Le monde pollué par les « populistes »

Sur l’image ci-dessus – les complotistes – une des apparences du populisme – prétendent qu’il suffirait que les citoyens se lèvent pour bouleverser le monde des conspirateurs… une autre façon d’escamoter la lutte des classes. NDLR.

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13.07.2020-English-Italiano-Spanish

Religion, mœurs, justice, tout décade. La société se désagrège sous l’action corrosive d’une civilisation déliquescente», (Anonyme 1886).

Dans la majorité des pays, à la déliquescence économique a succédé la décomposition politique. En effet, depuis quelques années, sur la crise économique systémique s’est greffée une instabilité politique critique. Le paysage politique est totalement bouleversé. L’alternance bipartite traditionnelle entre la gauche et la droite, en vigueur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a volé en éclats. Désormais, la scène politique est envahie par deux nouvelles formes de gouvernement : le populisme et le bonapartisme. Tous deux se voulant au-dessus des classes, mais de manière différente. Émergeant dans des périodes de crise économique et de délitement des formations politiques classiques, le populisme s’appuie sur une idéologie minimaliste, une doctrine simpliste, une mystique fanatique. Dépourvu de vision politique claire, dénué de perspective de transformation sociale, le populisme, émanation de regroupements de couches sociales hétérogènes, se borne à fustiger le pouvoir, à dresser le peuple contre les élites. Le populisme est un mouvement interclassiste, agrégeant différentes classes sociales aux identités culturelles disparates : cols blancs, cols bleus, petits patrons sont conglomérés dans une identique entité désignée sous le nom de peuple, souvent cornaqué par un leader charismatique.

Les clivages sociaux déchirant la société et l’univers professionnel sont obscurcis, éclipsés, fondus dans l’intérêt général, paradoxalement correspondant à celui de la petite bourgeoisie intellectuelle très active au sein des mouvements populistes. De fait, le populisme s’oppose à la lutte des classes. En effet, il ne remet pas en cause l’exploitation et le capitalisme. Il cantonne ses luttes à l’unique revendication de l’amélioration de la démocratie, comme s’il pouvait exister une démocratie au sein de la dictature capitaliste, comme la crise actuelle économique et sanitaire du Covid-19 nous le prouve, avec la transition dictatoriale partout en œuvre, après une parenthèse démocratique consumériste éphémère de quelques décennies.

Indéniablement, tout porte à croire que l’épidémie du coronavirus est apparue à point nommé pour servir de paravent sanitaire et d’argumentation justificatrice à l’effondrement de l’économie mondiale pourtant depuis longtemps prévisible. En l’espèce, tout s’est passé comme si l’irruption du Covid-19 était l’occasion attendue pour tenter de résoudre les contradictions du capitalisme au moyen d’une opération de destruction massive d’infrastructures devenues inopérantes pour la valorisation du capital dans le cadre d’une refondation d’un nouvel ordre mondial. Avec l’objectif d’une reconfiguration despotique du monde, le confinement avait visiblement comme dessein la neutralisation de toute opposition politique et l’habituation à la militarisation de la société. Globalement, le populisme, à l’instar du hirak, vilipende les élites politiques, mais jamais il vitupère les barons de l’économie. Il concentre ses attaques contre les locataires du pouvoir, cette impuissante bourgeoisie parasitaire installée dans les sphères de l’Etat, mais jamais les propriétaires du capital, ces détenteurs de la véritable puissance économique et financière. De là s’explique l’absence de luttes sociales au sein des entreprises, jamais menacées de débrayages, d’occupation collective, encore moins de réorganisation de la production en vue de leur contrôle par l’ensemble des salariés librement associés, aux fins de leur imprimer des objectifs de fabrication sociaux, autrement dit fondés sur la satisfaction des besoins humains et non sur la valorisation du capital (la plus-value, le profit).

De manière générale, depuis quelques années, le conservatisme néolibéral (responsable du krach de 2007-2008) et le keynésianisme social-démocrate (incapable de financer son Etat-Providence) sont incontestablement en crise. Ces deux courants idéologiques capitalistes ont failli dans leurs promesses politiques d’éradication de la misère du monde et d’amélioration de la situation économique. Les modèles économiques libéraux et socio-démocrates ont démontré leur échec. (en fait ces deux « modèles » sont solidaires et complémentaires et s’offrent chacun comme alternative dans la continuité du système… voilà ce qui les accule au mur sans espoir de rémission. NDLÉ). Ils sont en pleine déconfiture. Corollairement, les partis classiques gouvernementaux ont perdu leur crédibilité. Et les cirques électoraux n’attirent plus la foule moutonnière pour assister aux spectacles des clowns politiques, ni aux numéros des prestidigitateurs démagogiques. La crise politique est mondiale à l’image de la crise économique systémique. Qu’il s’agisse de l’ébranlement total des Etats (Syrie, Venezuela ou le Soudan, etc.), du Brexit, de l’élection de Trump ou bien de la résurgence de l’extrême-droite, des partis islamistes, des organisations identitaires et communautaristes, tous ces nouveaux phénomènes politiques traduisent la décomposition du système capitaliste. d’abord sur le plan économique puis politique et enfin idéologique.

Les médias et les politiques, pour expliquer l’échec du système politique bourgeois, incriminent le «populisme», ce nouvel avatar de la politique. Une large partie de ce bouleversement politique est attribué au «populisme». En réalité, le populisme, sous quelque forme que ce soit, a toujours occupé la scène théâtrale politique. Mais, aussi longtemps que les vieux partis bourgeois établis pouvaient prétendre apporter de l’espoir, le populisme a été confiné aux marges du jeu et enjeux politiques. De manière machiavélique, parfois, le populisme (brun, rouge ou vert – islamiste -) a été agité comme un épouvantail aux fins de mobilisations politiques au profit des partis institutionnels «démocratiques» pour pérenniser leur service pour l’État des riches.

Cependant, la configuration politique s’est métamorphosée au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise économique. Aujourd’hui, pour la bourgeoisie le «populisme», à la faveur de l’accentuation de la crise économique, est maintenant synonyme de la montée des forces alternatives, menaçant ainsi leur contrôle sur l’appareil politique subalterne. Ces forces populistes ne jouent plus le simple rôle d’agitateurs pestiférés. Mais elles sont devenues des formations agissantes auréolées de respectabilité. Il est vrai que les forces populistes s’affirment partout dans le monde. Effectivement, après une longue stagnation économique, la montée des organisations populistes a pris plusieurs formes (le pendant du populisme dans les pays de confession musulmane est l’islamisme et le séparatisme ethnico-linguistique comme le mouvement berbériste kabyle et le mouvement kurde au Proche-Orient).

En Occident, le populisme se décline en deux tendances situées sur les deux extrêmes de l’échiquier politique de la droite et de la gauche. D’une part, le populisme de gauche (Podemos, Syriza, mouvement Occupy, le Labour Party de Corbyn, le «socialisme» de Sanders, La France insoumise, etc.), issu de l’éclatement des vieux partis de la gauche, de la déliquescence des partis staliniens et socialistes.

D’autre part, le populisme de droite, récemment propulsé sur la scène politique à la faveur de la crise économique, de l’apparition de l’islamisme et du terrorisme en Europe, de l’exacerbation des crispations identitaires illustrées par l’expansion du communautarisme. Ce populisme d’extrême-droite surfe sur la peur, la xénophobie, le racisme.

Le populisme « gauchiste » tente de canaliser le mécontentement grandissant des travailleurs par l’unique moyen pacifique du bulletin de vote pourtant désavoué par une majorité croissante de « citoyens » désabusés à force d’être abusés. Le populisme gauchiste s’appuie sur un programme politique totalement inoffensif, ne remettant absolument pas en cause le capitalisme.

Historiquement, à la faveur de la crise de 2008, le populisme s’est développé dans l’Europe du Sud dont la situation rappelle celle de l’Amérique latine des années 1990, confrontée à une grave crise économique. Le populisme s’exprime à travers la lutte de mouvements hétérogènes au contenu politique dépourvu de conscience de classe. Ces mouvements sociaux, regroupant les classes populaires et les jeunes diplômés en situation de précarité mais souvent cornaqués par la petite bourgeoisie paupérisée enragée, contestent le néolibéralisme mais à travers un combat populiste du « peuple » contre les élites, du « peuple » contre le régime. Ainsi, ces luttes ne sont pas structurées autour d’un clivage de classe. Ces mouvements sociaux populistes opposent le « brave peuple démocratique » aux élites politiques corrompues et traîtresses (sic), comme avec le parti Syriza en Grèce et Podemos en Espagne. En France, contrairement au Podemos et à Syriza, la France Insoumise n’inscrit pas sa fondation et son implantation politique sur les mouvements sociaux. Son leader Jean-Luc Mélenchon a emprunté la voie populiste après l’épiphénomène Nuit debout (et couchés devant les patrons le jour). Quoiqu’il s’attache à se différencier des organisations de gauche, son parti a adopté une ligne gauchiste nationaliste influencée par l’économiste Frédéric Lordon et le modèle chaviste. Le parti de la France insoumise s’appuie moins sur des dynamiques locales et des mouvements sociaux que sur le culte de la personnalité de son leader Jean-Luc Mélenchon, illustration de la dimension autoritaire voire bonapartiste de cette organisation nationaliste, réactionnaire.

Néanmoins, il ne faut pas déduire que le populisme remettrait en cause et affaiblirait la démocratie bourgeoise et l’Etat. Bien au contraire.

En réalité, aujourd’hui, toutes les fractions de la bourgeoisie sont réactionnaires. Le populisme, comme expression politique, appartient à la bourgeoisie et s’inscrit pleinement dans la défense des intérêts capitalistes. Les partis populistes (en Algérie : islamistes, berbéristes irrédentistes) sont des fractions bourgeoises, des parties de l’appareil capitaliste d’Etat totalitaire. Ce qu’ils répandent, c’est l’idéologie et le comportement bourgeois et petit-bourgeois décadents : l’ultranationalisme, le régionalisme, le racisme via l’anti-racisme, la xénophobie, l’autoritarisme, le conservatisme culturel et religieux. Ils catalysent les peurs, expriment la volonté de repli identitaire, le rejet démagogique des «élites».

Ainsi, le populisme est un produit de la décomposition du capitalisme, troublant le jeu politique, avec pour conséquence une perte de contrôle croissante de l’appareil politique bourgeois classique sur le terrain électoral. Cela n’empêche pas la bourgeoisie d’exploiter autant que possible ce phénomène politique négatif pour la défense de ses intérêts, notamment en vue de le retourner contre les classes laborieuses par le renforcement de la mystification démocratique. Particulièrement par le rappel insistant de l’importance de «chaque vote», en accusant l’absentéisme électoral de «faire le lit de l’extrême-droite», des extrêmes. Pour ce faire, les partis traditionnels tentent eux-mêmes d’atténuer leur image impopulaire, en essayant de se présenter malgré tout comme plus «humanistes» et plus «démocratiques», comparé aux populistes.

Historiquement, sans conteste, la faillite des régimes staliniens a favorisé le reflux de la conscience de classe et du mouvement ouvrier. Elle a permis à la bourgeoisie mondiale de renforcer le plus grand mensonge du XXe siècle, à savoir l’identification du stalinisme au communisme. Et d’alimenter ainsi une énorme campagne de matraquage idéologique pour proclamer la «faillite du marxisme» et la «mort du communisme», «la fin de l’Histoire». C’est ce qui a conduit à l’idée qu’il ne reste plus aucune alternative à opposer au capitalisme.

Cela explique les énormes difficultés que rencontre la classe ouvrière actuellement : la perte de son identité de classe, la perte de confiance en ses propres forces, la perte du sens de son combat, sa désorientation politique. C’est dans ce contexte de recul du mouvement ouvrier qu’il faut replacer la montée des populismes et des comportements antisociaux, de l’islamisme et des phénomènes irrédentistes ethnico-linguistiques. L’effacement de la classe ouvrière de la scène politique, l’effritement de la culture ouvrière, le déclin de la «morale» ouvrière ont laissé les coudées franches à la bourgeoisie décadente et à son idéologie mortifère.

 

En conclusion, dans cette phase contemporaine caractérisée par l’absence de toute perspective politique, la défiance envers tout ce qui relève de «la politique» s’accroît. Phénomène favorisé par le discrédit des partis traditionnels de la bourgeoisie. D’où le succès des partis populistes (islamistes et ethnico-linguistiques en Algérie), prônant comme instrument majeur de propagande un prétendu « Dégage » les «élites». Cela débouche sur un sentiment répandu de no future, d’idéologies de repli identitaire, de retour vers des modèles réactionnaires archaïques ou nihilistes (en Algérie, l’islamisme et le berbérisme irrédentiste).

 

De manière générale, le populisme est le produit de la décomposition du capitalisme. Il exprime l’incapacité des deux classes fondamentales et antagonistes, la bourgeoisie et le prolétariat, à mettre en avant leur propre perspective (guerre mondiale ou révolution). Engendrant une situation de «blocage momentané» et de «pourrissement sur pied de la société». En effet, dans cette actuelle phase de dégénérescence, la bourgeoisie n’est plus en mesure d’offrir un horizon politique capable de mobiliser et de susciter une adhésion massive de la population. Inversement, la classe ouvrière ne parvient pas à se reconnaître comme classe. Elle ne joue aucun rôle véritablement décisif et suffisamment conscient. C’est cela qui a conduit à un blocage en termes de perspective émancipatrice.

Marx lui-même au tout début du Manifeste communiste envisageait cette éventualité de blocage social tirée de l’expérience historique de l’évolution des sociétés de classe quand il écrivait : «L’Histoire de toute société jusqu’à nos jours, c’est l’histoire de la lutte des classes. Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot: oppresseurs et opprimés se sont trouvés en constante opposition ; ils ont mené une lutte sans répit, tantôt déguisée, tantôt ouverte, qui, chaque fois, finissait soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la ruine des diverses classes en lutte». Aujourd’hui, dans ce contexte de crise socio-économiques et politique : soit la classe révolutionnaire prolétarienne finira par s’imposer et ouvrira la voie vers le nouveau mode de production humain fondé sur la satisfaction des besoins sociaux et non la valorisation de la valeur, soit, par incapacité ou défaite historique, la société capitaliste sombrera définitivement dans le chaos et la barbarie : ce serait alors la «ruine des diverses classes en lutte».

 

«La décadence d’une société commence quand l’homme se demande : « Que va-t-il arriver ? » au lieu de se demander : « Que puis-je faire ? » (Denis de Rougemont).

 

Mesloub Khider

6 pensées sur “Le monde pollué par les « populistes »

  • 13 juillet 2020 à 3 h 24 min
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    Je seconde pleinement votre billet Mr Khider. et j’ajouterais qu’au départ, certaines revendications culturelles ou politiques des mouvements berbéristes ou kabyle en Algérie étaient pleinement justifiés, de même qu’au Maroc, au vu de plusieurs facteurs vers la fin des années 80 et début 90, environ une trentaine d’années après l’ indépendance au Maghreb suite au constat d’échec et retard des pouvoirs centralisé dans ces pays à valoriser l’humain, les composantes culturelles et ethniques dans le sens d’une émancipation culturelle et une intégration économique et sociale de ces composantes importantes de la population. Les Amazighs ou Berbères n’ont d’ailleurs jamais fait allégeance à quiconque depuis des siècles, ont conservé leur indépendance, leur isolement en quelque sorte aussi, principalement du à une marginalisation ottomane en Algérie, Arabe des dynasties régnantes récentes, et n’ont eu donc d’autre choix que traiter du mieux qu’ils pouvaient et intelligemment avec la succession de régimes politiques auxquels ils ont eu affaire et qui les ont toujours considéré comme des citoyens de seconde zone, dans une sorte de déni culturel et politique, hier assumé au nom de la religion l’islam, et aujourd’hui encore au nom de causes politiques ou idéologiques… pendant que ces Amazighs demandaient du pain, du travail, et un accès à la dignité !

    La France coloniale bien entendu à largement exploité ce clivage, l’a utilisé et l’a aggravé, encore plus sérieusement en Algérie au vu de la durée de la colonisation, et ses besoins en recrues et légions étrangères dont elle s’est largement servie comme chair à cannon déjà fin 19ème siècle, et bien entendu lors des deux conflits mondiaux de 14-18 et 39-45 en plus de l’indochine…pour culminer lors du recrutement massif de Harkis dont une bonne partie est berbere pour mener la répression à l’encontre du mouvement de résistance et d’indépendance lors de la guerre d’Algérie. et même à ça, les Amazighs ou berberes sont en réalité majoritairement résté fidèles à leur patrie, en plus de former les plus redoutables guerriers de la résistance et de l’indépendance. Au Maroc, la France et l’Espagne n’ont pu les dominer que par l’utilisation massive de l’aviation et du gaz moutarde dans le Rif durant des années (véritable génocide pas encore reconnu, mais encore pire que tous les génocides répertoriés par les armées coloniales à travers le monde), en encore jusqu’en 1934 dans le moyen et anti Atlas (bataille de Bougafer contre les Ait Atta) constituant ainsi le territoire ou les colons Français n’auront posé pied que moins de 20 ans en tout et pour tout en termes de colonisation !

    Bref, pour résumer, cette vague populiste, indépendantiste et réactionnaire de ces trente dernières années des mouvements Amazighs ou Berbéristes, coincide en réalité avec plusieurs problèmes sociaux en rapport avec l’éclatement de la société au Maghreb, et la dépendance économique de beaucoup de ces berbères de leurs diasporas en Europe…, problèmes politiques aussi, encore une fois de l’échec des régimes centralisateurs d’intégrer ces composantes et leur reconnaître des droits culturels et économiques régionaux afin de leur assurer une autonomie de gestion de leurs ressources en parallèle de l’exploitation de ces ressources nationales, et enfin, problèmes sociaux qui en découlent…

    et même à cela, je considère la composante Amazigh, bien qu’étant Arabe moi même, comme un espoir de renouveau pour le Maghreb et un nouveau départ mieux préparé et ayant toutes les chances d’aboutir cette fois, à cause justement de la reconnaissance de cette spécificité maghrébine, et ces composantes qui ne prennent jamais rien pour acquis, comme le capitalisme auquel elles sont les premières à n’y avoir jamais cru, car socialement tissé serré, et même si certains prêchent un racisme vulgaire envers les arabes ou les autres composantes ethniques, il reste que la majorité n’y adhèrent pas ni n’y souscrivent… et donc en ce qui concerne le mouvement indépendantiste Kabyle, je demeure convaincu que ce mouvement se dissoudra de lui même au lendemain de cette transition politique que connaît l’Algérie, tout comme les mouvements radicaux au Maroc sont déjà entrain de s’essouffler car la majorité des Amazighs ne les suivent plus et ont compris les nombreux avantages de la diversité !

    Je crois au final que nous avons tout intérêt à aller vers les Amazighs et les rassurer en ces temps de prédation des puissances hégémoniques et groupes d’intérêts de tout poils disposant de fric, de moyens et d’intelligence, qui seraient tenté de porter le coup de grâce à ce Maghreb !

    Cordialement !

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  • 13 juillet 2020 à 11 h 01 min
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    @ tous

    L’article met le doigt sur le point essentiel qui caractérise le « POPULISME » de droite comme de gauche… à savoir:
    1. le POPULISME ramène tout à l’ÉTAT, dans. pour et par l’ÉTAT – l’état major – de la bourgeoisie.
    2. Afin de faire gober cette mystique de l’État fétiche = au-dessus des classes sociales et intégrant dans son sein les intérêts antagonistes des prolétaires et des capitalistes – le « POPULISME » déifient le PEUPLE – une abstraction populiste que proclame aussi bien la gauche que la droite – souvenez-vous de Pétain et de Mao Tsé Dong et de Mussolini, etc.
    3. Enfin toutes les formes de « POPULISME » nient – ou ne font aucun cas de la lutte de classe antagoniste et de la réalité même des classes sociales. La gauche le fait au nom du RÉFORMISME, de l’opportunisme (se souvenir du Front populaire – des fronts patriotiques – des Front nationalistes sous la botte des bourgeoisies nationales)..au nom du nationalisme anti-ouvrier également et de l’épouvantail anti-raciste et autres supercheries. La droite POPULISTE le fait au nom de la réaction, des traditions, du nationalisme, du chauvinisme, du racisme et autres balivernes réactionnaires.

    4. Le prolétarait révolutionnaire rejette le POPULISME – COMPLOTISTE – DE GAUCHE COMME DE DROITE car nous pensons que l’histoire de l’humanité n’est ni l’histoire de l’État fétiche – ni l’histoire de personnalités adulées ou détestées mais L’HISTOIRE DE LA LUTTE DES CLASSES SOCIALES… demain du prolétariat révolutionnaire.

    Robert Bibeau

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  • 13 juillet 2020 à 11 h 17 min
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    « L’Histoire de toute société jusqu’à nos jours, c’est l’histoire de la lutte des classes…  » Voilà pourquoi j’agis comme individu en construisant toujours SANS l’État. Si je me mets en Société, aussitôt j’entre en contradiction et cela devient un problème. Precisamente, la lutte des classes est née à cause du progrès. Avez vous remarqué que le chimpanzé a surmonté l’Homme?

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  • 14 juillet 2020 à 6 h 10 min
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    Salut Sam. Merci pour ton commentaire. Sur la question du berbérisme en Algérie, tu peux lire mon texte publié le 5 août 2019 également sur le Webmagazine Les 7 du Québec, sous le titre :
    Algérie: berbère ou arabe? Ou simplement algérienne?
    Mes amitiés.
    Khider

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  • Ping : États et économie en déliquescence. Paupérisation et guerres en croissance – les 7 du quebec

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