La confrérie des Frères Musulmans à l’épreuve de la normalisation israélo-arabe 2/2

RENÉ NABA — Ce texte est publié en partenariat avec www.madaniya.info.

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Le conflit du Haut Karabah, nouveau point de jonction stratégique entre la Turquie et Israël.

1 – Vers une possible réactivation de la relation Turquie-Israël

Le président Recep Tayyip Erdoğan a laissé entendre, fin décembre 2020, qu’il envisageait de renouer avec Israël, en vue de sortir de son isolement diplomatique, alors que la Turquie se trouve en phase de délitement de ses relations avec l’Otan; en concurrence directe avec la Russie tant en Syrie que dans le Caucase; en conflit frontal avec la France en Méditerranée; Et, sur le plan interne, en rupture avec ses anciens compagnons de route.

Mais une éventuelle reprise des relations diplomatiques entre Israël et la Turquie, la principale puissance sunnite régionale, placerait les Frères Musulmans devant un véritable défi de leur crédibilité dans leur engagement dans la défense de la cause palestinienne en ce que la Turquie néo ottomane islamiste constitue le principal parrain de la confrérie, avec le Qatar.

Sans retard, Israël a coupé court à toutes ses supputations en posant une condition dirimante à toute éventuelle réactivation des relations israélo-turques: La rupture des liens entre Ankara et le Hamas. Si une telle condition était satisfaite, elle pourrait saborder la crédibilité de diplomatie néo islamiste de la Turquie.

Contrairement à l’Égypte, qui a fait la paix avec Israël, après avoir mené 4 guerres contre l’État Hébreu, détruit la ligne de défense Bar Lev sur le Canal de Suez et récupéré le Sinaï, les pétromonarchies se sont, elles, acharnées à détruire la Syrie, sans jamais tiré le moindre coup de feu contre Israël, concentrant leur répression contre leurs propres peuples. Il en a été de même de la Turquie, l’ancien allié stratégique d’Israël du temps de la guerre froide soviéto-américaine (1945-1990).

La Turquie a reconnu Israël dès la proclamation unilatérale d’indépendance de l’État Hébreu en 1949.

L’alliance de l’unique pays musulman de l’OTAN avec Israël avait été présentée par les propagandistes occidentaux comme «l’alliance des grandes démocraties du Moyen Orient» pour masquer en fait l’alliance contre nature entre le premier état génocideur du XX me siècle (Turquie-Arméniens) et les descendants du génocide hitlérien (Israël). Et justifier une alliance de revers contre la Syrie, l’ultime pays du champ de bataille avec le Liban à ne pas souscrire à la pax americana sous égide israélienne dans la zone.

En dépit de l’attaque par la marine israélienne du bateau humanitaire turc Navy Marmara, en 2010, qui avait fait dix morts parmi les activistes pro-palestiniens, les relations israélo turques n’avaient jamais cessé, particulièrement dans le domaine du renseignement.

Israël a été un gros pourvoyeur d’armes à la Turquie, notamment lors de l’invasion turque du nord de Chypre et l’espace aérien turc a longtemps servi de terrain d’entraînement à l’aviation militaire israélienne. Avant la rupture, Turkish Airways assurait 60 vols hebdomadaires à destination de Tel Aviv et le volume des échanges économiques s’est élevé à 10 milliards de dollars en 2019.

L’État hébreu disposait en outre d’un poste d’écoute en Turquie et les deux pays travaillaient main dans la main pour espionner leur ennemi commun, la Syrie. La Turquie a parfois reçu l’assistance du Mossad dans sa bataille contre les Kurdes turcs. La livraison du matériel israélien portait essentiellement sur du matériel de renseignement, des missiles, de l’avionique ainsi que des chars et avions de pointe.

Par un curieuse ironie du sort, parmi les systèmes vendus à la Turquie figuraient des drones et technologies conçus par Israel Aerospace Industries (IAI), qui ont aidé Ankara à développer son propre secteur. Les drones turcs Bayraktar sont désormais utilisés sur les champs de bataille du Haut-Karabakh ainsi qu’en Irak, en Syrie et en Libye.

Certes, M. Erdogan n’a pas hésité à traiter Israël d’ «état voyou et criminel» et accordé son plein soutien au Hamas, au point que les Frères Musulmans considéraient la Turquie comme un exemple.

La donne a changé à l’automne 2020, avec la guerre du Haut Karabagh, la normalisation collective arabe avec Israël (Bahreïn, Émirats Arabes Unis, Maroc, Soudan) et l’arrivée de Joe Biden au pouvoir aux États Unis.

2 – Le conflit du Haut Karabagh, nouveau point de jonction stratégique entre la Turquie et Israël.

La Turquie et Israël ont opéré leur nouvelle jonction stratégique à l’occasion du conflit du Haut Karabagh où les deux pseudo démocrates du Moyen Orient se sont acharnés sur l’enclave arménienne en soutien du président Ilham Alief, un autocrate ayant accédé à la présidence de l’Azerbaïdjan par hérédité en digne successeur de son paternel autocrate.

Israël, qui se considère comme le rempart contre un nouvel Holocauste, refuse de reconnaître le génocide des Arméniens lors de la Première Guerre mondiale sous prétexte de ne pas contrarier la Turquie, au nom de la «centralité d’Israël».

À la recherche d’un nouveau marché pour ses armements militaires et d’un nouvel allié musulman dans la région, Israël est tombé sur l’Azerbaïdjan. Depuis 2010 en particulier, les deux pays ont formé une alliance stratégique, soutenus par les États-Unis, contre leur ennemi mutuel l’Iran. Ce volume s’est accru et est estimé aujourd’hui à 7 milliards de dollars.

Toutes les grandes entreprises de sécurité et militaires israéliennes tirent profit de la volonté de l’Azerbaïdjan de s’armer jusqu’aux dents. La quasi-totalité des sociétés israéliennes qui produisent des drones, y compris les drones d’attaque ou les «drones suicide» qui s’autodétruisent, ont vendu leur matériel à l’armée azérie.

Pour couvrir et équilibrer le coût en hausse des armements, Israël achète du pétrole à l’Azerbaïdjan.

3 – Ilham Aliev, Monsieur Bons offices du rapprochement Israël- Turquie, en toile de fond du soutien de Joe Biden aux Kurdes et l’instrumentalisation du dossier Fethullah Gulen.

La nouvelle convergence israélo-turque a été initiée par le Président Ilham Alief en vue concilier ses deux alliés. Le président Erdogan cherche à atténuer les rigueurs de la politique occidentale à son égard, notamment avec l’arrivée au pouvoir de Joe Biden, connu pour son soutien aux Kurdes, en vue de neutraliser toute éventuelle instrumentalisation du dossier Fethullah Gûlen. Cet Intellectuel musulman turc est l’inspirateur du mouvement Gülen, aussi appelé le mouvement Hizme. Apatride vivant aux États Unis, il est accusé par M. Erdogan, dont il est le rival idéologique, d’avoir fomenté un coup d’état contre lui en 2015.
Par ce rapprochement avec Israël, le président turc espère compter sur le soutien du lobby juif en Europe et aux États Unis en vue de neutraliser les effets des sanctions économiques de l’Union européenne et des États Unis.

Jusqu’en 1999, la Turquie a été le troisième pays bénéficiaire de l’aide militaire américaine après Israël et l’Égypte. Rien qu’en 1997 l’aide américaine à la Turquie en guerre contre les autonomistes Kurdes a dépassé celle que ce pays a obtenue pendant la totalité de la période 1950-1983 de la guerre froide. cf. «Les États-Unis entre hyper puissance et hyper hégémonie, le terrorisme, l’arme des puissants» Noam Chomsky-Le Monde Diplomatique Décembre 2001.
Au delà, la normalisation israélo-turque devrait, dans l’esprit d’Ankara, favoriser une normalisation entre la Turquie et les pétromonarchies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite auquel un vif contentieux oppose à propos de l’équarrissage du journaliste Jamal Kashoggi au consulat saoudien à Istanbul, en octobre 2018, ainsi que l’Égypte, en guerre larvée avec la Turquie depuis la destitution du président néo islamiste Mohamad Morsi.

Il n’est pas indifférent de noter à ce propos que la Turquie, habituellement en pointe dans la défense des Palestiniens, n’a pas pipé mot lors de la normalisation entre Israël et le Maroc.

4 – Les Frères Musulmans ; Un phénomène de scissiparité en perspective.

Les Frères Musulmans ont considéré jusqu’à présent la Turquie comme un guide, un exemple, un rempart à toute normalisation avec Israël.
La réactivation des relations entre la Turquie et Israël paraît devoir mettre à rude épreuve la cohésion des Frères Musulmans… dans un remake comparable au débat qui a agité la confrérie lors de la conclusion des accords égypto-israéliens de Camp David, qui ont débouché sur le Traité de Washington en Mars 1979.

A cette époque, les Frères musulmans avaient été secoués par un phénomène de scissiparité, enregistrant plusieurs scissions dans leurs rangs donnant naissance notamment au mouvement du Jihad islamique égyptien et au «Takfir wa Hojra». Fondé dans la décennie 1970, ce mouvement «Anathème et Exil» prône une idéologie violente. Le terme takfiri signifie littéralement «excommunication. Les takfiristes considèrent les musulmans ne partageant pas leur point de vue comme étant des apostats, donc des cibles légitimes pour leurs attaques.

Par radicalisation successive, ces groupements ont rejoint, dans la décennie 1980 la grande centrale d’Al Qaida, dont la branche égyptienne constituait le volet politique (Aymane Al Zawahiri) et la branche syrienne, la branche militaire (Mohamad Al Joulani).

5- Une désertion du leadership sunnite du champ de bataille contre Israël.

Rétrospectivement, la confrérie des Frères Musulmans apparaît comme la roue dentée de la stratégie atlantiste dans la sphère arabo-musulmane. D’abord contre les républiques progressistes arabes (Égypte-Syrie), à l’apogée du nassérisme, dans les décennies 1950-1970, puis comme mercenaires des pétro monarchies dans l’implosion de l’Union soviétique, lors de la guerre d’Afghanistan, dans la décennie 1980;
Enfin comme «chairs à canon» dans la destruction des régimes arabes à structure républicaine (Libye, Syrie, Égypte, Yémen), dans la séquence dite du «printemps arabe»……avant d’être criminalisé par l’Arabie saoudite, leur premier incubateur, pour solde de tout compte des turpitudes wahhabites. Renvoyer tel de vulgaires laquais.

Un parfait contre exemple d’un mouvement de libération national qui signe dans l’ordre subliminal la désertion du leadership sunnite du champ de bataille contre Israël , à la notable exception de l’Algérie, de la Tunisie et du Koweît, au profit des chiites: l’Iran, le Hezbollah libanais, le Hached As Chaabi, la milice chiite irakienne et les Houthistes du Yémen. Et naturellement le Liban, seul pays au monde à voir abrogé un traité de paix avec Israël par un soulèvement populaire de la frange progressiste de la population de Beyrouth, en 1983, fait unique dans les annales diplomatiques internationales.
Épilogue: A propos de l’Islamisme, en guise de théologie de Libération

La fable selon laquelle l’islamisme est la version musulmane de la théologie de libération du Monde occidentale est une imposture

La théologie de la Libération chez les Catholiques a été une «alliance de classe». Une «alliance horizontale», c’est à dire une alliance des paysans ouvriers, croyants ou non croyants, chrétiens ou non chrétiens, des civils et des prêtres contre la hiérarchie religieuse, la hiérarchie militaire, la junte au pouvoir en Amérique Latine, de même que les capitalistes.

Quiconque ne participait pas à au combat de libération était contourné, mis de côté. Pas de viols, ni de profanation encore moins la destruction des symboles religieux à l’instar des Bouddhas de Bamyan ou des stèles de Tombouctou de l’Islam noir. L’objectif était la Libération du peuple de toute forme d’oppression.

L’Islamisme, présentée comme étant la théologie de libération dans l’Islam, est une «alliance verticale». Une «alliance sectaire» regroupant EXCLUSIVEMENT BIEN EXCLUSIVEMENT des musulmans sunnites de la mouvance salafiste takfiriste.
L’objectif est le primat sunnite de rite wahhabite et sa soumission à l’imperium américain, le principal protecteur d’Israël, et non le renversement de l’ordre social. Quiconque ne relevait de l’Islam sunnite wahhabite subissait le contrecoup, décapitation ou conversion forcée au wahhabisme
La théologie de Libération en Amérique s’est appuyée sur le peuple pour lutter à la libération du peuple.

L’Islamisme s’est appuyé sur les ennemis du peuple arabe et musulman pour faite triompher leurs anciens colonisateurs; Youssef al Qaradawi, le Mufti du Qatar et de l’Otan, qui supplie l’Otan de bombarder la Syrie, un pays qui a mené 4 guerres contre Israël demeurera une souillure morale indélébile.
Ce milliardaire polygame avait lancé son appel depuis Doha où il était à l’abri d’une attaque israélienne protégé par l’imposante base d’Aydid, la plus importante base américaine du tiers monde, dont le rayon d’action couvre une zone s’étendant de l’Afghanistan au Maroc.

Au terme d’une lutte quasi centenaire, l’objectif initial des Frères Musulmans, la restauration du Califat en vue d’impulser une renaissance de la nation islamique (Oumma) se fracasse sur les dures réalités d’une balkanisation du monde arabe, foyer historique de l’Islam, sous les fourches caudines israélo-américaines. Drôle de «frérots». Des charlots plutôt

Pour le locuteur arabophone, la réactivation des relations Turquie-Israël sur ce lien:

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5 réflexions sur “La confrérie des Frères Musulmans à l’épreuve de la normalisation israélo-arabe 2/2

  • 9 mars 2021 à 17 h 17 min
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    l’idéologie des frères musulmans est en perte de vitesse a la vitesse grand V dans le monde arabe en tous cas, et quiconque soutient le contraire est hors de notre époque. Il faut d’ailleurs voir dans l’Islamisme Turque et toute la mise en scène islamiste autour d’Erdogan rien d’autre qu’un nationalisme Turque à saveur religieuse musulmane, et nostalgique d’une certaine Turquie ottomane, qui a souffert en réalité pendant près de 70 ans de la marginalisation des composantes sunnites et soufis majoritaires en Turquie, et qui depuis le déclenchement du phénomène Erdogan dans les années 90 on cherché a prendre leur revanche sur les généraux laics de l’ancien système… ! Ce nationalisme a saveur voilée et  »frère musulman » en apparence a permis a la Turquie son démarrage économique grâce a une meilleure intégration des composantes majoritaires de sa population autrefois marginalisés c’est tout ! d’ailleurs, toute la pseudo géopolitique à saveur  »islamiste » n’existe que superficiellement en Turquie qui a gardé son âme laïque et ses stratégies fort pragmatiques a l’égard d’Israël depuis toujours et à l’égard du monde arabe. Quant au rapprochement dit  »islamisant » entre Erdogan et l’Azerbaïdjan selon moi n’est rien d’autre qu’une alliance stratégique fort pragmatique qui  »utilise » a bon escient les  »finalités musulmanes ou islamiques » mais se base sur les ressources énergétiques de ce pays contrairement à l’Arménie qui n’a presque rien à offrir en termes de ressources stratégiques pour la Turquie ! ….

    Ce qui est certain en ce qui concerne le Golan Syrien colonisé par Israël, c’est que cette dernière ne sera pas prête de le céder ni en discuter une quelconque rétrocession tant et aussi longtemps que le régime Baassiste de Assad régnera en maître unique et absolu sur la Syrie d’autant plus que c’est Israël encore qui insiste pour exclure la Syrie et son régime de toutes discussions sur ce territoire depuis toujours ! Si ni l’ONU, ni les grandes puissances de l’Otan, et celles de Moscou ou Pékin qui jouent double jeu eux aussi depuis toujours n’ont jamais pu oeuvrer ou convaincre ou forcer Israël à restituer ce territoire à la Syrie, je vois mal comment ce territoire pourrait être rétrocédé ou  »reconquis » militairement, alors que presque 40.000 colons Israéliens y sont établi en permanence, en plus des 25000 druzes autorisés par celles-ci de continuer a y vivre comme un territoire Israelien de  »plein droit », en plus de constituer pour Israël un élément stratégique de défense et d’offensive aussi depuis belle lurette, et en plus de favoriser le captage des eaux douces du jourdain et de tout le coin par Israël ! Le point culminant dans cette histoire est que depuis la cessation des relations du régime syrien avec les arabes au lendemain du Hirak Syrien, Arabes qui soutenaient la Syrie pourtant sur le Golan jusqu’en 2010, ce même régime s’est tiré une balle dans le pied et a condamné la Syrie a ne plus espérer quoique ce soit en s’alliant uniquement a l’Iran et en croyant que la Russie le soutiendra dans cette revendication territoriale ! autrement dit, si les plus grandes nations du monde y compris la Russie et la Chine ne rechignent pas ou plus sur la question du Golan, sauf accessoirement, et si tous considèrent  »la sécurité d’Israël » comme une  »ligne rouge » autant que la considèrent les Américains et les Européens, qu’est ce que franchement espère Assad sinon se maintenir tout seul au pouvoir et bientôt tout seul en Syrie puisque la moitié de la population a déja vidé le pays et l’autre moitié y aspire aussi !

    On va dire que je suis pro agression et pro colonisation avec un tel raisonnement, mais franchement, est ce que Bachar al Assad ou Les Ayatollahs pensent que l’histoire va s’arrêter pour leur donner raison !? les monarchies arabes du Golf plus pragmatiques, tout comme la Monarchie Marocaine (sans vouloir la défendre sur ce point ou un autre) ont bien vu que toute autre option que la normalisation ou la collaboration même les plus timides avec l’état hébreux sont inévitables s’ils veulent se maintenir au pouvoir et maintenir le Business et leur pays dans les faveurs des grandes puissances, ils pensent d’ailleurs que les Israéliens auraient pu discuter avec les syriens s’il y avait eu une autre issue au printemps Syrien ou si le régime de Bachar avait accepté une pluralité politique même de façade … et c’est eux qui le soutiennent ! d’ailleurs, Israel encore plus pragmatique que tout ce beau monde aurait pu rétrocéder ce territoire si le voisinage Syrien ne représentait pas de menace directe sur sa sécurité….

    Combien de temps encore va durer le régime d’Assad ? et combien encore de temps va t-il s’entêter a gouverner la Syrie a lui seul ? je dis ceci sachant que toutes ces monarchies arabes sont menacées par des soulèvements chez elles aussi, tôt ou tard, même si elles n’ont pas Israel pour voisin direct ou comme colonisateur d’une partie de leur territoires…. alors structure républicaine ou pas, le monde Arabe en entier est une poudrière populaire même si les monarchies du Golf font tout pour dorloter leur populations et les endormir autant que possible….

    Quant au Maroc, ou il n’existe plus ou presque plus de front progressiste depuis que la monarchie a décidé de tout verrouiller, tout contrôler, réprimer en masse et interdire la moindre critique ou dissidence, les rares voix qui peuvent encore se faire entendre ont été contre l’annonce de normalisation et l’ont jugé contre productive en dépit qu’elle est en faveur du Sahara…. en apparence…, mais dans les faits, ni les islamistes, ni les forces silencieuses ne voient d’un bon oeil ce rapprochement qui relève de la stratégie plus que d’autre chose… et ce même s’il est vrai que les Marocains en général n’ont jamais vraiment connu ou voulu de mouvements antisémites en dépit du problème Palestinien… puisque les juifs ont grandi avec nous et sont établi au Maroc depuis 3000 ans 15 siècles avant même l’arrivée des arabes …. tout comme c’était le cas en Algérie et ailleurs en Afrique du Nord…

    Au final, ce qui est certain c’est que tout rapprochement arabe avec Israël n’est pas de bonne augure pour l’extrême droite Israélienne aussi même si c’est elle qui a été l’architecte de ces rapprochements ces dernières années ! car cela pave la voie a la gauche Israélienne, et notamment celle qui réclame l’égalité et la dignité pour la Palestiniens, et qui sait demain une rétrocession du Golan a la Syrie si toutefois cette dernière y consent par le rapprochement et la stratégie….

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  • 11 mars 2021 à 18 h 19 min
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    “ce rapprochement qui relève de la stratégie plus que d’autre chose…”
    — Permettez-moi de vous suggérer une autre hypothèse de *tactique* a la place de (stratégie)…qui est un peu fort…
    La réouverture seulement d’un bureau de liaison (fermé par le défunt Roi Hassan-2 en octobre 2000) n’a pas était un exploit diplomatique pour Bibi ou son support talmudique, l’amérloque Jared Kouchner…
    — Dans le jargon diplomatique, un bureau de liaison, équivaut au dernier degré de l’échelle diplomatique…; Donc on est loin des affirmations gratuites concocté par les Mérdias…
    « …au Maroc, ou il n’existe plus ou presque plus de front progressiste…”
    — Une autre affirmation sujette a beaucoup de !!!…???…
    La reconnaissance de l’intégralité territoriale du Royaume du Maroc de Tanger au Nord a Laguira au Sud du Sahara marocaine n’a pas était un cadeau de l’ex président américain Donald Trump; Mais surtout une stratégie d’anticipation contre les visées Russes ou Chinoise de s’implanter solidement au Sahara marocain sur la cote de l’océan de l’Atlantique (contre une reconnaissance de la souveraineté du Royaume sur son Sahara),ce qui menacera dangereusement les flottes et communications du Bloc de l’OTAN, la Syrie a été le prélude pour les Russes dans la Mer méditerranéenne…

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  • 11 mars 2021 à 23 h 48 min
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    @ Omar,

    Je soutiens pourtant  »stratégie » qui va des Émirats-Arabes-Unis au Maroc…et non de la simple tactique ! Quant à savoir si c’est à la maison blanche ou Tel-Aviv que cette stratégie s’est élaborée depuis un bout déjà ou s’il s’agit d’une politique volontariste des pays Arabes, je préconise qu’il y a un peu de tout la-dedans… d’ailleurs, il faut suspecter que les pays Arabes qui  »vocifèrent ou s’insurgent » contre cette normalisation comme l’Algérie depuis son annonce, ne le font que parce qu’ils n’ont pas été  »choisi » en premier lieu pour figurer parmi les  »favoris » dans cette  »stratégie » encore une fois… la preuve étant que Algérie et Israel sont aussi entrain de s’échanger des délégations de «  »haut niveau » mais en Catimini bien entendu… Alger doit s’estimer lésée d’y avoir perdu au change… et je ne serais pas étonné d’apprendre un jour que si les Algériens ont tardé à intégrer ce pool de pays arabes encore une fois, c’est parce qu’ils devaient exiger des contreparties plus conséquentes afin de mieux le refourguer au peuple Algérien sous de beaux discours  »Pro Palestiniens » ! il faut rappeler qu’autant la droite Israélienne que l’administration Trump avaient tout intérêt à intégrer l’Algérie dans ces pourparlers de  »normalisations » qui se sont faites a travers les émirats avec l’Algérie aussi.

    Bureau de liaison ou Ambassade, tout ceci est de la poudre aux yeux, les plus grands pays Arabes comme l’Égypte ou l’Arabie Saoudite collaborent avec Israël depuis perpette via des sociétés prête noms et des projets multiples qu’ils n’ont jamais publicisé, Israël a été le principal maître d’oeuvre du boom économique et technologique du secteur agricole Égyptien, et c’est Israël qui développe les meilleurs semences de plusieurs filières comme les tomates à l’export de tout le pourtour méditerranéen, les agriculteurs de tout le monde arabe se les sont toujours procuré via des societés écrans au vu et au su des gouvernements en dépit de la pseudo  »interdiction » de traiter avec Israël, et ce n’est que grâce a ces semences OGM et résistantes aux parasites et maladies concoctées dans les meilleurs instituts de recherche Israéliens et qui donnent des calibres à l’export intéressants que le boom agricole d’une ville comme Agadir dans les années 90 a pu se faire, en Egypte et ailleurs dans le monde Arabe… (des semences dont les prix oscillaient entre 18000 et 30000 dollars le kilo deja a l’époque… puisqu’il faut pas plus de 250 ou 500 gr pour exploiter dix serres de tomates à l’export et faire entre deux à 3 récoltes par annéea chaque fois et les profits intéressants qui vont avec)….bref….

    Sur les progressistes, je vous ai déjà répondu ailleurs sur ce point…

    La Chine et la Russie sont déjà très bien positionnées avec un pays comme le Maroc et cultivent les meilleures relations ensemble depuis toujours, cette histoire n’a rien avoir avec l’Otan, les quotas de pêche hauturière des bateaux usines Russes n’ont jamais fléchi en plus que Moscou a ouvert son marché aux exportations d’agrumes et de tomates… etc aux Marocains, sauvant les opérateurs d’une faillite assurée à cause des restrictions et quotas imposés par l’Espagne et l’UE, les relations entre Vladimir Poutine et M6 sont au beau fixe depuis au moins 5 ans et depuis la visite officielle de ce dernier en Russie, quant a la Chine, le Maroc lui réserve depuis au moins 2012 les meilleures zones industrielles, zones franches au nord comme au Sud et la Chine est le dernier investisseur massif en date dans la zone tampon de Guerguarate sur laquelle l’Algérie se tire les cheveux et vocifère qu’elle a l’appuis de ses alliés objectifs Chine et Russie pour  »dénoncer l’agression du Maroc » inventée de toute pièces… Bref….

    s’il y a un pays qui continue de fermer son marché à l’export des produits de l’Europe et la méditerranée c’est bien les USA depuis toujours, et pour info que tout le monde connaît aujourd’hui, le seul et unique débouché d’export intéressant du Maroc aux states ont été les phosphates depuis toujours, et c’est uniquement depuis Trump que le principal concurrent du Maroc et producteur Américains d’engrais qui a réussi à faire du lobbying contre le Maroc et diminuer voir menacer les stocks importants de phosphates marocains a y être écoulés ! comme quoi… le commerce et la diplomatie ne sont pas toujours alignés dans les manuels de l’oncle Sam !….

    Quant à cette histoire de reconnaître le Sahara en faveur du Maroc, il faut garder à l’esprit que cela s’est fait dans la mesure de dépasser l’impasse du dossier à l’ONU et devant les obstacles posés par l’Algérie éternisant le problème et exacerbant tout le monde y compris les Africains ou les intérêts Européens, Américains et autres en Afrique, car la proposition d’autonomie sous souveraineté Marocaine équivaut a une garantie de stabilité du territoire que tout le monde recherche et que même Moscou ou Pékin ne contestent pas… et ne font que leurrer le pouvoir Algérien poliment pour ne pas le froisser !

    amicalement tout de même !

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  • 12 mars 2021 à 0 h 26 min
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    Et par  »Autonomie » j’ajouterai, il ne faut pas croire que la rente des pêches ou des mines ou des autres ressources iront encore aux coffres de l’administration centrale Marocaine comme maintenant, même si le Maroc continue à ce jour de dépenser plus qu’il n’encaisse du territoire… la communauté internationale qui défend ce projet d’autonomie si jamais cette option voit le jour….a bel et bien l’intention de superviser la rente du Sahara pour qu’elle soit majoritairement redistribuée dans le territoire comme dans tout projet de régionalisation autonome et avancée…, le gain pour le Maroc outre la souveraineté des frontières, continuera avec les emplois et les politiques d’attraits aux investisseurs…mais on ne risque pas de voir encore les partis politiques Marocains ou le ministère de l’intérieur y faire la nouba comme maintenant sur les découpages électoraux et autres combines…, bref…

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  • 12 mars 2021 à 4 h 48 min
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    Salut Sam;
    On est libre de clamer son point de vue et angle d’analyse, ce qui enrichie plus le débat, mais pour clore ce dialogue…j’ai dans le fond de mon sac une surprise Top-secret pour toi sur Bibi et sa grande déception lors de son dernier voyage pour conclure avec le Royaume du Maroc « التطبيع »=“la normalisation”, sur l’exemple des minuscules principautés d’Emirats et Bahreïn du Golf, avec la complicité active de l’ex-secrétaire d’Etat amérloque Mike Pompeo ; Bibi a attendu patiemment deux jours a Madrid le feu vert qui n’a pas était allumé pour rejoindre son compère Mike a Rabat à cause du veto du ministre Abou Rita et son Staff des AE marocaine… et pour convaincre les deux compères amérloque et sioniste ils ont inventé un voyage à l’improviste du Roi M-6
    *الله تعالى يحفظه و يسدد خطواته* dans un pays africain !!!…
    Ah… Ce Abou Rita marocain et son Staff des AE sont fortiches quand même !…

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