte et uniforme sur l’axe des races (contrairement à l’axe des âges, médicalement justifié, lui). Cela corrobore incontestablement et impartialement qu’il y a racisme systémique, ici.

Quand j’ai soulevé la question d’une corrélation entre le systémique et le systématique, c’est-à-dire le volontaire, le concerté, l’implicitement planifié, mademoiselle Griffith ne comprenait pas du tout où je voulais en venir. La conversation se poursuivait, toujours en anglais. Pour elle le mot-notion systemic fonctionnait exactement comme dans les premières attestations françaises du Trésor de la Langue Française: maladie systémique, affection systémique. Il y a une dimension organisée et structurée du mal. Mais organisé, configuré, disposé selon une logique interne discernable et exposable ne signifie pas automatiquement volontairement concerté. Il s’en faut de beaucoup. L’accident paronymique dont je vous parle ici n’a pas eu lieu en anglais.

Au problème linguistique (la collision paronymique en français entre systémique et systématique et les transferts sémantiques incontrôlé qu’elle engendre dans notre langue) s’ajoute le problème de la faiblesse culturelle du Canada sur ces questions de crises. Sur ce point sensible, il faut cesser de se raconter des histoires. Frappons notre affaire au cœur. Sur ces questions de racisme et d’ethnocentrisme, le Canada anglais tend à singer les États-Unis. Le Canada français tend à singer la France. C’est pas du tout anodin. Ça veut dire que, dans les représentations mentales et ethnoculturelles au Canada anglais, on retracera plus facilement le souvenir de l’esclavage, de Jim Crow et des luttes des droits civiques. Tandis qu’au Canada français, on retracera plus facilement le souvenir de la colonisation française de l’Algérie et du Sénégal, la décolonisation, l’immigration, le regroupement familial. Dans l’implicite, un noir, au Canada anglais, n’est pas un immigrant. C’est un descendant d’esclaves qui est dans les Amériques depuis aussi longtemps que vous et moi et qui subit une discrimination involontaire dérivant de la séquence disparue esclavage, Jim Crow, Lutte des droits civique. Au Canada français, un noir est plus perçu comme un immigrant, dont l’arrivée sur le sol national et dont l’intendance de la vie civique (conférer Loi 21) fait plus l’objet d’une action volontaire concertée des gouvernants contemporains. Le fond ethnoculturel du problème renforce le pli sémantique de l’accident paronymique signalé.

Voici donc ce que nous devons faire: A) ramener le mot-notion systémique à son sens français non-paronymique, celui qu’on dégage explicitement dans maladie systémique, affection systémique. Le racisme résulte d’une organisation collective qui n’est pas une décision. C’est une configuration involontaire et cela le rend encore plus tragique et difficile à dessouder. B) en tant que Canadiens, nous devons nous efforcer de cesser d’importer des schèmes de représentations impériaux sur la question du racisme et chercher à nous donner une compréhension adéquate et culturellement non-mimétique du racisme à la canadienne. Nous sommes une ancienne colonie britannique qui, comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande (bien plus que comme les États-Unis), s’est configurée dans la répression colonialiste de nations aborigènes dont la présence préexistait la nôtre de millénaires. Nous subissons aussi les problèmes d’ethnocentrisme et de xénophobie, sur les questions d’immigration, qui sont ceux d’un pays occidental qui, par contre, contrairement à la France, n’est pas une ancienne métropole coloniale en situation de reflux migratoire. Il va falloir en venir à produire l’analyse concrète de ces faits distinctifs et à les démarquer adéquatement, dans notre travail militant local.

Finalement, pour faveur et par pitié, voyons une bonne fois la différence entre racisme et ethnocentrisme. Tous les occidentaux sont encore tendanciellement ethnocentristes, en ce sens qu’ils inclinent à croire, de bonne foi (pire que la mauvaise foi: la bonne foi), que la pensée universelle c’est la pensée occidentale, sans plus. Par contre tous les occidentaux ne sont pas automatiquement racistes. La principale affaire à faire en tant qu’occidental autocritique, c’est d’approcher le racisme… sans le prendre avec nos pincettes ethnocentristes. Délicate dialectique, vu que pour comprendre adéquatement notre fond ethnocentriste, il faudrait ne plus l’être. Cet exercice est, surtout et avant tout, un pensum critique permanent, où toutes nos représentations mentales sont en cause, y compris (et sans s’y restreindre) notre utilisation mobilisatrice des mots et des concepts.

