La mascarade électorale américaine, édition 2020 (Partie 7)

UN PRÉSIDENT AMÉRICAIN ORDINAIRE S’EN VA T’EN GUERRE

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Le 46e président de la République des États-Unis d’Amérique sera intronisé, assermenté, muni des papiers lui conférant la légitimité et lui attribuant les «pleins pouvoirs» incombant à sa charge… et après? Après, «bizness as usual». Nous l’avions précisé avant l’élection https://les7duquebec.net/archives/259547   et nous le confirmons après cette élection bidon, un président des États-Unis est le maillon d’une chaîne qui emprisonne l’ensemble de la nation américaine multiethnique et multiculturelle, de manière que ce soit la classe capitaliste hégémonique qui soit au pouvoir à travers ses plumitifs politiques.

 

Un président est tout sauf un «self-made-man», un anti-establishment ou un opposant de l’État profond  (sic), un État qui lui donnera juste assez de corde pour le servir. La rhétorique électoraliste contraire – utopiste – fut présentée aux paumés pour allécher ceux qui étaient prêts à en découdre avec le pouvoir hégémonique des riches. Maintenant que cette salade a donné les votes escomptés, qu’elle a été gobée et qu’elle a porté un candidat au pinacle du Capitole, il est temps pour le grand capital de passer aux choses sérieuses et de poursuivre les préparatifs de guerre déjà amorcés par cette pandémie virale.

 

La comédie électorale terminée, passons aux choses sérieuses.

Les choses sérieuses c’est par exemple que toutes ces promesses faites au cours de l’élection n’engagent que ceux qui y ont cru, pas celui qui les a promues sur son parcours électoral au gré du vent d’opportunisme qui balaie toujours ce type d’exercice «Je vous promets ce que vous voulez entendre et le jour d’après je ferai ce qui plaît à mes généreux donateurs» (coût de l’élection américaine édition 2020 a été de 14 milliards USD). Ainsi, le protectionnisme, isolationnisme et mondialisme n’auront été que des slogans de campagne pour justifier l’imposition des traités de libre-échange. Range ta casquette «America First» et ta casquette libre-échangiste tout juste bonne à exciter les bobos et les péquenots.

 

Ces négociations commerciales sans fin concernent des puissances impérialistes plus puissantes que l’Amérique et qui ne s’en laisseront pas imposer par un pugiliste à la tête d’un « Failed State ». Ni Trump ni Biden ne sont des naïfs en politique comme les médias ont tenté de les présenter. C’est la raison pour laquelle le gagnant placera des faucons, criminels de guerre endurcis, à la tête des armées et des services secrets yankees. Vous avez aimé les programmes d’assassinat sélectif et de guerre contrôlée d’Obama, vous adorerez le programme de meurtres collectifs et de guerre généralisée de Joe Biden, ses crédits pour la guerre, ses navires d’attaque sur les mers (350 au minimum), plus de fonds pour les 700 bases d’agression militaires à l’étranger, et un ciblage plus serré sur les trois ennemis les plus vindicatifs de l’Amérique, l’Iran des hydrocarbures et des pétrodollars, l’étape sur les Nouvelles routes de la soie, l’Allemagne de l’euro, et la Chine mécanisée, robotisée, numérisée, technologique et productiviste. Les deux ateliers du monde devront être remis à leur place au service de l’impérialisme mondial. Pour la Russie, un corridor de sortie lui est proposé si elle souhaite se mettre à l’abri aux côtés des Européens qui sont invités à se ranger derrière le général en chef du Pentagone.

 

Sous Biden, l’Ère Bush est de retour «Vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous !», les finasseries de la période Obama ont assez duré, voilà la raison de l’élimination de prétendants qui promettait huit années supplémentaires de tergiversation alors que le palais impérial brûle, que le feu couve à Ferguson, à Chicago, à Milwaukee et à Charlottesville. Joe veillera au grain et les forces de l’ordre éradiqueront le désordre à coup de fusil mitrailleur et de canons ravageurs au sein même de la nation.

 

Les immigrants illégaux seront menacés – mais pas renvoyés – il s’agissait simplement de les terrorisés afin de leur faire accepter de pires conditions de sujétion. L’Amérique ne saurait se passer de cette main-d’œuvre bon marché qui maintient une salutaire pression sur les salaires des prolétaires américains et sur les travailleurs pauvres (60 heures de travail par semaine pour un salaire insuffisant pour assurer leur survie). La go-gauche est fière d’avoir dirigé l’attention sur le racisme, l’immigration, la pandémie, les minorités sauf sur les problèmes de survie de la majorité prolétarienne. L’extrême gauche a toujours joué les imbéciles utiles. Pendant qu’elle gesticule pour réformer et sauvegarder le mode de production capitaliste moribond, pendant que la crise sévit, que la misère s’épand sur l’ensemble du prolétariat noir, latino et blanc, féminin et masculin la go-gauche s’émeut contre un mur, à propos du mariage gai, des droits des animaux, des scandales à Hollywood-Me Too et autres problèmes secondaires.

 

Déficit – dette – dollar US – le déclin de l’Alliance atlantique.

Pour financer ces déficits récurrents, astronomiques, la planche à billets sera de la partie. C’est ici que vous pouvez comprendre pourquoi la Chine, l’Iran, l’Allemagne, la Russie, le Canada, l’Europe sont menacés, même si chacun de ces soupirants sera traité différemment par le grand Timonier du Capitole. Cette profusion de monnaie de crédit – de pétrodollar – de «Monkey money» mènera l’Amérique tout droit à la faillite, plus vite que ce qu’Obama performait, le premier président noir sera rétrogradé troisième de cordée de la dette, juste après Donald Trump et Joe Biden les champions.  Au cours des années à venir les alliés arnaqués et les concurrents lésés vont tenter de s’éclipser – de se débarrasser de leurs dollars plombés – c’est ici que la cavalerie aéroportée, les drones, les sept flottes d’agression, les onze porte-avions et les 540 000 soldats parqués dans les centaines de bases essaimées de la Méditerranée à la mer de Chine seront utilisés pour rappeler à l’ordre les alliés récalcitrants et les prétendants au poste de commandant des armées de l’Alliance atlantique. Pour commander, il faut payer même avec de la « Monkey money ». Tristement, tout ceci n’est qu’élucubration désespérée de la part d’une puissance qui compte à peine un demi-million de soldats aéroportés entraînés pour le combat et une économie en charpie, alignant environ 100 millions de prolétaires sous-payés, producteurs de plus-value dévaluée, contre bientôt 800 millions de prolétaires chinois productivistes et générateurs de plus-value. L’Amérique n’est plus que l’ombre d’elle-même et elle ne peut espérer en imposer au monde entier sous Donald ou sous le directoire de Joe…du pareil au même.

 

Il est donc facile de prévoir que la partie est perdue d’avance pour l’alliance impérialiste américaine qui s’étiole aux vents des défaites militaires successives que d’aucuns qualifient de stratégies réfléchies du «chaos» (sic). Il est à craindre cependant que le lion blessé ne s’aventure dans une saga désespérée. Ce n’est pas la go-gauche américaine ni la gauche «d’avant-garde» mondiale qui nous en préservera, mais le prolétariat américain et international. Cependant, contrairement à Lénine, nous ne croyons pas que la Révolution empêchera la guerre, mais plutôt que la guerre entraînera l’insurrection populaire puis la Révolution prolétaire.

 

Au temps des Fronts populistes et patriotiques.

Le 20 janvier 2017, une manifestation a eu lieu à Washington DC à l’appel de la go-gauche américaine afin de protester contre l’investiture de Donald Trump en tant que 45e président des États-Unis d’Amérique. Pourtant, une question interpelle la gauche : «Pourquoi n’y a-t-il pas eu une telle manifestation huit ans auparavant, au moment de l’investiture de Barack Obama en tant que 44e président troufions? Et pourquoi la gauche ira-t-elle saluer l’investiture de Joe le 46e  larbin?» Serait-ce que la gauche soudoyée est dans le camp des milliardaires Démocrates? Et pourquoi des manifestations pour soutenir l’arnaque électorale manigancée par les Républicains et les Démocrates pour mettre en place leur pantin à l’exécutif de l’État fétiche?

 

Après la Grande Dépression des années trente, différentes gauches bourgeoises se sont rassemblées en front uni patriotique, front démocratique, front républicain et front populaire et populiste. En ce temps d’état de grâce, les militants de gauche étaient nombreux et faisaient le poids, alors qu’ils ne le font plus désormais, sinon pour pousser vers les urnes futiles le prolétariat désemparé.

 

Les gauches sont multiples, il y a les gauches gauchistes, les gauches opportunistes (au centre) et les gauches réformistes (à droite du centre sur l’échiquier politique bourgeois). Dans les années trente, elles forgèrent un front uni populaire avec les partis politiques de la droite libérale démocratique (sic) afin de bloquer la montée de l’extrême droite qualifiée à cette époque de militariste (Japon, Chine), de corporatiste (Espagne, Portugal), de fasciste (Italie, Hongrie) et de nazie (Allemagne, Autriche). La IIIe Internationale communiste de George Dimitrov et de Joseph Staline apporta son prestigieux concours de «gauche» à ces fronts unis populistes, patriotiques et chauvinistes. Ainsi, le prolétariat était invité à fraterniser avec l’ennemi de classe de la gauche petite-bourgeoise libérale afin de lui permettre de conserver le pouvoir contre ses amis et concurrents capitalistes «extrémistes» droitistes et totalitaristes, enrôlés pour contrer les avances du prolétariat révolté.

 

Les communistes et les socialistes insinuaient ainsi que le capital «libéral» est préférable au capital «totalitaire», intransigeant, vindicatif, et fauteur de guerre. C’était oublier que le capital n’a qu’une seule vocation, qu’un seul item à son agenda, qu’un seul objectif stratégique, se valoriser – se reproduire – et se perpétuer… ou trépasser. L’option des guerres et des cruautés n’est jamais rejetée par la gauche comme par la droite bourgeoise quand le vent de la crise menace le navire. La Seconde Guerre mondiale allait bientôt le confirmer.

 

En effet, dans le but d’atteindre cet objectif stratégique le capital «libéral et totalitaire» sait qu’il doit faire des compromis et tantôt jeter du lest et concéder quelques miettes momentanées aux salariés prolétarisés, alors que tantôt il devra serrer la ceinture de ses employés, montrer les dents, faire la guerre à ses concurrents et exterminer des millions de salariés en excédent, en pleurnichant (à gauche) ou en vociférant (à droite), c’est selon. Il faut bien comprendre que ces deux tactiques – la tactique libérale démocratique électoraliste bourgeoise, et la tactique radicale totalitaire capitaliste se complètent et s’imbriquent (Bad cop, Good cop). Entre ces deux pugilistes, la grande bourgeoisie ne se sent jamais menacée dans son pouvoir hégémonique, surtout si la go-gauche se porte garante de cette duperie «frontiste populiste».

 

Front uni du compromis pour soutenir la bourgeoisie réformiste.

La seule chose qui puisse varier suivant que ce soit la tactique douce, libérale, parlementaire, qui soit privilégiée ou la tactique dure, totalitaire, dictatoriale, c’est le niveau d’intensité de la répression à laquelle la classe prolétarienne sera soumise. La pression qui s’exerce par la répression est déterminée par deux variables : la première concerne la profondeur de la crise économique que le capitalisme subit, profondeur qui détermine l’ampleur des sacrifices qui seront imposés aux classes paysanne, prolétarienne et petite-bourgeoise, chair à canon et otages des guerres impérialistes. Ainsi, lors de la Première Grande Guerre l’intensité des sacrifices imposés aux paysans, aux prolétaires et aux petits bourgeois dans les tranchées en Europe fut très grande, mais tous ceux qui purent se soustraire au front de guerre eurent la vie moins misérable et il fallut l’effondrement du front à l’Est et la famine généralisée pour que la population russe se sente globalement menacée par exactions de la guerre. Elle réagit alors en rejetant la guerre impérialiste, ce que Lénine comprit plus vite que Trotski et que les autres bolchéviques avec son slogan « Pain, Terre, Paix » parfaitement adaptée aux millions de moujiks paysans formant les rangs de l’armée et des peuples affamés de la Russie tsariste féodale et pas encore capitaliste. Par contre, lors de la Seconde Guerre mondiale, très rapidement les populations civiles furent prises en otage et mises à l’épreuve dans cette guerre totale, tout autant que les militaires sur les fronts de confrontation. En 1939 cependant, les effectifs de la paysannerie avaient régressé, compensés par la montée des effectifs prolétariens ouest-européens, nord-américains et japonais, pas chinois toutefois, ou les paysans formaient toujours l’essentiel du contingent, d’où la tactique de guerre populaire prolongée des paysans partisans de Mao Zedong, le héros des «paysans urbains» contemporains (sic). En 1939, le prolétariat multiethnique et internationaliste a nourri le front uni de guerre, encadré par les bourgeois gauchistes et fascistes. Ils formèrent la piétaille sacrifiée au nom de la patrie adulée et de l’État fétiche en danger. La mémoire collective de la classe prolétarienne s’en souviendra à tout jamais.

 

Cette guerre totale par son intensité et l’étendue de ses atrocités demandait une intendance beaucoup plus grande que les guerres précédentes. Les soldats des armées furent donc embrigadés dès les années trente dans des milices communistes ou fascistes afin d’apprendre très tôt à endurer une telle intensité de destruction sur et derrière le front pour le salut de la Nation (sic). De fait, avec les bombardements allemands, japonais, britanniques et américains derrières les lignes, le front était partout, les crimes de guerre permanents et les sacrifices constants pour les soldats, les partisans et pour les populations civiles des deux camps. Les effroyables guerres du Moyen-Orient et d’Afrique (1990-2020) sont des «remakes» de ces carnages génocidaires populaires et un entraînement pour les massacres viraux de masse que préfigure la pandémie du Covid-19. Nous vivons en temps réel les préparatifs de la Troisième Guerre mondiale et Joe Biden aura bien peu de prise sur l’évolution de ce drame cornélien.

 

La réaction de la classe ouvrière à une prochaine guerre bactériologique et nucléaire.

Le capital international sait parfaitement que la prochaine guerre mondiale avec ses vecteurs bactériologiques, viraux, nucléaires, ses drones, ses missiles, ses bombes à neutrons et ses radiations sera mille fois plus intense, totale, globale, meurtrière et dévastatrice que les précédentes. Dans ces conditions, il lui est impossible de prévoir quelle sera la réaction des populations et surtout impossible de prévoir la réaction des combattants sur le front – le front étant partout à la fois, dans les villes pour commencer : mégalopoles urbaines incontrôlables et dangereuses pour le pouvoir d’État bourgeois. Comprenez bien que les guerres localisées auxquelles on assiste au Moyen-Orient et en Afrique, de même que cette pandémie bidon dans laquelle s’empêtrent les gouvernements troufions sont des préparations – des exercices pratiques – de ce qui frappera le monde entier lors du prochain conflit généralisé. Ce qui nous amène à la seconde variable que nous évoquions précédemment et qui concerne la réaction appréhendée de la classe ouvrière et du prolétariat international sacrifié.

 

Un révolutionnaire a écrit un jour que la guerre impérialiste entraînera la révolution prolétarienne ou alors la révolution prolétarienne conjurera la guerre impérialiste. De fait, nous savons aujourd’hui que c’est la guerre impérialiste qui entraînera la révolution prolétarienne. Établissons la comparaison entre la classe prolétarienne internationale lors des deux précédentes guerres mondiales et la classe prolétarienne aujourd’hui à la veille de ce troisième conflit généralisé. Étudions cette classe sous trois variables fondamentales, ses effectifs, son organisation, et sa conscience de classe.

 

Les effectifs de la classe prolétarienne.

Du point de vue de ses effectifs – reflet de sa puissance – la situation présente est différente de celle qui prévalait au XXe siècle. Si au cours des deux premières guerres mondiales le prolétariat formait un petit contingent de soldats (Première guerre), puis un gros contingent de soldats (Seconde guerre), la paysannerie des pays occidentaux, et celle des pays d’Afrique, d’Asie et d’Océanie constituèrent un effectif militaire très important. Ainsi, les thématiques de la possession de la terre et des ressources alimentaires, de l’espace vital, de la démographie galopante, de la race et de l’ethnie, de la communauté d’appartenance, autant de thèmes paysans et féodaux prépondérants pour soutenir la flamme patriotique des combattants. On sait déjà que ces thématiques archaïques, chauvines, xénophobes et rétrogrades auront peu d’influence sur les prolétaires-soldats des puissances d’Occident et chair à canon des puissances d’Orient. Le prolétariat industriel et du secteur tertiaire forme aujourd’hui un immense contingent de milliards d’individus (incluant leur famille), multiethniques, largement urbanisés, socialisés, formés, éduqués, « branchés » et conscientisés, amers de leur misère et qui désespère. Qui plus est, avec la crise économique qui s’aggrave ce prolétariat est en voie de paupérisation et de précarisation et la colère gronde dans ses rangs. La grande bourgeoisie n’a aucune idée de la façon dont ces milliards de prolétaires réagiront dans une situation d’apocalypse pandémique et nucléaire et elle s’empresse de lancer ses hordes de petits-bourgeois d’extrêmes droites et d’extrêmes gauches tenter d’encadrer ces désespérés.

 

L’organisation des classes bourgeoise et prolétarienne.

En termes d’organisation de classe, lors du premier conflit mondial, la classe capitaliste, bien que sérieusement divisée entre le camp impérialiste Allemand-Austro-Hongrois et le camp de la Sainte-Alliance libérale, n’était nullement menacée d’éclatement ou de renversement révolutionnaire si l’on excepte l’effondrement de la Russie qu’un habile stratège politique bolchévique est parvenu à transformer en Révolution sociale démocratique bourgeoise. Notons que cette Révolution démocratique bourgeoise a permis de renverser le féodalisme tsariste et d’édifier le capitalisme d’État que Staline, le « Petit père des peuples » porta au pinacle préparant ainsi la grande victoire patriotique de 1945 et l’expansion momentanée du camp impérialiste soviétique. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les tensions au sein de la classe capitaliste hégémonique mondiale avaient atteint un paroxysme, à l’image des tensions antagonistes qui ébranlaient l’économie capitaliste en crise systémique.

 

D’ailleurs, l’équilibre des forces entre les deux camps impérialistes était serré et n’eût été la nécessité pour le capital allemand de s’étendre vers l’est – son aire d’expansion de prédilection – il n’est pas assuré que l’Axe germanique aurait été vaincu en Europe. Le capital nippon quant à lui n’avait aucune chance de l’emporter contre l’immense machine de guerre étatsunienne en expansion.

 

C’est parce que l’équilibre des forces entre les deux camps impérialistes rivaux était si serré que la bourgeoisie a été forcée de mener une campagne de mobilisation intense auprès de la petite bourgeoisie, son fer-de-lance et son cheval de Troie ; auprès de la paysannerie, sa force de réserve ; et auprès du prolétariat, son ennemi juré – dupé par les «frontistes réformistes et populistes» – qui présentaient les factions de la droite radicale – fasciste, corporatiste, salazariste, franquiste, militariste, et nazi – comme des démons enragés contre lesquelles les gauches gauchistes, opportunistes et réformistes amalgamées devaient se liguer en s’accrochant au carrosse nationaliste patriotique de la bourgeoisie «modérée – libérale – démocratique» (sic), comme si la démocratie bourgeoise ne recelait pas en germe le totalitarisme fasciste ne demandant qu’à s’épanouir au soleil noir de la réaction.

 

Ainsi, depuis nombre d’années ce sont bien les capitalistes des nations et des pays dits « libéraux – démocratiques – parlementaristes – électoralistes » bourgeois qui mènent des guerres d’extermination et des crimes de guerre génocidaires sans qu’ils soient besoin d’appeler la cavalerie fasciste populiste à la rescousse. Joe Biden, ne fera que suivre les traces de ses prédécesseurs, et c’est justement cela que tente de masquer la «go-gauche» frontiste-réformiste en laissant croire, comme dans les années trente, qu’il y aurait deux classes de capitalistes – l’une amicale et «modérée» avec laquelle le prolétariat est invité à forniquer, et l’autre, dictatoriale, totalitaire et intransigeante que le prolétariat est invité à contrer afin d’assurer le pouvoir de la faction capitaliste « démocratique modérée » plus généreuse pour les petits-bourgeois, jusqu’à la crise économique du moins. Ces deux visages de Janus cachent la même classe sociale antagoniste, décadente, prête à tout pour assurer sa mission historique et reproduire le capital, et avec laquelle l’immense prolétariat international ne doit jamais lier son destin.

 

L’agiotage raciste, ethnique et religieux, islamophobe, réactionnaire, n’est que le dernier sursaut d’un monde semi-féodal en dégradation dans les pays dits « émergents » qui, s’il s’invite jusqu’aux Champs-Élysées, ne parvient pas à soulever l’hystérie des foules prolétariennes qui ont bien compris quels sont ceux qui tirent les ficelles derrière les rideaux des services secrets de l’État des riches. La petite bourgeoisie parasitaire, éternelle défenderesse de la fumisterie « frontiste – unificatrice – populiste » implore l’unité. L’unité de l’immense prolétariat planétaire n’est pas une icône à implorer, ce sera le résultat qui se forgera dans et par la lutte des classes antagonistes et non la résultante des injonctions et des incantations des gourous des multiples sectes gauchistes. Pour le reste, il est évident qu’après cinquante années d’attaques répétées contre le mouvement ouvrier, la classe est désorganisée et désemparée. La classe prolétarienne devra reconstituer ses forces et son « avant-garde » et nous croyons qu’elle le fera pendant l’intensification de la lutte classe contre classe conséquente à l’approfondissement de la crise économique systémique et suite aux attaques inévitables du capital qui provoqueront l’insurrection populaire. Toutefois, la classe ouvrière saura-t-elle prendre la direction de cette insurrection populaire pour la transformer en Révolution prolétarienne? Tout dépendra de son niveau de conscience de classe.

 

La conscience de classe.

Venons-en maintenant à la conscience de classe, une autre variable importante de cette problématique. Un révolutionnaire célèbre a écrit un jour « Sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire », c’était une erreur. La sentence matérialiste dialectique est plutôt «Sans mouvement de classe révolutionnaire pas de conscience de classe révolutionnaire, pas de théorie révolutionnaire et donc pas d’organisation révolutionnaire», suivant le précepte que la conscience suit le mouvement et ne le précède jamais. Pourquoi disons-nous que la variable « conscience de classe » n’est pas vitale pour le moment ? Parce que ce vecteur est une variable dépendante et non pas indépendante et déterminante comme l’ont laissé croire les communistes, les marxistes-léninistes, les maoïstes, les trotskistes, les anarchistes et les autres gauchistes idéalistes. Disons premièrement que la conscience de classe ne peut devancer l’état d’avancée économique et politique d’une classe.

 

C’est ainsi que Marx, qui fut un excellent analyste économique du mode de production capitaliste – pleinement développé dans l’Angleterre victorienne –, fut un piètre analyste politique sous l’Angleterre des torys où la classe ouvrière peinait à trouver ses marques de combat. Tant qu’une classe sociale est peu développée en tant que force productive – dans une société féodale tsariste en cours de transformation capitaliste par exemple – elle ne peut avoir une conscience de classe « pour soi » très aiguisée – très développée – très révolutionnaire. Lénine par exemple, avait une conscience de classe prolétarienne plus aiguisée que la classe ouvrière russe émergente, pour la raison que Lénine a vécu une partie de sa vie parmi le prolétariat ouest-européen. Par contre, dans une société hautement mécanisée, robotisée, technicisée, numérisée, connectée, largement développée et à forte productivité comme nous l’observons aujourd’hui, la conscience de la classe qui opère quotidiennement ces technologies, ces robots, ces moyens de production et de communication informatisés et numérisés, est aiguisée, et cela, peu importe les tactiques de « containment », de « formatage » de la pensée aliénée, de propagande de masse et de fabrication du « consentement » que le capital déploie pour subvertir cette conscience de classe qui, inévitablement, se développe en même temps que les contradictions qui ébranlent le mode de production moribond et les confrontations de classe qui tentent d’en contenir les effets, si seulement le prolétariat révolutionnaire parvient à contrer les divagations de l’«avant-garde» qui vaque à l’arrière-garde.

 

Ceci étant, quelles sont les perspectives économique, politique, idéologique, sociale et militaire de la bourgeoisie en prévision du prochain conflit bactériologique et thermonucléaire?

 

Elles sont extrêmement précaires. D’une part, la gauche gauchiste, opportuniste et réformiste ne parvient plus à remplir sa mission de désorganisation de la lutte de classe du prolétariat puisqu’elle a perdu toute influence dans la classe qui répudie cette « avant-garde » dont elle se garde (lucidité que la pseudo « avant-garde » interprète comme un signe de sénilité). Ainsi, si dans les années trente les communistes ont pu agiter l’épouvantail du fascisme – de l’extrême droite et du nazisme – pour soutenir l’aile libérale du capital – ils n’y parviennent plus aujourd’hui, discrédités qu’ils ont été par quatre-vingt-dix années de collaboration de classe et leurs futiles clameurs contre l’aile droite des prédateurs capitalistes.

 

La fin des frontistes de « l’avant-garde ».

Entre l’aile libérale (churchillienne) et l’aile radicale (hitlérienne et stalinienne) du capital, il n’y avait aucune différence fondamentale comme Churchill, Roosevelt, Staline, Hitler, Hirohito, Mussolini, Mao, Tito et de Gaulle l’ont démontré. Ce qui entrave les préparatifs de guerre impérialiste, ce ne sont pas les jérémiades des pacifistes, des altermondialistes, des éco socialistes et autres gauchistes, communistes, marxistes-léninistes, trotskistes, maoïstes et frontistes de service, mais ce sont les « Printemps » de soulèvements spontanés (même si, jusqu’à présent, récupérés et liquidés) ; ce sont ces jeunes mercenaires djihadistes affamés que les agents étatiques recrutent et stipendient, puis dont ils perdent soudainement la trace ; ce sont ces révoltes violentes, spontanées, à Ferguson, à Dallas, à Oakland, et en banlieue londonienne, bruxelloise et parisienne et qu’ils ne pourront apaiser ni endiguer le jour du grand tumulte incontrôlé, le jour de l’insurrection populaire, avant la révolution prolétaire.

 

Finalement, notre diagnostic est à l’effet que la conscience de la classe ouvrière devance celle de la soi-disant « avant-garde » et qu’il n’y a aucune chance que les fronts unis-populistes et démocratiques-électoralistes du grand capital refassent surface en ces temps de crise économique systémique du capitalisme. Le trumpisme en aura été la dernière manifestation.

 

FIN

 

En français sur le site web de l’Harmattan  (13 euros en PDF)

 

HARMATTAN : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=59199

AMAZON : https://www.amazon.ca/démocratie-aux-Etats-Unis-Robert-Bibeau/dp/2343144672/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1521149336&sr=81&keywords=robert+Bibeau&dpID=41f0Kjchz1L&preST=_SY264_BO1,204,203,200_QL40_&dpSrc=srch

 

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

19 pensées sur “La mascarade électorale américaine, édition 2020 (Partie 7)

  • 11 novembre 2020 à 4 h 30 min
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    J’avais pensé que le 7Duquebec étaient neutres, c’était très important pour moi, mais je constate que vous avec des opinions très tendancieuses. Dommage, car j’aimais bien vos articles. Mais dans celui-ci on sent la haine, la déception, l’animosité, la rancune. Vous avez annoncé la victoire de Trump, vous n’auriez pas dû. C’était inexact et je n’ai jamais rien vu dans l’attitude de Trump qui pourrait faire croire qu’il connait le mot honneur, respect, empathie. On le voit sur Internet tordre le petit doigt à sa femme et vous l’encensez! Quand je pense à notre jeunesse qui voit un président se comporter d’une telle grossièreté , il est d’un niveau tellement bas!. Obama que vous décriez et que vous dénigrez a eu moins le courage de créer OBAM CARE pour les pauvres. Un américain que j’ai rencontré sur une croisière me disait qu’ on devrait le destituer pour ça! La première chose qu’a détruit Trump, c’est OBAMACARE, car il s’en f…..royalement des pauvres. Les Américains sont racistes à 100% alors que presque tous sont des immigrés de bas niveau culturel, qui n’avaient absolument RIEN quand ils sont arrivés et qui se sentent aujourd’hui parce qu’ils sont riches tellement supérieurs aux Mexicains, Africains, Indiens .J’ai vu une émission où un présentateur avec une carte du monde demandait aux passants de montrer différents pays sur la mappemonde. 90% n’étaient pas capables de mettre le doigt sur le pays demandé et une institutrice a répondu qu’elle n’enseignait pas ça!! (sic) Ce qui ne veut pas dire que je n’apprécie pas les Américains et que je n’oublierai jamais que grâce à eux je suis encore envie, alors que bien de leurs jeunes sont morts pour un pays qui n’était pas le leur

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    • 11 novembre 2020 à 6 h 43 min
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      @ Eleonore Riara

      Tout est relatif, surtout en politique.

      Obama est le président américain qui a animé le plus de conflits armés dans le monde, ce qui ne l’a pas empêché de recevoir le Nobel de la paix.
      Sa mère et sa grand-mère étaient des agents CIA, ça aide, et le complexe militaro-industriel, notamment, a été à la manoeuvre pour son élection et sa réélection.

      Ceci dit, on peut regretter l’incroyable crétinerie, sinon pire, de la dernière campagne électorale américaine. Un spectacle on ne peut plus navrant.
      Pour autant que le Sénat reconnaisse les résultats, il ne faut pas être devin pour réaliser que JoBi va rapidement être mis sur la touche et que Kamala Harris sera à la gouverne. Du moins officiellement et sans avoir fait campagne.

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    • 11 novembre 2020 à 8 h 16 min
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      A Eléonore,

      j’ai juste une question pour vous: ca vous choque que Trump torde le doigt de sa femme mais pas que Biden soit un traitre a la nation et manifestement pedophile??!

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    • 11 novembre 2020 à 9 h 50 min
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      @ Éléonore

      Merci pour votre post… qui demande toutefois de nombreuses rectifications

      1. Nous les7duquébec.net ne sommes pas neutres JAMAIS. Nous sommes au service exclusif du prolétariat révolutionnaire international.
      2. Nous n’avons jamais appuyé ou soutenu le clan TRUMP-Républicain ni le clan Biden–Démocrate du Grand capital étatsunien. Le titre des 7 parties de notre essai est bien LA MASCARADE ÉLECTORALE AMÉRICAINE ÉDITION 2020 en suite de la mascarade de 2016 et de 2012 … etc.

      3. Montrez moi une phrase dans cet article où nous encensons Donald Trump, Joe Biden ou Barack Obama… Nous les méprisons tous et ceux qui les ont précédés et ceux qui les suivront. Nous sommes des prolétaires pas des milliardaires chère Éléonore et jamais nous ne penserions donner un brigant – président US en modèle à nos enfants.

      4. L’OBAMACARE que la petite bourgeoisie go-gauche donne en exemple au monde entier est une escroquerie que les ouvriers américains conscient dénoncent vertement ce qui a apporté des votes à Trump … le saviez-vous ? Connaissez-vous les modalités et le coût pour les travailleurs de cette assurance privée qui n’a enrichi que les compagnies d’assurances milliardaires. 50 millions de travailleurs sont incapables de payer les primes et chaque année leur nombre augmente et je ne parle pas des dizaines de millions de chômeurs. De grâce ne me parlez pas de l’obama-care pour les pauvres mais de l’OBAMA CARE contre les pauvres et contre les travailleurs. Les petits-bourgeois = très peu pour nous.

      5. Le prolétariat américain n’est pas raciste. La grande, moyenne et petite bourgeoisie pléthorique – comme dans tous les pays fortement développé – tertiarisé – technicisé sont raciste et ils affichent leur racisme à travers leurs médias cela est vrai… mais n’accusez pas la classe ouvrière des tares de ses patrons dégueulasse. Voilà notre position sur le racisme et les minorités. La classe ouvrière tent vers l’unité et non vers la parcellisation et la division

      6. Il est triste que vous colportiez les fadaises de la droite et de la gauche à propos de la conscription guerrière – meurtrière qu’a subit le prolétariat américain à l’occasion des centaines de guerres qu’imposèrent les milliardaires .

      Au plaisir

      Robert Bibeau

      Répondre
      • 13 novembre 2020 à 10 h 40 min
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        Mr Bibeau,

        Avec un peu de retard je poste ce message.
        J’admire votre engagement vis-a-vis du peuple prolétaire contre les élites dirigeantes; surtout quand je vois le degré de docilité de ce dit peuple! certains ne sont meme pas au courant des enjeux qui se jouent, c’est déprimant.
        Je soupconne que les chutes historiques de régimes qui ont eu lieu dans le passé, n’ont été possible que parce qu’ils ont été minés de l’intérieur; les peuples ne se soulèvent que quand les besoins essentiels sont en jeux.

        Répondre
        • 13 novembre 2020 à 16 h 38 min
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          @ Fatima

          Le prolétariat n’est pas docile – il est aliéné et briser par deux siècles d’oppression et de répression multiforme du médiatique jusqu’à la police – la justice des riches les prisons (1% des travailleurs américains a séjourné en prison).

          Alors OUI le prolétariat y pense à deux fois avant de se soulever en insurrection sociale pouvant mener à la révolution prolétaire. Ce jour là c’est sa vie qu’il mettra en jeux.

          Les manifestations de peur panique face à ce virus ne sont pas le fait des ouvriers mais le fait des mères – des vieillards – des petits-bourgeois narcissiques – que la bourgeoisie utilisent pour effrayer la masse des péquenots – la populace sur laquelle nous ne saurions comptés le jour de l’insurrection qui ne viendra que le jour où le prolétariat n’aura pas d’autre choix car le prix de l’émancipation sera conséquent n’en doutez pas.

          Merci pour votre post

          Robert Bibeau

          Répondre
  • 11 novembre 2020 à 12 h 22 min
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    Je suis pour ma part d’accord avec le point de vue de Eleonor sur Obama ! tout dépend de l’angle sous lequel on voit les choses ! Obama a été mis sur la sellette par ses très nombreux critiques et opposants, les mêmes qui l’accusent d’avoir mené plus de guerres ! il a pourtant réduit les Troupes de Bush de 150.000 a 5000 environ en Irak et Afghanistan, réduit les soldats Américains qu’on ramenait dans les cercueils, et on l’a forcé dans les guerres de Somalie contre les Al Shabab et autres groupes terroristes ! faut pas déconner quoi ! il a aussi été contre l’ingérence dans les politiques des pays Arabes… bien plus qu’aucun président en exercice avant et après lui ! et sur l’Obama Care, il en coûtait $100 pour une personne de s’assurer ou $450 pour une famille de s’assurer par mois au lieu de rien du tout comme c’était le cas avant !

    les critiques d’Obama ont été les plus racistes dans cette histoire, ils ne l’ont jamais aimé, et ils ont sorti cette histoire qu’il a fait plus de guerres que nul autre au lendemain de l’élection de Trump ! ils font toujours référence aux morts civils par drones, mais Obama a hérité d’une Amérique enlisée jusqu’au trognon par ses prédécesseurs… chose qu’on oublie volontairement ! Je ne partage donc pas du tout cette mise en accusation de ce type qui se fonde sur rien d’autre que sur un préjugé idéologique plus qu’autre chose ….

    Eléonor a tout de même le droit d’être choquée qu’on puisse mettre Obama sur le même pied d’égalité que les autres il me semble !

    Yallah, m’en voulez pas a moi aussi, je vous aime tous, et Eléonor aussi :)))))

    Répondre
  • 11 novembre 2020 à 12 h 42 min
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    @ Sam

    Éléonore a tous les droits sans pour autant altérer les pertinences voire travestir l’Histoire. Il n’est pas non plus interdit de se rappeler que Obama, Sarkozy et Cameron ont été à la manoeuvre dans l’assassinat de Khadafi et l’effondrement de la Libye, avec les conséquences tragiques qui en résultent.

    Répondre
    • 11 novembre 2020 à 13 h 52 min
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      @ Nadine

      Nuance ! Kadhafi a été assassiné par des barbus islamistes guidés par les barbouzes de Sarko et Cameron … ! Obama voyait bien que Kadhafi avait pété les plombs dès le départ et recruté une armée de mercenaires du Niger et Mali en plus de son armée pour faire la peau a ses opposants, les mêmes mercenaires qui ont foutu le boxton au Mali et Niger et toute l’Afrique subsaharienne après leur retour et la mort de Kadhafi jusqu’à ce jour en emmenant avec eux une partie de l’arsenal de Kadhafi, et ont complètement déstabilisé le Nord du Mali en s’alliant aux islamistes takfiristes du coin, pour leur faire la guerre après et perdre (le MNLA mouvement de liberation de l’Azawad, les fameux Touaregs)… Bref, lorsque la France ira intervenir au Mali suite aux appels au secours de l’armée Malienne qui se faisait trucider… les choses se compliqueront encore plus, et Hollande héritera de toute la merde a gérer sur place !

      Bref, Obama a été mis sur la sellette, ils ont détesté et critiqué tout ce qu’il a fait et quoiqu’il fasse, en plus de le pousser a agir, ou encore qu’il fasse son discours du caire dans une mosquée, ou qu’il croit naïvement que les musulmans soient tous pacifistes ! il a qq part favorisé la montée des islamistes en s’appuyant sur la ferveur populaire des population uniquement, mais cela lui retournera dans la tronche comme un boomerang ! avec l’histoire des drones aussi…. !

      Bref, moi je dis pas que le type est extraordinaire, mais idéaliste et ne pouvait pas réinventer la roue… lorsque tu deviens Empereur de Rome avec 10 armées éparpillées sur la planète… tu fais ce que font les empereurs :))) lol… je ne l’excuses pas pour autant… ni que je le crédite de nous avoir facilité la vie…Mais il est intéressant de voir comme dans ce cas-ci comment les gens qui ne soient pas Américains peuvent prendre ce genre de choses un peu émotivement… pour la symbolique, car Obama est black… etc

      Sinon je comprends et acquiesce a vos points de vue aussi… et à celui ce sacré Robert en gros qui ne mâche pas ses mots encore aujourd’hui ! :)))))

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      • 11 novembre 2020 à 13 h 59 min
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        @ Très cher Sam

        Le raid en Libye, censé protéger notre civilisation, ne fut pas compris en tant que tel par le peuple qui y a vu un règlement de compte personnel avec Kadhafi.

        Ce qu’il faut bien comprendre :

        Les États-Unis ont voulu détruire les ambitions de Mouammar Kadhafi, principal initiateur de la mise en place du Fonds Monétaire Africain, pour en finir avec le monopole du pétro-dollar.

        Avec :
        – UMA (Union Monétaire Africaine).
        – BCA (Banque Centrale Africaine).

        Obama, prix Nobel de la paix, pas vraiment enthousiasmé par les velléités de Kadhafi, a donc initié la destruction de la Libye.
        Mais ne pouvant risquer de se voir délester de son précieux Sésame, il a donc refilé la patate chaude à Sarkozy, lequel a vite saisi l’occasion de se débarrasser de ce « sponsor  » devenu trop encombrant. 

        Répondre
      • 13 novembre 2020 à 16 h 48 min
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        @ SAM

        Je suis un anti raciste conséquent aussi je n’ai même pas remarquer que Obama était brun café au lait mais j’ai noté qu’il jouait cette carte bourgeoise pour diviser le peuple américain multiethnique – multiracial – multireligion – multi-le-reste = le MELTING POT sa plus grande gloire. Bravo les amerloks et garder la go-gauche et la droite KKK loin de votre coeur

        Robert Bibeau

        Répondre
  • 11 novembre 2020 à 14 h 31 min
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    …./… @ toutes et à tous

    Pour tous ceux qui se tiennent un peu au courant de l’actualité, et qui la comprennent, il est évident que depuis un certain nombre d’années, la caractéristique commune aux personnalités politiques est la trahison de l’intérêt général.
    Toujours est-il que les médias de masse qui déversent les « mêmes » informations, conditionnent 90% de la population qui croient en la Vox Dei.
    A la liste des maîtres du monde, on peut annexer les nouveaux propriétaires des énergies, des transports, des aéroports, des gares, des réseaux routiers …
    Et au même titre que la police privée, la privatisation de l’armée est à surveiller.

    Répondre
    • 11 novembre 2020 à 16 h 33 min
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      Très chère Nadine,

      cette histoire de fond monétaire Africain relève du pur fantasme, mythes et légendes tissées autour du guide suprême de la Jamahiriya ! tout comme on a exagéré sa fortune ou celle de la Libye ! Kadhafi a fait de la Libye un petit Qatar ou Émirats arabes unis avec une population d’immigrants des pays maghrébins ou arabes ou Africains qui bossent comme des esclaves chez sa population qui ne bosse pas elle pour deux sous ! et assurait des rentes aux chefs de tribus et clans du pays comme la contrepartie de leurs allégeance ça n’a jamais été un secret pour personne ! il existe des milliers de cas de disparition de travailleurs misérables Marocains, Tunisiens, Égyptiens et autres principalement Africains en Libye du temps de Kadhaffi car se faisaient assassiner par leurs boss pour un oui ou pour un non, je connais même des histoires précises de gens qui n’ont pas perçu de salaire pendant 1 an et subissaient des humiliations ou carrément tortures par leurs employeurs Libyens ! parce que Kadhafi avait pour devise, les armes au peuple, et la préséance aux Libyens qui sont les maîtres, et bonne chance pour demander une enquête pour retrouver votre fils ou votre fille qui bosse en Libye a $150 par mois !

      Kadhafi a collaboré avec ses ennemis plus que tout autre dirigeant, avec Israel aussi, toujours en dessous de la table, son décret de s’introniser  »Roi des Rois d’Afrique » et toutes ses salades et comédies a L’ONU ne reflétaient pourtant pas sa politique réelle sur le terrain ! son chef des renseignements et gendre Ahmed Essenoussi était la pire racaille qui soit dans le monde arabe parmis ses homologues tortionnaires des autres pays, un inculte sans instruction, milliardaire, il liquidait les islamistes et les non islamistes et les étudiants opposants en les faisant disparaître et ne rendait de compte a personne en plus de se faire dérouler le tapis rouge dans toutes les capitales européennes ! Kadhafi son boss était Mégalo et s’est juré de retourner l’Afrique en entier sous prétexte de  »trahison des arabes », alors que tout ce qu’il a fait est de monnayer des guerres civiles sanglantes du Soudan jusqu’en Angola, en passant par le centrafrique et le sierra leonne et autres pays ! Kadhafi utilisait son fric pour traiter les présidents Africains comme des esclaves et ils en ont bien profité !

      Enfin, tout ce que disent les medias n’est pas faux, mais ils donnent les versions voulues par les pouvoirs, sauf que j’ai vécu des années dans mon pays et je connais les histoires libyennes comme ma poche… et NON Kadhafi n’était un ange pour l’Afrique ni m[eme pour son peuple…. et ceci c’est pas pour justifier l’ingérence dans ce pays que je le dis, mais comme dans le Billet de Luc Michel, il faut cesser de croire que tout est ourdi par la CIA, il y a eu révolte des islamistes de Benghazi qui voulaient se venger de lui, ensuite d’une partie du peuple qui n’avait as droit a la distribution equitable de la richesse ! les islamistes de Benghazi voulaient surtout venger l’assassinat dans leurs cellules de 1000 de leurs compatriotes par le fameux el senoussi (comme ca un matin sans crier gare… ils ne voulaient pas qu’ils soient relâchés plus tard et poser probleme au guide), et l’autre partie du peuple surtout pour les inégalités qui avaient marqué les deux dernières décennies en Lybie avec la corruption du clan Kadhafi et de ses fils !

      Répondre
  • 11 novembre 2020 à 18 h 18 min
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    @ Sam

    kadhafi, à l’instar de tant d’autres gouvernants et chefs d’états, ne faisait certes pas la dentelle et je ne prétends pas le contraire. D’aucuns n’accèdent ce poste en jouant les enfants de choeur.

    Mais laisse-moi t’exposer une autre version des faits.

    Pour mémoire, en 1986 Reagan fait bombarder Benghazi et Tripoli en représailles d’actes terroristes anti-américains (notamment une bombe dans une discothèque à Berlin Ouest) et des messages secrets à ses ambassades (?) dont les services américains tiennent la Libye responsable. Ce fût l’opération El Dorado Canyon.
    Cette opération fût critiquée par certains pays et approuvée par d’autres. Elle a néanmoins abouti à un accord monétaire entre les deux pays en 2008.

    Le compromis d’un accord financier cache toujours une compromission. Le vice se cache dans les conditions exigées pour recevoir les fonds. Tout l’enjeu réside donc dans la détermination des objectifs.

    Les tensions entre les deux chefs d’états n’étaient pas nouvelles, la Libye ayant presque toujours choisi le camp opposé à celui des Américains, par ex. lors de sa tentative d’adhérer au Pacte de Varsovie.
    Kadhafi considérait les États-Unis comme principal obstacle à ses projets expansionnistes.

    Les frappes de 1986 avaient néanmoins affaibli le dirigeant libyen.

    C’est à partir de ce moment là que les observateurs internationaux notent une évolution étonnante chez Kadhafi, et c’est à la fin des années 90 que Kadhafi occupe une place importante au sein de la communauté internationale.

    – En août 2000, il s’implique dans une médiation qui aboutit à la libération de touristes pris en otage par des rebelles musulmans aux Philippines.
    – En décembre 2003, il annonce le démantèlement de tous ses programmes secrets d’armements et ouvre ses installations aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
    – Il reconnaît l’implication de son pays dans certains attentats, et accepte de livrer deux ressortissants libyens accusés par les États-Unis et la Grande-Bretagne d’être impliqués dans l’attentat sanglant de Lockerbie en Écosse.
    – Parallèlement, il se fait le chef de file de la réconciliation entre certains pays d’Afrique.
    – En février 2006, il organise un mini-sommet africain pour trouver une solution notamment aux problèmes frontaliers entre le Tchad et le Soudan.
    – Il reçoit la visite de nombreux dignitaires, dont le premier ministre britannique Tony Blair, le président français Jacques Chirac et beaucoup d’autres.

    C’est grâce à lui que les relations entre l’Occident et la Libye ont évolué positivement. Kadhafi affirmait aussi vouloir jouer un rôle majeur dans la pacification du monde et la création d’un Moyen-Orient sans armes de destruction massive.

    Et ça, les Américains – mais pas seulement eux – ne pouvaient pas le tolérer.
    Le jour de son assassinat, les ordres arrivaient de Paris .

    Répondre
  • 11 novembre 2020 à 22 h 15 min
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    Chère Nadine,

    Comme beaucoup, je concèdes que Kadhafi et sa fougue depuis son arrivée au pouvoir étaient fort séduisants autant pour ses pairs arabes que pour les occidentaux, que pour beaucoup les peuples aussi, le type était un enfant du désert après tout, et de tribus ayant longuement combattu le colonialisme, et j’ai toujours pensé que s’il y a un truc que le désert vous apprend en général et dans ce contexte en particulier, c’est un humanisme fondamental, un instinct de rebellion, un certain intégrisme idéologique ou intégral de croyance solide en vos causes, en plus de l’acharnement pour les questions politiques et de justice sociale,…sans oublier de vous donner un pouvoir d’influence et de séduction chez les autres ! :))) Kadhafi a tout eu de tout ceci, il a tenté d’être un communiste modèle tantôt, puis un musulman dans l’esprit communautariste avancé de cette religion (qui ne contrevient pas en réalité au règles socialistes et communistes les plus extrêmes quelque part), puis a rejeté le dogme religieux ou a voulu  »corriger la religion » pour l’aligner sur sa nouvelle vision du socialisme qui lui a valu ses guerres avec les islamistes très tôt, bref, il a surtout tenté de rassembler, autant les arabes, que les musulmans, que même les occidentaux qui luttaient pour leurs droits en les traitant comme  »des frères » de lutte…etc et il pouvait débarquer chez un chef d’état Arabe et au lieu de discuter de  »relations bilatérales », lui lancer un truc du genre :  »si vous considérez vraiment que nous sommes frères comme vous dites, on devrait fusionner nos deux pays et bannir les frontières aujourd’hui avant demain ! » :))) …. même ses échanges avec des officiels ou lors de consultations purement techniques, Kadhafi voulait que vous sachiez qu’il vous aime au point de tout vous donner, ou vous hair et vouloir vous étriper ou vous tirer une balle peu importe votre rang ou votre pays d’origine !:)))) passioné quoi, mais imprévisible comme nul autre, influençable par ceux qui ont exploité ses faiblesses et convoité ses dollars, dont même l’OLP et les activistes radicaux de tous poil, et s’il y a un truc qu’il détestait c’est la langue de bois et les régimes a saveur impérialistes ou monarchiques etc…. Bref, il a débarqué a la mauvaise époque on dirait car tous les chefs d’état qu’il a côtoyé étaient tout a fait le contraire de lui ! et c’est je crois pour cette raison principalement qu’il s’est endurci et devenu cynique très tôt et ne prêtait guère attention aux pertes humaines, guerres et ravages en Afrique qu’il a pu financer avec l’argent libyen en pensant bien faire ! il était non seulement très mal entouré, très mal conseillé, mais pire encore il souffrait naturellement de ses propres failles et ignorance des enjeux réels autour de ces questions, chose qui ne fera qu’empirer en se déconnectant des réalités avec le temps et en se tenant a ses idéaux et fantasmes que beaucoup attribuent a la coke ou des drogues, certains sont même allé jusqu’à dire qu’il était sous l’emprise du diable ou de magie noire car aurait eu des consultations régulières d’espèces de chamans ou  »Fquihs » ou sheikhs (érudits) musulmans qui excellent dans les arts occultes !:))) car il y en a toujours eu a la pelle aussi chez nous !

    Bref, Kadhafi était un type imprévisible qui pouvait vous étonner en parlant de démocratie directe consignée d’ailleurs dans son fameux livre vert qui faisait office de constitution et qui parle de  »démocratie directe » celle du peuple qui gouverne sans intermédiaires et sans ces parlements et autres partis politiques qu’il qualifiait d’escrocs… un concept dont on a pas entendu parler depuis la révolution française et ses grands humanistes ! ce qui lui valait la visite et les louanges de profs de Harvard et autres universités occidentales prestigieuses !

    Mais Kadhafi en réalité n’avait ni les moyens de ses ambitions, ni le savoir et l’entourage ou les conseils pour les accomplir, il n’en faisait qu’a sa tête, il a confié des domaines importants de la gestion de son pays a des mafieux et brutaux tortionnaires, et a laissé des chefs de clans corrompu s’enrichir et détourner l’argent du pétrole qui a fait que très tôt les disparités sociales devenaient très palpables entre libyens, et la colère aussi, en plus de ses histoires de s’être fait l’ennemi de nombre de pays, des islamistes, de ses voisins, et même de ses proches militaires qui ont manqué de le renverser…tout en vouant une haine singulière pour les opposants politiques au point d’accepter des réfugiés politiques de pays arabes lorsqu’il était fâché avec eux, ensuite leur offrir sur un plateau d’argent lorsqu’il se réconcilier avec eux ! les Chiites du Liban et de syrie ne lui pardonneront jamais la disparition chez lui, et l’assassinat certain d’une de leur figures et chefs emblématiques qui s’est vu inviter en Libye de manière formelle par le guide avant de le faire disparaître pour ne jamais réapparaître sans que personne n’ait jamais su ce qui s’était passé ! même les opposants de Hassan II réfugiés en Libye se sont tous fait livrer aux Marocains comme des présents sauf quelques uns qui ont réussis a fuire pour l’europe et le royaume uni en particulier ! :))))

    Kadhafi aurait du être acteur ou chef de tribu et non un chef d’état, il a trop déconné, et a passé les 20 dernières années de sa vie totalement déconnecté ou presque, laissant a ses fils et ses gendres le soin de  »gérer » le pays, et il a payé un prix cher pour cela ! bien entendu, l’enfoiré de Sarkozy ne l’a pas raté après l’avoir détroussé de 50 millions de $, voir bien plus selon certains, car il est vrai que Kadhafi entassait des trésors un peu partout et beaucoup en Afrique, en Afrique du Sud en plus des banques européennes, et pendant la guerre on a même trouvé des coffres géants rempli de lingots d’or et de devises qu’il entreposait dans des maisons ou des caches insolites chez des Libyens lambda ou avec des fonctions officielles ou semi officielles ! d’où les histoires de chasseurs de trésors qui aujourd’hui encore sillonnent l’Afrique et la libye er même le monde pour retrouver le magot !:)))

    Pour finir, il faut tout de même garder a l’esprit qu’un régime comme le sien faisait l’affaire de l’occident jusqu’à un certain point, et c’est le fait de n’avoir pas eu assez d’emprise sur lui comme ils ont pu imposer aux monarchies arabes du Golf et sur tous les arabes qui les énervait au plus haut point ! et c’est le peuple Libyen qui a payé et continue de payer le prix bien plus que Kadhafi et son clan, ses enfants ou sa famille a ce jour !

    Cordialement

    Répondre
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