La guerre n’accouche pas de la révolution. Une classe sociale accouche de la révolution

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Que o Silêncio dos Justos não Mate Inocentes: A guerra não dá origem à revolução. Uma classe social dá origem à revolução (queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com)

 

La guerre est la cristallisation politique, diplomatique et militaire des contradictions qui propulsent un mode de production jusque dans ses extrêmes capacités de reproduction.  La guerre  accouche de la destruction, de la mort, de l’effondrement économique et social d’une faction de la classe dominante (le grand capital international) puis, la guerre accouche d’une  paix éphémère jusqu’à l’exacerbation des contradictions et de la concurrence qui confrontent les puissances impériales, ce qui entraîne une  nouvelle guerre – locale – régionale –  mondiale. L’ensemble de ce processus (paix-guerre-paix-guerre) est dynamique et mécanique en ce sens que la volonté des classes sociales commande très peu ce processus mû par les lois de l’économie politique capitaliste que la classe dominante présente comme éternelle et que l’insurrection populaire devra détruire.

 

La Révolution prolétarienne sera toute autre chose

 

Partons d’une citation de Jacques Gigoux intitulé : La guerre n’accouche plus de la révolution. (sic)

 

«Carl Schmitt avait déjà conceptualisé cette situation avec l’idée de «guerre civile mondiale» qui implique la mise en place d’un ordre particulier, l’état d’exception (l’état d’urgence et l’économie de guerre). Guerre civile mondiale, car plus rien ne serait extérieur à l’ordre. Aujourd’hui, en effet, dans le procès de totalisation du capital, l’ennemi n’est plus tant extérieur à la nation (Allemagne, URSS, Chine) qu’intérieur.»

 

La révolution prolétarienne sera totale – externe et interne aux nations et au mode de production hégémonique. Elle sera internationale ou elle ne sera pas. La révolution prolétarienne sera une réaction consciente – volontaire – obéissant à un certain nombre de conditions concrètes – objectives et subjectives – dont l’abolition de l’ordre d’exception et de l’État totalitaire.  La révolution prolétarienne sera le fruit d’un engagement progressif de la classe prolétarienne qui n’aura rien  de spontané ou d’instinctif. Bien entendu, la révolution prolétarienne adviendra après une longue – spontanée – instinctive – anarchique – meurtrière insurrection populaire embrasant d’abord les mégalopoles urbaines où s’entassent toute la richesse et toute la pauvreté de l’humanité; où s’amoncellent le grand capital et ses institutions de contrôle et de répression qu’on appelle l’État totalitaire (de gauche ou de droite) ; où s’agglutinent aussi la classe bourgeoise et la petite bourgeoisie paupérisée, tétanisée, ainsi que l’immense prolétariat, qui au début ne sera pas conscient (mais le deviendra peu à peu) de sa mission historique pour le salut de l’humanité et de la planète.

 

La révolution prolétarienne (je n’écris pas l’insurrection populaire – ni la guerre civile mondiale – ni la révolution socialiste – ni le coup d’État d’un parti opportuniste) sera une révolution d’un genre nouveau en ceci qu’elle marquera la supériorité de l’esprit, de la conscience de classe, sur l’instinct et sur les contingences matérielles et sociales. La révolution prolétarienne sera le fruit d’une décision de la classe sociale des prolétaires de prendre en main sa destinée en commençant par détruire l’ancien mode de production (l’ordre ancien et son État de dictature bourgeois) pour construire un nouveau mode social de production que nous appellerons : le mode de production communiste prolétarien.

 

La révolution prolétarienne ne sera pas le résultat de «l’accouchement d’une guerre régionale – d’une guerre civile mondiale – du procès de totalisation du capital…» (sic) même si cette révolution, issue de la conscience collective de classe, surviendra probablement après une longue et terrible guerre mondiale chaotique, où le grand capital désespéré fera usage de toutes les armes létales (bactériologiques, virales, chimiques, nucléaires, numériques et conventionnelles) mises au point dans les laboratoires militaires de recherche de la mort et expérimentées sur les populations civiles ostracisées.

 

« Nouvel ordre mondial » et « Grand Reset » dérisoires

 

Cette guerre mondiale totale, apocalyptique, n’accouchera pas cette fois d’une nouvelle paix éphémère, d’un «Nouvel Ordre Mondial» ou d’un « Grand Reset » dérisoires qui ne seraient qu’une remise aux normes de « l’Ordre Capitaliste Ancien« .  Le prolétariat aura pris sa destinée en main au profit de l’ensemble de l’humanité.  Le prolétariat se libérera de l’aliénation de classe, et de l’oppression de classe, non pas en tant que « citoyen d’une société-civile utopique » (sic) mais en tant que classe sociale révolutionnaire – en soi et pour soi – devant assuré sa propre survie, et par le fait même, la survie de l’humanité tout entière. L’objet de la Révolution prolétarienne prolongée sera de détruire la superstructure sociale bourgeoise dont l’État totalitaire, de détruire les assises fondamentales des classes sociales, d’abolir ainsi les classes sociales, sources d’aliénation et d’oppression, afin de construire un nouveau mode de production, une société internationaliste sans classes, jamais vue jusqu’à ce jour, surtout pas dans les soi-disant paradis «socialistes» des apparatchiks.

 

Contrairement à ce que prétendait Lénine, ce n’est pas la guerre qui accouche de la révolution… c’est la classe sociale révolutionnaire qui accouche de la révolution sociale internationale. Il en fut ainsi pour la bourgeoisie en 1789 en France, en1917 en Russie, en 1949 en Chine, en 1959 à Cuba…etc.

 

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

6 réflexions sur “La guerre n’accouche pas de la révolution. Une classe sociale accouche de la révolution

  • 9 juin 2021 à 14 h 58 min
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    Pathétique. Pure pensee magique. Et il se pense au dessus de Lenine en plus…

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    • 9 juin 2021 à 16 h 40 min
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      @ Aldebaran

      LA PENSÉE MAGIQUE CONSISTE À PENSER QU’UNE RÉVOLUTION SOCIALE PEUT ETRE MENÉE PAR UN CLUB – UN CLAN – UNE SECTE – UN « PARTI » DE MERCENAIRES DÉTACHÉ DE LA CLASSE RÉVOLUTIONNAIRE – ICI PROLÉTARIENNE = ERREUR DE LÉNINE ET DE TROTSKY ET DE TOUS CEUX QUI LES ONT SUIVIT.

      LA PREUVE ???? QU’EST DEVENUE LA PATRIE DU PROLÉTARIAT INTERNATIONAL SANS PROLÉTARIAT (OU SI PEU) ???? MEME CHOSE EN CHINE – DES SERFS ET DES KOULAKS – DES PAYSANS SANS TERRE – NE PEUVENT MENER UNE RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE URBAINE – MODERNE – NUMÉRIQUE – SCIENTIFIQUE – BIOCHIMIQUE – ANTI – THERMONUCLÉAIRE

      La gauche quand vous réveillerez-vous ?

      Lénine était plein de bonnes attentions mais l’époque historique n’était point arrivé à maturité

      Elle l’est aujourd’hui, saurez-vous regarder vers l’avant ???

      Merci pour ton post

      Robert Bibeau

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  • 10 juin 2021 à 6 h 17 min
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    10/06/2021 – « Org.Nation », notre seul espoir et réponse réels, pour 2022 et ensuite
    https://wp.me/p4Im0Q-53h
    Même pour voter, il faut être vacciné ! N’est-ce pas une atteinte à la liberté électorale ?

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    • 10 juin 2021 à 10 h 39 min
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      @ KEG

      Cela donne une idée du désespoir du grand capital hégémonique et du peu de cas qu,il fait de l,électoralisme démocratique

      Bon vent aux électeurs … tout cela se terminera au bout du fusil malheureusement.

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