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22 pensées sur “Racisme systémique

  • 19 juin 2020 à 2 h 04 min
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    @ Ysengrimus

    Je crois que je viens de me payer un tour superbe, jouissif et excitant je dois admettre dans les méandres et le labyrinthe interminable et bien conçu de votre esprit mon Cher ysengrimus ! Vous abordez la question de A à Z, avec justesse, précision et maestria encore, sans prendre de pinces et sans manquer de me faire éclater de rire sur certaines expressions qui ont attrait au plastique et autre détritus flottants de notre époque :))) j’adore vous lire ! c’est incontestable, vous êtes encore pire que la drogue mon Cher car vous créez de la dépendance chez vos lecteurs ! aussi simple que ça ! :)))

    Bref, moi le mot « systémique » que je connaissait était  »l’approche systémique » ou  »l’analyse systémique’, dans le language des entreprises et de l’économie, pour dire qui concerne le système en entier, la structure, les sous structures, le déploiement, l’organigramme, les processus, les procédures, les produits et les services..et même les aspects financiers, comptables et opérationnels etc, en opposition un peu à une approche analytique, plus centrée sur un aspect que d’autres, bref, la première fois que je lis à propos de racisme systémique c’est justement dans ces études Canadiennes et Québécoises croyez-le ou non, comme celle qui figure en bonne place sur le site de la commission des droits de la personne du Québec… et donc l’on devine aisément à travers ces lectures que l’utilisation de ce terme est choisi expressément par les auteurs (qui sont en général des cabinets d’études et consultants qui œuvrent dans le domaine de l’économie sociale ou l’économie tout simplement) afin de ne pas utiliser le mot  »institutionnel », on préfère donc avoir recours à ce terme plus  »savant » ou précis si on veut pour dire que le racisme est implanté aussi bien dans les institutions que dans l’exercice des prérogatives par les gens qui en ont la responsabilité ou l’accès, que par tous les gens à peu près qui soient doté de décision ! les  »decision makers » comme on dit en Anglais ! Bref, Systématique, par contre toujours dans ces jargons techniques apparus depuis les années 70, 80 etc, désigne lui une action quasiment  »mécanique » de processus ou procédé… pour signifier une action ou réaction souvent répétitive, …par exemple, un préposé de l’administration ou un fonctionnaire, ou un technicien, agiront de manière systématique soit pour refuser un dossier car incomplet, ou référer ce dossier à l’étape suivante une fois complété, ou remplir et soumettre un formulaire…etc … donc, ma compréhension de  »systémique » dans ces études québécoises même sur le racisme maintes fois commandées et mises sur le carreau, car difficiles à mettre en oeuvre, est  »institutionalisé » non pas que ce soit le cas réellement dans les institutions à travers des textes ou des lois encadrant et favorisant le racisme… qui n’existent pas, mais seulement pour dire que que ce racisme est  »politique » principalement sans l’affirmer clairement ! et donc forcément il s’impose partout ou l’autorité politique est présente, dans l’administration, dans les ministères, dans l’action gouvernementale, dans les décision économiques…etc ! d’autant plus que ce n’est pas tout à fait faux, car les auteurs de ces études insistent sur le fait que ce ne sont pas que ces minorités stigmatisées qui en font les frais, mais une bonne partie de la population non francophone, ou immigrante, bref population qui ne soit pas de souche québécoise française pour résumer !

    et ce n’est pas tout, car si ces études voulaient sous entendre que les Québécois de souche étaient racistes, ils auraient simplement utilisé le terme  »racisme systématique » je crois ! mais en utilisant le terme systémique justement, n’importe quel lecteur de ces études qui ait des notions d’administration ou d’économie comprend justement qu’elles innocentent la population en général, et ne font référence qu’à l’autorité et les instances politiques ! ce qui est franchement le cas et le cœur du problème justement!

