Ce que la laïcité dit (respectueusement mais fermement) aux ci-devant grandes religions

Trois monotheismes

YSENGRIMUS — Les braves gens se réclamant des fameuses trois «grande religions» (il y en a bien plus que trois, au fait, ne l’oublions pas, s’il-vous-plait) devraient faire l’effort minimal louable que nous, les athées, faisons en permanence, qui est celui de lire ou relire leurs textes sacrés et de réfléchir un tant soit peu sur ce qu’on y trouve. Il n’est pas long qu’on observe, dans les principes fondamentaux des fameuses trois grandes religions, des orientations programmatiques ouvertement odieuses et intolérables, qui n’ont pas grand-chose à voir avec la sagesse ou avec le respect de ce qui est humain. La laïcité ne dit rien d’autre que cela. Revoyez un petit peu la copie de vos propres doctrines avant de vous mettre à jouer les martyrs innocents qu’on tourmenterait pour des raisons fallacieuses. Parlons-en librement, pour faire changement… Que je vous soumette trois petits exemples, tout simples mais parfaitement imparables.

.
.
.

JUDAÏME. Lisons Le Pentateuque.

3. Moïse faisait paître le petit bétail de Jéthro, son beau-père, prêtre de Madiân; il l’emmena par delà le désert et parvint à la montagne de Dieu, l’Horeb. L’ange de Yahvé lui apparut, dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson. Moïse regarda: le buisson était embrasé mais le buisson ne se consumait pas. Moïse dit: «Je vais faire un détour pour voir cet étrange spectacle, et pourquoi le buisson ne se consume pas». Yahvé vit qu’il faisait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson. «Moïse! Moïse!», dit-il et il répondit: «Me voici». Il dit: «N’approche pas d’ici, retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte». Et il dit: «Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob.» Alors Moïse se voila la face, car il craignait de fixer son regard sur Dieu.

Yahvé dit: «J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte. J’ai entendu son cris devant ses oppresseurs; oui, je connais ses angoisses. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre plantureuse, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel, vers la demeure des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Périzzites, des Hivvites et des Jébuséens. Maintenant, le cri des Israélites est venu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que font peser sur eux les Égyptiens. Maintenant va, je t’envoies auprès de Pharaon, fais sortir d’Égypte mon peuple, les Israélites.

Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je pour aller trouver Pharaon et faire sortir d’Égypte les Israélites?» Dieu dit: «Je serai avec toi, et voici le signe qui te montrera que c’est moi qui t’ai envoyé. Quand tu feras sortir le peuple d’Égypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»

Moïse dit à Dieu: «Voici, je vais trouver les Israélites et je leur dis: ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous’. Mais, s’ils me disent: ‘Quel est son nom?’, que leur dirai-je?» Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui est». Et il dit: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis’ m’a envoyé vers vous.» Dieu dit encore à Moïse: «Tu parleras ainsi aux Israélites: ‘Yahvé, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob m’a envoyé vers vous. C’est mon nom pour toujours, c’est ainsi que l’on m’invoquera de génération en génération.

«Va, réunis les anciens d’Israël et dis-leur: ‘Yahvé, le Dieu de vos pères, m’est apparu —le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob— et il a dit: Je vous ai visités, et j’ai vu ce qu’on vous fait en Égypte, alors j’ai dit: Je vous ferai monter de l’affliction d’Égypte, vers la terre des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Périzzites, des Hivvites et des Jébuséens, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel. Ils écouteront ta voix et vous irez, toi et les anciens d’Israël, trouver le roi d’Égypte et vous lui direz: ‘Yahvé, le Dieu des Hébreux, est venu à notre rencontre. Toi, permets-nous d’aller à trois jours de marche dans le désert pour sacrifier à Yahvé notre Dieu. Je sais bien que le roi d’Égypte ne vous laissera aller que s’il y est contraint par une main forte. Aussi j’étendrai la main, et je frapperai l’Égypte par les merveilles de toute sorte que j’accomplirai au milieu d’elle; après quoi, il vous laissera partir.

