Les batailles du masque, du vaccin, des gestes barrières et autres fadaises: que faire?

Croyez-vous sérieusement que le Grand Capital international, chargé d’appliquer les lois inexorables du mode de production capitaliste, soit réellement préoccupée par le port du masque – à l’intérieur et/ou à l’extérieur – par l’arnaque du vaccin alambiqué  pour les masses terrorisées – et par les gestes barrières ridicules réservés à la populace désorientée que les médias aiment terrorisée? Je sais que la plupart d’entre vous n’y croient pas.

This article is available in 5 languages on this webmagazine:
15.07.2020-English-Italiano-Spanish
This article is available in Portuguêse on this blog:
https://queosilenciodosjustosnaomateinocentes.blogspot.com/2020/07/as-batalhas-da-mascara-da-vacina-das.html

Alors pourquoi les ploutocrates (2000 multimilliardaires environ), maîtres du monde économique, laissent-ils leurs sous-fifres politiques et médiatiques déblatérer à propos de ces billevesées où les intellectuels jouent leur avenir professionnel dans des débats débridés à la télé? Récemment, j’écoutais Emmanuel Todd – intellectuel français de gôche – livrer son réquisitoire réformiste des politiques macroniennes face à cette pandémie verbale – pardon, cette pandémie virale voulais-je dire. Rien de neuf sous le soleil parisien francilien, aucune vision transcendante de cette fourberie médiatique, sinon, l’auteur prolifique de s’étonner et de s’irriter de la duplicité des médias propriétés des multimilliardaires. https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/quartier-libre-emmanuel-todd-le-86535.  Je me suis donc tourné vers les États-Unis d’où viennent désormais les idées de la gôche et de la droite internationale…l’Amérique, fer de lance de la lutte de classe mondiale n’en déplaise aux amis franchouillards.

Le webmagazine de gôche Moon of Alabama constate que la pandémie au coronavirus révèle la véritable maladie de nos sociétés soit l’inégalité des classes sociales. Moon of Alabama a fait cette découverte et développe son analyse des véritables causes de cette pandémie instrumentalisée par les séides politiques cornaqués par les médecins et les intellectuels stipendiés :

 

«Il n’y a pas de différence biologique entre les ethnies en ce qui concerne la Covid-19. Il n’y a pas de recherche scientifique qui attribue la propagation à d’autres causes que des problèmes sociaux – à savoir un faible revenu, un mauvais logement et un manque d’accès aux soins de santé. C’est une question de classe, pas d’identité ethnique. Aux États-Unis Les Noirs et les Hispaniques se trouvent dans les plus basses catégories salariales. Les comtés où ce sont des travailleurs Blancs qui se retrouvent au bas de l’échelle salariale la probabilité de contracter le Covid-19 est la même que pour les Noirs et les Hispaniques (1,48). (…) la distanciation sociale réelle se situe entre la croissance de la productivité et la croissance des salaires. Au cours des dernières décennies, ni les travailleurs noirs ni les travailleurs blancs n’ont connu d’augmentation substantielle de leurs salaires. La hausse de productivité a été accaparée par les profits des patrons blancs et noirs. C’est un problème de classe.» https://les7duquebec.net/archives/256321:

L’Amérique en tant que composante structurante de l’économie mondialisée cristallise les tendances profondes des lois économiques en vigueur et des réactions sociales de rigueurs. Ce qui se passe aux États-Unis s’étend à l’ensemble de la planète capitaliste. Aussi, il ne faut pas se surprendre de voir éclater aux USA des luttes sociales sauvages – spontanées – radicales, habituellement dirigées par la petite bourgeoisie en cours de prolétarisation, entraînant dans son sillage des prolétaires en cours de paupérisation.

La grande bourgeoisie Américaine est très attentive à ces phénomènes de soulèvement spontané et prend grand soin de les désorienter vers des culs de sacs programmés. Rappelez-vous que le noir George Floyd a été assassiné à l’occasion d’une manifestation d’opposition aux mesures de confinements meurtriers, manifestations généralisées dans toute l’Amérique et ne portant nullement sur la question raciale. https://les7duquebec.net/archives/256064  Ces manifestations de colère spontanée dénonçaient les conditions de vie et de travail esclavagistes qui accablent la classe prolétarienne américaine.  Mais ne cherchez pas cette information dans les médias bourgeois. Les médias, propriétés des multimilliardaires, ont su habilement détourner ce mouvement spontané de lutte de classe vers des velléités raciales sans rapport avec les motifs de la révolte populaire. Ce sont bien les conséquences du confinement meurtrier qui entraîneront l’expulsion du tiers des locataires (noirs et blancs) et des  propriétaires pauvres, surendettés et saqués (noirs, blancs, hispaniques).

Il en est de même des débats oiseux à propos du port du masque, de la vaccination obligatoire, des mesures de distanciation sociale (sic)  et du pistage numérique et autres fadaises pour rentiers retraitées. Autant de muletas que la bourgeoisie agite devant le regard ahuri des salariés destinés à la corrida des chantiers et des ateliers.

Si la révolte des Gilets jaunes https://les7duquebec.net/archives/253109 a démontré que le Grand captal pouvait sacrifier la petite bourgeoisie en cours de paupérisation, la pandémie du confinement dévoile que le Grand capital est déterminé à sacrifier la moyenne bourgeoisie d’affaires, du commerce et des services pour sauver ce système économique moribond. Voilà la grande révélation de ce spectacle pandémique mondialisé.

Dans l’article, Moon of Alabama lâche soudain la proie pour l’ombre et dirige son regard vers la mascarade électorale en cours aux USA confrontant Républicains et Démocrates, deux partis de l’oligarchie – de la ploutocratie – que Moon of Alabama aime bien qualifier d’establishment anglo-saxon de l’État profond conspirationniste (sic).

 

Pour le capital, il importe peu que les victimes de cette grippe – Covid-19 – proviennent des sections pauvres de la classe prolétarienne ou de la petite bourgeoisie urbaine, les deux segments de classes passeront à la casserole le moment venu. Ce qui compte avant tout pour les  marionnettes politiques à la manœuvre est de désorienter et de paniquer puis de rallier le plus grand nombre d’électeurs autour de leur poulain bringuebalant (Trump – Biden). En clair, l’objet de la prochaine  mascarade électorale aux États-Unis, comme au Canada, comme en France, est de savoir si la peur panique du virus sera plus forte que la peur du chômage, de la dévaluation de la monnaie, de la faillite économique, des expulsions de résidence, et de la famine? Cette guerre de classes à finir a mal commencer.

Les Démocrates font le pari que la terreur virale – bien entretenue autour des ridicules gestes barrières, du vaccin appréhendé et d’une deuxième vague qu’ils ont hâte d’annoncer, leur donnera le vote des retraités, de la classe moyenne moins estropiée par le confinement meurtrier et parmi la petite bourgeoisie tétanisée. Les Républicains font le pari que la terreur de la Grande Dépression leur donnera le vote des pauvres et de la classe prolétarienne… qui ne vote pas(!)

Pour ceux que ça intéresse, il vous reste à suivre les « rating électoraux » au jour le jour  et vous saurez quelle arnaque est la plus efficace.

Et la classe prolétarienne direz-vous ?

Le prolétariat a déjà fait son choix, il ne vote pas aux mascarades électorales bourgeoises (aux USA, au Canada, en France, etc.)… voilà une fumisterie de réglée. Reste à bien prendre la mesure de la fumeuse pandémie au Covid-19, un entraînement collectif en prévision de la guerre impérialiste que les blocs antagonistes préparent. Comme le prolétariat de Belgrade https://les7duquebec.net/archives/256355  le prolétariat  international doit dénoncer et refuser d’être enfermé ce qui accable d’abord les pauvres et les populations socialement vulnérables. Le prolétariat doit dénoncer et opposer les fadaises de «distanciation sociale», de vaccin obligatoire et de «surveillance» numérique qui brimeront le peu de liberté qui nous reste. C’est de solidarité et d’unité sociale que nous avons besoin en ces temps incertains.  À long terme nous savons que seule l’éradication de ce mode de production mettra fin définitivement à nos tourments.

 

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

5 pensées sur “Les batailles du masque, du vaccin, des gestes barrières et autres fadaises: que faire?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *