Poutine avertit que le monde risque de sombrer dans un conflit «tous contre tous» semblable à celui des années 1930

Le président Poutine prévient que les grandes technologies posent une menace aux «institutions démocratiques légitimes».

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27 janvier 2021 « Centre d’échange d’informations » – Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que le monde risquait de sombrer dans un conflit «tous contre tous» au milieu des tensions causées par la pandémie de Covid-19 et des inégalités économiques croissantes.

S’adressant au Forum économique mondial mercredi pour la première fois en 12 ans, Poutine a établi des parallèles avec les années 1930 lorsqu’il a déclaré qu’un échec dans la résolution des problèmes internationaux avait déclenché la Seconde Guerre mondiale.

«Aujourd’hui, un tel conflit mondial est, je l’espère, en principe impossible», a déclaré Poutine dans son discours en ligne à l’Agenda de Davos. «Mais, je le répète, la situation peut évoluer de manière imprévisible et incontrôlable.»

Discours spécial de Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie | DAVOS AGENDA 2021

 

Président de la Russie Vladimir Poutine : Monsieur Schwab, cher Klaus,

Collègues,

Je suis allé à Davos à plusieurs reprises, pour assister aux événements organisés par M. Schwab, même dans les années 90. Klaus [Schwab] vient de rappeler que nous nous sommes rencontrés en 1992. En effet, pendant mon séjour à Saint-Pétersbourg, j’ai visité ce forum important à plusieurs reprises. Je tiens à vous remercier pour cette occasion aujourd’hui de transmettre mon point de vue à la communauté d’experts qui se réunit sur cette plateforme de renommée mondiale grâce aux efforts de M. Schwab.

Tout d’abord, Mesdames et Messieurs, je voudrais saluer tous les participants au Forum économique mondial.

Il est gratifiant que cette année, malgré la pandémie, malgré toutes les restrictions, le forum continue de poursuivre ses travaux. Bien qu’il se limite à la participation en ligne, le forum se déroule de toute façon, offrant aux participants l’occasion d’échanger leurs évaluations et leurs prévisions lors d’une discussion ouverte et libre, compensant en partie le manque croissant de rencontres en personne entre les dirigeants des États, les représentants. du commerce international et du public ces derniers mois. Tout cela est très important maintenant, alors que nous avons tant de questions difficiles à répondre.

Le forum actuel est le premier du début de la troisième décennie du 21 e siècle et, naturellement, la majorité de ses sujets sont consacrés aux changements profonds qui se produisent dans le monde.

En effet, il est difficile d’ignorer les changements fondamentaux dans l’économie mondiale, la politique, la vie sociale et la technologie. La pandémie de coronavirus, que Klaus vient de mentionner, qui est devenue un défi majeur pour l’humanité, n’a fait que stimuler et accélérer les changements structurels, dont les conditions avaient été créées il y a longtemps. La pandémie a exacerbé les problèmes et les déséquilibres qui se sont accumulés dans le monde auparavant. Il y a toutes les raisons de croire que les différences vont probablement se renforcer. Ces tendances peuvent apparaître pratiquement dans tous les domaines.

Inutile de dire qu’il n’y a pas de parallèles directs dans l’histoire. Cependant, certains experts – et je respecte leur opinion – comparent la situation actuelle aux années 1930. On peut être d’accord ou pas d’accord, mais certaines analogies sont encore suggérées par de nombreux paramètres, y compris la nature globale et systémique des défis et des menaces potentielles.

Nous assistons à une crise des modèles et instruments précédents de développement économique. La stratification sociale se renforce à la fois au niveau mondial et dans les pays individuels. Nous en avons déjà parlé. Mais cela, à son tour, provoque aujourd’hui une forte polarisation des opinions publiques, provoquant la croissance du populisme, du radicalisme de droite et de gauche et d’autres extrêmes, et l’exacerbation des processus politiques internes, y compris dans les principaux pays.

Tout cela affecte inévitablement la nature des relations internationales et ne les rend pas plus stables ou prévisibles. Les institutions internationales s’affaiblissent, les conflits régionaux se succèdent et le système de sécurité mondiale se détériore.

 

Klaus a mentionné la conversation que j’ai eue hier avec le président américain sur la prolongation du nouveau START. C’est, sans aucun doute, un pas dans la bonne direction. Néanmoins, les différences conduisent à une spirale descendante. Comme vous le savez, l’incapacité et la réticence à trouver des solutions de fond à des problèmes comme celui-ci au 20 e siècle ont conduit à la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale.

Bien sûr, un conflit mondial aussi intense est impossible en principe, je l’espère. C’est ce sur quoi je mets mes espoirs, car ce serait la fin de l’humanité. Cependant, comme je l’ai dit, la situation pourrait prendre une tournure inattendue et incontrôlable – à moins que nous ne fassions quelque chose pour l’empêcher. Il y a une chance que nous soyons confrontés à un effondrement formidable du développement mondial, qui sera semé d’une guerre de tous contre tous et de tentatives de gérer les contradictions par la nomination d’ennemis internes et externes et la destruction non seulement des valeurs traditionnelles. comme la famille, qui nous tient à cœur en Russie, mais les libertés fondamentales comme le droit au choix et la vie privée.

Je voudrais souligner les conséquences démographiques négatives de la crise sociale actuelle et de la crise des valeurs, qui pourraient conduire l’humanité à perdre des continents civilisationnels et culturels entiers.

Nous avons la responsabilité partagée de prévenir ce scénario, qui ressemble à une sombre dystopie, et de veiller à la place à ce que notre développement emprunte une trajectoire différente – positive, harmonieuse et créative.

Dans ce contexte, je voudrais parler plus en détail des principaux défis auxquels, je crois, la communauté internationale est confrontée.

Le premier est socio-économique.

En effet, à en juger par les statistiques, même en dépit des crises profondes de 2008 et 2020, les 40 dernières années peuvent être qualifiées de réussies ou même de très réussies pour l’économie mondiale. À partir de 1980, le PIB mondial par habitant a doublé en termes de parité du pouvoir d’achat réel. C’est certainement un indicateur positif.

La mondialisation et la croissance intérieure ont entraîné une forte croissance dans les pays en développement et sorti plus d’un milliard de personnes de la pauvreté. Donc, si nous prenons un niveau de revenu de 5,50 dollars par personne et par jour (en termes de PPA), alors, selon la Banque mondiale, en Chine, par exemple, le nombre de personnes à faible revenu est passé de 1,1 milliard en 1990 à moins de 300 millions ces dernières années. C’est définitivement le succès de la Chine. En Russie, ce nombre est passé de 64 millions de personnes en 1999 à environ 5 millions maintenant. Nous pensons que c’est aussi un progrès dans notre pays, et d’ailleurs dans le domaine le plus important.

Pourtant, la principale question, à laquelle la réponse peut, à bien des égards, donner une idée des problèmes actuels, est de savoir quelle était la nature de cette croissance mondiale et qui en a le plus bénéficié.

Bien entendu, comme je l’ai mentionné plus tôt, les pays en développement ont beaucoup profité de la demande croissante de leurs produits traditionnels et même nouveaux. Cependant, cette intégration dans l’économie mondiale s’est traduite par plus que de nouveaux emplois ou de plus grandes recettes d’exportation. Elle avait également ses coûts sociaux, notamment un écart important des revenus individuels.

Qu’en est-il des économies développées où les revenus moyens sont beaucoup plus élevés? Cela peut paraître ironique, mais la stratification dans les pays développés est encore plus profonde. Selon la Banque mondiale, 3,6 millions de personnes vivaient avec des revenus inférieurs à 5,50 dollars par jour aux États-Unis en 2000, mais en 2016, ce nombre est passé à 5,6 millions de personnes.

Parallèlement, la mondialisation a entraîné une augmentation significative des revenus des grandes entreprises multinationales, principalement américaines et européennes.

Soit dit en passant, en termes de revenu individuel, les économies développées d’Europe affichent la même tendance que les États-Unis.

Mais là encore, en termes de bénéfices des entreprises, qui s’est emparé des revenus? La réponse est claire: un pour cent de la population.

Et que s’est-il passé dans la vie des autres? Au cours des 30 dernières années, dans un certain nombre de pays développés, les revenus réels de plus de la moitié des citoyens ont stagné, pas augmenté. Pendant ce temps, le coût des services d’éducation et de santé a augmenté. Savez-vous de combien? Trois fois.

En d’autres termes, des millions de personnes, même dans les pays riches, ont cessé d’espérer une augmentation de leurs revenus. En attendant, ils sont confrontés au problème de savoir comment se maintenir en bonne santé et ceux de leurs parents et comment offrir à leurs enfants une éducation décente.

Il n’y a pas d’appel pour une masse énorme de personnes et leur nombre ne cesse de croître. Ainsi, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), en 2019, 21% ou 267 millions de jeunes dans le monde n’ont étudié ni travaillé nulle part. Même parmi ceux qui avaient un emploi (ce sont des chiffres intéressants), 30% avaient un revenu inférieur à 3,2 dollars par jour en termes de parité de pouvoir d’achat.

Ces déséquilibres du développement socio-économique mondial sont le résultat direct de la politique menée dans les années 80, souvent vulgaire ou dogmatique. Cette politique reposait sur le soi-disant Consensus de Washington avec ses règles non écrites, quand la priorité était donnée à la croissance économique basée sur une dette privée dans des conditions de dérégulation et de faibles impôts sur les riches et les entreprises.

Comme je l’ai déjà mentionné, la pandémie de coronavirus n’a fait qu’exacerber ces problèmes. Au cours de la dernière année, l’économie mondiale a subi sa plus forte baisse depuis la Seconde Guerre mondiale. En juillet, le marché du travail avait perdu près de 500 millions d’emplois. Oui, la moitié d’entre eux ont été restaurés à la fin de l’année, mais près de 250 millions d’emplois ont été perdus. C’est un chiffre important et très alarmant. Au cours des neuf premiers mois de l’année dernière seulement, les pertes de revenus se sont élevées à 3,5 billions de dollars. Ce chiffre augmente et, par conséquent, la tension sociale augmente.

Dans le même temps, la reprise post-crise n’est pas du tout simple. Si, il y a 20 ou 30 ans, nous aurions résolu le problème en stimulant des politiques macroéconomiques (d’ailleurs, cela se fait encore), aujourd’hui ces mécanismes ont atteint leurs limites et ne sont plus efficaces. Cette ressource a perdu son utilité. Il ne s’agit pas d’une conclusion personnelle sans fondement.

Selon le FMI, le niveau global de la dette souveraine et privée a approché 200% du PIB mondial et a même dépassé 300% du PIB national dans certains pays. Dans le même temps, les taux d’intérêt dans les pays développés à économie de marché sont maintenus à presque zéro et à un niveau historiquement bas dans les pays émergents.

Pris ensemble, cela rend la stimulation économique avec les méthodes traditionnelles, à travers une augmentation des prêts privés pratiquement impossible. Le soi-disant assouplissement quantitatif ne fait qu’augmenter la bulle de la valeur des actifs financiers et creuser la fracture sociale. Le fossé grandissant entre l’économie réelle et l’économie virtuelle (d’ailleurs, des représentants du secteur de l’économie réelle de nombreux pays m’en ont parlé à de nombreuses reprises, et je crois que les représentants d’entreprises présents à cette réunion seront d’accord avec moi) constitue une menace très réelle. et se heurte à des chocs graves et imprévisibles.

L’espoir qu’il sera possible de redémarrer l’ancien modèle de croissance est lié au développement technologique rapide. En effet, au cours des 20 dernières années, nous avons créé une fondation pour la soi-disant quatrième révolution industrielle basée sur une large utilisation de l’IA, de l’automatisation et de la robotique. La pandémie de coronavirus a considérablement accéléré ces projets et leur mise en œuvre.

Cependant, ce processus conduit à de nouveaux changements structurels, je pense notamment au marché du travail. Cela signifie que de très nombreuses personnes pourraient perdre leur emploi à moins que l’État ne prenne des mesures efficaces pour empêcher cela. La plupart de ces personnes appartiennent à la soi-disant classe moyenne, qui est à la base de toute société moderne.

Dans ce contexte, je voudrais évoquer le deuxième défi fondamental de la décennie à venir – le défi sociopolitique. La montée des problèmes économiques et des inégalités divise la société, déclenchant l’intolérance sociale, raciale et ethnique. À titre indicatif, ces tensions éclatent même dans les pays dotés d’institutions apparemment civiles et démocratiques conçues pour atténuer et arrêter ces phénomènes et excès.

Les problèmes socio-économiques systémiques suscitent un tel mécontentement social qu’ils nécessitent une attention particulière et de vraies solutions. L’illusion dangereuse qu’ils peuvent être ignorés ou poussés dans un coin est lourde de conséquences graves.

Dans ce cas, la société sera toujours divisée politiquement et socialement. Cela est inévitable parce que les gens ne sont pas satisfaits non pas de certaines questions abstraites, mais de problèmes réels qui concernent tout le monde, quelles que soient les opinions politiques que les gens ont ou pensent avoir. Pendant ce temps, les vrais problèmes évoquent le mécontentement.

Je voudrais souligner un autre point important. Les géants technologiques modernes, en particulier les entreprises numériques, ont commencé à jouer un rôle croissant dans la vie de la société. On en dit beaucoup à ce sujet maintenant, notamment en ce qui concerne les événements qui ont eu lieu pendant la campagne électorale aux États-Unis. Ce ne sont pas seulement des géants économiques. Dans certains domaines, ils sont de facto en concurrence avec les États. Leur public est composé de milliards d’utilisateurs qui passent une partie considérable de leur vie dans ces écosystèmes.

De l’avis de ces entreprises, leur monopole est optimal pour l’organisation des processus technologiques et commerciaux. Peut-être que oui, mais la société se demande si un tel monopole répond aux intérêts publics. Où se situe la frontière entre le succès des entreprises mondiales, les services en demande et la consolidation du big data et les tentatives de gérer la société à sa propre discrétion et de manière dure, de remplacer les institutions démocratiques légales et essentiellement d’usurper ou de restreindre le droit naturel des personnes de décider eux-mêmes comment vivre, que choisir et quelle position exprimer librement? Nous venons de voir tous ces phénomènes aux États-Unis et tout le monde comprend de quoi je parle maintenant.

Et enfin, le troisième défi, ou plutôt une menace évidente que nous pourrions bien rencontrer dans la décennie à venir, est l’exacerbation de nombreux problèmes internationaux. Après tout, des problèmes socio-économiques internes non résolus et croissants peuvent pousser les gens à chercher quelqu’un à blâmer pour tous leurs problèmes et à rediriger leur irritation et leur mécontentement. Nous pouvons déjà le voir. Nous pensons que le degré de rhétorique de propagande de politique étrangère augmente.

Nous pouvons nous attendre à ce que la nature des actions pratiques devienne également plus agressive, y compris la pression sur les pays qui ne sont pas d’accord avec un rôle de satellites contrôlés obéissants, l’utilisation de barrières commerciales, des sanctions illégitimes et des restrictions dans les domaines financier, technologique et cyber.

Un tel jeu sans règles augmente considérablement le risque de recours unilatéral à la force militaire. L’usage de la force sous un prétexte farfelu est la raison d’être de ce danger. Cela multiplie la probabilité de nouveaux points chauds sur notre planète. Cela nous concerne.

Chers collègues, malgré cet enchevêtrement de différences et de défis, nous devons certainement garder une vision positive de l’avenir et rester attachés à un programme constructif. Il serait naïf de proposer des recettes miraculeuses universelles pour résoudre les problèmes ci-dessus. Mais nous devons certainement essayer d’élaborer des approches communes, rapprocher nos positions le plus possible et identifier les sources qui génèrent des tensions mondiales.

Une fois de plus, je veux souligner ma thèse selon laquelle les problèmes socio-économiques accumulés sont la raison fondamentale d’une croissance mondiale instable.

Ainsi, la question clé aujourd’hui est de savoir comment construire un programme d’actions afin non seulement de restaurer rapidement les économies mondiales et nationales touchées par la pandémie, mais pour s’assurer que cette reprise est durable à long terme, s’appuie sur une structure et aide à surmonter le fardeau des déséquilibres sociaux. De toute évidence, compte tenu des restrictions et de la politique macroéconomique ci-dessus, la croissance économique reposera largement sur des incitations fiscales, les budgets des États et les banques centrales jouant un rôle clé.

En fait, nous pouvons voir ce genre de tendances dans les pays développés et aussi dans certaines économies en développement. Un rôle croissant de l’État dans la sphère socio-économique au niveau national implique évidemment une plus grande responsabilité et une interaction interétatique étroite lorsqu’il s’agit de questions à l’ordre du jour mondial.

Des appels à une croissance inclusive et à la création d’un niveau de vie décent pour tous sont régulièrement lancés dans divers forums internationaux. C’est ainsi que cela devrait être, et c’est une vision tout à fait correcte de nos efforts conjoints.

Il est clair que le monde ne peut pas continuer à créer une économie qui ne profitera qu’à un million de personnes, voire au milliard d’or. C’est un précepte destructeur. Ce modèle est déséquilibré par défaut. Les développements récents, y compris les crises migratoires, l’ont réaffirmé une fois de plus.

Nous devons maintenant passer de l’énoncé des faits à l’action, en investissant nos efforts et nos ressources pour réduire les inégalités sociales dans chaque pays et pour équilibrer progressivement les normes de développement économique des différents pays et régions du monde. Cela mettrait fin aux crises migratoires.

L’essence et l’orientation de cette politique visant à assurer un développement durable et harmonieux sont claires. Ils impliquent la création de nouvelles opportunités pour tous, des conditions dans lesquelles chacun pourra se développer et réaliser son potentiel quel que soit l’endroit où il est né et vit

Je voudrais souligner quatre priorités clés, telles que je les vois. C’est peut-être une vieille nouvelle, mais puisque Klaus m’a permis de présenter la position de la Russie, ma position, je le ferai certainement.

Premièrement, chacun doit avoir des conditions de vie confortables, y compris un logement et des infrastructures de transport, d’énergie et de services publics abordables. En plus du bien-être environnemental, ce qui ne doit pas être négligé.

Deuxièmement, chacun doit être sûr d’avoir un emploi qui puisse assurer une croissance durable des revenus et, partant, un niveau de vie décent. Chacun doit avoir accès à un système efficace d’éducation permanente, qui est absolument indispensable maintenant et qui permettra aux gens de se développer, de faire carrière et de recevoir une pension et des avantages sociaux décents à la retraite.

Troisièmement, les gens doivent être certains qu’ils recevront des soins médicaux efficaces et de haute qualité chaque fois que cela sera nécessaire, et que le système de santé national garantira l’accès à des services médicaux modernes.

Quatrièmement, quel que soit le revenu familial, les enfants doivent pouvoir recevoir une éducation décente et réaliser leur potentiel. Chaque enfant a du potentiel.

C’est le seul moyen de garantir le développement rentable de l’économie moderne, dans laquelle les gens sont perçus comme la fin plutôt que comme les moyens. Seuls les pays capables de progresser dans au moins ces quatre domaines faciliteront leur propre développement durable et inclusif. Ces domaines ne sont pas exhaustifs et je viens d’en mentionner les principaux aspects.

Une stratégie, également mise en œuvre par mon pays, repose précisément sur ces approches. Nos priorités tournent autour des personnes, de leurs familles et visent à assurer le développement démographique, à protéger les personnes, à améliorer leur bien-être et à protéger leur santé. Nous travaillons maintenant à créer des conditions favorables à un travail digne et rentable et à un entrepreneuriat réussi et à assurer la transformation numérique en tant que fondement d’un avenir de haute technologie pour tout le pays, plutôt que celui d’un groupe restreint d’entreprises.

Nous avons l’intention de concentrer les efforts de l’État, du monde des affaires et de la société civile sur ces tâches et de mettre en œuvre une politique budgétaire avec les incitations appropriées dans les années à venir.

Nous sommes ouverts à la coopération internationale la plus large, tout en atteignant nos objectifs nationaux, et nous sommes convaincus que la coopération sur les questions de l’agenda socio-économique mondial aurait une influence positive sur l’atmosphère générale des affaires mondiales, et que l’interdépendance dans la résolution des graves problèmes actuels accroître également la confiance mutuelle qui est particulièrement importante et particulièrement d’actualité aujourd’hui.

De toute évidence, l’ère liée aux tentatives de construction d’un ordre mondial centralisé et unipolaire est terminée. Pour être honnête, cette ère n’a même pas commencé. Une simple tentative a été faite dans ce sens, mais c’est aussi maintenant de l’histoire. L’essence de ce monopole allait à l’encontre de la diversité culturelle et historique de notre civilisation.

La réalité est telle que des centres de développement vraiment différents avec leurs modèles, systèmes politiques et institutions publiques distinctifs ont pris forme dans le monde. Aujourd’hui, il est très important de créer des mécanismes d’harmonisation de leurs intérêts pour éviter que la diversité et la concurrence naturelle des pôles de développement ne déclenchent l’anarchie et une série de conflits prolongés.

Pour y parvenir, nous devons, en partie, consolider et développer des institutions universelles qui portent la responsabilité particulière d’assurer la stabilité et la sécurité dans le monde et de formuler et définir les règles de conduite tant dans l’économie mondiale que dans le commerce.

J’ai mentionné à plusieurs reprises que bon nombre de ces institutions ne traversent pas les meilleurs moments. Nous en avons parlé à plusieurs sommets. Bien entendu, ces institutions ont été créées à une époque différente. C’est clair. Probablement, ils ont même du mal à parer les défis modernes pour des raisons objectives. Cependant, je tiens à souligner que ce n’est pas une excuse pour y renoncer sans rien offrir en échange, d’autant plus que ces structures ont une expérience de travail unique et un potentiel énorme mais largement inexploité. Et il doit certainement être soigneusement adapté aux réalités modernes. Il est trop tôt pour le jeter dans la poubelle de l’histoire.

Naturellement, en plus de cela, il est important d’utiliser de nouveaux formats de coopération supplémentaires. Je fais référence à un phénomène tel que la multiversité. Bien sûr, il est également possible de l’interpréter différemment, à sa manière. Cela peut être considéré comme une tentative de pousser ses propres intérêts ou de feindre la légitimité de ses propres actions alors que tous les autres peuvent simplement hocher la tête en signe d’approbation. Ou il peut s’agir d’un effort concerté d’États souverains pour résoudre des problèmes spécifiques dans l’intérêt de tous. Dans ce cas, cela peut faire référence aux efforts visant à régler les conflits régionaux, à établir des alliances technologiques et à résoudre de nombreux autres problèmes, y compris la formation de transports transfrontaliers et de corridors énergétiques, etc.

Mesdames et Messieurs,

Cela ouvre de larges possibilités de collaboration. Les approches à multiples facettes fonctionnent. Nous savons par la pratique qu’ils fonctionnent. Comme vous le savez peut-être, dans le cadre, par exemple, du format Astana, la Russie, l’Iran et la Turquie font beaucoup pour stabiliser la situation en Syrie et contribuent désormais à l’instauration d’un dialogue politique dans ce pays, bien sûr, aux côtés d’autres pays. . Nous faisons cela ensemble. Et, surtout, pas sans succès.

Par exemple, la Russie a entrepris des efforts de médiation énergiques pour mettre fin au conflit armé au Haut-Karabakh, dans lequel sont impliqués des peuples et des États proches de nous – l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Nous nous sommes efforcés de suivre les accords clés conclus par le Groupe de Minsk de l’OSCE, en particulier entre ses coprésidents – la Russie, les États-Unis et la France. C’est également un très bon exemple de coopération.

Comme vous le savez peut-être, une déclaration trilatérale de la Russie, de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie a été signée en novembre. Surtout, dans l’ensemble, il est régulièrement mis en œuvre. L’effusion de sang a été stoppée. C’est la chose la plus importante. Nous avons réussi à arrêter l’effusion de sang, à parvenir à un cessez-le-feu complet et à lancer le processus de stabilisation.

À présent, la communauté internationale et, sans aucun doute, les pays impliqués dans la résolution des crises sont confrontés à la tâche d’aider les zones touchées à surmonter les défis humanitaires liés au retour des réfugiés, à reconstruire les infrastructures détruites, à protéger et à restaurer les monuments historiques, religieux et culturels.

Ou, un autre exemple. Je soulignerai le rôle de la Russie, de l’Arabie saoudite, des États-Unis et de plusieurs autres pays dans la stabilisation du marché mondial de l’énergie. Ce format est devenu un exemple productif d’interaction entre les États avec des évaluations différentes, parfois même diamétralement opposées, des processus mondiaux, et avec leurs propres perspectives sur le monde.

En même temps, il y a certainement des problèmes qui concernent tous les États sans exception. Un exemple est la coopération dans l’étude et la lutte contre l’infection à coronavirus. Comme vous le savez, plusieurs souches de ce dangereux virus sont apparues. La communauté internationale doit créer les conditions d’une coopération entre scientifiques et autres spécialistes pour comprendre comment et pourquoi les mutations de coronavirus se produisent, ainsi que la différence entre les différentes souches.

Bien entendu, nous devons coordonner les efforts du monde entier, comme le suggère le secrétaire général des Nations unies et comme nous l’avons demandé récemment au sommet du G20. Il est essentiel de s’associer et de coordonner les efforts du monde pour contrer la propagation du virus et rendre les vaccins indispensables plus accessibles. Nous devons aider les pays qui ont besoin de soutien, y compris les nations africaines. Je veux parler d’élargissement de l’échelle des tests et des vaccinations.

Nous constatons que la vaccination de masse est aujourd’hui accessible, principalement aux habitants des pays développés. Pendant ce temps, des millions de personnes dans le monde sont privées même de l’espoir d’une telle protection. Dans la pratique, une telle inégalité pourrait créer une menace commune parce que cela est bien connu et a été dit à maintes reprises que cela prolongera l’épidémie et que les foyers incontrôlés continueront. L’épidémie n’a pas de frontières.

Il n’y a pas de frontières pour les infections ou les pandémies. Par conséquent, nous devons tirer les leçons de la situation actuelle et suggérer des mesures visant à améliorer la surveillance de l’émergence de telles maladies et du développement de ces cas dans le monde.

Un autre domaine important qui nécessite une coordination, en fait la coordination des efforts de toute la communauté internationale, est la préservation du climat et de la nature de notre planète. Je ne dirai rien de nouveau à cet égard.

Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons progresser dans la résolution de problèmes critiques tels que le réchauffement climatique, la réduction des terres forestières, la perte de biodiversité, l’augmentation des déchets, la pollution de l’océan par le plastique, etc., et trouver un équilibre optimal entre le développement économique et la préservation de l’environnement pour les générations actuelles et futures.

Mes amies,

Nous savons tous que la concurrence et la rivalité entre les pays de l’histoire mondiale n’ont jamais cessé, ne s’arrêtent pas et ne s’arrêteront jamais. Les différences et les conflits d’intérêts sont également naturels pour un corps aussi complexe que la civilisation humaine. Cependant, dans les moments critiques, cela ne l’a pas empêché de mettre en commun ses efforts – au contraire, il s’est uni aux destinées les plus importantes de l’humanité. Je crois que c’est la période que nous traversons aujourd’hui.

Il est très important d’évaluer honnêtement la situation, de se concentrer sur des problèmes mondiaux réels plutôt qu’artificiels, sur l’élimination des déséquilibres qui sont critiques pour l’ensemble de la communauté internationale. Je suis convaincu que nous pourrons ainsi réussir et parer convenablement les défis de la troisième décennie du 21 e siècle.

Je voudrais terminer mon discours à ce stade et vous remercier tous pour votre patience et votre attention.

Merci beaucoup.

 

Source :  http://www.informationclearinghouse.info/56254.htm

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

20 réflexions sur “Poutine avertit que le monde risque de sombrer dans un conflit «tous contre tous» semblable à celui des années 1930

  • 29 janvier 2021 à 15 h 03 min
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    Le problème actuel est la reconduction du Traité New Start, mais Biden n’est qu’une marionnette ou Robinette, sa signature ne vaut pas mieux que celle de non agression de Ribbentrop.

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  • 29 janvier 2021 à 20 h 21 min
    Permalien

    Sacré Vlad ! :)))) A l’entendre, on croirait qu’il oeuvre depuis des lustres pour l’émancipation et l’égalité du peuple Russe et de tous les peuples de la terre ! l’économie Russe est restée très en dessous de ce qu’elle est supposée représenter en terme de PIB et de revenu par habitant, dû principalement aux inégalités sociales les plus avancées et les plus déséquilibrés du Monde occidental et même du monde tout court… et Poutine ici qui cite en exemple les USA a oublié que son pays compte près de 20 millions de Russes vivant en dessous du niveau de pauvreté, un chiffre en augmentation constante depuis 2010 ! La Russie qui est déjà une méga puissance énergétique comme nulle autre au monde, en plus de posséder le sous sol et les mines les plus riches de la terre entière, ne fait bénéficier ces mannes qu’a son oligarchie multi archi milliardaire, et dont le pauvre peuple Russe ne voit rien du tout ! c’est très simple, la Russie compte parmis les pays les plus corrompus au monde dans tous les classements officiels encore aujourd’hui, a compter du Kremlin qui distribue les permis et les licenses a une poignée d’oligarques et mafieux ! quant au complexe industriel militaire, classée deuxième puissance exportatrice d’armement au monde et en particulier au Tiers monde, et qui emploie 20% de toute la main d’oeuvre russe a des salaires dérisoirs encore en 2020, la preuve d’ailleurs que les coûts de manufacture de systèmes sophistiqués d’armements et mêmes d’avions de chasse est aussi bas sinon plus bas que dans des pays du tiers-monde ! Comme les USA, la russie a commencé il y a cinq ans ou plus a voir l’État devenir un gros client du complexe militaire privatisé lui aussi, pas aussi gros que l’état Américain en terme de prévalence dans les commandes, mais consacrant plus de deux milliards de dollars pour acheter son armement chez lui… il faut par ailleurs se demander comment une telle politique d’exportation qui engendre près de 20 milliards d’entrées en devises, mais qui exporte en réalité une quantité de Matériel phénoménal et sophistiqué à ce prix très minime, peut se justifier dans une économie gangrenée par la corruption et la précarité sociale des Russes… sauf par une volonté militariste et belliciste de premier plan de la Russie et son dirigeant M. Poutine qui nous parle ici de menaces dont on ne voit nul autre capable de les mettre en oeuvre sauf lui et son arsenal nucléaire en avance de 30 ans sur l’occident et les états-unis ! on est mort de rire !

    Le peuple Russe, l’un des plus éduqués, des plus cultivés, des plus polis et des plus résilients et patients au monde aurait pu vivre au bas mot comme n’importe quel peuple Européen sinon mieux en terme de minima sociaux et de revenus ! au lieu de cela, on lui a vendu un libéralisme et un capitalisme des plus abjectes et corrompu au monde et lui exige de l’accepter sans ouvrir sa gueule, les Russes sont aujourd’hui en effet partagés entre des idiots qui admirent la classe d’oligarques archi multi milliardaires qui puaient des pieds et de la gueule il y a a peine 25 ou 30 ans, et n’avaient pas de quoi terminer le mois, et il y a les Russes, majoritaires qui vivent plutôt dans la peur d’exprimer leur opinion sur la gestion et la distribution de l’économie encore en 2021 !

    Par ailleurs, on se pose la question aussi sur les clients qui achètent les armes aux cinq premiers exportateurs mondiaux d’armements, Les USA, suivi de la Russie, La France, l’Allemagne et l’Espagne !! l’Afrique et les régions instables d’Asie constituent des clients de premier plan ! tout en gardant a l’esprit que 100 millions de dollars d’armes Russes équivalent en quantité et en matériel plus de deux ou 3 milliards de dollars de matériel Américain ! faites vos calculs, l’inde avec deux milliards par an représentant à peine 50% de ses fournisseurs et importations, la Chine avec un milliards par an, l’Algérie avec 8 ou 900 millions par an, les ex républiques soviétiques (bielorussie et kazakhstan et azerbaidjan) et maintenant le Vietnam avec 500 millions !!! le Vietnam et le Myanmar ont multiplié par cinq ou par dix leur achats en armes a la Russie, et personne ne sait dans quel dessein !! … par ailleurs en Afrique l’Égypte elle aussi importe pour 1 milliard par an voir plus, nombre de pays Africains négocient le rachat de matériel usagé Russe en passant des contrats de maintenance avec les Russes…

    Et Poutine vient nous parler aujourd’hui qu’il faut engager ses pairs qui vendent les armes comme lui pour régler les  »problèmes socio économiques » et les inégalités dans  »nos pays et le monde » :)))) Sacré Poutine, un vrai comique ce type ! et cerise sur le gâteau son discours coïncide avec la révélation de sa villa Palais somptueuse qui a dû coûter des milliards en Russie pour la première fois ! je crois que ce sont les Russes qui vont bien rigoler ce soir a l’entente de ce discours … et il y a de quoi ! :)))

    Merci pour le billet … Discours en effet important qu’il nous fallait traduire et contempler au vu des réalités Russes entre autre !

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    • 30 janvier 2021 à 15 h 04 min
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      voila pourquoi nous devons diffusé les grands discours des grands

      Afin de 1) voir où ils s’en vont et quels sont les enjeux des jeux diplomatiques – économiques – politiques et militaires (Il faut ici apprendre à lire entre les lignes)
      2) Permettre aux SAM de ce monde d’offrir l’envers de la médaille devant ces prétentions poutiniennes (L’Obama des russes)
      3) Espérons que SAM aura la plume aussi incisive quand nous présenterons un texte aussi rocambolesque signé par Sleepy Joe Biden (:-)))

      Merci Sam

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      • 30 janvier 2021 à 16 h 54 min
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        Merci Robert ! :)))

        En fait, tout ce que je dis est que la société Russe est tout bêtement prise en otage par un type et un régime malhonnête qui n’a aucune vision sociale pour son pays et sa société et dont l’accaparement totalitaire du pouvoir et des richesses incroyables du pays avec ses copains oligarques dont on raconte versent a Poutine des dividendes et des parts sur des comptes maquillés et secrets un peu partout sur la planète, a entraîné une régression économique et sociale surprenantes au vu des capacités réelles de la Russie ! Avoir des dirigeants intègres et visionnaires et sociaux pour leur peuples, leur jeunesses, leur femmes et leur programmes économiques et universitaires et éducationnels et tout le projet de société fait toute la différence et les pauvres Russes qui continuent de toucher des salaires moyens de $400 par mois le savent plus que quiconque !

        Sleepy Joe Biden par contre a des problèmes lui qui soient de nature différente et on ne peut pas porter la même analyse que pour Poutine ! les USA revendiquent le capitalisme ouvertement et prétendent qu’il est a même de représenter la solution tout en  »collant » et en étant  »compatible » avec la démocratie selon eux ! donc dès le départ et à la base, les américains se la racontent autant le peuple que les dirigeants quels que soient leurs obédiences politiques ! Pour Sleepy Joe, qui ne peut dans le meilleur des cas qu’aspirer aux modèles  »socio démocrates » occidentaux si on devait le créditer des meilleurs intentions, sait très bien que la maigre marge de manoeuvre qu’il possède dans ce sens, et si on devait faire une analyse Européenne et non Américaine de ce pays, ne peut prévaloir ou avoir priorité sur les mastodontes et les multinationales, en plus des trusts et holdings dont les politiciens et les sénateurs sont partie prenante qui doivent êtres rassasiés en premier lieu et avant le peuple, et c’est uniquement une fois rassasiées, qu’il pourra enfin avoir les mains libres pour distribuer les miettes au peuple ! autrement dit, ne jamais pouvoir rien résoudre pour le peuple et dans le meilleur des cas améliorer les conditions de 10% de la population au grand max ! Or que l’Analyse Européenne ne tient pas aux states ! car pour les Américains, un peuple heureux et une économie qui fonctionne c’est des taux de chômage quasi nuls (ou le plein emploi), une consommation effrénée, des maisons, des autos et une infinité de gadgets qui se vendent comme des petits pains et qu’on change au gré du changement de boulot et d’aire géographique d’un état à l’autre, le tout grâce a un endettement (grave) mais qui soit supportable et gérable pour le salarié ou le petit entrepreneur ! une situation et une mentalité radicalement différente de ce qui existe ailleurs dans le monde ! sans parler qu’une majorité de  »déplorables » et  »white trash » sont très heureux et jubilent lorsqu’on leur dit qu’on ne vas pas mettre de restrictions sur la possession et l’achat d’armes de guerre et de munitions, qu’on va maintenir le prix de l’essence à environ $2 ou $2.50 US le gallon, et qu’on va barrer la route aux latinos et autres  »illégaux » basanés de la planète ! En plus de ces mesure, assouplissez la consommation de drogues et de cannabis, et les règles d’accéder au crédit bancaire, et vous obtenez un peuple heureux d’Est en Ouest qui pourrait cumuler trois jobs sans se plaindre ! :))) il serait donc absurde de comparer les states a n’importe quel pays au monde ! et  »la démocratie » aux states ne se jauge que sur ce genre de critères complètement tordus a la base ! :)))

        Amicalement mon Cher Robert !

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  • 30 janvier 2021 à 8 h 46 min
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    C’est assez clair, tout va s’effondrer mais je m’attends à une réouverture «temporaire» car l’espoir fait vivre.
    On dira alors: vous voyez, cet abruti d’Alain et ses prédictions de malheurs…

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  • Ping : Poutine avertit que le monde risque de sombrer dans un conflit «tous contre tous» semblable à celui des ann ées 1930 | Raimanet

  • 31 janvier 2021 à 3 h 18 min
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    Pour ceux qui veulent voir le vrai visage de Poutine….

    https://www.youtube.com/watch?v=ipAnwilMncI&feature=emb_logo

    Macron, Blair, Bush ou Sleepy joe a côté passent pour des écoliers de la maternelle ! :))) ce type restera dans les annales de l’Histoire encore plus marquant que Néron, Jules césar ou Caligula….non pas par ses  »réalisations » mais par sa médiocrité, ses crimes, son idiotie, son affront aux peuples, et son boycott historique de la Russie et du monde ayant marqué la fin du 20ème et début 21ème ! et je pèse mes mots !

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  • 31 janvier 2021 à 9 h 43 min
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    Récemment David Beasley s’est inquiété d’une pandémie de la faim, pandémie qui selon moi sera liée à l’achat de ces terres agricoles par les milliardaires, l’achat de terre cultivable va en fait déclencher une pénurie car ces terres cultivables ne sont pas achetés à des fins agricoles pour le consommateur, penser faire beaucoup d’argent dans le domaine agricole dans le futur suppose que l’économie actuelle va continuer dans la même trajectoire qu’avant le Covid alors que nous remarquons depuis peu qu’elle bifurque radicalement et va probablement rétrécir dramatiquement, de plus à notre stade évolutif nous sommes confronté au rendements décroissants, à moins de trouver une énergie très très bon marché, abondante et propre il est suicidaire de penser faire des fortunes dans le domaine agricole dans l’avenir et les milliardaires le savent, en outre les vrais agriculteurs ont de plus en plus de mal à poursuivre leurs activités avec des prix fonciers extravagants créé par ceux qui ont d’autres objectifs que de nourrir tout le monde, je penses que monopoliser les terres pour les milliardaires est une méthode adaptative rétrograde dans un monde qui demain sera très différent, ce processus va bloquer certains progrès auquel le peuple tient et en finir avec tous les acquis liés aux droits de l’homme «surtout pour la classe d’en bas», nous entrons avec ce genre d’acquisition dans un autre paradigme, le féodalisme, la fin de la propriété privée pour le peuple, personne ne sera autorisés à posséder des biens et vivra dans un état de dépendance vis-à-vis d’un petit nombre de possédants.
    Une chose est sûr dans cette guerre énergétique, les pays pauvres seront ruinés les premiers mais si la classe moyenne des pays riches laisse cela se produire pour conserver sa sécurité elle sera également décimée.

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  • 31 janvier 2021 à 21 h 51 min
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     » C’est ce sur quoi je mets mes espoirs, car ce serait la fin de l’humanité. » Excellente nouvelle, tabarnak. Ça vaut même pas la peine de devenir anarchiste. Mon espoir pour l’humanité, c’est finie!

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  • 1 février 2021 à 15 h 03 min
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    l’imprévisible Poutine qui n’a pas hésité de violenter et coffrer plus de 6000 de ses concitoyens dont des journalistes, des droit de l’hommistes et des gens innocents qui n’ont rien fait d’autre que manifester pacifiquement en faveur de l’un de ses opposants, envoie cette fois un message dur, clair et net à son peuple et aux occidentaux : » j’userais de répression jusqu’au bout et je suis assis sur un arsenal nucléaire intercontinental dernier cri…faites attention ! »…. mais ce qu’il ignore est qu’il vient de compromettre les intérêts des corrompus qui le soutiennent, compromettre le FSB, le Kremlin, les oligarques et les hauts gradés de l’armée qui ne le soutiennent que tant et aussi longtemps que leurs intérêts et magouilles ne sont pas compromises ! Ainsi, plusieurs hommes clé du deep state Russe et du Kremlin de son camps ne sont pas d’accord avec cette exposition soudaine et spectaculaire et avec leur homologues du Kremlin qui favorisent la répression… ceci ouvre la voie à des règlements de comptes sous la table, a des complots aussi et a de possibles remaniements profonds de l’état…. pendant que les occidentaux qui n’ignorent rien du danger d’une instabilité de la Russie préfèreront un Poutine aux commandes qui n’appuie pas sur les boutons, et qui veille a ses intérêts financiers et immobiliers et autres en occident …que de voir la Russie sombrer dans un autre no man’s land comme il y a trente ans ! et pendant ce temps… les prisons sont pleines en Russie,,, avec des innocents !

    Poutine ne perd rien pour attendre…le karma des civils et enfants ou bébés syriens massacrés au tonneau explosif sur leur tête, celui de centaines de milliers de victimes civiles aussi en Afrique, en Asie et au moyen orient et dans les ex républiques russes de par sa faute, un karma sombre et épouvantable qui le poursuivra toute sa vie finira bien et tôt ou tard par le rattrapper et lui régler son compte comme il ne s’y attend pas…. ce jour est proche !

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  • 1 février 2021 à 15 h 59 min
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    Sur Youtube et en dessous de la vidéo de Navalny, on peut lire un commentaire naïf et authentique d’une femme en Russe traduit sur google et qui dit :  »Ceci est une catastrophe, il n’y a plus d’espoir, cela fait 30 ans que je ne trouve plus d’aides pour les enfants malades dans nos hôpitaux, ou les enfants pauvres et mal nourris de notre pays, des dizaines de millions d’enfants qui ont besoin de soins ne trouvent rien ni personne pour les aider. je suis désespérée… que va t-il advenir de nous ?! »

    Sans commentaires… !

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    • 2 février 2021 à 0 h 48 min
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      »Ceci est une catastrophe, il n’y a plus d’espoir, cela fait 30 ans que je ne trouve plus d’aides pour les enfants malades dans nos hôpitaux, ou les enfants pauvres et mal nourris de notre pays, des dizaines de millions d’enfants qui ont besoin de soins ne trouvent rien ni personne pour les aider. je suis désespérée… que va t-il advenir de nous ?! » ça ressemble à un com d’un traitre et exilé cubain en floride !
      https://www.legrandsoir.info/qui-est-alexei-navalny.html

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      • 2 février 2021 à 14 h 28 min
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        @ Guy

        J’ai déjà lu des articles sur Navalny (condamné a 3 ans de prison aujourd’hui en passant) qui relatent son opportunisme politique ou son nationalisme, mais dans votre lien l’auteur de l’article visiblement très irrité qu’on s’en prenne à Poutine se contente de clamer que les Russes  »mériteraient une meilleure opposition à Poutine » et fait l’Impasse sur les réalités politiques de la Russie, comme le fait qu’il n’existe pas a date d’opposant qui soit parti aussi loin que Navalny et qui le défie depuis au moins 2013…Mais les critiques de Navalny qui soient plus consistants disent plutôt qu’il est la marionnette du deuxième clan d’oligarques en Russie qui s’opposent à Poutine et son Clan… ils accusent Navalny de recevoir ses infos  »stratégiques » ou ses  »tuyeaux » directement de ces opposants bien implantés au Kremlin (qui le protégeraient aussi), et sont choqué de l’ampleur des révélations de Navalny sur la vidéo…comme quoi ne pouvaient être le fruit de ses seules  »investigations »…Bref, tout ceci fait partie de la guerre entre clans d’oligarques qui ont bénéficié des privatisations controversées de 2000 et ceux qui les ont rejoint plus tard, et Navalny est justement attaqué aujourd’hui d’avoir été un opportuniste aux dents de requins qui a non seulement défendu cette campagne de privatisations mais fait partie encore aujourd’hui de ceux qui refusent qu’on la remette en cause… en plus de son opportunisme politique  »nationaliste » de jadis… avant d’avoir compris que c’est plutôt le populisme  »social » qui paie et attire les foules et l’a poussé a  »exploiter » cette voie avec succès…

        Mon opinion sur tout ceci est que le régime communiste de l’Ex URSS a produit les pires fascistes et nationalistes dans tous les clans de toute façon ! personne n’est innocent dans ces histoires et encore moins Poutine ! autant que le capitalisme produit naturellement un fascisme  »soft », tout aussi abjecte, mais mieux  »marketé » ! la bombe lâchée par Navalny ne consiste pas seulement dans l’histoire du Palais de la mer noir, mais identifie clairement les ex patrons au KGB de Poutine a Dresde en Allemagne de l’Est, deux officiers minables qui collaboraient avec la Stasi allemande et qui ont  »construit Poutine » comme champion de cette collaboration jusqu’aux derniers instants de la chute du mur …et qui a donc dû participer activement aux purges Est-Allemandes contre le peuple de la RDA (et je ne sais pas si vous êtes au courant c’est quoi la Stasi…!), bref, deux ex boss du KGB qui soient devenu les maîtres et oligarques milliardaires incontestés et ultimes de la Russie, Navalny démontre aussi qu’ils ne sont en tout et pour tout qu’une poignée dans le cercle qu’il identifie un par un qui se comportent comme si la Russie leur appartient, et tiennent tout le pays dans leurs mains ! et il ressort de ce truc que même les Russes hauts placés ne connaissaient rien a certaines de ces histoires ! les Anti Navalny l’accusent de vouloir  »déstabiliser » la Russie pour son opportunisme politique….! Alors qu’il n’y a pas eu un seul opposant qui ait couvert avec autant de brio les magouilles de Poutine, et cerise sur le gâteau ce palais ou villa inscrite sous un prête nom et société écran, dont Poutine a chargé son copain milliardaire Arkady Rotenberg de revendiquer qu’elle lui appartient et qu’il l’aurait acheté a un consortium d’investisseurs (inconnus) et qui aurait fait faillite ! :))) Mais en réalité ce qui fait très mal à Poutine dans cette histoire est que Navalny a révélé aux Russes sa mégalomanie, sa folie des grandeurs, sa capacité à dilapider de manière banale et insouciante près de deux milliards de dollars dans cette merde n’étant même pas sa plus grande folie avec l’argent de l’État Russe et des autres oligarques en plus et en employant l’état Russe a faire de cette zone une Zone interdite de circulation et même de survol aérien aux vols civils et autres tant les dispositifs de sécurité qui l’entouraient sont énormes et jamais vu ! Navalny a exposé Poutine, le FSB et le Kremlin comme jamais auparavant… !et même les Russes qui ne connaissaient pas Navalny auparavant sauront cette fois qui il est !

        Bref, je ne défends pas Navalny (que je ne connais pas) sur le plan politique ou d’une quelconque pseudo intégrité, mais je le crédite de constituer la seule opposition valide en Russie, en plus d’être révolté par le train de vie de ces va nu pieds hier, ayant grandi sous le communisme soviétique et la famine, qui soient devenu des crésus qui ont tellement de fric volé aux Russes en fait, qu’ils peuvent le jeter par les fenêtres ! Personne ne peut contester que Poutine ait aussi obligé les Russes a modifier la constitution pour qu’il puisse se représenter encore et garder le pouvoir a vie… car c’est de ça dont il a besoin en réalité pour garder ses privilèges et c’est l’unique façon pour lui pour se protéger et protéger son clan et leur argent sale !

        Je crois au final mon cher Guy que si vous étiez Russe, sur le carreau, fauché et incapable de terminer le mois, vous serez rien d’autre qu’un Pro Navalny :))))

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        • 3 février 2021 à 0 h 45 min
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          et si vous aviez été allemand en 33 vous auriez voté adolph !!! g jamais voté de ma vie et tu veux que je vote navalny !!? le jour où je me retrouverai sur le carreau c’est pas un bulletin de merde que j’irai foutre dans une urne camarade … et comme dirait gérard ,  » Poutine , poutine !.. Est ce qu’il a fait des holocaustes !!? « 

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  • Ping : L’Occident décadent face à l’Orient dominant. Le «Grand reset» d’ajustement – les 7 du quebec

  • 4 février 2021 à 15 h 45 min
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    Par Moon of Alabama – Le 2 février 2021

    Le président de la Russie, Vladimir Poutine, a prononcé un long discours au forum en ligne Davos 2021, organisé par le Forum économique mondial. Comme d’habitude, ce discours n’a pas eu beaucoup d’écho dans les médias « occidentaux ».

    Poutine y anticipe le danger de grands conflits internationaux. Car les déséquilibres économiques ont causé des problèmes sociopolitiques dans de nombreux pays qui, s’ils sont projetés sur l’extérieur, peuvent conduire à des conflits internationaux.

    Pour résoudre ce problème, il faut rejeter la doctrine du laissez-faire qui est à l’origine de ces déséquilibres économiques. Les États-nations doivent intervenir davantage dans leurs économies. Le peuple doit être considéré comme la fin, et non le moyen, des politiques économiques. Il devrait y avoir davantage de coopération internationale par le biais d’organisations mondiales pour que cela soit possible partout.

    Il y a plus dans son discours. Mais ce qui précède en est l’idée centrale. Le néo-libéralisme américain rejettera bien sûr un tel programme.

    Voici des extraits qui reflètent les points ci-dessus.

    L’idée générale est celle d’un grand danger :

    La pandémie a exacerbé les problèmes et les déséquilibres qui s’accumulaient déjà dans le monde. Il y a tout lieu de croire que ces déséquilibres risquent de s’accentuer. Ces tendances apparaissent pratiquement dans tous les domaines.

    Il va sans dire qu’il n’y a pas de parallèles directs dans l’histoire. Cependant, certains experts – et je respecte leur opinion – comparent la situation actuelle à celle des années 1930. On peut être d’accord ou pas, mais certaines analogies sont suggérées par de nombreux paramètres, notamment la nature globale et systémique des défis et des menaces potentielles.

    Nous assistons à une crise des anciens modèles et instruments de développement économique. La stratification sociale se renforce tant au niveau mondial que dans les différents pays. Nous en avons déjà parlé. Mais cela entraîne aujourd’hui une forte polarisation des opinions publiques, provoquant la croissance du populisme, du radicalisme de droite et de gauche et d’autres extrêmes, ainsi que l’exacerbation des processus politiques internes, y compris dans les pays les plus avancés.

    Tout cela affecte inévitablement la nature des relations internationales et ne les rend pas plus stables ou plus prévisibles. Les institutions internationales s’affaiblissent, des conflits régionaux apparaissent les uns après les autres et le système de sécurité mondiale se détériore.

    Klaus [Schwab] a mentionné la conversation que j’ai eue hier avec le président américain sur l’extension du Nouveau START. Il s’agit sans aucun doute d’un pas dans la bonne direction. Néanmoins, les différences conduisent malgré tout à une spirale descendante. Comme vous le savez, l’incapacité et le manque de volonté de trouver des solutions de fond à des problèmes comme celui-ci ont conduit, au XXe siècle, à la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale.
    Poutine entre ensuite dans les détails des thèses exposées ci-dessus.

    Quelles sont les causes des déséquilibres économiques actuels ?

    Ces déséquilibres dans le développement socio-économique mondial sont le résultat direct de la politique menée dans les années 1980, qui était souvent vulgaire ou dogmatique. Cette politique reposait sur ce qu’on appelle le consensus de Washington, avec ses règles non écrites, où la priorité était donnée à la croissance économique basée sur une dette privée dans des conditions de déréglementation et de faible imposition des riches et des entreprises.

    Comme je l’ai déjà mentionné, la pandémie de coronavirus n’a fait qu’exacerber ces problèmes. L’année dernière, l’économie mondiale a connu son plus grand déclin depuis la Seconde Guerre mondiale. En juillet, le marché du travail avait perdu près de 500 millions d’emplois. D’accord, la moitié d’entre eux ont été rétablis en fin d’année, mais près de 250 millions d’emplois ont tout de même été perdus. C’est un chiffre important et très alarmant. Rien qu’au cours des neuf premiers mois de l’année dernière, les pertes de revenus se sont élevées à 3 500 milliards de dollars. Ce chiffre est en hausse et, par conséquent, la tension sociale s’accroît.

    En même temps, la reprise après la crise ne sera pas simple du tout. Si, il y a 20 ou 30 ans, nous aurions résolu le problème en stimulant les politiques macroéconomiques (ce qui d’ailleurs se fait encore), aujourd’hui, ces mécanismes ont atteint leurs limites et ne sont plus efficaces. Cette ressource a dépassé son utilité. Et ce n’est pas une conclusion personnelle et sans fondement.

    Selon le FMI, le niveau global de la dette souveraine et privée a approché les 200 % du PIB mondial, et a même dépassé 300 % du PIB national dans certains pays. Dans le même temps, les taux d’intérêt dans les économies de marché développées sont maintenus à presque zéro et sont à un niveau historiquement bas dans les économies de marché émergentes.

    Dans l’ensemble, cela rend la stimulation économique par les méthodes traditionnelles, par le biais d’une augmentation des prêts privés, pratiquement impossible. L’assouplissement dit quantitatif ne fait qu’accroître la bulle des actifs financiers et approfondir la fracture sociale. Le fossé qui se creuse entre l’économie réelle et l’économie virtuelle (soit dit en passant, les représentants du secteur de l’économie réelle de nombreux pays m’en ont parlé à de nombreuses reprises, et je pense que les représentants des entreprises qui participent à cette réunion seront d’accord avec moi) représente une menace très réelle et est truffé de chocs graves et imprévisibles.
    Ces déséquilibres économiques créent de profonds problèmes sociopolitiques :

    Dans ce contexte, je voudrais mentionner le deuxième défi fondamental de la prochaine décennie – le défi sociopolitique. L’augmentation des problèmes économiques et des inégalités divise la société, déclenchant l’intolérance sociale, raciale et ethnique. À titre indicatif, ces tensions éclatent même dans les pays dont les institutions, apparemment civiles et démocratiques, sont conçues pour atténuer et arrêter ces phénomènes et ces excès.

    Les problèmes socio-économiques systémiques suscitent un tel mécontentement social qu’ils exigent une attention particulière et des solutions réelles. La dangereuse illusion qu’ils peuvent être ignorés ou mis au pied du mur sera lourde de conséquences.

    Dans ce cas, la société sera encore divisée politiquement et socialement. Cela ne manquera pas de se produire parce que les gens sont mécontents, non pas à cause de questions abstraites mais de problèmes réels qui concernent tout le monde, quelles que soient les opinions politiques que les gens ont ou pensent avoir. En attendant, les problèmes réels suscitent le mécontentement.
    Et le danger augmente lorsque les problèmes sociopolitiques se projettent sur l’extérieur :

    Et enfin, le troisième défi, ou plutôt la menace évidente que nous pourrions bien rencontrer au cours de la prochaine décennie est l’exacerbation de nombreux problèmes internationaux. Après tout, des problèmes socio-économiques internes non résolus et de plus en plus nombreux peuvent pousser les gens à chercher quelqu’un à blâmer pour tous leurs problèmes et à réorienter leur irritation et leur mécontentement. Nous pouvons déjà le constater. Nous avons le sentiment que le degré de rhétorique et de propagande en politique étrangère augmente.

    Nous pouvons nous attendre à ce que la nature des initiatives concrètes devienne également plus agressive, y compris la pression sur les pays qui ne sont pas d’accord avec leur rôle de satellites obéissants et contrôlés, l’utilisation de barrières commerciales, les sanctions illégitimes et les restrictions dans les sphères financières, technologiques et cybernétiques.

    Un tel jeu sans règles augmente de manière critique le risque d’utilisation unilatérale de la force militaire. L’utilisation de la force sous un prétexte farfelu est le grand danger. Cela multiplie la probabilité que de nouveaux points chauds apparaissent sur notre planète. Cela nous concerne.
    Que peut-on faire pour prévenir le danger qui découle des problèmes sociopolitiques causés par des économies déséquilibrées ?

    Il est clair que, compte tenu des restrictions et de la politique macroéconomique susmentionnées, la croissance économique reposera en grande partie sur des incitations fiscales, les budgets des États et les banques centrales jouant un rôle clé.

    En fait, nous pouvons observer ce genre de tendances dans les pays développés et aussi dans certaines économies en développement. Un rôle croissant de l’État dans la sphère socio-économique au niveau national implique évidemment une plus grande responsabilité et une interaction étroite entre les États lorsqu’il s’agit de questions d’ordre international. …
    Il est clair que le monde ne peut pas continuer à créer une économie qui ne profitera qu’à un million de personnes, ou même au milliard favorisé. Il s’agit là d’un précepte destructeur. Ce modèle est déséquilibré par défaut. Les récents développements, notamment les crises migratoires, l’ont une nouvelle fois réaffirmé.

    Nous devons maintenant passer de l’énoncé des faits à l’action, en investissant nos efforts et nos ressources dans la réduction des inégalités sociales dans les différents pays et dans le rééquilibrage progressif des normes de développement économique des différents pays et régions du monde. Cela permettrait de mettre fin aux crises migratoires.

    L’essence et l’objectif de cette politique visant à assurer un développement durable et harmonieux sont clairs. Ils impliquent la création de nouvelles opportunités pour tous, des conditions dans lesquelles chacun pourra se développer et réaliser son potentiel, quel que soit son lieu de naissance et de résidence.
    Poutine fixe alors les objectifs de stratégie nationale :

    Je voudrais souligner quatre priorités clés, telles que je les vois. Il s’agit peut-être de vieilles infos, mais puisque Klaus m’a permis de présenter la position de la Russie, ma position, je le ferai certainement.

    Premièrement, tout le monde doit avoir des conditions de vie confortables, notamment un logement et des infrastructures de transport, d’énergie et de services publics abordables. Sans oublier le bien-être environnemental, qui ne doit pas être négligé.

    Deuxièmement, chacun doit être sûr d’avoir un emploi qui puisse assurer une croissance durable des revenus et, partant, un niveau de vie décent. Chacun doit avoir accès à un système efficace d’éducation tout au long de sa vie, qui est absolument indispensable aujourd’hui et qui permettra aux gens de se développer, de faire carrière et de recevoir une pension et des prestations sociales décentes à la retraite.

    Troisièmement, les citoyens doivent avoir la certitude qu’ils recevront des soins médicaux efficaces et de qualité chaque fois que cela sera nécessaire, et que le système national de santé garantira l’accès à des services médicaux modernes.

    Quatrièmement, quel que soit le revenu familial, les enfants doivent pouvoir recevoir une éducation décente et réaliser leur potentiel. Tous les enfants ont un potentiel.

    C’est la seule façon de garantir le développement efficace d’une économie moderne, dans laquelle les gens sont perçus comme la fin plutôt que comme le moyen. Seuls les pays capables de réaliser des progrès dans au moins ces quatre domaines faciliteront leur propre développement durable et global. Ces domaines ne sont pas exhaustifs, et je viens d’en mentionner les principaux aspects.

    Une stratégie, également mise en œuvre par mon pays, s’articule précisément autour de ces approches.
    Ce qui devrait être fait au niveau mondial :

    Nous sommes ouverts à une coopération internationale la plus large possible, tout en réalisant nos objectifs nationaux, et nous sommes convaincus que la coopération autour d’un agenda socio-économique mondial aurait une influence positive sur le climat général des affaires mondiales, et que l’interdépendance dans le traitement des problèmes aigus actuels renforcerait également la confiance mutuelle, ce qui est particulièrement important et d’actualité.

    Il est évident que l’ère liée aux tentatives de construction d’un ordre mondial centralisé et unipolaire est révolue. Pour être honnête, cette ère n’a même pas commencé. Une simple tentative a été faite dans ce sens, mais elle fait maintenant partie de l’histoire. L’essence de ce monopole allait à l’encontre de la diversité culturelle et historique de nos civilisations.

    La réalité est que des centres de développement vraiment différents, avec leurs modèles, leurs systèmes politiques et leurs institutions publiques distincts, ont pris forme dans le monde. Aujourd’hui, il est très important de créer des mécanismes d’harmonisation de leurs intérêts pour éviter que la diversité et la concurrence naturelle des pôles de développement ne déclenchent l’anarchie et une série de conflits prolongés.

    Pour y parvenir, nous devons, avant tout, consolider et développer des institutions universelles qui assument une responsabilité particulière pour assurer la stabilité et la sécurité dans le monde et pour formuler et définir les règles de conduite, tant pour l’économie mondiale que pour le commerce.
    Il n’est pas étonnant que l’« Occident » néo-libéral attaque constamment Poutine et veille en même temps à ce que son discours reçoive le moins d’attention possible. Il est dangereux car il pourrait donner des idées aux Déplorables.

    Il est également triste de constater qu’aucun homme politique « occidental » contemporain ait, à ma connaissance, prononcé un tel discours.

    Moon of Alabama

    Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

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    • 4 février 2021 à 21 h 59 min
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      Ce pauvre Moon of Alabama est totalement anesthésié ma parole ! Poutine n’a même pas réglé 10% des problèmes de son pays se pose en  »Analyste » et  »réformateur » mondial… on aura tout vu ! Poutine qui en plus de voler son peuple et les ressources naturelles de la Russie, qui s’interpose aux réformes sociales et politiques de son pays et partout ailleurs dans le monde ou la Russie possède encore de l’Influence, celui aussi qui a relancé les pires programmes d’armement nucléaire et même les armes chimiques qu’il entretient soigneusement depuis les années 60 en plus d’en confectionner d’autres, et on ne parle même pas des têtes nucléaires des années 50 et 60 et 70 qu’il refuse de nettoyer ou démanteler, vient nous parler de  »déséquilibres » qu’il faut corriger ! Pourquoi voulez-vous que quiconque puisse prêtter attention aux discours d’un type qui ne possède pas un grain de crédibilité ?! l’analyse de ce discours ou plutôt poudre aux yeux, révèle encore et toujours que Poutine envoie des messages a quiconque veut bien l’entendre :  »il n’y aura pas de déclin militariste en Russie, ni de concession sur les armes nucléaires et encore moins sur le totalitarisme d’état en Russie, ni de répit pour maintenir, armer et entretenir un certain nombre de zones dans le monde comme zones d’instabilité et poudrières prêtes a exploser en tout temps ! » Poutine est aujourd’hui un super agent de l’ultra capitalisme, mais qui se pare et s’entoure d’une fausse image de socialiste pour entretenir une Russie militariste et surarmée et une Russie dictatoriale qu’il maintient et entretient dans le nationalisme de droite quasi fasciste ! le reste n’est rien d’autre qu’une prétention d’analyse, voir des lamentations que son pays ait rejoint la queue du peloton de par sa faute en plus ! Aujourd’hui la Russie ne produit rien et n’exporte rien et encore moins en terme d’image qui soit bénéfique aux autres peuples, ou à l’humanité, sauf des armes de destruction massive a 10 fois moins cher que les prix du marché, et de l’énergie en quantité phénoménale dont la rente ne se reflète même pas sur le peuple Russe ou son niveau de vie, puisque sous son  »règne », les inégalités sociales ont explosé et dépassé ce qu’il auraient pu être dans des conditions normales d’ouverture sur le libéralisme ! Poutine est encore à l’oeuvre d’ailleurs pour transformer les Russes en tiers-mondistes et les y maintenir et augmenter leur dépendance en hydrocarbures ou énergies fossiles et en une économie mafieuse sur le modèle des pétro-monarchies dépassé et insensé ! En réalité, il se prépare aux conflits militaires potentiels qu’il sait vont éclater autour des ressources de l’arctique entre Russie et Chine, et USA et Canada et autres puissances Européennes qui revendiquent des droits sur l’Arctique ! Poutine n’ignore absolument pas que la course effrénée des grandes puissances vers ces ressources et pour leur influence dans le monde pour s’attirer un maximum de  »clients » dans le tiers monde est le véritable enjeux qui les préoccupe et y compris lui-même, et le reste comme ces discours a la con n’est rien d’autre qu’une escroquerie intellectuelle de bas calibre que les peuples ont déjà compris !

      Moon of Alabama… va prendre une douche et réveilles toi !

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