    Je crois que les Québécois aussi intelligents soient-ils ne réalisent tout simplement pas qu’ils ont été entraîné dans une espèce de dictature nationaliste quasiment ethnique en plus ! et la preuve est qu’encore aujourd’hui, ils ont peur d’en parler ou d’en faire part publiquement, car dans le climat fasciste que ces partis politiques ont imposé au final, un Québécois qui oserait en parler haut et fort, perdrait systématiquement ses amis, ses  »privilèges » basiques en société, serait rejeté et accusé de faire faux bond ou trahir  »la cause nationale » en quelque sortes ! la dictature en question n’a jamais réussi à prendre forme sauf dans le discours et l’exercice de la politique et de la discrimination envers les autres groupes…mais remarquez, à chaque fois que le PQ ou ses succursales néo libérales comme l’ADQ aujourd’hui ont été porté au pouvoir, on a tout simplement essayé de faire basculer le Québec dans la dictature en bonne et due forme, notamment souverainiste qui s’entend non pas dans le sens légitime et inclusive, mais plutôt souverainiste dans le sens ethnoculturel ! les Hutus contre les Tutsis quoi presque !:))) Bref, ils ont raté le coche de la bonne souveraineté qui aurait pu se faire avec l’appuis des minorités et même de certains anglos d’ici ou les immigrants européens ! car ils ont voulu exclure tout ce beau monde ! Or que ces communautés veut veut pas constituent près de 40% de la population du Québec ! je vous réfère pour cela à la page Wikipédia en Anglais, voyez la section Ethnic origin (seulement 60% sont d’origine  »canadienne » ! https://en.wikipedia.org/wiki/Demographics_of_Quebec

    ce qui m’a toujours fait dire qu’en termes juridiques purs, ces gouvernements nationalistes et même les libéraux québecois en définitive (même s’ils intègrent plus de minorités) continuent tous de violer un principe de droit élémentaire en démocratie, celui de la représentativité de la population! car figurez-vous qu’utiliser les taxes et le labeur de ce 40% de non canadiens d’origine, pour l’utiliser exclusivement pour promouvoir l’ethnie canadienne (dans notre cas présent canadienne française), serait tout simplement passible de poursuites en bonne et due forme avec réclamation de mise en place de lois contraignantes, voir coercicives ou punitives à l’égard de ces partis politiques et surtout de toutes ces entreprises semi étatiques financées par les fonds publics ou ils s’enrichissent et s’en mettent les poches  »en famille et entre copains »… en prenant l’immigrant pour le dernier des cons, l’arriviste qui veut leur place, le pestiféré qui peut toujours rêver d’arriver ! :)))

    c’est révoltant, pour moi en tous cas et beaucoup de gens qui ne soient pas nés ici, mais qui ont toujours bossé comme des esclaves, traités comme des citoyens de seconde zone, et finalement méprisés encore au nom d’on ne sait quel  »on vous a accueilli, soyez reconnaissants » qu’on lis d’ailleurs très souvent dans les commentaires de chroniqueurs poubelles, et qui m’a toujours fait rire, car de mémoire d’immigrant, je ne me souviens pas du tout qu’un quelconque Québecois m’ait jamais acceuilli, ou offert un verre de limonade !:)))

    Bref, mon cher Ysengrimus, tout exil à un prix, et nous payons le notre, sans se faire d’illusions, par contre j’ai beaucoup de mal à me mettre dans la peau de ceux qui même en étant né ici sont encore considéré comme des  »immigrants’, européens ou arabes ou latinos ou autres… d’ailleurs un ami italien me disait que dans les années 70, parfois ils avaient même pas de quoi bouffer, ses parents comme les grecs, les irlandais ou même les québécois de souche défavorisées avaient à peine de quoi joindre les deux bouts et encore ! Comment se fait-il donc qu’on veuille tourner le dos à ces communautés qui sont passé par les mêmes épreuves et la même dèche sociale !? je me le demande !

    Merci Ysengrimus pour ce billet encore ! c’était fort instructif et croquant comme toujours !:)))

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  • 19 juin 2020 à 2 h 36 min
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    Et si au moins cette dictature nationaliste ethnique et meme pas ethnocentriste ou ethnocentrique, bénéficiait à yous les Québécois de souche de manière égale, on dirait qu’il y a de quoi ! mais c’est très très loin d’être le cas, puisque 70% de ces québecois de souche au moins, galèrent au même titre que les autres et mènent la même vie de chiens que la majorité des immigrants ! car le procédé justement trompeur de ces démagogues et fascistes est pour se faire élire, faire croire à cet électorat de souche que tous bénéficient de la largesse et la prospérité nationale et nationaliste…de manière trompeuse ! et le pire est que ce même prolétariat québécois de souche est leur premier électeur, leur dindon de la farce et leur chair à canon qui les soutiennent sans avoir un cent en retour…pendant que ces politiciens corrompus se partagent les millions de dollars et vivent comme des nababs aujourd’hui, alors que la majorité d’entre eux vivaient encore il y a 20 et 40 ans comme des pestiférés sans le sou et sans la moindre perspective !

    Anecdote, je sympathisait souvent avec un Québecois de souche, employé à temps plein de la cafétéria du boulot, au salaire de 11 ou $12 de l’heure, qui prenait en plus 2 bus et un trajet en vélo ou à pied, près de 2h30 à l’aller et au retour pour se rendre chez lui dans le nord presque les Laurentides ! sympathique, travailleur, jovial, mais tellement bouffé de la cervelle par ces démagogues qu’ils défendait en croyant qu’ils étaient d’intègres travailleurs nationalistes comme lui !:))) il avait pas la moindre idée que ces gens là vivent comme des milliardaires, en se servant justement de son vote naif et bien intentionné ! et ça résume un peu le fascisme et la dictature de ces enfoirés qui nous gouvernent ici !

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  • 19 juin 2020 à 3 h 00 min
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    j’aimerais simplement attirer votre attention Ysengrimus sur ces rapports 100% québecois, qui ont toujours souligné la caractère systémique du racisme au Québec dans une approche technique si vous voulez, et mené par des spécialistes dont le mandat et de compiler et analyser les données chiffrées en plus de donner la parole en sondage un peu aux gens concernés …

    l’ancien rapport fort détaillé que j’ai lu il y a à peine 3 ou 4 mois à disparu comme les précédents aussi d’il y a quelques années, mais il a été remplacé par celui là qui lui aussi parle de racisme systémique

    https://ocpm.qc.ca/sites/ocpm.qc.ca/files/pdf/P99/rapport-reds.pdf

    Bref, ce sont encore une fois des spécialistes qui se chargent de mener ou élaborer ce genre de rapports et sont des Québécois en souche en plus.:)))

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  • 19 juin 2020 à 10 h 23 min
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    @ Ysemgrimus

    Ma requête te paraitra peut-être saugrenue mais je la formule quand même: pourrais-tu nous donner ta définition – ou description simple du racisme systémique avec peut-être un exemple de manifestation de ce racisme systémique tiré de la réalité québécoise contemporaine.

    J’ajoute que ton exemple pour l’ethnocentrisme occidental me rallie complètement : en effet l’immense majorité des occidentaux croient de bonne foi que l’histoire du monde gravite autour de l’occident – pire – de quelques pays occidentaux au point qu’ils sont incapables de percevoir que nous nous dirigeons directement vers l’hégémonie prochaine de l’empire chinois et asiatique.

    Tout cela est le résultat de l’enculturation bourgeoise-capitaliste-occidental qui est devenue le mode de production exclusif de l’humanité…

    Merci de ta réponse

    Robert Bibeau

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    • 19 juin 2020 à 10 h 57 min
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      @ Robert,

      Pour réellement bien comprendre le caractère  »systémique » du racisme au Québec, c’est à dire politique et presque institutionnalisé et exercé par les instances politiques et décisionnelles notamment dans l’administration étatique ou dans les très nombreuses entreprises semi étatiques qui leur servent de caverne d’Ali baba, il faut tout simplement se référer à la Macroéconomie !

      le véritable problème du Québec est économique depuis toujours : il n’y a pas assez d’ouvrage pour tout le monde, les de souche ou immigrants européens, ou récemment latino ou arabes le subissent depuis toujours ensemble, et lorsque vous étudiez ou prenez un cours de macroéconomie sur le Québec, vous apprenez que le Québec à aggravé son retard économique structurel et récessioniste vers la fin des années 70 et début 80, justement au moment ou vous pouvez faire une corrélation avec le déploiement et le renforcement du nationalisme identitaire et du premier referendum sur la souveraineté ! Or, ce qui s’est passé depuis, tout simplement, est que ces partis politiques nationalistes ont doucement mais sûrement glissé ou amorcé leur déviation du nationalisme patriotique souverainiste, vers le fascisme lorsqu’ils ont vu la manne financière qui pouvaient leur servir ! alors ils ont tout simplement décidé d’embrigader la population, les fanatiser, les manipuler, et radicaliser le discours jusqu’au point culminant de l’échec du second referendum !

      Ces partis politiques, ce n’est pas un secret, ont aggravé la situation économique du Québec, même si aujourd’hui ils vous sortent des chiffres pour comparer aux autres provinces pour dire que le Québec ne se porte pas aussi mal que ça ! mais ce qu’ils ne vous disent pas est que c’est uniquement grâce aux entreprises et multinationales anglaises ou américaines ou asiatiques ou encore PME menées par 40% de la population ethniquement non Canadienne que le dynamisme économique du Québec à repris aussitôt que les années 2000 !

      Systémique Robert, cela veut dire aussi, que lorsqu’un bougnoule comme moi veut bosser, on lui barre un maximum le chemin, sauf dans les entreprises étrangères justement qui sont à la source de la dynamique de l’économie, mais il ne peut pas rêver bosser avec les mêmes chances dans l’administration, ou les entreprises de commandite crées par les gouvernements d’ici et qui brassent des milliards aussi ! ou même lorsqu’il veut investir, le bougnoule comme moi, devra systématiquement compter que sur les possibilités et les opportunités ouvertes à tout le monde, mais il ne pourra pas rêver d’accéder aux prêts d’investissement Québec par exemple, ou aux subventions du gouvernement, ou aux coup de pouces pour obtenir les marchés du gouvernement !

      Le type d’économie que ces partis ont réussi à mettre en place est quasiment comparable à une économie tiers-mondiste tout simplement ! et dans certains aspects, c’est encore pire, c’est comme si vous disiez qu’au Rwanda, les Hutus étaient victorieux au lendemain du génocide, et dirigent le pays depuis ! avec en plus du marasme économique qui touche tout le monde, toute la discrimination envers les Tutsis qui continuent et se rajoute en plus, (ici 40% de la population anglophone, européenne et asiatique et latino et arabe…ces derniers vivent les pires conditions) !

      j’espère avoir répondu à ta question même si tu la pose à Ysengrimus mais pas à moi ! et je te jure que je me souviens très bien de coursw de macroéconomie de l’université de Montréal HEC, ou le prof Québécois de souche à dû passer des semaines juste sur cette question (sans la relier au Politique comme je fais).

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    • 19 juin 2020 à 11 h 03 min
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      J’ai connu un Salim Abel qui distribuait son CV, dans des bureaucraties inertes publiques et parapubliques et qui ne se rendait jamais à l’entrevue. Pour mille dollars, il a obtenu un changement de nom. À CV identique, il s’appellait désormais Nicolas Morin. Il s’est rendu à l’entrevue. S’est ensuite honorablement défendu dans l’interpersonnel et a obtenu la position.

      Si c’est pas du systémique abstrait ça, c’est quoi? Aussitôt qu’un rapport humain effectif s’établit, ça tombe… La voilà, gars, ta définition…

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      • 19 juin 2020 à 11 h 10 min
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        EXCELLENT YSENGRIMUS ! :))) le parfait exemple du racisme systémique ! ouf ! c’est ce qu,on appelle le racisme basé sur le nom et l’origine ethnique ! Yallah !

        Je mourrai pour vous Ysengrimus ! demandez moi ce que vous voulez !:)))

        un peu comme la chanson  »le géant de papier » de jean jacques lafon : demandez-moi de briser les montagnes…etc :))))

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      • 19 juin 2020 à 12 h 37 min
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        @ Ysemgrimus

        Ce n’est pas une définition mais l’exemple est probant.

        Mais le gouvernement a mis en place des mesures de discrimination positive en indiquant des quotas à respecter : exemple il doit y avoir 10% de noirs employés à la SAQ etc pour divers ministère et organismes para gouvernementaux.

        Nous parviendrons ainsi à faire disparaitre la discrimination systémique n’est-il pas

        Comme aux USA ils ont eu enfin un premier Président noir ce qui a mis fin au racisme systémique aux États-Unis – il risque même à moyen terme d’avoir une première femme noire comme présidente … alors là fini le racisme et le paternalisme systémique (:-))

        Merci
        Roberto

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        • 19 juin 2020 à 12 h 59 min
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          Donc Robert, on devrait les remercier et leur être infiniment reconnaissants de nous accorder ce quotas de 10% comme du bétail ?!:))) et que l’emploi ne soit pas basé sur le mérite tout simplement ! bref…

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        • 19 juin 2020 à 13 h 22 min
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          Je ne suis pas sur d’avoir compris ce commentaire Robert! En plus de cette histoire de quotas, tu dis carrement : (Comme aux USA ils ont eu enfin un premier Président noir ce qui a mis fin au racisme systémique aux États-Unis – il risque même à moyen terme d’avoir une première femme noire comme présidente … alors là fini le racisme et le paternalisme systémique (:-)))

          Est-ce que c’est de l’Ironie ? :)))

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  • 19 juin 2020 à 11 h 05 min
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    Et Robert s’il te plait, continue de m’ignorer comme tu fais et je vais croire que je suis victime de racisme systémique sur les 7 du Québec aussi :)))))))))) LOL il manquerait plus que ça ! (joke)

    Alors sois gentil, et dis moi que tu ne me déteste pas pour autant…car moi, vois tu, je t’aime encore et toujours…jusqu’à l’infini :)))

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    • 19 juin 2020 à 11 h 33 min
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      Ce n’est pas seulement Robert, mais la plupart des gens qui vient, comme moi, à lire les commentaires. Tabarnak… Il y a une grosse différence entre Commentaire et un Article dans un autre article!

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      • 19 juin 2020 à 11 h 52 min
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        @ Pablo

        Je te comprends et je suis navré que ces foutus longs commentaires que je poste t’emmerdent au plus haut point…j’en suis conscient depuis que tu l’as un peu formulé avant ! Mais je t’assures Pablo qu’il y avait plusieurs points à citer de ma part et partager avec Ysengrimus… Je ne suis tout de même pas préparé comme un prof avec ses fiches et ses résumés !:))) sinon, j’aurais résumé mon commentaire à : Macroéconomie qui explique tout en fait, aussi bien le terme systémique que les problèmes politiques !

        Que la Paz te accompagne Camarade :)))

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    • 19 juin 2020 à 12 h 20 min
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      Tu fais fausse route SAM

      Aucune discrimination systémique sur Les7duquebec.net : fasciste – gauchiste – droitiste – anarchiste et prolétarien prennent la parole et je fais confiance aux lecteurs pour discriminer selon leurs aspirations et enculturation…

      Je ne t’ignore pas Sam mais je te l’ai déjà dit CONDENSE TA PENSÉE et tu auras plus de lecteurs.

      Merci pour ta présence parmi nous

      Robert Bibeau

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      • 19 juin 2020 à 12 h 26 min
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        Merci Robert, tu es un ange !:) je ne faisait que te taquiner et plaisanter…

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  • Ping : Racisme systémique | Raimanet

  • 19 juin 2020 à 11 h 37 min
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     » J’adhère inconditionnellement à la position selon laquelle il y a racisme systémique au Canada… » Pas besoin de continuer à lire le reste de l’article. Cette marde est une autre invention du système, la Novlangue d’Orwell, pour nous faire oublier deux choses : d’abord, il n’a pas de Racisme SANS Capitalisme et finalement, TOUS les êtres humains ne sont pas égaux… C’est la marde de mythe créée par la fausse Révolution française!

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  • 19 juin 2020 à 20 h 25 min
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    En réponse respectueuse à la demande de définition de Robert… et qui dit mieux?

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  • 20 juin 2020 à 7 h 50 min
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    Merci, camarade! J’avais bien hâte de te lire sur ce sujet, dont je savais bien qu’il susciterait chez toi une réflexion objective. J’ai eu affaire récemment à un drôle de zigoto qui se prétendait spécialiste en systèmes pour arriver à conclure que les comportements individuels étaient plus importants qu’un éventuel racisme systémique. On a beau se dire qu’il faut de tout pour faire un monde, penser tout croche n’y est pas nécessaire.

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