TRAVAIL PRODUCTIF ET IMPRODUCTIF: DE QUOI PARLE-T-ON? (Robin Goodfellow, Février 2008)

Salut camarades.

Ci dessous un texte d’ ex-bordiguistes, que je qualifiais de « gardiens du feux du marxisme, » une manière de considérer leur dogmatisme comme un vaccin contre le révisionnisme.


Le débat qui se poursuit consiste à savoir ce qui est productif et improductif il concerne essentiellement la production de plus value. Il semble donc indispensable de rappeler la distinction que Marx fait entre travail productif et travail productif de plus-value.


« Du simple point de vue du procès de travail en général, est productif le travail qui se réalise en un produit ou, mieux, une marchandise. Du point de vue de la production capitaliste, il faut ajouter : est productif le travail qui valorise directement le capital ou produit de la plus-value, c’est-à-dire le travail qui se réalise, sans aucun équivalent pour l’ouvrier qui l’exécute, en une plus-value représentée par un surproduit, donc en un incrément additionnel de marchandises pour celui qui monopolise les moyens de travail, le capitaliste. En somme, seul est productif le travail qui pose le capital variable – et partant le capital total – comme C + C = C + v, autrement dit, le travail utilisé directement par le capital comme agent de son auto-valorisation, comme moyen pour produire de la plus-value. » ( Travail productif et improductif ( extrait du chapitre inédit du capital)


Cette distinction est importante dans le sens ou l’une fait la distinction typiquement saint simonienne entre ceux qui participent à la production en général et la marxiste qui d’un point de vue capitaliste ne considère que la plus-value qui est la substance de son auto-valorisation. Marx va préciser quelques lignes plus loin sa pensée.



« Il faut toute l’étroitesse d’esprit du bourgeois, qui tient la forme capitaliste pour la forme absolue de la production, et donc pour sa forme naturelle, pour confondre ce qui est travail productif et ouvrier productif du point de vue du capital avec ce qui est travail productif en général, de sorte qu’il se satisfait de cette tautologie : est productif tout travail qui produit en général, c’est-à-dire qui aboutit à un produit ou valeur d’usage quelconque, voire à un résultat quel qu’il soit. Seul est productif l’ouvrier dont le procès de travail correspond au procès productif de consommation de la force de travail – du porteur de ce travail – par le capital ou le capitaliste. » (Travail productif et improductif extrait du chapitre inédit du capital).

L’intérêt de cette distinction, est de savoir si le capital n’ est pas entrée dans sa crise de reproduction finale, crise ou le capital fictif n’ est plus capable de se valoriser dans l’ économie réelle. Le taux de l’ endettement mondial accentuer par les confinements COVID ne faisant qu’ aggraver cette situation le tout débouchant sur de la création monétaire à perpétuité visant à maintenir les bourses artificiellement en injectant de la monnaie banques centrales. A partir de cette équation économique il est préférable de produire des analyses sérieuses sur la capacité actuelle du capitalisme à rebondir ou à crever, c’ est tout l’enjeu du débat sur ce qui est productif et improductif. Certains comme ATTAC et dans une certaine mesure « Orage » tente d’ assimiler « pas seulement les transports » mais le secteur financier et commercial à des créateurs de plus-value.   Lien pour consulter ATTAC :De quoi le travail productif est-il le nom ?
Mardi 19 décembre 2017, par Christophe Darmangeat *  Télécharger l’article au format PDF.

 

Pour consulter l’étude du groupe Robin Goodfellow sur le travail productif et improductif (25 pages format PDF) cliquer sur le lien URL  ci-dessous:

TRAVAIL PRODUCTIF ET IMPRODUCTIF: DE QUOI PARLE-T-ON?

 

Une réflexion sur “TRAVAIL PRODUCTIF ET IMPRODUCTIF: DE QUOI PARLE-T-ON? (Robin Goodfellow, Février 2008)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *