Les dettes du gaspillage, de l’immigration et du Covid ne seront pas annulées

Par Marc Rousset.

 

La Bourse de Paris et Wall Street ont légèrement progressé cette semaine, suite à la politique accommodante de la Fed et dans l’attente d’un plan de soutien budgétaire aux Etats-Unis. La bulle continue avec Tesla, AIrbnb qui a doublé le jour même de son introduction en bourse, avec le Bitcoin qui s’envole à 20.000 dollars.

La Fed poursuivra ses achats d’actifs jusqu’à une reprise complète de l’activité avec un « QE » (Quantitative easing ) minimum de 120 milliards de dollars par mois. La masse monétaire M1 aux États-Unis qui était de 200 milliards de dollars en 1980, encore de 1.000 milliards de dollars en 2010, s’élève aujourd’hui à 7.000 milliards de dollars.

Les marchés spéculent aussi sur une issue positive concernant le plan de stimulus de l’activité aux États-Unis, en ignorant les statistiques sanitaires du Covid et en concentrant leur attention sur la vaccination progressive des populations. Les démocrates et les républicains pourraient trouver un consensus pour un plan supplémentaire immédiat de 750 milliards de dollars (bonus hebdomadaire de 300 dollars pour les chômeurs, aides pour les entreprises). La plupart des programmes d’aide du Care Act de 2.200 milliards de dollars, voté en mars 2020, prendront fin le 31 décembre 2020.

La situation de la France est catastrophique. Le système de retraite par répartition est menacé. Le comité de suivi des retraites doit bientôt rendre un avis pour sommer l’exécutif de réformer. Voilà trois ans déjà qu’il tire la sonnette d’alarme. Selon Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, le chômage sera de 11 % en France en 2021. Quant au gouvernement, avec un taux de croissance de 6 % en 2021 qui ne sera jamais atteint, il prévoit un déficit public de 8,5 % et un endettement catastrophique de 122,4 % fin 2021. La Cades (Caisse d’amortissement de la  sociale) qui porte les déficits cumulés de la Sécurité sociale, vient de prendre 136 milliards de dette sociale. Selon Eric Woerth, président de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, « quelqu’un va payer un jour ! »

La France est en train de basculer dans l’Europe du Sud. À fin 2020, la dette publique sera déjà de 2.700 milliards d’euros, soit 120 % du PIB. Les rêveurs de l’annulation de dette (Mélenchon, Montebourg) souhaitent effacer les 2.400 milliards d’euros de titres rachetés par la BCE à tous les Etats de la zone euro, soit 556 milliards de dette italienne et 596 milliards de dette française, soit une dette diminuée de 20 % seulement pour la France. Cette dernière n’est pas seule à la BCE et toutes les dettes rachetées aux autres pays devraient aussi être effacées. De plus, si l’on annule les titres détenus par la BCE, cela créera une perte dans ses comptes, qui devra être recapitalisée par tous les États. La BCE ne distribuerait plus aussi les 6,1 milliards d’euros de dividendes payés à la France en 2019. Et d’après Christine Lagarde, cet effacement serait illégal selon les traités. Les effaceurs de dettes sont des vendeurs de vent. Ils risquent seulement de faire monter les taux d’intérêt en effrayant les investisseurs.

Une autre alternative serait la dette perpétuelle des États jamais remboursée, les États ne payant que des taux d’intérêts, mais le jour où les taux remonteront, cela fera très mal aux budgets des États et la dette sera toujours là. La perpétuité véritable des dettes n’existe pas ; un jour ou l’autre, il faut les rembourser.

La troisième possibilité est celle de l’économiste communiste Thomas Piketty qui souhaite faire payer les riches pour rembourser la dette par des hausses d’impôt sur le revenu ou des nouveaux impôts sur la fortune afin de faire fuir les derniers riches qui n’ont pas encore quitté le territoire français. L’imbécillité de l’ISF : rapport annuel de 5 milliards d’euros pour le budget de l’État, coût annuel pour le PIB français, 50 milliards d’euros !

Le processus de destruction des monnaies continue et d’ici un an ou deux le problème des dettes de l’Europe du Sud, dont la France, fera exploser le Système en même temps que la zone euro. La solution retenue sera celle dont personne ne parle : la banqueroute ou, beaucoup plus probablement, la dévaluation des nouvelles monnaies nationales et l’hyperinflation.

 

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

7 pensées sur “Les dettes du gaspillage, de l’immigration et du Covid ne seront pas annulées

  • 21 décembre 2020 à 5 h 36 min
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    Désormais c’est Fillon qui fait vos textes. Un ancien PC.

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    • 21 décembre 2020 à 9 h 20 min
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      @Ppol

      Remarque intéressante … merci

      On apprécie un arbre à ses fruits et non à ce que les sectaires en disent.
      Il y a plus d’une année que Marc Rousset collabore avec nous et nous fournit des textes avec chiffres à l’appui et des constatations économiques souvent très pertinentes

      Quand nous ne sommes pas d’accord avec un raisonnement ou une conclusion – nous nous permettons de le signaler par une remarque NDLR

      Exemple : Nous sommes évidemment en désaccord avec toute attaque du grand capital contre les régimes de pension des travailleurs et nous le soulignons. Par contre nous sommes totalement d’accord avec l’assertion à l’effet que les immenses dettes publiques et privées vont entrainer l’effondrement du système capitaliste … ce que répète M. Rousset

      Fillon pas Fillon = rien à foutre quand une vérité est énoncée il faut la répéter.

      Merci pour votre post Monsieur

      Robert Bibeau

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      • 22 décembre 2020 à 18 h 18 min
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        Je suis d’accord avec Robert sur l’appréciation des analyses de Mr Rousset, souvent très instructives (et dont je viens d’ailleurs de citer un extrait dans l’un de mes articles).

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  • Ping : Les dettes du gaspillage, de l’immigration et du Covid ne seront pas annulées | Raimanet

  • 22 décembre 2020 à 10 h 48 min
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    d’aucun disent que les français auraient fait des économies avec tout ces restaurant fermé et que cela pourrait représenter 200 milliards d’€uro . devinez l’idée de petit génie qui a germer dans les têtes du gouvernement ?

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  • 28 décembre 2020 à 14 h 54 min
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    je suis d’accord avec l’article, et je dirais même qu’il est fort probable qu’au bout de l’année 2021, les états occidentaux recourent à l’économie planifiée pour les masses au chômage et sans revenu, les tickets ou bons d’alimentation, et les loyers révisés et standardisés selon des normes strictes et nouvelles ! l’obligation de travailler dans n’importe quoi pourrait être exigée en retour avec un salaire minimum encore pus en deçà des minimas présents avec des bons ou chèque repas en complément !

    Ceci s’ils n’inventent pas la pillule du suicide autorisé par l’état avant !  »le droit à mourir » qu’ils appellent et qu’ils garantiraient aux pauvres et miséreux, malades et autres ! et pendant ce temps les espèces de cons qu’on appelle ici les baby boomers –  »snowbirds » avec leurs Bus-Camping car qui coûtent 1 million de dollar, et qui rêvent de rejoindre leur Floride bien aimée auront l’air de ce qu’ils sont vraiment : une racaille qui porte bien son nom, et qui en jette a plus de 70 piges qui n’en ont rien a cirer des plus jeunes !

    Au fait, l’OMS vient de publier d’autres rapports, les Corona Virus de souche aussi méchantes que celle ci vont se multiplier ! préparons-nous au pire !

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