De l’instrumentalisation du terrorisme islamiste à l’orchestration du terrorisme viral

This article is available in 5 languages on this webmagazine:
31.08.2020-Terrorisme-English-Italiano-Spanish
This article is available in Portuguëse on this blogue: https://queosilenciodosjustosnaomateinocentes.blogspot.com/2020/09/da-instrumentalizacao-do-terrorismo.html

 

Les attentats du 11 septembre 2001 avaient constitué le prétexte à la mise en œuvre des nouvelles reconfigurations politiques et géostratégiques impulsées par l’hyperpuissance américaine. Sur fond de sidération mondiale suscitée par la psychose généralisée, dès le lendemain des attentats, les autorités américaines avaient déployé promptement leur stratégie machiavélique : mobilisation de la population derrière l’état de guerre, renforcement de l’appareil répressif de l’État, réaffirmation de la puissance de l’Amérique matérialisée par une politique interventionniste impérialiste tous azimuts, opérée au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste. De fait, immédiatement après les attentats du 11 septembre 2001, les instances politiques et médiatiques américaines ont été embrigadées pour enrôler la population dans les entreprises guerrières impérialistes. Tous les pays stratégiques du Tiers-monde étaient susceptibles d’être envahis, toutes les nations économiquement concurrentes, torpillées, toutes les puissances militaires potentiellement rivales, neutralisées. Dans le même temps, au niveau national, en un temps record, l’appareil politique a mis en œuvre ses plans de durcissement de la machine judiciaire et policière répressive, sa nouvelle législation sécuritaire liberticide. Du jour au lendemain, la crise terroriste (aujourd’hui on parle de crise sanitaire du Covid-19) a servi de prétexte à l’aggravation de la récession économique et au démantèlement des budgets des programmes sociaux.

Tous les fonds étaient désormais alloués à l’effort de guerre impérialiste et à la sécurité nationale. La promptitude avec laquelle ces mesures ont été adoptées révèle qu’elles avaient été ficelées depuis longtemps, préparées et planifiées par les cercles restreints opaques américains (à l’instar des mesures antisociales et liberticides décrétées actuellement dans la majorité des pays). Sur le plan international, le dessein réel de la guerre n’était pas tant l’anéantissement du terrorisme islamiste que la réaffirmation de la domination militaire américaine sur tout le globe, implantée au lendemain de l’effondrement du bloc impérialiste rival soviétique.

Durant deux décennies, les États-Unis ont ainsi mené plusieurs opérations militaires d’envergure : contre l’Irak, l’Afghanistan, la Serbie, le réseau Al Qaïda, etc. Dans chacune de ses interventions impérialistes, les États-Unis avaient contraint leurs alliés, telles la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne, à s’enrôler sous le drapeau américain ; l’ensemble des pays du monde à se plier au calendrier géostratégique étasunien, à s’incliner devant la volonté de l’Oncle Sam, à se soumettre devant les intérêts de la grande puissance victorieuse de la Guerre froide.

Cependant, ces dernières années, le terrorisme islamiste étant devenu inopérant en matière de manipulation idéologique, pour avoir épuisé toutes ses potentialités de dévoiement politique et d’enrégimentement caporalisée, les classes dominantes (occidentales) se sont résolues à s’offrir un autre ferment terrorisant, le coronavirus, pour passer à un degré supérieur en matière de gouvernance par la manipulation et la terreur de la population, exercée dans le cadre du nouvel ordre mondial chaotique menacé d’éclatement sous l’effet de la récession économique.

Sans conteste, le Covid-19 signe l’entrée des États occidentaux, en particulier, et des pays du Tiers-monde, en général, dans l’ère du despotisme, autrement dit de l’extinction de la « démocratie » représentative. Désormais, toute la planète, depuis le simple village jusqu’à la grande mégalopole, en passant par toutes les «maisons», sont soumis aux lois d’exception, à l’état de siège, au couvre-feu, à la surveillance technologique. À la dictature du confinement. Au confinement de la démocratie. Au nom de la prétendue lutte contre le virus, l’ensemble des États du monde, dans une action concertée, ont décrété des mesures de confinement pénitentiaire, des recommandations sanitaires spécieuses, des despotiques prescriptions médicales suspectes d’inanité. Le coronavirus devient le catalyseur de l’aggiornamento planétaire et l’agent dérivatif de divertissement de la foule mondiale plongée dans la psychose généralisée, orchestrée par les médias inféodés aux puissances financières et étatiques.

Quelles ont été les véritables motivations de la tactique politique de confinement total apparemment préjudiciable aux intérêts économiques et sanitaires des pays ? Aujourd’hui, il est clairement établi, eu égard aux conséquences catastrophiques provoquées par la décision d’arrêter la production (du moins certains secteurs industriels) et la commercialisation (secteurs tertiaire et quaternaire), de mettre en quarantaine des centaines de millions de travailleurs (producteurs de valeur), qu’il s’est agi là d’une véritable volonté de torpiller l’économie, chapeautée par quelques factions du grand capital financier. Cette entreprise de torpillage répond à priori à une réaction mécanique du capital actée officiellement par les gouvernements. À première vue, certes les intérêts ayant présidé à la tactique de confinement généralisé ont semblé opposer aux intérêts vitaux des bourgeoisies nationales. Mais, ils sont conformes aux intérêts du grand capital international. Une chose est sûre : le cataclysme économique actuel ne doit rien au hasard. Ce désordre apparent s’inscrit dans la stratégie de la théorie du « chaos constructif » (ou « destruction créatrice », selon l’expression de Joseph Schumpeter) visant la mise en œuvre accélérée de la gouvernance mondiale du grand capital financier (occidental), dans le cadre d’une économie dématérialisée, numérisée, ubérisée, assujettie au télétravail et l’e-commerce (économes en coûts de locaux, en facturations diverses liées à l’entretien, électricité, eau, assurance, frais de repas et de transport dus aux salariés, etc.). L’ère de l’économie « physique » et réelle est révolue. Bienvenue dans l’économie dématérialisée et virtuelle à entreprises évanescentes, à réglementations salariales disloquées, à avantages sociaux démantelés, à rémunérations drastiquement comprimées.

Faut-il mentionner que le camp sino-russe ne compte pas assister impuissant à cette tentative de reconfiguration du monde actionnée par le grand capital occidental, au plan économique comme au plan militaire. À cet égard, dans un contexte de crise économique aiguë et de menace d’éclatement imminent de la « bulle financière », la pandémie du Covid-19 a constitué, pour le grand capital financier, une opportunité inespérée pour accélérer le processus de purgation de l’économie et de concentration de la propriété des moyens de production, de commercialisation et de gouvernance mondialisée. Par cette opération de purge économique exécutée à la faveur du confinement généralisé où les populations ont été mises à la disette et les grandes entreprises généreusement subventionnées, le grand capital financier escompte relancer l’économie à son profit, après avoir éliminé les secteurs et les entreprises insuffisamment adaptés à la globalisation contemporaine, ou plus exactement instaurer une économie de guerre destinée à neutraliser l’adversaire économique extérieur (le camp rival chinois), et surtout l’ennemi intérieur (le prolétariat) par la répression de toute velléité de résistance populaire. Ce maquignonnage économique, effectué dans une période de paix, donc sans conflits armés, a pour dessein la concentration monopolistique des moyens de production et de commercialisation, mais également la destruction simultanée d’une grande partie des forces productives (comme lors des deux Guerres mondiales) et d’une partie des capitaux financiers superflus, afin d’éviter la réitération rapide de la constitution de la « bulle financière » susceptible de compromettre la reconstruction économique numérisée.

Aujourd’hui, le manque de réactivité des États devant la pandémie du Covid-19 s’éclaire à la lumière de l’actualité à posteriori moins dramatique en matière de mortalité que les prévisions catastrophistes annoncées par les médias inféodés aux puissances financières (l’Impérial Collège London annonçait insidieusement, au début de l’épidémie, pour créer un climat de psychose légitimant les mesures de confinement et d’arrêt de l’économie, des millions morts).Tout s’était passé comme si toutes les conditions avaient été délibérément réunies pour favoriser la tactique de confinement total avec son corollaire d’arrêt de l’économie. Ces « défaillances » sanitaires programmées, illustrées notamment par les carences en matière d’urgence médicale et l’absence d’équipements médicaux, laissent subodorer une stratégie du chaos planifiée, fomentée par les différents gouvernements inféodés aux puissances financières. L’absence d’adoption de mesures sanitaires précoces, telles que les contrôles aux frontières et aux aéroports, la défaillance médicale illustrée par les pénuries des équipements (masques, tests, gants, gels hydro alcooliques, respirateurs), semblent constituer des preuves de la volonté des pouvoirs de favoriser cette refondation du monde (sic) par la destruction des pans entiers de l’économie considérés comme obsolètes. Cette refondation économique est devenue primordiale pour le grand capital mondial en proie à une crise de revalorisation. Elle s’inscrit dans la politique de financiarisation de l’économie. Pour pérenniser sa domination de classe au moyen d’une restructuration du capitalisme, le grand capital est résolu à sacrifier des pans entiers de l’économie planétaire et à réduire à la misère des centaines de millions de personnes. Quitte à financer la « nouvelle économie », reconfigurée selon les intérêts du capital financier, par les États, autrement dit avec l’argent des contribuables (des travailleurs) et l’endettement (payé également par les futures générations de travailleurs au moyen de l’augmentation des impôts).

Par la faute de l’application de cette mesure de confinement totalitaire, même les pays sous-développés et émergents, quoiqu’épargnés par la pandémie du Covid-19, ont subi les conséquences dramatiques de l’arrêt mondial de l’économie, par la précipitation de centaines de millions de personnes dans le chômage endémique et la misère. Indéniablement, à la faveur de la pandémie du Covid-19 à la gestion sanitaire délibérément calamiteuse, le monde (occidental) a basculé de la démocratie formelle au totalitarisme réel. Que le contexte viral soit l’œuvre de la nature ou d’une main invisible d’un laboratoire, importe peu. Assurément, le virus existe. Les États s’en servent comme arme de terrorisme et de neutralisation des populations, aujourd’hui condamnées à vivre sous la terreur sanitaire pour les soigner de leur « maladive propension subversive », très virulente ces dernières années. Ainsi, le virus aura permis d’appliquer diligemment et intelligemment la stratégie de confinement, cette forme d’internement carcéral de la population mondiale, prémices à la militarisation de la société et à l’enrégimentement guerrier.

De surcroît, toutes les classes dirigeantes ont entrevu l’opportunité offerte par la pandémie, notamment la possibilité d’étriller les archaïques Constitutions, les libérales règles politiques et les lois sociales protectrices, devenues des entraves à la nouvelle gouvernance despotique dictée par la situation de crise économique systémique mondiale, vectrice de menaces d’explosions sociales. De manière générale, en période de crise instrumentalisée avec cynisme par les classes dominantes, l’état de nécessité exonère toutes les transgressions juridiques, toutes les illégalités politiques, toutes les violations des libertés, tous les crimes sociaux perpétrés contre la population par l’État. Aujourd’hui, à la faveur de la crise sanitaire du Covid-19, au nom du prétendu sauvetage de la santé de la population, les gouvernants mutilent tous les droits politiques et sociaux de cette même population. Incontestablement, le monde est entré dans l’ère de la gouvernance par le terrorisme viral, devenu l’unique modalité d’administration totalitaire, indispensable aux classes possédantes dans cette période de récession économique travaillée par la recrudescence de la lutte des classes. En tout état de cause, la promptitude avec laquelle l’ensemble des États ont mis en œuvre leur stratégie contre-insurrectionnelle matérialisée par les mesures de confinement et d’état de siège, les spécieuses prescriptions sanitaires comminatoires,  révèle les intentions réelles de cette guerre sanitaire, menée non pas contre le virus mais contre toutes les réglementations politiques et sociales libres, contre toutes les institutions sociales et législations protectrices encore en vigueur, en un mot contre les peuples, les travailleurs, le prolétariat, dans le cadre de la reconfiguration despotique d’un nouvel ordre économique.

Quoi qu’il en soit, si la pandémie finira par s’éteindre, en revanche toutes les lois liberticides et antisociales votées à l’occasion de cette crise sanitaire du Covid-19 s’implanteront définitivement dans le paysage politique et social de la société désormais tailladée par la paupérisation absolue et garrottée par le Pouvoir absolu du grand capital financier. Sans conteste, le Covid-19 aura été le prétexte à l’instauration d’une guerre contre-insurrectionnelle, menée par les États pour tenter de contenir les tempêtes subversives sociales provoquées par la récession économique. Au nom de la lutte contre le virus, il s’agit en vrai d’une guerre de classe contre l’ensemble des peuples, contre les travailleurs, leurs droits, leurs institutions, leurs protections sociales, mis en place depuis plus d’un siècle. Il s’agit ni plus ni moins d’un retour à la tyrannie de l’époque de la monarchie absolue dépourvue d’institutions démocratiques, d’une volonté de démantèlement de toutes les règles de « l’État de droit », devenues inopérantes pour contenir la guerre de classe en germination, en fermentation. Ainsi, nous vivons la fin d’un monde capitaliste, celui de la démocratie bourgeoise avec ses Parlements, son État de droit, ses pouvoirs législatifs désormais superflus car les lois et les mesures sont dictées directement par le Pouvoir exécutif (ou plus exactement le grand capital), sans être ratifiées par les représentations nationales, autrement dit les Assemblées nationales. Nous assistons à la fin de la souveraineté du pouvoir judiciaire désormais dépouillée de son apparente et illusoire indépendance, à la mort de la liberté d’expression et de la presse, illustrée par la disparition des fonctions de contrepoids correctif démocratiques défendues par des instances de régulation libres, désormais menacées de disparition car encombrantes en période de guerre de classe. Cela dévoile également le caractère illusoire de la démocratie bourgeoise. En effet, la démocratie est la feuille de vigne derrière laquelle se dissimule la dictature du capital. Dans l’histoire, Démocratie et Dictature, deux modes de régulation politique au sein du même système de production capitaliste, se succèdent alternativement, au sein du même État, au gré des conjonctures économiques et sociales.

La stratégie appliquée à la faveur de la pandémie est avant tout une stratégie totalitaire de contre-insurrection pérenne. Elle ne tolère aucun contre-pouvoir, aucune opposition politique, aucune protestation sociale, aucune grève ouvrière, aucun parti révolutionnaire, aucun « citoyen » subversif, aucune voix discordante, aucune urne électorale sinon l’urne funèbre des cadavres décimés par la répression ou la guerre, toutes deux appelées à se généraliser, à s’institutionnaliser, à occuper l’espace public déserté par la démocratie, la prospérité économique, le progrès social.

De manière globale, d’un point de vue géostratégique, dans cette période marquée par des tensions commerciales exacerbées, pour l’Occident l’infléchissement vers le totalitarisme moderne est motivé par deux raisons capitales. D’une part, pour une raison endogène, autrement dit pour des motivations de sécurité intérieure. En effet, pour affronter l’inéluctable subversion intérieure prévisible, provoquée par la dépression économique, l’Occident blinde son État, caporalise sa gouvernance. D’autre part, pour une raison exogène, autrement dit pour des mobiles impérialistes. Effectivement, pour préparer l’imminente guerre extérieure contre le nouvel ennemi nommément désigné, en l’espèce le dragon économique chinois, nouvelle puissance incontestable économique, l’Occident enrégimente sa population. Dans les deux cas, s’impose la militarisation de la société pour tout à la fois neutraliser et enrégimenter la population, pour transformer chaque « citoyen » en soldat dans la perspective de l’imminente conflagration militaire généralisée.

Ce n’est pas la première fois que l’Occident joue à l’apprenti sorcier. À de nombreuses reprises dans son histoire meurtrière, pour résoudre ses contradictions, il a activé des foyers de déstabilisation contagieuse létale. Il ne faut pas oublier que l’Europe moderne capitaliste est devenue une machine à produire de la destruction tous azimuts dès la fin XVIIIe siècle, illustrée notamment par le processus de déshumanisation de ses habitants arrachés à leur société villageoise millénaire fondée sur la solidarité, destruction amplifiée par les deux guerres mondiales (le qualificatif « européennes » serait plus approprié), et les totalitarismes fascistes et staliniens (tous deux européens), (sans oublier le Japon et la guerre sur le Pacifique. NDLR). De même, il ne faut pas oublier que l’Occident « civilisé » a été le laboratoire du terrorisme. Le terrorisme est une invention occidentale. En effet, le terrorisme aveugle comme la guerre génocidaire sont l’apanage des sociétés capitalistes occidentales (surtout capitalistes qu’occidentales… Chine et Japon, la Birmanie aussi ont génocidé dans leur coin de continent. NDLR). Avant de revêtir les oripeaux de l’islamisme fabriqués par ailleurs par les puissances impérialistes occidentales, le terrorisme s’est longtemps, de la Russie tsariste en passant par la France de la Troisième république et des années 60, l’Italie, l’Allemagne, les États-Unis d’Amérique et l’Irlande du XXe siècle, les mouvements sionistes européens (ashkénazes) des années 1930-1940, attifé du costume civilisé occidental.

Assurément, à la faveur de la pandémie du coronavirus, la fragilité du monde actuel apparaît avec netteté. L’enjeu socioéconomique et politique est autrement plus dangereux que le coronavirus. In fine, le bilan sera plus dramatique après la crise sanitaire et le confinement. Le nombre de morts attendu sera autrement plus important que celui du virus, morts occasionnés à la fois par les famines et les guerres.

Quoi qu’il en soit, la particularité de la crise économique actuelle, dévastatrice par son ampleur, outre le fait d’être présentée mensongèrement comme avoir été provoquée par le Covid-19, est d’apparaître comme totalement étrangère aux contradictions internes du capital. Cette mystification permet à l’État (de tous les États) de dissimuler les causes profondes de la crise, mais elle lui offre surtout une occasion inespérée de décréter, sous couvert de lutte contre la pandémie du Covid-19, des mesures liberticides, des recommandations coercitives, promulguées avec l’assentiment de la population tétanisée par la terreur virale distillée par les médias inféodés aux puissants. Tout se passe comme si, avant la survenue de l’épidémie, le monde capitaliste filait le parfait amour avec la croissance économique, le plein emploi, l’échange commercial pacifique, l’écoulement fluide des marchandises, la prospérité sociale. Tout allait bien dans le meilleur des mondes du système capitaliste. En résumé, on vivait dans le capitalisme parfait, comme disaient autrefois les économistes libéraux. Puis, soudainement, comme à l’époque des impuissantes sociétés primitives dominées par les forces  de la nature, l’irruption d’un microscopique et invisible virus a totalement ébranlé la plus grande civilisation scientifique et technologique de l’histoire de l’humanité, le monde moderne capitaliste qui, soit dit au passage, dépense 2000 milliards de dollars chaque année dans l’achat de l’armement pour combattre on ne sait quel ennemi « dans cette période censément de paix », mais est incapable d’aligner une armée de médecins et de personnels soignants dotés d’équipements sanitaires pour nous protéger d’un minuscule virus. Ainsi, sans l’envahissement du barbare virus, la civilisation capitaliste aurait poursuivi éternellement sa lune de miel avec la croissance, la prospérité, sa nature pacifique, humaniste, antiraciste, écologique. (sic) Même un homme de Cro-Magnon ne croirait pas à cette supercherie sanitaire, escroquerie médicale, mystification médiatique, tromperie étatique.

Lentement mais sûrement, le grand capital financier étend sa domination sur tous les pays, y compris contre une grande partie de la petite et moyenne bourgeoisie, aujourd’hui précarisée, paupérisée, prolétarisée, désespérée mais néanmoins toujours pleine d’illusions sur la « refondation » du capitalisme national (sic).

Qui a dit que le prolétariat avait disparu ? N’est-ce pas plutôt à la disparition définitive des « classes petites et moyennes bourgeoises » que nous assistons. À leur prolétarisation rampante, à leur précipitation irréversible dans la misère et la mendicité. Aujourd’hui, Marx a gagné contre ses détracteurs qui encensaient le capitalisme triomphant, assurant éternellement bonheur et prospérité, élévation constante du niveau de vie, ascension sociale inaltérable, disparition de la paupérisation, le triomphe irréversible des « classes moyennes », signant la fin de l’histoire, etc. (sic). Aujourd’hui ne subsiste sur la scène historique que deux classes antagoniques : la bourgeoisie et le prolétariat. La première nous mène vers l’hécatombe. Le second doit empêcher cette perspective par son devoir à s’atteler de remplir sa mission historique d’émancipation de l’humanité, autrement dit l’instauration de la fin de la société de classe.

Quoi qu’il en soit, si un simple invisible virus microscopique aura réussi à précipiter toutes les populations du monde entier dans l’obéissance au nouveau despotisme high tech et dans la refondation politique chauviniste et belliqueuse, sur fond de destruction – reconfiguration capitalistique de l’économie – , cela confirme qu’elles étaient déjà génétiquement disposées à la servitude volontaire, à l’embrigadement ordinaire, à la paupérisation séculaire, au sacrifice militaire, à la mort génocidaire. Ce sera la fin de tout espoir d’émancipation humaine, le début de l’enfoncement dans une barbarie planétaire interminable.

Khider Mesloub

12 pensées sur “De l’instrumentalisation du terrorisme islamiste à l’orchestration du terrorisme viral

  • 31 août 2020 à 11 h 58 min
    Permalink

    @ l’auteur

    Excellent texte merci.

    Répondre
  • Ping : De l’instrumentalisation du terrorisme islamiste à l’orchestration du terrorisme viral – Le Monde

  • 1 septembre 2020 à 11 h 58 min
    Permalink

     » Faut-il mentionner que le camp sino-russe ne compte pas assister impuissant à cette tentative de reconfiguration du monde actionnée par le grand capital occidental, au plan économique comme au plan militaire. » Faux. Actuellement, il n’a pas d’État, mais des Corporations qui vont diriger la planète, donc on ne doit pas parler de Capital occidental, mais mondial!

    Répondre
  • Ping : De l’instrumentalisation du terrorisme islamiste à l’orchestration du terrorisme viral – La Voix De La Libye

  • Ping : Le délire collectif de la Covid-19 – les 7 du quebec

  • 3 septembre 2020 à 9 h 58 min
    Permalink

    Excellente analyse.Ne reste plus que kes vaccins à Adn pour achever la reconfiguration génétique humaine.

    Répondre
  • 3 septembre 2020 à 15 h 26 min
    Permalink

    Cher Khider,

    Bien que je doive m’incliner devant une analyse et démonstration aussi magistrale que la vôtre, et que je puisse valider surtout cette idée de jonction et de rencontre de tous ces élèments qui permettent aux etats de prôner ce nouveau fascisme qui soit incontestablement non du au simple hasard, mais que le coronavirus a constitué une belle occasion justement pour ce faire et pour renforcer l’emprise du capital sur les masses et celui du pouvoir totalitaire aussi, il demeure que, et je crois que vous connaissez un peu mon raz-le-bol  »du peuple », justement car je trouve que ce peuple est tout à fait complice et fait preuve d’une soumission jamais vue auparavant à l’ère de la pseudo démocratie, des droits de l’homme et des discours en fanfares sur les libertés !

    Le  »peuple » de mes deux, je commence franchement à en avoir ma claque ! je ne le conçois presque plus dans sa définition prolétaire ou sociale, mais plutôt dans une optique scientifique, biologique et génétique, qu’il n’est  »peuple » que dans une phase transitionnelle ! un stade de développement ou de mutation si on veut par les temps qui courent, avant de devenir autre chose que le peuple prolétaire auquel il aspire d’ailleurs fortement, et n’hésite pas à user de pragmatisme le plus cynique, le plus sadique pour arriver à ses fins, et se croire enfin comme  »bourgeois » sur la base de quelques signes ostentatoires de richesse et autre blingbling de m’as tu vu ! :)))

    d’ailleurs combien furent mes amis qui lorsqu’ils étaient pauvres et sur la dèche, me parlaient de Chomsky et me transmettaient des messages empoisonnés suggérant que le peu de moyen dont je disposait me qualifiaient pour être un ennemi du peuple, pour être surpris par leur attitude et nouvelle tournure a 180 degrès plus tard lorsqu’ils ont bien conmmencé a gagner leur vie :)))) dans la famille, le voisinage, la cité, la ville et partout ce fut une expérience permanente avec le genre humain je dirais :)))

    Combien faut-il rappeller aussi à ces  »opposants politiques’, de carton qu’on voit et entend partout vouloir  »réveiller le peuple pour prendre ses droits », et tels des don quichottes sur youtube ou facebook et les médias sociaux se donnent le rôle de héros du peuple, alors ni l’argumentation, ni les propos ne soient à la hauteur de leur ambitions, j’ai parfois envie de leur répondre, les voleurs c’est le peuple aussi, les tortionnaires, c’est le peuple, les services de renseignement c’est le peuple, et ceux qui boycottent le peuple sont le peuple et la populace tout autant ! :)))

    Bref, c’était juste un raz-le-cul de passage mais je vous remercie pour votre billet ! :)))

    Bien à vous !

    Répondre
  • 3 septembre 2020 à 18 h 01 min
    Permalink

    Salut Sam
    Je comprends votre désarroi quant à la posture du « peuple » faite toute de soumission. Nous sommes, selon la célèbre phrase de De La Boétie, en pleine Servitude volontaire. Vous aurez remarqué que j’ai achevé mon long texte sur cette note pessimiste mais clairvoyante de vérité, aboutissant au même constat que le votre, sur la propension pavlovienne du « peuple » de se laisser mener comme un troupeau de moutons vers la servitude, l’abattoir :
    « Quoi qu’il en soit, si un simple invisible virus microscopique aura réussi à précipiter toutes les populations du monde entier dans l’obéissance au nouveau despotisme high tech et dans la refondation politique chauviniste et belliqueuse, sur fond de destruction – reconfiguration capitalistique de l’économie – , cela confirme qu’elles étaient déjà génétiquement disposées à la servitude volontaire, à l’embrigadement ordinaire, à la paupérisation séculaire, au sacrifice militaire, à la mort génocidaire. Ce sera la fin de tout espoir d’émancipation humaine, le début de l’enfoncement dans une barbarie planétaire interminable. »
    Mes salutations fraternelles Sam

    Répondre
    • 4 septembre 2020 à 12 h 14 min
      Permalink

      @ tous

      Je suis personnellement en désaccord avec cette sentence populiste :
      « Quoi qu’il en soit, si un simple invisible virus microscopique aura réussi à précipiter toutes les populations du monde entier dans l’obéissance au nouveau despotisme high tech et dans la refondation politique chauviniste et belliqueuse, sur fond de destruction – reconfiguration capitalistique de l’économie – , cela confirme qu’elles étaient déjà génétiquement disposées à la servitude volontaire, à l’embrigadement ordinaire, à la paupérisation séculaire, au sacrifice militaire, à la mort génocidaire. Ce sera la fin de tout espoir d’émancipation humaine, le début de l’enfoncement dans une barbarie planétaire interminable. » = FAUX, dis-je avec entêtement.

      1) Pour qu’une société aussi complexe et aussi étendue – populeuse – fourmillante d’individus intelligents à la poursuite de leur survie – de leur destin non programmé… pour qu’une telle société se propage et s’étende à la planète toute entière, elle doit être solidement ficelée – programmée dans ses fonctionnalités – dans les rôles sociaux des différents protagonistes individuels mais surtout COLLECTIFS que sont les classes sociales.

      2) Cette société doit avoir prévu – construit – des garde-fous – des parechocs – des réseaux de conditionnements et de transmission des rôles, des ordres, des missions et des organes de répression des révoltes que sont : Écoles – universités – médias – système de justice – religions et institutions – police – prisons – armé – services secrets et j’en oubli certainement…toute une superstructure de reproduction sociale habilitante et débilitante.

      3) Il en résulte que la soi-disant soumission de la population n’est pas innée – congénitales – dans l’ADN – génétique… cette soumission individuelle et collective est un construit – une résultante – une conséquence de ce que la société avait nécessité pour se perpétuer – pour se reproduire, sa fonction essentielle.

      4) La contradiction fondamentale – RÉVOLUTIONNAIRE – d’une société (je préfère écrire d’un MODE SOCIAL DE PRODUCTION) procède du fait qu’en suivant toujours un PATTERN identique de reproduction – celui qui a donné naissance à cette société-civilisation-mode de production- le système se bute à un mur = un cul de sac = il s’enlise – se déglingue et il s’autodétruit. Le moteur de la reproduction sociale – efficace au début quand il a remplacé l’ancien mode de production déclinant (féodalisme) n’est plus efficace ni performant maintenant que forces productives et rapports sociaux de production se confrontent et s’enrayent mutuellement.

      5) Il faut un certain temps – la mise en oeuvre de forces convergentes et d’autres divergentes pour que d’abord les différents acteurs individuels du drame social autodestructeur prennent conscience de l’inadéquation de leur mission et de leur activité programmé – inculqué – imposé – avec les nouveaux besoins contradictoires du système – de la société – du mode de production.

      6) Et la prise de conscience collective (de classe) de ces forces sociales – économiques et finalement politiques implosives et explosives qui tiraillent l’ensemble du corps social est encore plus longue à survenir, mu qu’elle est par des forces sociales contradictoires (résignation-reproduction-résistance-révolte). La conscience sociale individuelle et collective rejette instinctivement les facteurs perturbateurs en s’appuyant sur les vecteurs de conditionnement sociaux qui pourtant ne sont plus opérant ou adéquats… d’où la prise de conscience des contradictions.

      7) Ainsi, il est tout à fait normal que la masse des individus, s’appuyant sur leur expérience individuelle et collective, cherche à maintenir la société en son État original qui lui donna naissance au XVII et XVIIIe siècle de manière satisfaisante en terme de croissance-reproduction (ce mode de production – de civilisation – capitaliste marchand-bourgeois puis industriel-technologique-financier) fut longtemps opérant et performant.

      8) Pour nous matérialiste dialectique prolétarien la conscience n’est pas immanente – transcendante – elle n’est pas la parole divine révélée aux prophètes et que l’idéaliste-mystique De La Boétie résumait ainsi : « Servitude volontaire des masses populaires. »

      9) Pour nous matérialiste dialectique prolétarien la conscience individuelle et collective symbiotique est le fruit de l’expérience – du vécu – individuel et collectif symbiotique. Chaque individu et chaque collectivité ayant fait l’expérience de la nécessité de fonctionner selon un schéma – un pattern – connu – conforme et reproductible pour assurer la reproduction de l’espèce – chaque individu et chaque communauté devront vivre l’expérience de l’inadéquation absolue de l’ancien schéma – pattern – social collectif pour assurer la reproduction de l’espèce (unique finalité de la vie en société) et donc que seule une RÉVOLUTION sociale pourra permettre non pas une REFONDATION – ou encore des réformes et d’autres changements cosmétiques et pour la forme du mode de production sociale mais sa destruction et la création du nouveau mode de production prolétarien.

      9) Alors, nous entrerons dans l’ère de la révolution prolétarienne volontaire.

      Robert Bibeau

      Répondre
  • 5 septembre 2020 à 12 h 46 min
    Permalink

    @ Robert,

    Je comprends tout a fait ce développement ou démonstration et je le partage jusqu’à un certain point, notamment en ce qui concerne la soumission de la population, qu’elle ne soit pas innée ou génétiquement programmée… bien évidemment ! Mais a ce sujet, il est question ici de mécanismes automatiques et systématiques d’auto défense, de stratégies conscientes des masses pour tenter de se défendre de la machine capitaliste qui les broie, broie leurs enfants devant eux, et liquide, piétine des pans entiers de la société dont ils sont témoins tous les jours, il est question ici de réactions quasi normales, humaines, psychologiques et politiques de toutes natures, amplitudes, de ce prolétariat mondial et des masses face aux effets pervers et sans pitié de la  »pandémie capitaliste » et de ceux qui détiennent les rennes du pouvoir totalitaire politique et économique !

    Ce n’est pas pour rien, comme je le disait en commentaire dans le billet récent de la réponse de Marx a Friedrich List… que dans le tiers-monde en particulier, un tiers-monde encore sous-industrialisé, sous-administré, mais pourtant livré aux mêmes lois du capitalisme moderne, une bonne partie des prolétaires se livre volontairement depuis belle lurette aux pratiques les plus abjectes de spéculation économique, financière, foncière et immobilière, c’est la parade que les fonctionnaires, les prolétaires, les paysans et les petits commerçants ont trouvé et se tuent a appliquer et poursuivre comme mode de survie pour résister et pouvoir nourrir, loger et vêtir leurs rejetons avec un semblant de sentiment de sécurité ou de revanche sociale sur le système… et qui aujourd’hui a aussi atteint l’occident aussi, car justement, c’en est fini de l’occident sur industrialisé qui fournit les emplois, celui de la vieille architecture capitaliste classique qui a prévalu jusqu’à la moitié du siècle dernier ou même jusqu’aux années 80 ! l’occident a vu renaître a cette même période ses démons et cauchemars d’hier, celui de la fin des trente glorieuses qui ont faussement promu la stabilité économique et financière permanente et tous les acquis sociaux qui viennent avec ! Aujourd’hui donc, l’occident, tout comme le tiers monde est livré aux mêmes pratiques de spéculation économique, financière, immobilière et foncière du tiers monde, les biens durables ou les  »valeurs refuge » ont flambé et pris feu, considérés comme les seuls bien constants et durables qui possèdent réellement de la valeur en se valorisant constamment, le peuple et le prolétaire lambda s’est rué sur eux les yeux fermé, il ne jure et ne croit désormais qu’en ces valeurs qui soit capables de traverser le temps, et se maintenir au delà des aléas économiques et même les guerres ! et donc pour garantir son investissement le plus précieux, sa maison, son épargne retraite, sa petite propriété rurale ou terrain hérité des grands parents, le prolétaire nouvelle mouture qui estime avoir fait des sacrifices immenses pour les maintenir ou les acquérir, il est prêt donc a faire acte de soumission totale, aveugle au pouvoir politique totalitaire et au capitalisme  »académique » et institutionnel qui en constitue la fondation et colonne vertébrale !

    La soumission généralisée des masses dont il est question aujourd’hui n’est donc absolument pas un vœux pieux et naïf ou un engagement stupide ou gratuit et sans contrepartie, il s’agit ni plus ni moins d’un choix politique totalement conscient et assumé, un engagement né d’une réaction d’auto défense, une stratégie bien calculée de la part de ceux qui s’y soumettent, car il y ont mis tous leurs jetons, ils y ont investit tous leurs biens, ils la considèrent comme le véritable nouveau pacte social et politique de notre époque, tronqué certes, empoisonné, bâti sur la triche et les injustices dont ils ignorent rien, mais faute de choix ou d’alternative, s’y engagent corps et âme !

    Et c’est donc uniquement a cette époque qui est la nôtre que la propriété privée est devenue une espèce d’outil et moyen concret de lutte d’une grande partie du prolétariat moderne, contre les aléas du capitalisme sauvage qui les entoure, faisant d’eux des complices, des millions, voir des milliards de contributeurs au nouveau capitalisme, au point d’en devenir une portion importante qui détient ce capital justement, qui en fait usage pour spéculer ou le fait hériter a leurs rejetons pour en faire autant ! nous forçant et forçant les millions et milliards de prolétaires qui n’ont rien et ne possèdent rien d’en faire le constat tous les jours, de perdre espoir dans cette jungle socio-économique sans pitié et le pire, d’approuver ce système car si vous demandez au peuple démuni et dépossédé ce qu’il en pense, il vous dira :  »ils ont raison et j’en ferais autant si je le pouvais, pour pouvoir faire vivre ma famille dans la dignité, soigner mes vieux parents ou mes enfants cancéreux, et m’en sortir autant qu’ils peuvent le faire » ! il prendra tout naturellement leur défense, car il est vrai, ce n’est pas dans une optique de soumission qu’il le fera, mais de révolte plutôt et de validation et acceptation de ces nouvelles armes prônées par ce prolétariat moderne : spéculer sur tout ! tenter de s’en sortir sur cette base… et finir dans le chaos de cette spéculation monstrueuse qui a bouffé les sociétés civilisées et même les moins  »civilisées » du globe a notre époque !

    Cordialement !

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *