La «démocratie» électorale américaine comme obstruction bourgeoise systématique

YSENGRIMUS — Sur les questions électorales, la constitution américaine fonctionne comme une horlogerie abstraite implacable. Tout y est organisé de façon à ce que la classe politique ne puisse pas faire dépôt, comédon, caillot, et, ainsi, coller, se déposer, perdurer. Les élections sont à dates fixes (si un président meurt ou est destitué, son vice-président termine le mandat — impossible, donc, soit d’étirer un mandat pour affronter une conjoncture contraire, soit de déclencher des élections anticipées pour profiter d’une conjoncture favorable), les mandats présidentiels sont restreints à deux (Franklin Delano Roosevelt tira sur la corde un peu trop dans les années de guerre et on vit, par le 22ième amendement, à ce que ça ne se reproduise pas), le dispositif bicaméral est intégralement électif (pas de sénat nommé et inamovible, donc), le bipartisme est solidement institutionnalisé (fausse alternance politique, centre-droitisme et continuité de fait). Tout, dans ce dispositif, semble conçu pour assurer un roulement bien huilée de la classe politique. À cela s’ajoute, et la notion n’est pas banale, le fait que le président, un civil, est le commandant en chef des armées (ce rôle ne revient à un militaire que si ce dernier troque la gabardine galonnée pour le costard présidentiel — notons d’ailleurs qu’il y a eu un bon lot de bidasses gradés devenus de non-négligeables présidents: George Washington, Andrew Jackson, Ulysse Grant, Dwight D. Eisenhower, pour ne nommer que les plus éminents). La constitution américaine est un automate transcendant, hautement perfectionné, visant, sans malice apparente, à protéger la république des putchs, des juntes, des grands guides politiques inamovibles, des patriciens non-élus, des politburos de sarcophages sempiternels, des dictateurs parano et tentaculaires genre Richard Nixon… On veut que le personnel politique roule, change, se renouvelle. Et il le fait effectivement. C’est que la machine le broie, le concasse, le remplace, le redeem, le reconfigure.

Fondamentalement bourgeoise, affairiste, yankee trader et toutim, la culture politique américaine véhicule une longue tradition de rejet convulsionnaire face à tout ce qui est appareil étatique, classe politique, carcan gouvernemental. Les stentors du mouvement de droite du TEA PARTY sont très explicites et très ostensibles sur cette question. Leur pesante référence au fameux BOSTON TEA PARTY (équivalent américain de la Prise de la Bastille ou de la mutinerie du cuirassé Potemkine) est particulièrement malhonnête, au demeurant. En 1773, du thé anglais en ballots arrive par navires dans le havre de Boston. Ce thé, provenant des Indes en passant par le centre de l’Empire, est déjà taxé. Tu l’achètes, la taxe est automatiquement intégrée dans le prix de vente et c’est non négociable. Les bostonnais du temps sont hautement réfractaires à l’idée de payer des taxes à des personnages qu’ils n’ont pas élu. Ils exigent —comme d’autres ports coloniaux du continent l’avaient fait auparavant avec succès d’ailleurs— que ce thé pré-taxé soit tout simplement rembarqué pour l’Angleterre. Devant le refus des autorités coloniales, un commando jette nuitamment les ballots de thé dans la rade de Boston. On préfère détruire le produit de consommation plutôt que de payer dessus une taxe implicite à une puissance (déjà perçue comme) étrangère. Sauf que les bostonnais de 1773 ne refusaient aucunement de payer la taxe si les avoirs financiers allaient aux personnages qu’ils avaient élu ou allaient élire. En se référant abusivement à cet incident historique symbolique, la grosse droite ronflante contemporaine fait donc passer une appropriation du pouvoir de taxation par un état républicain naissant pour un rejet sans alternative ET de la taxation ET de l’état. C’est du bricolage historique médiocre et de la calomnie pure. En un mot, les tea-partiers contemporains transforment le fameux slogan, tonitruant mais malgré tout subtil, NO TAXATION WITHOUT REPRESENTATION en NO TAXATION tout court, biaisant totalement, de ce fait, l’idée d’organisation et de répartition des richesses fondant leur si chère république… Inutile de redire que, ce faisant, ils mettent leur rejet hargneux et égoïste des responsabilités les plus élémentaires de la vie civile au service, encore une fois, de la sempiternelle bastonnade à l’américaine du politique, de l’étatique, du gouvernemental.

Culture politique de l’anti-politique, donc… on ne se refait pas. Et on a bel et bien une situation où une machinerie constitutionnelle précise et perfectionnée, conçue au départ pour protéger les institutions électives du dépôt encrassant et freinant d’une classe politique nomenklaturesque, finit par basculer dans un autre type d’obstruction, bien plus lourd et nuisible: celui de la classe bourgeoise même. Il est d’abord assez évident, quand on regarde la facture électorale (grosso-modo un milliard de dollars par candidat présidentiel en 2012, le chiffre montant à six milliards quand on inclut les diverses aventures électorales de représentants et de sénateurs, lors du même scrutin), que l’électoralisme américain est désormais profondément et durablement ploutocratisé. Ce qu’il faut bien voir, c’est combien la structure fondamentale du dispositif constitutionnel, conçu initialement pour protéger la bourgeoisie coloniale de jadis du frein du politique, s’inverse et sert aujourd’hui à la bourgeoisie même pour contrôler les leviers politiques. Il faut du fric, et conséquemment des amis puissants, pour arriver à émerger dans un système constitutionnel si glissant, si fluide, ne donnant prise à aucune assise politicienne durable, se présentant devant l’électorat tout les vingt-quatre mois, sans faute (une législative, une présidentielle, une législative, une présidentielle – même les guerres mondiales n’ont pas empêché cette clepsydre de continuer de palpiter sans heurt). La constitution américaine, dans son intendance électorale permanentisée, se protège bel et bien d’un Tito ou d’un Perón, mais c’est au prix de rendre un Barack Obama, élu puis réélu tout à fait dans les formes, totalement inopérant. Il est bloqué, certes, par l’électorat sudiste crétin, qui roule pour le Parti Républicain en confondant niaisement conservatisme social et conservatisme fiscal. Il est coincé, certes, par l’obstruction systématisée émanant du bras de fer bicaméral (sénat démocrate, chambre républicaine – cohabitation à rallonge, souque à la corde sempiternel). Mais ne vous y trompez pas. Ce qui rend le plus sciemment un président de la trempe d’Obama totalement inopérant, c’est la collusion fondamentale de l’Horloge (le temps) et de l’Horlogerie (la machine constitutionnelle américaine abstraite servant, sans délai et sans répit, le constant plouto-recyclage des cadres politiques).

Avez vous dit Constitution Bourgeoise? Je réponds: passage de l’anti-monarchisme méthodique des pères fondateurs au court-circuitage affairiste de l’état, par certains de leurs impudents héritiers… Et notez finalement que, comme tous les dispositifs bien-pensant à autolégitimation translucide, ce système politique pervers se protège parfaitement des objecteurs superficiels. Personne de sérieux ne voudrait qu’on revienne à un sénat nommé, que le président soit élu à vie, ou que sa camarilla de laquais colle au pouvoir pour une décennie, comme en Chine! La «protection de la constitution» (une des ci-devant cruciales responsabilités présidentielles) est donc un enjeu faisant massivement consensus, du simple fait qu’il est impossible de s’y objecter sans sortir de la roue. Et c’est justement cela qui fait de la «démocratie» électorale américaine une obstruction bourgeoise systématique. Tout le caramel que la bourgeoisie fait passer dans la structure pour bien l’engluer à son avantage exclusif (action feutrée des intérêts spéciaux, ploutocratisation électorale, obstruction camérale, philibuster médiatique) n’a pas d’existence constitutionnelle. Tout ce qu’on a devant soi, c’est une classe politique, obligée constitutionnellement de se glisser dans le dispositif, en dansant la gigue sur un parquet toujours penché et bien luisant, devant une bourgeoisie à qui rien n’interdit de coller, elle, au susdit dispositif. La solution de cet immense problème structurel sera peut-être politique (socio-politique) mais elle ne sera certainement pas politicienne ou «démocratique» (au sens truqué, électoral et bourgeois de ce terme chausse-trappe).

5 pensées sur “La «démocratie» électorale américaine comme obstruction bourgeoise systématique

  • 30 octobre 2020 à 1 h 07 min
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    Origines et but de la démocratie :
    Le véritable pouvoir aujourd’hui n’est pas à rechercher dans l’apparence des arcanes politiques, il se cache derrière l’anonymat des capitaux et dans les paradis fiscaux. Le véritable pouvoir auxquelles sont soumises les populations, maintenues dans la naïveté et l’inconscience, est économique : il appartient aux principaux détenteurs de capitaux de la planète ; lesquels ont tant et si bien œuvrés depuis des centaines d’années qu’ils sont devenus propriétaires directs et/ou indirects de la majeure partie des actifs tangibles de ce monde.
    Depuis le XVIIIème siècle, les principaux banquiers sont étroitement interconnectés entre eux et ont des intérêts communs et liés. Les activités de ces banquiers sont structurellement internationales, leurs intérêts pouvant être qualifiés d’apatrides, ou plus exactement de supranationaux, en ce sens qu’ils n’ont aucun rapport avec un quelconque « intérêt national » au sens culturel et géographique du terme « national ».
    Précisons à propos des USA que la Réserve fédérale américaine, la « FED », est née, en 1913, des menées des banquiers globalistes, dont le noyau dur se trouvait à Londres ; menées auxquels les intérêts Rothschild, notamment via le banquier Warburg, n’étaient pas étrangers.
    En réalité, les Etats occidentaux n’existent plus car ils ont été privatisés lorsque le contrôle de leurs monnaies est tombé dans les mains des banquiers privés, ce qui explique, en Europe, l’apparition des institutions européennes, qui ne sont que la formalisation politique (traités de Maastricht et Lisbonne) de cette capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés.
    Aussi, les USA et ses alliés ne sont plus depuis le début du XXème siècle (au bas mot) gouvernés par ce qu’on appelle un phénomène politique, qui représente l’intérêt commun, mais par un cartel d’entreprises dirigé par les principales banques globales d’investissement qui ont leur quartier général, depuis Oliver Cromwell, à la City de Londres. À ce sujet, Savitri Devi nous rappelle qu’« il n’y a eu aucun Juif en Angleterre, de 1290, date à laquelle le roi Edouard Ier les a expulsés, jusqu’au milieu du XVIIème siècle, lorsque Cromwell, qui devait des sommes énormes à leurs banquiers, les rappela. » (Souvenirs et réflexions d’une Aryenne).
    Tant que le destin des monnaies restera l’apanage des banquiers mondialisés, et continuera en conséquence à échapper aux peuples qu’elles contraignent, nous assisterons à la continuation de la mise sous tutelle financière, économique, juridique et politique de ces derniers. Pour ceux qui l’auraient oublié, cette vérité a été directement précisée par l’un des fondateurs de l’oligarchie financière : « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font les lois » (Mayer Amshel Rothschild).
    Si l’on retourne aux fondamentaux, il apparaît en effet que la monnaie, et son pendant qu’est la dette, conjuguée au principe de l’entreprise anonyme qu’elle a juridiquement autorisé à se mettre en place, sont les armes du servage d’aujourd’hui au même titre que l’épée et la lance étaient celles du servage d’hier.
    Voilà pour la partie « origine ».
    Parlons, maintenant, de la démocratie, ce leurre et véritable illusion pour des masses de plus en plus ignorantes et dupes.
    René Guénon, au sujet de la démocratie (La crise du monde moderne), précise ceci :
    « Si l’on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel » : c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide de suggestions appropriées (sondages par exemple, voire même des attentats, des pandémies…), y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé. »
    C’est pour cela qu’on a pu dire que « l’opinion, c’est l’erreur du plus grand nombre ».
    « Ce n’est pas le nombre qui compte, dit Gandhi, mais la qualité… Je ne conçois pas le nombre, ajoute-t-il, comme une force nécessaire dans une cause juste. »
    Et René Guénon de confirmer : « L’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence. »
    Ceci permet de comprendre pourquoi le pouvoir politique (comme le pouvoir religieux du reste) se fonde volontiers sur l’ignorance du peuple et s’accroît d’autant que les esprits sont faibles, les gens incultes.
    Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique. La démocratie, devenue aujourd’hui une vulgaire ochlocratie (Gouvernement par la foule, la multitude, la populace ; « foule » pris en tant que masse manipulable ou passionnelle), avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.
    « Il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l’idée « démocratique » qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acception légitime, dit encore René Guénon ; ce n’est donc pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie », qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée « démocratique » c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Une élite véritable ne peut être qu’intellectuelle, et c’est pourquoi la « démocratie » ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la « démocratie », parce qu’elle procède du même point de vue. »
    René Guénon nous fait remarquer également que dans la Franc-Maçonnerie moderne, nous trouvons l’existence d’une « Maçonnerie mixte », ou « Co-Masonry », comme elle est appelée dans les pays de langue anglaise, qui représente tout simplement une tentative de transporter, dans le domaine initiatique lui-même qui devrait encore plus que tout autre en être exempt, la conception « égalitaire » qui, se refusant à voir les différences de nature qui existent entre les êtres, en arrive à attribuer aux femmes un rôle proprement masculin, et qui est d’ailleurs manifestement à la racine de tout le (Faux) « féminisme » contemporain.
    De l’égalité à l’uniformité et de « l’homme-robot » au transhumanisme.
    « L’uniformité, pour être possible, dit René Guénon, supposerait des êtres dépourvus de toutes qualités et réduits à n’être que de simples « unités » numériques ; et c’est aussi qu’une telle uniformité n’est jamais réalisable en fait, mais que tous les efforts faits pour la réaliser, notamment dans le domaine humain, ne peuvent avoir pour résultat que de dépouiller plus ou moins complètement les êtres de leurs qualités propres, et ainsi de faire d’eux quelque chose qui ressemble autant qu’il est possible à de simples machines, car la machine, le robot, produit typique du monde moderne, est bien ce qui représente, au plus haut degré qu’on ait encore pu atteindre, la prédominance de la quantité sur la qualité. C’est bien à cela que tendent, au point de vue proprement social, les conceptions « démocratiques » et « égalitaires », pour lesquelles tous les individus sont équivalents entre eux, ce qui entraîne cette supposition absurde que tous doivent être également aptes à n’importe quoi (comme de confiner, porter des masques chirurgicaux en permanence et sur les bases des seules preuves fournies par une fausse élite, d’évidence, corrompue et débauchée : un test ?) ; cette « égalité » est une chose dont la nature n’offre aucun exemple, puisqu’elle ne serait rien d’autre qu’une complète similitude entre les individus ; mais il est évident que, au nom de cette prétendue « égalité » qui est un des « idéaux » à rebours les plus chers au monde moderne, on rend effectivement les individus aussi semblables entre eux que la nature le permet, et cela tout d’abord en prétendant imposer à tous une éducation uniforme. Il va de soi que, comme malgré tout on ne peut pas supprimer entièrement la différence des aptitudes, cette éducation ne donnera pas pour tous exactement les mêmes résultats ; mais il n’est pourtant que trop vrai que, si elle est incapable de donner à certains individus des qualités qu’ils n’ont pas, elle est par contre très susceptible d’étouffer chez les autres toutes les possibilités qui dépassent le niveau commun ; c’est ainsi que le « nivellement » s’opère toujours par en bas. »
    L’égalité c’est la fin d’une race, « tous dégénérés », « tous fous », tous égaux dans la bêtise ou dans la bassesse.
    Rappelons, pour clore ce commentaire, que la grande Révolution française préparée par la femme pour être l’avènement de la justice ne fut que l’avènement d’un système bâtard qui vint détruire l’ancien régime, mais ne le remplaça pas par ce que la femme avait rêvé.
    Cette grande conception de la « République » fut reprise et réalisée après elle, mais combien rapetissée par les hommes qui la réduisirent au niveau de leur médiocrité.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/larevolutionfrancaisecestlaresurrectiondelafemme.html

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  • 30 octobre 2020 à 10 h 46 min
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    @ Anwen

    « …/…dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible… ».

    On n’apprend plus aux gens à penser. Donc ils se contentent de croire … mais surtout en ce qui les arrange.
    Cela étant, il serait erroné d’imaginer que cette éclipse intellectuelle n’affecte que « le peuple ».
    Les invisibles et inamovibles hauts fonctionnaires, qui constituent la bureaucrature, et dont le pouvoir de contrôle est démesuré et incontrôlable, ne sont assurément pas en reste. La preuve …

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  • 31 octobre 2020 à 4 h 05 min
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    Bien vu Ysengrimus ! le système est ingénieux en fait, reposant sur des  »dispositifs » électoraux, constitutionnels, politiques figés et fixés à l’avance pour que nul ne puisse y changer quoique ce soit ! :)))) Avec deux partis majoritaires et iniques quasi uniques aussi caricaturaux, le parti de l’éléphant pseudo  »républicain » face au parti de l’âne pseudo  »démocrate », qui se chargent eux d’être les gardiens, les clients, les bénéficiaires et les garants de cette structure et dictature ploutocrate déguisée en république ! Il faut dire que ce modèle américain quelque part, a longtemps été le modèle rêvé aussi bien par les élites judéo-chrétiennes libérées enfin des jougs des monarchies Européennes du vieux continent, que par les pères fondateurs de l’empire colonial érigé en république du profit a la faveur des  »pionniers » à la conquête de terres, d’or, de richesses et de butins de guerres coloniales en réalité ! Je crois que l’idiot qui a inventé le terme de  »Peuple Américain » ne savait sûrement pas de quoi il parle, car il n’existe pas de Peuple aux états-unis, hormis le peuple des premières nations mises sur le carreau, il existe au meilleur des cas, un peuple importé qui aspire à intégrer ce modèle et la fermer, un peuple qui n’est surtout pas censé critiquer cette république ou vouloir la transformer, mais s’y soumettre et implicitement accepter les règles du jeu s’il veut prospérer, tout comme les politiciens de carrière n’ont d’autre choix que de se glisser dans ce moule et se laisser faire, se laisser façonner et apprendre à mieux connaître les subtilités et les limites d’un tel système afin de mieux coller aux intérêts de cet écosystème, servir ceux qui le contrôlent, et  »protéger »  »la constitution »,  »la république » et la foi aveugle en la toute puissance de l’Amérique et son Dieu qui veille lui aussi au grain !

    Bref, les Américains du corp académique, universitaire, économique et politique ont donc l’avantage d’être parfaitement conscients des enjeux de leur république du profit, et ont su tisser une mythologie historique, légaliste, démocratique et patriotique autour, et c’est pas pour rien que le monde entier se rend dans leurs universités apprendre les rudiments du marketing, du droit, de l’administration, et de la pensée  »hors des sentiers battu », et bien entendu de la suprématie économique, financière, commerciale et militaire ! et donc, même si la Chine ou une quelconque puissance veuille se mesurer à l’Amérique, elle est obligée de mettre en place et d’adopter d’abord et avant tout un système pseudo démocratique solide sur un modèle républicain, ultra libéral, impitoyable, qui y ressemble comme deux gouttes d’eau, pour y parvenir… sinon c’est perdu d’avance ! le plus important est de donner les rênes politiques à une élite capitaliste et intellectuelle qui puisse réinventer le concept de la nation et utiliser autant le capital économique et matériel, que le capital humain de matière grise, pour exploiter ce potentiel économique, intellectuel, scientifique, et exploiter l’humain tout court, et ne pas se limiter aux frontières géographiques, mais voir grand comme on dit ! le tout ne pouvant reposer que sur un dispositif militariste et un complexe militaro-industriel dissuasif et hégémonique et une idée de  »la nation première » qui excelle en tout et qui se pose en modèle pour les autres… autrement dit, qui entube les autres, fait la peau aux plus pauvres et contrôle le reste des nations ! :))))

    Bon je deconne, il est 4h du mat ! :))) c’est ce qui arrive lorsqu’on prend un thé vert la nuit ! :)))

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  • 31 octobre 2020 à 14 h 49 min
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    Bon y a tout de même lieu de mitiger mon dernier commentaire….Ysengrimus s’il vous plait, soyez gentil avec la démocratie électorale Américaine, y en qui seraient prêts à nous traduire en cour fédérale aux compétences extraterritoriales pour propos calomnieux ou diffamatoires sous le  »Patriot Act » nouvelle mouture de l’ancien  »Espionage Act », sachant que l’Amérique est toujours officiellement en guerre contre les puissances étrangères  »communistes » et les individus étrangers qui  »complotent » contre l’Amérique… car tout citoyen non Américain ne peut invoquer le 1er Amendement de la constitution Américaine sur la liberté d’expression garantie aux citoyens Américains uniquement, et ils ne se gêneraient pas de placarder les photos et noms de toute personne désignée ainsi et la livrer a la vindicte de la presse comme on fait avec les millions de citoyens Américains traduits en justice chaque année avec humiliation publique garantie et placardage de leurs noms et photos sur les murs à travers l’Amérique ! :))) Et comme je le disais a Robert encore cette semaine, cette fois c’est le Département d’état ou ministère des Affaires étrangères qui a publié et annoncé très officiellement son désir de lancer une chasse aux sorcières a l’encontre de tous les sites webs étrangers qui selon les rapports remis par le FBI auraient trempé dans la promotion de la propagande Russe et Chinoise, et s’ingérer ou même  »piloter » l’ingérence en matière éléctorale Américaine… dont un Prof d’université Canadien a gauche dont le site Montréalais fait l’objet  »d »études et enquêtes approfondies  » par une brochette d’agences dont le FBI et rien de moins !

    Du coup, il faudrait admettre que la démocratie électorale Américaine fascine aussi aux quatre coins de la planète, et ne manque pas de susciter de la  »jalousie ou de l’envie » chez les autres peuples, notamment les Russes ou les Chinois en particulier qui soient, disons le clairement, a des années lumière du modèle électoral Américain, ainsi que tous les pays qui se soient mis en confrontation directe avec le pays de l’oncle Sam, et dont certains chefs n’ont pas caché leur  »admiration » pour le modèle Américain dont Kroutchev et d’autres , et même les plus réfractaires comme le bon vieux Fidel Castro, n’ont pu empêcher une grosse partie de leurs population de s’exiler aux états-unis et collaborer religieusement avec les agences Américaines pour fournir de l’intelligence autant que l’expertise pour constituer un terrain d’opposition aux régimes de leurs pays respectifs ! Chinois, Russes, Cubains, Coréens et autres sont ainsi recruté comme citoyens Américains dans cette optique , et nous abordons ici l’un des nerfs ultra sensibles de cette guerre entre l’Amérique et les pays de l’ex bloc soviétique ou assimilés !

    Il faudrait donc admettre aussi que l’Amérique ne s’est pas construite sur un modèle quelconque ou brouillon ou complètement médiocre comme aiment à la désigner ses ennemis jurés ! Non, bien au contraire ! les ultra capitalistes Américains et les intellectuels, fondateurs ou pionniers qui ont bâti l’Amérique, ses universités prestigieuses, ses  »institutions », son système politique et électoral, fait don de ses musés prestigieux et imaginé son essor il est vrai qui n’est devenu véritablement hégémonique mondialement que suite de son enlisement par les Européens dans leurs guerres, leurs dettes et leurs besoin de l’Amérique pour se reconstruire, ou par l’attaque Japonaise de Pearl Harbor tout autant, bref, le destin et l’essor de cette Amérique a aussi été scellé par ceux qui la critiquent, l’envient, lui en veulent encore ou la detestent ! et c’est aussi le cas des peuples du monde entier qui ont rêvé cette amérique a travers 100 ans de productions hollywoodiennes qui ont façonné et fasciné des générations de Non Américains à travers le monde , a commencer par nous même devant les grands écrans de cinéma ou nos petits écrans chez nous depuis des lustres, et a travers les arts, la musique, le Rockèn Roll ou le Jazz, au point que vous trouverez des communautés de Cow Boys de Saint-Tite au Québec aux confins des pays de L’Est de l’europe ou de la Russie ! il n’y a je crois qu’en Chine ou a Cuba ou vous seriez traité de ridicule si vous arborez un chapeau de cow boy…et encore c’est pas tout a fait vrai ! :))))

    Il est clair que nous envions tous un peu l’Amérique malgré tout ! après un bon film, un superbe Roman d’espionnage, une excellente pièce de littérature ou même à lécher la vitrine Américaine de la musique, des arts, des belles nanas, et de tous cette culture extraordinaire qui est la leur et que nous connaissons parfois par coeur et beaucoup mieux que la culture de nos propres pays et devons vivre avec ! d’ailleurs nous nous considérons tous un peu comme amis de ces américains, nous nous identifions a tellement de personnages d’entre eux à un moment ou un autre de notre vie et nous leur envions un peu leur liberté ou leurs créativité qui ne soient pas venu de nulle part a vrai dire ! Enfin, Obama que vous citez est un autre exemple du miracle ou rêve Américain malgré tout, et je me souviens du choc que ca m’a fait de savoir qu’il avait un demi frère Kenyan (qui n’a pas hésité a le poignarder dans le dos en supportant Trump et fournissant le fameux certificat de naissance falsifié qui a nui a son frère et nourrit les théories de conspiration », bref, il n’y a qu’en Amérique que cela ait été possible !

    Au final, la question qui demeure est que toutes les critiques qu’il puisse y avoir à l’encontre de l’Amérique de par le monde encore aujourd’hui et qui ne soient pas que strictement idéologiques, économiques ou politiques laissent entrevoir que cette sacrée Amérique demeure une obsession pour le reste du monde, tant elle a distancé la majorité des pays autant sur le plan économique, que scientifique que politique (malgré tout), que culturel ! l’Amérique dit un peu au monde entier : Je suis peut-être mauvaise, excentrique, imbue de moi-même ou carrément criminelle certes a travers mon histoire ancienne et récente, mais je suis la, je continue de vous inspirer et vous insuffler un certain espoir de vous en sortir comme j’insuffle de l’espoir aux plus  »malchanceux » de mes propres enfants que j’ai mise sur le carreau afin qu’ils continuent de rêver de rétablir la balance et la justice avec les moyens que je mets a leurs disposition et que vous autres, ne pouvez même pas rêver en avoir ! :))))

    Sacrée Amérique ! on peste contre ton capitalisme, mais on t’aime quand même !

    A bon entendeur donc des agences qui traquent internet, j’ai encore envie de visiter l’ouest Américain que je n’ai pas encore fait, et rassurez-vous, je suis réglo, comme un New Yorkais pur jus, libéral et disjoncté, et je peste contre les opportunités manquées de ma vie pour ne pas avoir cultivé assez mon ego comme vous autres et comme la majorité de la race humaine ! et je me demande encore si c’est un défaut qui m’a nuit plus qu’il n’a servi ma morale a deux sous ! :))))

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