Épidémie coronavirus. Bilan social et sociétal 2020 pour la France et la Suède

Par Dominique Delawarde.

1 – Bilan social et sociétal 2020 pour la France :

 

La gestion de l’épidémie en France par l’exécutif est loin d’avoir été exemplaire. Elle n’est jamais parvenue à susciter la confiance et l’unité du pays, nécessaires pour réussir à limiter les dégâts.

 

Initialement prise à la légère, l’épidémie a conduit nos dirigeants à commettre de grosses erreurs initiales (Match Lyon-Turin du 26 février; mauvais exemple d’un Président bravache au théâtre le 7 mars et en sortie sans précaution le 23 mars, en plein confinement; élections municipales du 15 mars, multiples mensonges visant à dissimuler l’impréparation du pays (saga des masques jugés inutiles lorsque l’on en avait pas, puis indispensables lorsqu’on en a eu); pas de stratégie de prise en charge précoce autre que le doliprane et le retour à domicile; appel beaucoup trop tardif aux laboratoires vétérinaires pour tester; interdiction à la médecine de ville de prescrire certains médicaments et de traiter les patients au plus tôt, appel très insuffisant et tardif au privé, centralisation de la gestion de l’épidémie au plus haut niveau de l’état, conflits d’intérêt à tous les étages …etc ….etc…

 

Malheureusement pour notre gouvernance, ces erreurs ne sont pas passées inaperçues du grand public et n’ont pas été oubliées. Dans une large partie de la population (la plus éclairée), la confiance a été mise à mal envers un exécutif tout puissant mais peu performant, un parlement «godillot», des conseils scientifiques et une administration de la santé plus marqués par les conflits d’intérêt que par leur compétence; un monde scientifique français divisé en deux camps, les disciples d’Hippocrate et les Diafoirus à la solde de Gilead,  qui s’écharpent sur les plateaux de télévision sur les traitement et les stratégies à suivre; défiance enfin et surtout envers la grande majorité des médias mainstream qui ont repris avec zèle et servilité les déclarations gouvernementales, disant tout et son contraire, délivrant «ad nauseam» leur sinistre propagande et déroulant le tapis rouge aux suppôts de Big Pharma. Trois exceptions notables ont toutefois pu être observées dans les médias mainstream: Sud Radio, France Soir et C-News qui ont redoré quelque peu l’image de la profession de journaliste.

 

Cette défiance d’une majorité de la population s’est déjà exprimée lors du 2ème tour des élections municipales de juin dernier où les résultats ont été désastreux pour les candidats de la majorité présidentielle. Celle ci a perdu la moitié des voix qu’elle avait réussi à rassembler au 1er tour de Mars 2020. Le groupe parlementaire LREM a d’ailleurs perdu 32 de ses membres en 2020, qui sont venus s’ajouter aux 12 qui avaient déjà déserté le parti depuis 2017.

https://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/depuis-2017-le-groupe-lrem-perd-un-depute-tous-les-deux-mois-et-demi-20191113

 

Le résultat observable de cette gestion erratique de l’épidémie est une profonde division de la société française. En fonction des sources d’information fréquentées (médias mainstream ou médias alternatifs internet) chacun a choisi son camp et refuse désormais d’écouter l’autre.

Une partie accorde encore sa confiance aux «pilotes», l’autre ne l’accorde plus. Une partie croit au très parisien conseil scientifique, d’autre préfère croire en l’équipe de l’IHU de Marseille. Certains soutiennent encore le Remdesivir de Gilead (notoirement nocif), d’autres préfèrent la chloroquine en traitement précoce, certains soutiennent les confinements, d’autres pensent que ce remède est, in fine, pire que le mal. Les jeunes et les vieux, les villes et les campagnes, les fonctionnaires et les chefs de PME, les actifs et les retraités ne voient pas forcément la crise de la même manière.

 

Il est vrai que les décisions prises par la gouvernance affectent plus ou moins les individus et leur famille selon leur statut et leur situation personnelle.

 

Les retraités et les fonctionnaires n’ont pas vraiment connu de pertes de revenus. Leurs points de vue sur la gestion de l’épidémie sont forcément différents de ceux qui perdent leur revenu et leur outil de travail parce que les aides promises par l’État n’arrivent pas ou arrivent trop tard. Les hôteliers et restaurateurs, les petits commerçants, les salles de sport et de spectacles, ceux dont l’activité gravitent autour du tourisme ou de la culture ont certainement beaucoup souffert et ne comprennent pas toujours la cohérence des décisions prises.

 

Il est vrai que la cohérence n’est pas toujours évidente. Voici, deux exemples vécus récemment :

 

1 – Le 16 décembre dernier, dans un vol Paris-Montréal de plus de 7h00, plus de 200 passagers entassés les uns contre les autres dans une cabine quasi-pleine se côtoient  avec le port du masque. A l’heure du repas, chacun baisse le masque pour consommer le repas proposé par Air France. Pour une heure de temps, la cabine de l’avion est donc transformé en restaurant de 200 couverts sans la moindre distanciation sociale, à touche touche avec des voisins que nous ne connaissons pas. Nous n’avions eu qu’une prise de température au thermomètre pistolet avant d’embarquer. J’ai eu une pensée émue pour nos restaurateurs qui prenaient, eux, beaucoup plus de précautions pour servir leurs clients lorsqu’ils étaient ouverts ……. Où est la cohérence?

 

2 – De retour du Canada, l’un des grands pays occidentaux les moins touchés par la Covid-19, un test pour le Covid-19 est exigé pour entrer sur le territoire français. C’est très bien ! J’adhère. Mais j’apprends le jour même que le test n’est pas demandé aux passagers venant de Belgique, d’Italie, d’Allemagne, des Pays Bas, pays beaucoup plus affectés par le Covid que le Canada. En clair, Un ressortissant français rentrant du Canada où la procédure d’accès aux zones d’embarquement est beaucoup plus sérieuse qu’à Roissy, présenterait un risque plus sérieux qu’un citoyen Belge dont le pays est le plus infecté au monde….. Où est la cohérence ? D’autant que le Canada n’exige pas des français un  test pour entrer sur son territoire et que la réciprocité ne peut être invoquée.

 

L’observateur peut avoir l’impression que l’on construit, en France, des lignes Maginot contre l’ennemi viral (confinements et couvre-feux à répétition) mais qu’on laisse, dans le même temps, des failles béantes dans ce mur, en laissant nos frontières ouvertes sans restriction avec les pays clusters du moment (Belgique, Allemagne, Italie, Espagne). Les règles de libre circulation dans l’espace Schengen peuvent pourtant être suspendues temporairement pour des raisons de sécurité nationale.La France l’a-t-elle fait pour des raisons sanitaires à l’égard des ressortissants des pays européens les plus affectés par l’épidémie ? A ma connaissance non. Le Danemark l’a fait.

 

Parmi ceux qui ont le plus souffert de la gestion de l’épidémie, figurent aussi les personnes âgées, isolées dans leurs EPHAD, qui ont perdu le peu de ce qu’il leur restait et auquel elles tenaient: les visites de leurs proches.

 

Il faut aussi évoquer les jeunes, les difficultés rencontrées dans leur cursus scolaire, les risques de décrochage, leurs grandes difficultés à trouver un premier emploi.

 

Il faut enfin souligner le bouleversement de la vie sociale, telle que nous la connaissions encore en Janvier 2020 ( suspension de longue durée des activités associatives, culturelles et sportives, distanciation sociale, port du masque en tous lieux, limite aux libertés (déplacement, expression); règles et obligations spécifiquement françaises (autorisation dérogatoire de sortie) toujours plus contraignantes fixées par le pouvoir central en tous domaines; répression se traduisant parfois par de la maladresse, voire par des bavures et ne visant pas toujours les bonnes cibles…

 

L’apparition du variant anglais et l’explosion depuis le début de l’année 2021 de la contamination qui en découle ne laisse pas présager de rebond économique au premier semestre 2021, bien au contraire, l’économie du bateau «France» continue inexorablement de sombrer. On ne ressuscitera pas d’un coup de baguette magique toutes les entreprises qui auront mis la clef sous la porte depuis un an faute d’une arrivée en temps et en heure des aides gouvernementales promises à grand fracas médiatique. On ne ressuscitera pas non plus les chefs d’entreprises qui se seront suicidés après avoir tout perdu. On ne restaurera pas en un claquement de doigt les emplois détruits par milliers dans de grandes entreprises (Accor, Airbus …..).

 

Il faudra plusieurs années au pays avant de retrouver un PIB équivalent à celui de 2019.

Enfin, les relations et liens sociaux entre les personnes ne sont pas prêts d’être rétablis dans l’état où ils se trouvaient au début de l’année 2020.

 

2 – Mais qu’en sera-t-il vraiment après la vaccination de masse ?

 

Il est encore beaucoup trop tôt pour préjuger de l’efficacité réelle du vaccin sur les formes nouvelles du virus. L’État «pilote» en matière de vaccination de masse Covid-19, encore bien expérimentale tant on connaît peu de chose sur ces nouveaux vaccins conçus et produits à la hâte,  est incontestablement Israël.

 

Israël a commencé sa campagne le 19 décembre dernier. Cet État aurait déjà vacciné un quart de sa population totale dont 75% de sa population à risque de plus de 65 ans. Mais les premiers impacts du vaccins ne commenceront à se faire sentir que 4 semaines après la première injection soit à partir du 16 janvier. Il faudra donc suivre avec attention l’évolution des courbes de contamination et de nombre de décès quotidiens sur les 4 prochaines semaines. Elles devraient commencer à s’infléchir progressivement.

 

Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que la contamination et le nombre de décès explosent en Israël alors même que le pays est en confinement depuis le 27 décembre (près de trois semaines) et que le nombre de cas sérieux reste à un niveau très élevé pour le pays et ne baisse pas …. ce qui porte en germe un nombre encore élevé de décès dans les jours qui viennent.  Les deux courbes de contamination et de nombre de décès quotidien devraient pourtant commencer à s’infléchir sous l’effet du confinement prolongé. En clair, dans la baisse inéluctable des deux courbes qui devrait intervenir dans les semaines qui viennent, on aura des difficultés à attribuer les baisses constatées au confinement ou au vaccin…

 

Quelques premières observations de cette expérience de vaccination de masse sont données ci après. Elles sont de sources journalistiques israéliennes (Jerusalem Post et Haaretz) (12 janvier)

1 – Les autorités affirment que d’ici fin mars, 5 millions d’israéliens (sur 9,2 millions) auront reçu leurs deux doses de vaccin.

2 – 17 % des patients hospitalisés aujourd’hui en état sérieux avaient déjà reçu une première injection vaccinale, ce qui signifie qu’une première injection ne donne pas d’immunité complète …et ne garantit pas la survie.

3 – Alors qu’on prend la précaution de vérifier que le patient n’est pas atteint du Covid avant de vacciner, 4,6% des patients vaccinés d’une première dose ont été diagnostiqués Covid dans les 7 jours suivant leur première injection, 6,4% l’ont été dans la deuxième semaine, 3,8% l’ont été dans la 3ème semaine. Le total est important. La question qui se pose est de savoir combien d’entre eux auraient été contaminés s’ils n’avaient pas été vaccinés ?

4 – 375 personnes ont été hospitalisées suite à leur première injection (244 dans les 7 premiers jours, 124 dans la deuxième semaine, et 7 après 15 jours.

5- Les effets secondaires sont plus fréquents et plus sévères après la deuxième dose qu’après la première. Ils touchent plus fréquemment les femmes de 40 à 60 ans que les hommes.

 

Ces premiers constats ne permettent pas encore de tirer des conclusions définitives. Seule l’évolution des courbes de contamination et de décès pourra donner une idée de l’efficacité du vaccin et le temps permettra d’en mesurer plus précisément les effets secondaires sous réserve que les informations données à la population soient sincères.

 

Pour l’instant, la prudence et les conseils de mon amie, la souris de laboratoire, m’incite à attendre d’en savoir plus avant de me précipiter à la grande fête vaccinale ….. Je vais laisser du temps au temps, observer et analyser les faits, avant de prendre une décision dans quelques mois, voire quelques années…..

 

D’autant que les autorités de santé norvégiennes viennent d’alerter sur le danger qu’il pourrait y avoir à vacciner des personnes âgées de plus de 80 ans et atteinte d’une autre pathologie. 23 d’entre elles sont décédées en Norvège peu après avoir été vaccinées. Les autopsies pratiquées auraient révélée une possible réaction au vaccin.  23 est un nombre important pour un petit pays de 5,4 millions d’habitants qui n’avait vacciné que 33 000 personnes. La Norvège est le pays qui a eu le taux de mortalité le plus bas d’Europe. Ses autorités de santé se sont montrés efficaces et honnêtes. J’ai tendance à leur faire confiance.

 

https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-01-15/norway-warns-of-vaccination-risks-for-sick-patients-over-80

 

            Cette mise en garde norvégienne sera, à n’en pas douter, entendue dans tous les pays scandinaves.

 

Il reste à souhaiter qu’elle le soit aussi en France et que les autorités de santé de notre pays et nos médias mainstream soient aussi transparents et honnêtes qu’en Norvège pour informer la population sur tous les effets secondaires du vaccin. S’il y a eu 23 décès en Norvège après une première injection, il y en aura certainement bien davantage en France. Il ne faudrait pas qu’ils soient classés trop rapidement dans les «morts de vieillesse» et oubliés.

 

https://www.wikistrike.com/2021/01/vaccin-pfizer-la-norvege-premier-pays-a-reconnaitre-deja-23-deces-post-vaccinaux.html

 

3 – Quelques liens vidéos à ne pas manquer:

 

Les deux dernières prises de parole de notre Panoramix national visionnées  pour la première par 1,21 millions d’internautes sur You Tube

https://www.youtube.com/watch?v=U7CmzEW8k3M&t=722s

Pour la seconde, plus courte, par 826 000 internautes en 4 jours

https://www.youtube.com/watch?v=v4t4xl5h5cQ

 

Une dernière interview-vidéo de Sud Radio visionnées par 156 000 internautes et commentée par 1 200 d’entre eux qui a pour titre :  Vers un conseil scientifique indépendant? L’APPEL DU 9 janvier 2021 SANTÉ LIBRE :

SANTÉ LIBRE. Des collectifs de médecins français se révoltent…enfin!


 

4 – Deux mots sur un tableau concernant la Covid en Suède:

 

Nb de cas confirmés Nbre hospitalisés en soins intensifs Nombre de décès
– de 40 ans 241 833 46,6 % 258 5,7 % 26 0,26%
40-59 ans 180 922 34,9 % 1 541 34,3 % 285 2,8 %
60-79 ans 68 738 13,25 % 2 397 53,4 % 2 729 26,8 %
80-89 ans 18 244 3,52 % 1 097 24,4 % 4 306 42,3 %
 90 ans et +, 8 990 1,7 % 6 0,1 % 2 815 27,6%
Total 518 783 100 % 4 491 100 % 10 185 100 %

 

Commentaires :

A ce jour, 5,2 % des suédois ont été testés positifs à la Covid-19 (518 783 / 10,1 millions d’h),
1 habitant sur mille en est décédé. 97% des individus décédés avaient plus de 60 ans.

1 – S’il a moins de 40 ans,  1 suédois sur 9 301 atteint du Covid décède (241 833 cas / 26 décès)

2 – Entre 40 et 59 ans, 1 suédois sur 635 atteint du Covid décède ( 180 922 cas / 285 décès)

3 – Entre 60 et 79 ans, 1 suédois sur 25 décède s’il est atteint du Covid (68 738 cas / 2729 décès)

4 – Entre 80 et 89 ans, 1 suédois sur 4,2 décède s’il est atteint du Covid (plus des 3 quarts survivent).

5 – A 90 ans et +, 1 suédois sur 3,2 décède s’il est atteint du Covid

 

Conclusion 1: A plus de 90 ans, on a encore plus de 2 chances sur 3 de s’en sortir dans un pays non confiné et sans vaccin à ce jour, (et beaucoup plus si l’on est en bonne santé ……)

 

Conclusion 2: Il vaut mieux être jeune et en bonne santé qu’âgé et malade avant d’attraper la Covid.

 

 

Un faire part de naissance:

Le Ministère de la Santé,
La Direction Générale de la Santé,
La Direction de la Santé Publique,
Santé publique France,
La Direction de la Haute Autorité de Santé,
Les Directions des Agences Régionales de Santé,
La Direction de l’Agence Nationale Sanitaire,
La Direction de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé,
L’Agence Épidémiologie-France,

Le Centre National de Recherche Scientifique en Virologie Moléculaire,

L’Agence Nationale de sécurité du médicament et de la Santé,

Le Conseil Scientifique de la Présidence de la République,

Le Haut Commissariat de lutte contre les Épidémies,
Le Haut Conseil de Veille Sanitaire,
L’Agence Nationale de Sécurité de Logistique Médicale,
ont le plaisir de vous annoncer la naissance du petit dernier

Le Haut conseil d’orientation pour la stratégie vaccinale   …. Bravo 🍾

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

Une réflexion sur “Épidémie coronavirus. Bilan social et sociétal 2020 pour la France et la Suède

  • 22 janvier 2021 à 5 h 02 min
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    Le « pouvoir » ne fait pas des « erreurs » ; il a la volonté de faire le plus de mal possible au pays et à ses habitants , selon les « directives » du « NOM « , et par l’intermédiaire de « l’UE » ; il aura bien du mal à prouver le contraire.Le pire , c’est qu’il y a encore trop d’abrutis qui le suivent comme les « moutons de Panurge » !

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