«Je ferai gagner à ce peuple la faveur des Égyptiens, et quand vous partirez, vous ne partirez pas les mains vides. La femme demandera à sa voisine et à celle qui séjourne dans sa maison des objets d’argent, des objets d’or et des vêtements. Vous les ferez porter à vos fils et à vos filles et vous en dépouillerez les Égyptiens.

(L’Exode, 3, second livre du Pentateuque, dans La Bible de Jérusalem)

Il est limpide qu’on est ici, de plain pied, dans la dynamique du peuple élu. Dieu s’occupe d’un peuple spécifique et n’a rien à faire avec les autres peuples. Contrairement au christianisme et à l’islam qui aspirent à l’universalité (façon pétante de dire qu’ils veulent endoctriner tout le monde, sans distinction), le judaïsme fonde son dispositif légendaire sur le mythe élitiste d’un peuple aimé de dieu et littéralement instruit par lui pour frayer son chemin à travers la racaille incroyante et s’en préserver hermétiquement, en lui prenant, au passage, ses terres et ses objets d’argent et d’or, sans faire de complexes. De la légende de Noé et de Sodome et Gomorrhe (dieu retenant un petit groupe de bons disciples et éradiquant le reste) au mythe de la tour de Babel (dieu introduisant la multiplicité culturelle pour punir les hommes d’avoir érigé des tours) en passant par les pérégrinations guerroyeuses de l’arche d’alliance et par l’intégralité du drame de Moïse menant les israélites vers la terre promise sans y entrer lui-même, il est limpide et amplement attesté que, pour le judaïsme, il y a ceux qui en sont et ceux qui n’en sont pas. J’ai pas besoin de m’étendre sur la question. Les exemples et les applications de ce principe fondamental sont légion et affectent toutes les facettes de la vie quotidienne et ce, jusque de nos jours. Le peuple élu doit se soumettre à l’autorité frontale du dieu unique, lui dictant une vérité absolue certes, mais à dépositaires circonscrits… Les autres peuples n’ont qu’à se démerder et, même si on peut pas dire cela trop fort de nos jours, à aller se faire foutre, en fait. Il y a ici une incompatibilité principielle avec toute forme d’intégration culturelle. Et cette fracture de principe est d’autant plus cuisante et illogique qu’elle détermine les dictats de croyance d’un peuple qui, d’autre part, est le champion effectif toutes catégories de l’intégration historique au sein de cultures réceptrices. La notion de peuple élu est une catastrophe mythologique de plus en plus indéfendable, intellectuellement et pratiquement, dans le monde multilatéral contemporain. La laïcité combat ce principe autoritaire et inégalitaire et est obligée de respectueusement signaler au judaïsme qu’il incorpore des éléments fondamentaux dans son fonctionnement qui le mènent directement sur la pente de l’illégalité civile.

.
.
.

CHRISTIANISME. Lisons Le Nouveau Testament.

5. Un certain Ananie, d’accord avec Saphire sa femme, vendit une propriété; il détourna une partie du prix, de connivence avec sa femme, et apportant le reste, il le déposa aux pieds des apôtres. «Ananie, lui dit alors Pierre, pourquoi Satan a-t-il rempli ton coeur, que tu mentes à l’Esprit Saint et détourne une partie du prix du champ? Quand tu avais ton bien, n’étais tu pas libre de la garder, et quand tu l’as vendu, ne pouvais-tu disposer du prix à ton grée? Comment donc cette décision a-t-elle pu naître dans ton cœur? Ce n’est pas à des hommes que tu as mentis mais à Dieu. En entendant ces paroles, Ananie tomba et expira. Une grande crainte s’empara alors de tous ceux qui l’apprirent. Les jeunes gens vinrent envelopper le corps et l’emportèrent, pour l’enterrer.

Au bout d’un intervalle d’environ trois heures, sa femme, qui ne savait pas ce qui était arrivé, entra. Pierre l’interpela: «Dis-moi, le champ que vous avez vendu, c’était tant?» Elle dit: «Oui, tant.» Alors Pierre: «Comment donc avez-vous pu vous concerter pour mettre l’Esprit du Seigneur à l’épreuve? Eh bien! Voici à la porte les pas de ceux qui ont enterré ton mari: ils vont aussi t’emporter. À l’instant même elle tomba à ses pieds et expira. Les jeunes gens qui entraient la trouvèrent morte; ils l’emportèrent et l’enterrèrent auprès de son mari. Une grande crainte s’empara alors de l’Église entière et de tous ceux qui apprirent ces choses.

(Les Acte des Apôtres, 5, cinquième livre du Nouveau Testament, dans La Bible de Jérusalem)

Brutal et sereinement explicite. On dirait une séquence cinématographique sur la pègre. Un bien drôle de modèle moral pour nos «jeunes gens», en tout cas. Saint Pierre (dont on raconte qu’il fut le premier pape) et les apôtres sont à constituer les assises financières de leur mouvement et ils exigent un abandon matériel total de leurs adhérents. S’ils ne l’obtiennent pas, voilà ce qu’ils font de leur puissance thaumaturgique. On décrit les débuts ouvertement assumés du régime de peur. C’est écrit en toutes lettres. Les chrétiens nous bassinent constamment avec l’évangile, ce roman-savon portant sur un prêcheur semi-subversif et héroïque soignant les malades, défiant les autorités religieuses et militaires, et mourant sur la croix romaine, au nom de quelque rédemption pascale fumeuse. Ils croient avoir fondé une religion d’amour universel sur la base circonscrite et hypertrophiée de la légende bringuebalante de leur personnage principal. Ces mêmes chrétiens sont bien prompts à oublier que Les Actes des Apôtres et les Épîtres de Saint Paul (qui, lui, est le véritable fondateur organisé et méthodique du christianisme et qui, de fait, formula une mystique aussi intensive envers l’église dite apostolique qu’envers le christ même) font pleinement partie du canons du ci-devant Nouveau Testament et sont littéralement truffés de manifestations brutalement autoritaires du type de celle exemplifiée ici (et dont l’énumération deviendrait vite lassante). Ces pratiques de sectes extrémistes sont parfaitement installées dans le canon chrétien et ce, depuis ses origines. C’est d’ailleurs tout à fait explicable historiquement. Comme ce programme spécifique s’est développé en résistance sourde et méthodique à l’empire d’une Rome d’abord hostile qui a fini par s’imbiber du nouveau culte au point de devenir la capitale de son dispositif autoritaire, les chrétiens n’ont pas fait de cadeaux. Les pratiques décrites ici sont dans le principe du fonctionnement fondamental de leur culte et les exemples d’applications, coloniaux notamment, sont légion. Il n’y a absolument rien ici de marginal ou d’anecdotique. Ce n’est pas à des hommes que tu as menti mais à Dieu… on croirait entendre les jérémiades totalitaristes du dernier de nos curés de village occupé. La laïcité combat ce principe autoritaire et inégalitaire et est obligée de respectueusement signaler au christianisme qu’il incorpore des éléments fondamentaux dans son fonctionnement qui le mènent directement sur la pente de l’illégalité civile.

.
.
.

ISLAM. Lisons Le Coran.

32. Ne convoitez pas les faveurs dont Dieu a gratifié certains d’entre vous de préférence aux autres: une part de ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra; une part de ce que les femmes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra. Demandez à Dieu qu’il vous accorde sa grâce. Dieu connaît toute chose.

33. Nous avons désigné pour tous des héritiers légaux: les père et mère, les proches, et ceux auxquels vous êtes liés par un pacte. Donnez-leur la part qui doit leur revenir. —Dieu est témoin de toute chose—

34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu’ils font pour assurer leur entretien. Les femmes vertueuses sont pieuses: elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve.

Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent. —Dieu est élevé et grand—

(Le Coran, Sourate 4, Les femmes, verset 32 à 34, traduction D. Masson)

C’est explicite et c’est frontal. Il faut ajouter que, selon la vision de la foi coranique, le texte cité ici serait intégralement et littéralement la parole de dieu, dont le prophète Mahomet ne serait que le modeste scribe. C’est révoltant, c’est insupportable, inacceptable. Quand les musulmans se décideront à regarder leur héritage culturel avec le recul du matérialisme historique, le seul requis, le seul valable, il reliront Le Coran, notamment cette très intéressante sourate 4, Les Femmes, et y verront ce qui s’y trouve vraiment. Des dirigeants du septième siècle, en Arabie, se décarcassant pour policer et mettre de l’ordre dans les coutumes dévoyées et tumultueuses de tribus semi-nomades encore passablement hors contrôle. Quand on s’informe minimalement sur les mâles enragés que l’islam mit sur le chemin d’une civilisation durable, on regarde la sourate sur les femmes avec, en fait —et je pèse mes mots— un recul respectueux. Lisez la complètement (elle ne fait jamais qu’une petite trentaine de pages, en format livre de poche), c’est très instructif. Dire: une part de ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra; une part de ce que les femmes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra dans le contexte sociohistorique ouvertement phallocrate qui fut celui du saint prophète est une intervention d’une remarquable modernité. Il faut approcher la sourate 4 (comme le reste du Coran) en historien, pas en sectateur. Je vous assure qu’on sent, dans son déploiement, un effort constant pour, de fait, limiter la polygamie des peuplades pré-islamiques, pour la circonscrire en direction du marital, la policer, l’encadrer, instiller un sens de la responsabilité du couillu tribal triomphant envers son épouse et ses filles. En approchant ce texte comme un document écrit par des hommes de loi d’autrefois, dans une conjoncture radicalement contraire, on comprend que l’effort formulé ici ait eu un impact certain pour faire sortir des millions d’hommes et de femmes du Moyen-âge. Ce n’est pas pour rien que l’islam influence aujourd’hui environ un milliard et demi d’humains. Il faut voir la courbe abrupte qu’ils ont remontée et les concessions tactiques qu’ils ont du inévitablement assumer. SAUF QUE… SAUF QUE… SAUF QUE… prendre au pied de la lettre les énormités que je cite ici en leur donnant le statut de dogme religieux obligatoire devant déterminer les pratiques de la vie contemporaine, c’est purement et simplement impossible. Dieu préfère les hommes aux femmes. Si elles sont infidèles, enfermez-les et battez-les. S’il-vous-plait… La laïcité combat ce principe autoritaire et inégalitaire et est obligée de respectueusement signaler à l’islam qu’il incorpore des éléments fondamentaux dans son fonctionnement qui le mènent directement sur la pente de l’illégalité civile.

Trois exemples parmi des centaines. On pourrait en tirer d’absolument tous les textes sacrés du monde, d’orient comme d’occident. C’est que ce sont des textes vieux, datés, dépassés, déphasés, foutus. Tous, sans exception. Il n’est plus possible d’imposer l’héritage religieux au premier degré, de l’incorporer à l’existence contemporaine sans fatalement s’en distancier et le relativiser. La décence la plus élémentaire interdit de faire primer des principes archaïques aussi iniques et aussi vermoulus sur nos chartes des droits humains, si imparfaites soient-elles d’autre part. C’est immoral et révoltant. Dans le respect mais aussi dans la fermeté, il faut le dire. C’est, en fait, la chose fondamentale qu’il faut dire aux petits esprits larmoyants de toutes affiliations religieuses qui se mêlent de réclamer un primat des principes du culte sur les droits civils fondamentaux. Je me suis déjà prononcé en faveur d’une articulation entre laïcité ouverte et laïcité définie. Voici un rappel de cette articulation, la seule valable pour incorporer la richesse des contenus culturels hérités avec l’incontournable priorité du vrai respect des droits fondamentaux.

Laïcité ouverte pour toutes particularités ethnoculturelles sans conséquences juridiques effectives: vêtements, façades de temples, arbres de Noël, Menora, citrouilles d’Halloween, Ramadan, croix dans le cou, grigris, papillotes, fétiches, totems et statues, moulins à prières, turbans, voiles, hidjab, tchador, niqab, burqa, sari, brimborions et colifichets, minarets et clochers (avec cloches et crieurs inclus, sauf la nuit), yoga, occultisme, horoscope, pèlerinages, baptême collectif en piscine olympique, les chrysanthèmes du culte, en un mot.

Laïcité définie et fermement imposée as the law of the land dans le strict espace de portée juridique citoyenne: droits des femmes, droits des enfants, instruction publique, soins hospitaliers, banques, héritage, justice, vie politique et/ou politicienne, sécularisation intégrale de tous les corps administratifs, interdiction de la théocratie, prohibition du port d’armes (y compris les armes blanches…), crime organisé, code civil, code criminel, taxation, chartre des droits, les choses sérieuses du tout de la vie civile, en un mot.

Le fait que le cadre de représentation religieux dura ne garantit en rien qu’il soit éternel. Il faut désormais qu’il reste au temple et que le temple devienne un musée. Et… pour faveur, par pitié, tournons cette page déjà écrite une bonne fois et passons à autre chose.

.
.
.

Tiré de mon ouvrage: Paul Laurendeau (2015), L’islam, et nous les athées, ÉLP Éditeur, Montréal, format ePub ou Mobi.

.
.
.

7 pensées sur “Ce que la laïcité dit (respectueusement mais fermement) aux ci-devant grandes religions

  • Ping : Ce que la laïcité dit (respectueusement mais fermement) aux ci-devant grandes religions « Le Carnet d'Ysengrimus

  • 1 janvier 2021 à 6 h 37 min
    Permalink

    vous défendez bien votre nouvelle religion. soyez bon joueur et acceptez que les autres puissent faire de même pour leur religion. la liberté et l’égalité existent-elle réellement dans ce bas monde???

    Répondre
  • 1 janvier 2021 à 14 h 09 min
    Permalink

    @ Ysengrimus

    Tout d’abord, Bonne et heureuse année mon cher, et à Robert ainsi qu’aux contributeurs et lecteurs des 7 du Québec, femmes et hommes, petits et grands, Québécois, Français ou Francophones du monde entier,…Meilleurs voeux de Santé, Sérénité, Quiétude, Amour, Joie et longue vie a tous ! Que la paix vous accompagne du fond du coeur…et que nos aspirations et espoirs de lendemains meilleurs empreints de paix, de justice sociale et de bonheur se réalisent! 🙂

    On pourrait en effet faire le choix de citer en exemple le pire des textes religieux ou sacrés dans ces trois religions, qu’ils se vaudraient ou seraient sur un pied d’égalité… chose que les religieux de tous poils justement tentent de discrediter pour discrediter la religion adverse dans chacune de ces religions, et comme par hasard, certains vont prêter à l’islam uniquement les pires histoires de misogynie, de pédophilie, de jihad barbare…etc et sous entendre qu’il s’agit de fondements de la foi et de principes généralisés ! Aujourd’hui bien entendu, ce sont ces traits qu’on essaie de grossir, qu’on essaie de remonter et sélectionner, non pas dan le but de »critiquer la religion » par les médias et les pseudo spécialistes de tous poils…oh que non… mais plutôt pour stigmatiser tous ses adeptes ou leur prêter ces pratiques dans la réalité soit en tant que bourreaux ou victimes…etc ! mon opinion est donc tout de même, que tant que l’analyse et la critique de ces trois religions en particulier ne compare pas les pommes avec le pommes, en faisant ressortir les textes sacrés similaires dans chacune de ces religions, qu’on peut qualifier d’horribles ou de détraqués, aussi bien que ceux qu’on peut qualifier de lumineux et sages… on continuera de promouvoir des stéreotypes, du racisme presque, et de la discrimination…et cette approche ne fera que nous enfoncer dans un discours partial, irrationnel et faussement laic. Bref…

    De plus, sur cette histoire de sexisme et de phallocratisme, je crois que la grande erreur de ces trois religions est d’avoir cru à des époques où la science était encore très limitée, mettre tous les hommes et toutes les femmes sur le même pied d’égalité, leur attribuer les mêmes attributs psychologiques, physiologiques, capacités, intellect, qualités… etc! Ne sachant donc pas comment évoquer justement les différences entre individus humains, ni comment adresser la complexité des disparités sexuelles, psychologiques et même métaboliques, celles des envies et des capacités sexuelles, celles des «dépravés» sexuels qui ont toujours existé et existeront toujours versus les gens plus modérés ou réservés sur le plan sexuel, ou même sur l’histoire de la fidélité dans les couples qu’on ne peut absolument pas contrôler chez les hommes et les femmes aussi hier comme aujourd’hui… ces religions ont cru au départ de ces civilisations et donc historiquement, qu’il serait plus sage ou pratique de généraliser et contraindre les règles qui régissent les rapports hommes-femmes que ce soit sur le plan familial, sexuel, social, économique etc…

    Je penses donc que le recul que vous et moi et d’autres sommes capables d’avoir pour comprendre ces questions dans leur contexte historique, tout autant que la bonne foi qu’on y met pour nous distancer et juger avec la critique objective qui se doit, n’est malheureusement pas l’apanage de tout le monde ou de la majorité qui se mêle ou s’intéresse à ces débat sur la laïcité ou sur la critique des religions et la promotion des valeurs modernes, celles de la dignité des individus femmes comme hommes, et celles des règles et obligations que nou devrions avoir les uns envers les autres!

    Je finirais mon commentaire en disant que, par rapport au monde arabe par exemple, la myopie, l’ignorance et l’intentionnel mépris de l’occident envers les véritables enjeux socio-politiques, font qu’il préfère se cantonner dans cette posture de donneur de leçons sur la laïcité, et je vous rassure je ne parle pas de vous Ysengrimus… Donc se la raconter depuis son «saint siège» de «nations libres et démocratiques» et depuis ce très confortable siège, tout en ignorant allègrement, royalement, intentionnellement et éternellement que la pratique religieuse dans ce monde arabe y est tout simplement culturelle et non littérale des textes, et qu’elle relève plus de la superstition et des pratiques féodales que de la religion musulmane pure et dure! Que le principal et l’unique problème demeure dans les régimes politiques autocratiques souvent théocratiques et dictatoriaux soutenus eux par l’occident et dénoncés depuis des lustres par les peuples, et par les femmes arabes qui ont depuis toujours fait partie de tous les mouvements de résistance, de tous les mouvements de réformes, d’émancipation! Et que dire par exemple que nos femmes arabes sont médecins ou docteurs, écrivains, juristes, juges, policieres, ouvrières, travailleuses sociales et autres, donc intellectuellement très avancées au points que les statistiques depuis au moins deux décennies maintenant ressortent que les femmes finissent avec les plus hauts diplômes universitaires que les hommes, tout ceci ne suffit pas pour l’occident afin de nous aider dans notre quête démocratique, de libération et de révolution, et qu’au lieu de cela il fait exactement le contraire! Il arme, il blanchit le fric, il soutient ouvertement, il vend des outils de repression dont les logiciels de surveillance, il ferme les yeux sur la torture, les disparitions forcées, les mauvais traitement et donc, sur place à travers ses chancelleries occidentales, soutient plutôt les façades et vitrines de fausse démocratie tout en encourageant la corruption endémique et celle des régimes, et le chaos dans nos pays!

    La laïcité a pu s’exercer dans le monde musulman à plusieurs époques lointaines bien avant qu’elle reçoive sa définition moderne et sa forme définitive aujourd’hui, et aujourd’hui elle continue d’avoir tout pour plaire et séduire nos peuples dans le monde arabe, statistiques et réalités à l’appuis! Hommes comme femmes! Mais alors c’est quoi le problème donc?! La stigmatisation continue et éternelle sous des labels islamistes ou religieux similaires, conjugué à une réelle néo-croisade chrétienne contre la religion musulmane, en plus des visées impérialistes sur nos pays a fait que l’islamisme ou la religiosité extrême peut gagner du terrain ça et là occasionnellement ou carrément exploser à travers les mouvements islamistes extrêmes et terroristes qui sont directement reliés aux manigances des puissances impérialistes dans nos régions, des mouvements qui naissent de la violence des disparités sociales et du recours «enfin» je précise aux dogmes et pratiques les plus extrêmes dans la religion pour tenter d’unir ou de fédérer une révolte sanglante, de terreur face au monstre capitaliste … une réaction somme toute démesurée face à des déséquilibres tout aussi démesurés et graves! Pendant que l’occident s’assure d’appliquer la démocratie relative intra muros et derrière ses murailles! La preuve étant que les centaines de milliers de ressortissants de nos pays qui vivent en occident sont capables enfin de s’émanciper et de se hisser aux plus hauts rangs scientifiques, intellectuels et autres dans cet espace protégé et ils seraient toujours restés des moins que rien et des bergers s’il étaient restés dans leur pays ou les dictatures sont maintenues par ce même occident! Et donc ici je dirais même, que la preuve est faite que ce n’est pas grâce aux deux pelés trois tondus qui vocifèrent sur la laicité en occident que nos ressortissants hommes comme femmes y réussissent et s’y intègrent mieux, mais c’est grâce uniquement au contexte démocratique relatif que l’occident veille à appliquer en ses territoires!

    il faut craindre par ce double standard très dangereux appliqué par l’occident capitaliste depuis des lustres que le but derrière cette politique est tout simplement l’annihilation un jour prochain de ces populations confinées sous les dictatures entretenues par l’occident! Car cet occident capitaliste, cet occident de droite et fasciste il faut le rappeler est toujours à l’étroit chez lui, et a besoin de nouvel «espace vital» en permanence, en particulier l’espace géographique arabe qui recèle des merveilles que ce soit en termes de ressources, de climat et de situation stratégique convoitée depuis toujours!

    C’est dommage que les occidentaux ne parlent ni ne comprennent dans leur majorité la langue arabe, car ils seraient surpris de lire et de constater par eux mêmes combien ce monde qualifié de religieux et «musulman» aspire à la laïcité depuis toujours, aspire à l’égalité depuis toujours et aspire aux valeurs humanistes comme ses pairs chez les autres peuples, dont les occidentaux!

    Amicalement!

    Répondre
  • 1 janvier 2021 à 14 h 16 min
    Permalink

    Un peuple meilleur que les autres, une église qu’il faut servir comme une mafia, dieu préfère les hommes aux femmes.

    Lâchons les colifichets et fermons les écoles qui racontent ça. Ça foule aux pieds tous nos droits fondamentaux.

    Répondre
  • 2 janvier 2021 à 13 h 47 min
    Permalink

    @ Cataito & Ysengrimus,

    « Lâchons les colifichets et fermons les écoles qui racontent ça. Ça foule aux pieds tous nos droits fondamentaux. »

    Si c’était aussi simple…en effet fermons les demain ! or que ce n’est ni aussi simple, ni que ces trois religions se résument à cela vous diront leurs adeptes ! les questions juridiques et de liberté de culte se rattachant aux libertés civiles, il faudrait un système qui exclut la religion comme le système communiste uniquement pour pouvoir y arriver !

    il faut rappeler qu’en occident, les écoles privées à saveur religieuse intégrant une instruction Talmudique ou Coranique ou Biblique se présentent à leur clientèle comme des établissements d’instruction élitistes avant et après tout… comme des écoles privées de  »l’élite » ! ce car n’hésitant pas à recruter d’excellents professeurs et responsables pédagogiques que ce soit de la même confession ou même athées et totalement non religieux ! il s’agit de business bien entendu… et pour le justifier, ils se disent, ceci est un Business béni par Dieu ! il n’y a donc présentement aucune loi en occident qui puisse aller aussi loin que fermer ces écoles… ce serait en finir avec la laïcité dans sa dimension et signification juridique aujourd’hui !

    Par ailleurs, comme je l’ai dit ici une fois, malin et sachant ce qu’il fait, feu mon papa s’était assuré de mettre mes soeurs dans l’école française (appelé ecoles de la mission française sauf qu’il n’y avait rien de religieux là-dedans, même pas les bonnes soeurs ou un truc du genre… mais ls programmes scolaires étaient ceux en vigueur en France en plus de cours adaptés pour la connaissance du pays hôte) et les garçons dans l’école publique ! :))) la pratique était répandue, sauf chez la bourgeoisie qui a toujours envoyé filles et garçons aux écoles françaises ce qui a eu pour effet de créer des élites francophones largement avantagées, et dans ma famille des filles  »cartésiennes » ayant vite fait bien fait leur cursus universitaire et professionnel…avec des têtes bien faites, et des garçons qui ont été obligé de les prendre comme modèles pour s’en sortir… !:))) Je me souviens que lors des 7 années de l’enseignement secondaire des lycées ou écoles publiques dans mon pays d’origine, on devait se taper en plus du cours d’instruction civique obligatoire en Arabe, cours découlant de la constitution et du code civil moderne, le cours d’instruction islamique obligatoire aussi…. les responsables pédagogiques et concepteurs de ces cours de religion au sein du ministère de l’éducation nationale ont toujours fait en sorte de présenter le cours de religion comme un complément de l’instruction civique, un cours quasiment technique, et  »humaniste » en plus ! ça ne rigolait pas je peux vous l’assurer, et c’est encore les premiers de la classe en mathématiques, en français, en Arabe et en histoire-geo ou physique chimie qui se distinguaient la dedans aussi ! :))) et c’est pas pour dire qu’on fait subir aux èlèves un lavage de cerveau… absolument pas, le cours avait tout simplement une dimension  »académique » comme n’importe quel autre ! les examens par exemple étaient bâti comme des examens de droit ou même de physique :))…il fallait non seulement connaître les versets reliés des textes sacrés, les  »hadiths » du prophète aussi, mais démontrer de véritables capacités logiques ou de calcul très précis!:))) lol…et la source de moqueries permanentes chez les élèves…filles et garçons, on était mort de rire. exemple typique :  »Untel meurt et laisse derrière lui un fils et trois filles de sa précédente épouse décédée, et une fille adoptée avec sa nouvelle épouse avec qui il n’a pas eu d’enfants. A cette dernière la fille adoptée, il laisse par testament un ancien bien immobilier de tant. Selon le rite et la jurisprudence Malékite et  »Achaarite » , veuillez décrire en termes précis la part qui reviendra a chacun, il est obligatoire de citer les sources dans le livre et la sunna. » :)))) bref, bonne chance pour s’en sortir ! ou encore, un examen sur autre thème : Les relations internationales dans l’Islam…. ou le pire, les examens sur  »Al Qiass » qui est en fait la quatrième et dernière source de législation dans la religion musulmane, Après le livre sacré en premier lieu, les hadiths du prophète en second lieu, en troisième place le  »ijmaa » qui veut dire le  »consensus des juristes en religion », vient donc le Qiass en dernier lieu, qui veut dire l’analogie ou syllogisme ( voir ce lien wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Qiy%C3%A2s ) bref, un casse tête des plus inutiles, puisque la Charia n’est appliquée dans le droit du Pays que pour le droit civil (mariages, divorces, héritage (facultatif aujourd’hui et non obligatoire) ) bref, en somme une perte de temps et d’énergie considérable en plus des cours de Philo qui elle aussi contenait une portion volumineuse juste pour la philosophie musulmane, avant d’entamer le casse tête de la philo normale pendant les trois dernières années du secondaire !

    Si ce cours d’instruction islamique était pas mal la bête noire d’élèves comme moi, tout comme d’ailleurs le cours d’instruction civique qui était très complexe et critiqué par les élèves surtout sur le plan politique, il n’en demeure pas moins que le dogme religieux est intégré dans la vie  »civique » de nos pays comme faisant carrément partie d’une rationalité académique et légitimité quasi naturelle dont seuls ceux qui continuent les études supérieures-universitaires dans ce créneau peuvent se targuer d’érudition… devenant respectés et faisant autorité dans les tribunaux ou les instances politiques de droite a saveur religieuse …

    La question que je poserais enfin, c’est est ce que l’instruction religieuse intégrée dans les systèmes d’enseignement constitue un handicap pour les pays qui le font ? je vous dirais pas nécessairement ! regardez Israel, l’Iran, l’Indonésie, les pays très catho comme l’Amérique latine…ou certains pays d’Afrique, s’il y a un truc que tous ces pays-la finissent par institutionaliser c’est le capitalisme, et rien d’autre :)))

    Amicalement !

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *