La pandémie d’euthanasie médico-économique (1/2)

Par Khider Mesloub.

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6.12.2021-Mesloub-English-Italiano-Spanish

« L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figures. Dans une société capitaliste, des machines à tuer, des prothèses qui permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera trop insupportable, ou économiquement trop coûteuse, verront le jour et seront de pratique courante. », Jacques Attali, 1981. 

 

Quoique la mort constitue l’étape finale naturelle de notre vie, elle semble, grâce notamment aux progrès extraordinaires de la médecine, avoir disparu de notre univers mental et de notre perception visuelle. En particulier, dans les sociétés développées où l’espérance de vie ne cesse d’augmenter, où les guerres et les famines ont disparu de leur paysage social (du moins jusqu’à présent car, à la faveur de la récession économique actuelle, la famine comme la guerre risquent de perturber cet ordonnancement paisible existentiel). Ainsi, les limites de la mort ont été considérablement reculées, à tel point que la vie s’apprêterait à tutoyer l’immortalité, selon les vœux de nombreux bonzes amateurs de sciences fictions. En effet la tentation de prolonger indéfiniment la vie enflamme le cerveau de certains scientifiques extravagants, notamment des médecins stipendiés par les Big Pharma, adeptes de l’acharnement thérapeutique. Car, du point des intérêts du « capital pharmaceutique », la mort priverait l’industrie de la santé, des médicaments et des vaccins de leurs lucratifs clients.

De nos jours, la mort est vécue comme un échec de la médecine et de la société (une perte financière pour l’industrie pharmaceutique), qui n’ont pas su pérenniser la vie. La mort est devenue un affront à la dignité de l’homme moderne pétri d’orgueil scientifique. Presque un scandale, voire une anomalie. Pourtant, hier encore, la mort fauchait des êtres dans la fleur de l’âge : la mortalité infantile était très répandue, celle des femmes lors de l’accouchement également fréquente. La mort rythmait le cours de l’existence, elle partageait la vie de nos aïeux à la longévité très brève. Le deuil habitait leur maison dès le seuil de la vie souvent abrégée par la maladie ou la malnutrition. Les cimetières ceinturaient leur village ou étaient érigés comme des monuments au centre du village constamment endeuillé. Les enterrements cadencés la vie des villageois. La mort, l’enterrement et le deuil réglaient la vie ritualisée de nos prédécesseurs. Ces moments étaient solennisés. La mort côtoyait amicalement la vie. Toutes les deux cheminaient ensemble à un rythme accéléré, la mort triomphant de la vie rapidement essoufflée faute de nourriture et de médication.

Depuis plusieurs décennies, tous ces rites funèbres avaient disparu du paysage social. La mort était occultée. Elle était devenue un sujet tabou. Dans les villes, la majorité des personnes mourraient incognito à l’hôpital, dans l’anonymat familière, souvent dans la solitude, après avoir été maintenues en survie à l’aide d’appareils médicaux déshumanisés, afin de prolonger médicalement leur vie pourtant morbide, pour le grand le bénéfice de l’industrie de la santé mercantile et des firmes pharmaceutiques. Ces deux institutions ne doivent leur florissante existence économique et surtout leur bonne santé financière qu’à l’accroissement illimité du nombre de malades et à la multiplication de pathologies chroniques générées par le mode de vie urbain toxique et l’alimentation industrielle délétère – le surgissement incontrôlé du Covid-19 en Occident est l’expression du délabrement de son système de santé, et, surtout, de la dégradation de ses défenses immunitaires, engendrés par le vieillissement et la pathologisation de sa population nourrie aux produits toxiques et gavée de psychotropes, ces pilules du bonheur frelaté capitaliste. Il faut rappeler que de multiples pathologies chroniques tuent chaque année, depuis plusieurs décennies, des millions de personnes, maladies cardiovasculaires 18 millions, le cancer 9 millions.

Mais, jourd’hui, les intérêts catégoriels de ces deux institutions (santé et pharmaceutique) vont à l’encontre des besoins fondamentaux du capital mondial qui, confronté à une crise de valorisation, doit procéder à la destruction des infrastructures obsolètes et à l’anéantissement des surnuméraires, autrement dit à l’élimination des personnes inutiles et « substituables par les robots et les machines intelligentes », selon la formule de Klaus Schwab – malades chroniques, personnes âgées, chômeurs –, devenus financièrement onéreux, socialement encombrants,  en conformité avec la conception malthusienne de la gestion de la surpopulation : l’extermination des pauvres par l’organisation de la mortalité des pauvres. Thomas Malthus (1766-1834), économiste britannique, recommandait également, pour accélérer la dépopulation par la mort programmée, la suppression de toutes les thérapeutiques médicales afin d’empêcher la guérison des malades : «Mais par-dessus tout, nous devons réprouver des solutions spécifiques pour les maladies ravageuses; ainsi que ces hommes faussement bienveillants qui ont pensé qu’ils faisaient un service à l’humanité en projetant des programmes pour l’extirpation totale de troubles particuliers.» (Cela résonne avec l’agenda des gouvernants contemporains œuvrant au démantèlement du système de santé, à l’interdiction de toute thérapeutique médicale curative conventionnelle, favorisant indirectement l’euthanasie. À la faveur de l’épidémie grippale du coronavirus, avec les 5 millions de personnes mortes en quelques mois faute de soins – de traitement médical, de lits de réanimation, de respirateurs –, nous avons eu un aperçu des futures euthanasies en préparation. Aujourd’hui, c’est une banale grippe saisonnière qui aura provoqué la mort de 5 millions de personnes, décédées du fait de la gestion criminelle des gouvernants de l’épidémie. Bientôt, ce seront des pathologies chroniques autrement plus létales qui ne seront plus soignées par manque de moyens médicaux, équipements sanitaires et traitements médicamenteux)

Si les instances médicales œuvrent à la sauvegarde de la vie des malades, d’aucuns préfèrent échapper à leur acharnement thérapeutique. Pour abréger leurs souffrances, leur déchéance physique, certains revendiquent leur droit à mourir dans la dignité par le recours à l’euthanasie. Selon les partisans de l’euthanasie, certes, le médecin doit s’efforcer de soulager les souffrances de son malade, mais il ne doit pas s’obstiner déraisonnablement à se livrer à une persécution thérapeutique pour prolonger abusivement la vie. L’euthanasie désigne la volonté du malade de choisir de mourir dans la dignité, sans souffrance. Ce terme, à l’étymologie grecque, signifie « la bonne mort », la mort douce et sans souffrance.

Dans la majorité des pays, l’euthanasie est considérée comme un crime de meurtre passible de réclusion.  Depuis peu, à la faveur de la pandémie politiquement instrumentalisée, des États s’appliquent à dépénaliser l’euthanasie. Et pour cause. Probablement, pour officialiser la politique d’élimination médicale, et échapper à toute poursuite judiciaire.

Au plan de l’éthique, selon les règles de déontologie, le corps médical n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort d’un malade. Cependant, dans les faits, est pratiqué ce que l’on peut qualifier de « lente euthanasie ». On distingue deux formes d’euthanasie : l’euthanasie passive et l’euthanasie active. Dans la première forme passive, devant un malade en phase terminale, le corps médical cesse tout traitement devenu inopérant, et débranche éventuellement les appareils de survie. L’euthanasie dite passive est assimilée juridiquement à une abstention volontaire de porter assistance à une personne en péril, aussi est-elle punissable d’une peine d’emprisonnement. Dans la seconde forme active, à la demande expresse du malade désireux d’abréger ses souffrances, un parent ou un médecin l’aide à mourir afin de le délivrer d’une vie devenue indigne d’être vécue.

 

L’incurie dans la gestion de la crise sanitaire confine à l’euthanasie passive 

 

La question de l’euthanasie s’invite fréquemment dans le débat. Contre la dépénalisation de l’euthanasie, les détracteurs de l’euthanasie invoquent les risques de dérapages et d’abus. Si l’euthanasie est légalisée, la tentation de supprimer des personnes considérées comme inutiles, infirmes, vieillards vulnérables, est grande. C’est accorder au corps médical le droit de donner la mort.

Si l’État condamne, à juste titre, l’euthanasie médicale, a-t-il le droit, lui, de se livrer à l’euthanasie « sociale » ? La question mérite d’être posée à la faveur de la pandémie du Covid-19. Car, par leur incurie dans la gestion de la crise sanitaire du coronavirus, les gouvernements de nombreux pays ont perpétré une véritable euthanasie passive, assimilée judiciairement à une abstention volontaire de porter assistance à des personnes en danger de mort, crime punissable d’emprisonnement. Au reste, en France, c’est sur ce fondement juridique que l’ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn a été mise en examen pour mise en danger de la vie d’autrui et d’autres chefs d’accusation, notamment «d’abstention volontaire de combattre un sinistre», dans le cadre de l’enquête sur la gestion de la pandémie de Covid-19. D’autres ministres et le Premier ministre Edouard Philippe sont également convoqués pour leur probable mise en examen, selon les informations.

« La vieillesse est un naufrage. » avait dit Chateaubriand. Mais est-ce une raison pour favoriser son chavirement létal, la précipiter dans l’Outre-tombe ? Or, avec la pandémie du Covid-19, les personnes âgées auront été les principales victimes du virus, décédées dans les hôpitaux sous-équipés ou dans les maisons de retraite transformées en mouroir. En tout état de cause, les autorités étatiques ne pouvaient ignorer la vulnérabilité des « vieillards » face au virus. Les séniors constituent une cible de choix du virus en raison de leur fragilité physique et de leur comorbidité. Aussi, les maisons de retraite, cibles privilégiées du virus, devaient-elles faire l’objet d’une sécurisation optimale, d’un confinement total pour protéger les résidents de toute contamination. Telle ne fut pas la politique sanitaire appliquée par les gouvernements de la majorité des pays, notamment de la France, l’Italie, l’Espagne, les États-Unis, le Canada (tous les pays atlantistes). Tout s’est passé comme si la mort de ces centaines de milliers de « vieux » (aujourd’hui le nombre de personnes sacrifiées est évalué à 5 millions, dont plus 70% sont décédées curieusement dans les pays atlantistes  : l’Europe 1,4 millions, les États-Unis 770 000, le Brésil 615 000) avait été délibérément provoquée par l’incurie de la gestion sanitaire, matérialisée par l’absence de mesures de prévention efficaces destinées à protéger les maisons de retraite, et la défaillance de matériels médicaux dans les hôpitaux. Autrement dit, par la faillite de l’État, illustrée par ses manquements condamnables, sa gabegie funeste. La responsabilité de l’État dans cette tragédie du Covid-19 est manifestement avérée, sa culpabilité établie.

Certes, ce n’est pas la première « civilisation » à s’adonner au rite de l’élimination des « vieillards », même si ce n’est pas pratiqué de manière ritualisée, permanente, officielle, mais circonstancielle comme lors des deux Guerres mondiales où le grand capital international avait sacrifié plus de 80 millions d’individus (cette fois de tous âges et en bonne santé) afin de déterminer quelle puissance impérialiste aurait l’hégémonie sur l’économie mondiale. D’autres sociétés archaïques se livraient à ces sacrifices des aînés. En effet, dans certaines sociétés primitives, les « vieux » étaient abandonnés. Les Yakoutes, en Sibérie, expulsaient leurs aînés. Les Koriaks, les éliminaient. Les Esquimaux les laissaient périr dans la neige. Les Tchouktches les étranglaient après leur avoir réservé un ultime hommage offert sous forme d’une cérémonie festive. D’autres les bannissaient, livrés à eux-mêmes en pleine nature.

 

  La prescription du Rivotril a contribué à la Solution létale 

  

Néanmoins, cette « euthanasie sociale » opérée au sein d’une société technologiquement avancée pose problème. Elle interpelle notre conscience. Indéniablement, elle révèle la faillite du système capitaliste. Elle corrobore la preuve de son inhumanité, de sa barbarie. Effectivement, comment interpréter cette incurie scandaleuse dans la gestion sanitaire du Covid-19, sinon comme une véritable opération d’«euthanasie sociale» orchestrée par les gouvernements, exécutée au nom de la rigueur budgétaire, responsable de l’impréparation logistique sanitaire et de la pénurie des équipements médicaux. Pour preuve, excepté la commercialisation forcée de nouveaux produits vaccinaux géniques en phase expérimentale, aux vertus moins efficaces sur les populations que sur la santé financière des industries pharmaceutiques, depuis l’apparition de la pandémie la majorité des États n’a aucunement renforcé son système de santé. Bien au contraire. Pour prendre le cas de la France, alors que le pays est censément en guerre contre le Covid-19, le gouvernement Macron a procédé à la fermeture de 20% de lits, au licenciement de plusieurs milliers d’agents hospitaliers. Pour un pays prétendument en guerre contre la pandémie, le pouvoir a torpillé délibérément le système défensif des établissements hospitaliers, pour aggraver son démantèlement, accélérer sa destruction.

On se souvient que durant les premiers mois de la pandémie, les pays occidentaux se révélèrent incapables de protéger les personnes âgées. Que des pays hautement développés aient laissé les aînés livrés à eux-mêmes est moralement scandaleux. Qu’ils aient abandonné les séniors dans les maisons de retraite ou confinés chez eux sans soins, ni tests, ni protection sanitaire, est humainement révoltant. Qu’ils aient entassé des malades dans des hôpitaux sous-équipés, voués à la mort, est indigne de ces pays capitalistes technologiquement performants.

D’autant plus scandaleux que, pour prendre l’exemple de la France, selon le journal Le Canard Enchaîné publié le 22 avril 2020, une circulaire ministérielle du gouvernement français du 19 mars «suggérait de limiter fortement l’admission en réanimation des personnes les plus fragiles », sous couvert d’éviter l’acharnement thérapeutique (sic), mais en vérité par manque (programmé) de lits pour les plus jeunes. Le Canard s’interrogeait à juste titre : «Les vieux ont-ils été privés de réanimation?». Il se demandait si « cette circulaire du ministère de la Santé n’aurait pas conduit à une aggravation du bilan de l’épidémie pour les patients les plus âgés ? ».

Cette volonté d’euthanasier (de soulager la souffrance selon la terminologie euphémistique gouvernementale) les personnes âgées et vulnérables a été officialisée par l’adoption, en pleine première vague de l’épidémie de Covid-19, le 28 mars 2020, d’un décret autorisant le recours à des médicaments palliatifs, notamment le Rivotril, habituellement interdit en médecine de ville et dans les Ehpad (maisons de retraite médicalisées). En effet, le Rivotril est contre-indiqué en cas d’insuffisance respiratoire. Le Rivotril n’est pas adapté pour l’insuffisance respiratoire chez les malades pulmonaires avec des difficultés à respirer car il ralentit le rythme respiratoire. Ce produit est règlementairement interdit en cas d’insuffisance respiratoire. Or, c’est la pathologie principale développée par les malades atteints de la forme grave du Covid-19 : ils souffrent de pneumonie sévère. Aussi, prescrire du Rivotril, cela revient-il à précipiter la mort. Telle fut pourtant la réalité : des milliers de malades de Covid-19 furent mortellement soignés à coup d’injections létales de Rivotril.

Curieusement, au moment où le gouvernement Macron promulguait le décret autorisant le recours au Rivotril, il interdisait aux médecins la prescription de la Chloroquine (et son dérivé l’hydroxychloroquine) pour soigner les malades du Covid-19. (Au même titre, aujourd’hui, il promeut l’usage exclusif des vaccins expérimentaux au détriment de tout traitement médical curatif conventionnel.)

Cette décision avait jeté l’émoi parmi les agents des établissements hospitaliers et des maisons de retraite. Comme l’avait déclaré une responsable de santé dans le magazine de France 3 Pièces à conviction : « Quand on a reçu ces directives, ça nous a choqués, témoignait Sandra Rotureau, cadre de santé, de se dire que là, on ne donnait aucune chance aux personnes âgées de s’en sortir. Quand une personne âgée n’est pas hospitalisée [par manque de lits] et qu’ensuite, ce qu’on lui propose, c’est une sédation dès l’instant qu’elle va présenter une détresse respiratoire… ma première réaction ça a été : on nous demande de faire une euthanasie passive auprès de nos résidents. »

 

La machine euthanasique tourne à plein régime socialement fasciste 

 

Dans le même documentaire, une médecin d’Ehpad public exprimait son « sentiment d’horreur ». Alors qu’elle estimait ne pas avoir « le droit de prescrire quelque chose qui pourrait soigner les personnes si elles étaient atteintes » (notamment la Chloroquine et autres médicaments interdits curieusement dès l’apparition de l’épidémie), elle était « autorisée à les faire partir… en douceur ». « On a abrégé les souffrances des gens. Moi, j’appelle ça l’euthanasie, extrêmement choquée. Qu’on ait osé nous demander de piquer nos patients pour les faire partir plus vite, c’est insupportable. », avait-elle déclaré.

Pour sa part, Serge Rader, ancien pharmacien, coauteur du livre « Le Racket des laboratoires » pharmaceutiques, déclarait que l’autorisation de la vente en pharmacie du médicament sédatif Rivotril est la porte ouverte à une légalisation de l’euthanasie des personnes âgées : «Non seulement on ne les a pas amenés en réanimation, mais on leur a préparé la seringue de Rivotril avec un arrêté à la clé pour les achever complètement alors qu’ils étaient déjà en détresse respiratoire.»

Quant au célèbre avocat, Gilbert Collard, il affirmait dans un tweet « qu’un décret du 28 mars autorise l’euthanasie pour se débarrasser des vieux ».

Pareillement, dans un tweet publié le 2 avril 2020, le député Meyer Habib écrivait : « On donne le permis légal d’euthanasier en France ! Décret du 28/03, le Rivotril, passeport pour la mort douce, est en prescription libre. » Primum Non Nocere, la suite de HOLD-UP! – les 7 du quebec : https://les7duquebec.net/archives/268656

Ainsi, dès le début de l’apparition de l’épidémie, pour gonfler les chiffres de décès justifiant leur politique sécuritaire illustrée par les mesures liberticides et les confinements, les gouvernants recoururent à la Solution létale : l’euthanasie (opérée délibérément par défaillance d’équipements sanitaires et matériels médicaux – pénuries de respirateurs, de lits de réanimation – ou administration de substances médicamenteuses létales – Rivotril).

Aujourd’hui, un an après, le gouvernement Macron continue d’appliquer la même Solution létale dans les territoires d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Mayotte), confrontés à la dégradation de leurs établissements hospitaliers, illustrée par la défaillance d’équipements médicaux et la pénurie de personnels soignants. Mais la résistance populaire s’organise : Les médias menteurs font l’impasse sur la Résistance populaire…et pourtant ils résistent (Rotterdam-Guadeloupe-Autriche-Bruxelles-Martinique-Sahel-Italie-Maroc) – les 7 du quebec  :  https://les7duquebec.net/archives/268426

En effet, le 9 septembre, des soignants avaient témoigné dans le quotidien régional France-Antilles Martinique, affirmant que le Conseil de l’Ordre des médecins de Martinique préconisait qu’ils appliquent un protocole de « fin de vie » à des personnes en détresse respiratoire à domicile. Autrement dit, comme l’ont déclaré des médecins révoltés par les protocoles de « soins palliatifs covid » : « c’est de l’euthanasie active! ». En effet, aux Antilles, les soignants enragent que le Conseil de l’Ordre des médecins leur demande, selon eux, de « tuer plutôt que de soigner ». « Ça va à l’encontre totale du serment d’Hippocrate ! »

À cet égard, il est utile de rapporter le témoignage de ce médecin qui préférait conserver l’anonymat pour ne pas subir de sanctions des autorités sanitaires : « Dans l’impréparation, on voit que la version officielle de toutes les autorités de santé, de l’ARS, du Conseil de l’Ordre, c’est : « si vous avez des symptômes du virus, faites-vous tester, et si vous êtes positifs, restez chez vous, et si ça s’aggrave, appelez le 15. » Dans le discours officiel, il n’y a jamais eu « Allez voir votre médecin traitant ». On a dit aux patients de rester chez eux. Et là, quand vous êtes gravement malades, vous allez à l’hôpital, mais si vous avez plus de 47 ans, on vous dit que vous ne pouvez pas aller en réanimation. Ceux qui connaissent des complications, interdits d’accès aux services de réanimation, se voient alors administrer un protocole de fin de vie, de soins palliatifs, c’est-à-dire « soulageant définitivement la douleur du patient ».

En résumé, les recommandations du gouvernement Macron sont : « si vous avez des symptômes du virus, restez chez vous » (traduction : crevez chez vous). Si « vous êtes gravement malades, quoique hospitalisé, n’escomptait pas être admis en réanimation, en particulier si vous êtes âgé plus de 47 ans » (on vous administre automatiquement le protocole de fin de vie).

  Aujourd’hui, on reprend à notre compte la même interrogation : deux ans après les récurrents confinements déments, en dépit du déblocage de centaines de milliards d’euros pour soutenir prétendument l’économie, comment expliquer qu’aucun nouvel hôpital n’ait été construit, ne serait-ce que sous forme d’unité de soin ambulatoire ? Les établissements de soin manquent toujours cruellement de matériels sanitaires, de lits de réanimation, de personnels soignants que l’on terrorise ? N’est-ce pas cette défaillance planifiée qui a conduit à l’aggravation délibérée du bilan de l’épidémie, pour justifier et légitimer toutes les mesures antisociales et liberticides promulguées depuis presque deux ans, décrétées dans le cadre de la militarisation rampante de la société, appuyée sur un climat d’alimentation permanente de sidération, de fabrication de la peur nourrie d’informations anxiogènes, véritables déferlements de vagues de terreur de la part de l’État terroriste.

 

 Pour le capitalisme, les dépenses de prévention sont improductives 

 

En l’espèce, il s’agit d’une véritable opération d’« euthanasie sociale », autrement dit d’une extermination des plus faibles, exécutée au nom de la refondation d’un nouvel ordre économique dématérialisé, numérisé, « ubérisé », dominé par le télétravail, purgé de ses infrastructures productives et tertiaires obsolètes et de ses populations laborieuses marginales surnuméraires.

 

Au Canada, la machine euthanasique a également fonctionné à plein régime fasciste gouvernemental. Selon le Dr Vinh-Kim Nguyen, exerçant aux Urgences de l’hôpital général juif, venu témoigner devant une commission d’enquête sur les décès de personnes âgées ou vulnérables survenus dans des milieux d’hébergement au cours de la première vague de Covid-19, des résidents « auraient pu être soignés », mais ils ont plutôt été « euthanasiés ». Pour les malades des maisons de retraite, d’après le Dr Vinh-Kim Nguyen les seules mesures disponibles étaient souvent les protocoles de détresse respiratoire de fin de vie, soit de forts cocktails de médicaments utilisés pour réduire la souffrance, a-t-il témoigné. « Ce sont des protocoles qui entraînent la mort. […] C’était en fait une euthanasie », a-t-il expliqué. Qui sont les vrais complotistes ? Les puissants comploteurs démasqués. – les 7 du quebec : https://les7duquebec.net/archives/268688

 

Son confrère, le Dr le  Dr Réjean Hébert , spécialiste en gérontologie, ancien ministre de la Santé, a expliqué « l’hécatombe » (l’euthanasie) des personnes âgées par un « âgisme systémique » dans la société. Autrement dit, en langage clair, du fait que les soins aux personnes âgées sont «le parent pauvre» du système de santé, malgré une population toujours plus vieillissante. Une société vieillissante qui n’augmente pas conséquemment les moyens sanitaires des services gériatriques ne peut pas être qualifiée autrement que « d’euthanasiante »Par la planification délibérée de la défaillance du système de santé des seniors, elle organise la programmation de leur élimination.  C’est à quoi nous assistons depuis le début de la pandémie : le génocide de personnes âgées et vulnérables. Cette réalité exterminatrice est confirmée par l’exemple du Canada, applicable à tous les pays. Pendant la première période de la pandémie (du 25 février au 11 juillet 2020), les Québécois de 70 ans et plus ont compté pour 92 % des décès dus à la Covid-19, d’après des données de l’Institut national de santé publique du Québec. Confirmant les données statistiques de l’ensemble des pays : plus de 92% des décès de Covid-19 avaient plus de 72 ans (l’âge moyen du taux de mortalité est, lui, de 84 ans).

 

Khider Mesloub 

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

8 réflexions sur “La pandémie d’euthanasie médico-économique (1/2)

  • 7 décembre 2021 à 3 h 25 min
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    le peu que j’ai lu m’a dissuadé de lire le reste…

    A savoir que l’auteur confond, sans doute à dessein l’euthanasie avec l’assassinat et ce n’est pas acceptable pour ma part.

    Abréger les souffrances de quelqu’un qui le demande ou dont l’existence n’a plus aucun sens, c’est l’euthanasie, abréger l’existence d’une personne qui donne sens à sa vie, quel que soit son âge, c’est un assassinat.

    Ce n’est donc pas une question d’âge, mais de savoir si l’existence de la personne à toujours un sens ou n’en a plus. La seule chose qu’on puisse dire d’un vieillard, c’est que son avenir est derrière lui et passe par ses descendants. Raison pour laquelle nombres de personnes âgées dans les Ehpad ce sont laissé mourir à cause de l’interdiction de visite de leur enfants.

    En tout les cas, on ne sacrifie pas sa jeunesse pour maintenir en vie des grabataires, les premiers on l’avenir devant eux, les second derrière.

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    • 7 décembre 2021 à 9 h 17 min
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      @ Hervé

      Ne crois-tu pas que dans cette société décadente – en voie de putréfaction avancée – mondialement corrompue moribonde la classe dominante confond a dessein « euthanasie » et  » Abréger les souffrances de quelqu’un qui le demande ou dont l’existence n’a plus aucun sens, c’est l’euthanasie, abréger l’existence d’une personne qui donne sens à sa vie, quel que soit son âge, c’est un assassinat. » ????

      Comme tu le soulignes toi-même « Raison pour laquelle nombres de personnes âgées dans les Ehpad ce sont laissé mourir à cause de l’interdiction de visite de leur enfants. » Quel était le choix véritable de ces gens emmurés dans ces mouroirs de l’Apocalypse ??? (Pareil au Québec dans les CHSLD ces mouroirs dont on cherche à dissimuler la responsabilité meurtrière)

      Quand l’État crée les conditions du désespoir jusqu’à l’euthanasie, l’État des riches est assassin me semble-t-il

      Robert Bibeau

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      • 8 décembre 2021 à 3 h 40 min
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        Bonjour Robert,
        Au moment de l’interdiction de visite des Ehpad, j’ai été le premier à trouver cela scandaleux et criminel et je l’ai écrit sur agoravox. Ceci étant, on ne sauve pas la vie d’un vieillard, c’est totalement absurde. On se doit de leur assurer une fin de vie la plus digne qui soit, mais certainement pas au détriment des autres générations. Pour ma part, ce qui m’est insupportable, c’est le traitement fait aux enfants et aux jeunes en général via cette pseudo crise sanitaire pour les conditionner à mieux obéir et à la soumission sous couvert de crises sanitaires qui risquent d’aller crescendo. Quand je vois un vieux dans la rue avec un masque sur la figure, je me marre, quand je vois les jeunes à l’école avec cette muselière, je les plains.

        Sinon, l’Etat ne crée rien du tout, c’est absurde ou alors, montre moi comment un outil peut créer quelque chose de lui même !Autrement dit, ce sont ceux qui en ont le contrôle qui crée les conditions, mais jamais l’Etat !

        Enfin, créer les conditions du désespoir n’aboutit pas à l’euthanasie, mais soit au suicide, soi à l’assassinat.

        Autrefois, le mot d’ordre en cas de catastrophe était « les femmes et les enfants d’abord », car ils représentent l’avenir, la survie. Avec cette crise le mot d’ordre ou du moins, ce que veulent faire croire ceux qui ont le pouvoir c’est « les vieux et les mourants d’abord ». Une forme de novlangue !!!

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  • 11 décembre 2021 à 5 h 14 min
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    Voila un article particulièrement bien documenté et qui démontre que l’ insécurité sanitaire n’ est pas le fruit du hasard, mais une anticipation à vouloir « euthanasier » la population vieillissante et ainsi résoudre la question des retraites du monde ( pas qu’occidental). Il reste maintenant à le démontrer chiffre en mains. A ce niveau nous pouvons considérer qu’il y a une volonté malthusienne de laisser crever au niveau international les vieux et les surnuméraires. Voici quelques extraits du livre de Malthus «  Essai sur le principe de population »

    « Un homme qui est né dans un monde déjà occupé, s’il ne peut obtenir de ses parents la subsistance, et si la société n’a pas besoin de son travail, n’a aucun droit de réclamer la plus petite portion de nourriture, et en fait,il est de trop. Au grand banquet de la nature il n’y a pas de couvert mis pour lui. Elle lui commande de s’en aller,et elle met elle-même promptement ses ordres à exécution s’il ne peut recourir à la compassion de quelques uns des convives du banquet «  (Malthus , Essai sur le principe de population,Paris, 1963, Ed. Gonthier)
    Ainsi, devait -il préconiser le rejet de toute charité et des lois d ‘assistance vis-à-vis des pauvres ;

    « Avant toute atteinte au système, la première mesure capable d’arrêter ou de freiner l’extension des secours à attribuer me parait consister à désavouer formellement, au nom de la justice et de la dignité, le droit des pauvres à l’assistance. Dans ce but je proposerais qu’on promulgue une loi refusant /’assistance paroissiale aux enfants nés d’un mariage contracté plus d’un an après la promulgation de la loi,ainsi qu’à tous les enfants nés deux ans après cette date » (Malthus , Essai sur le principe de population,Paris, 1963, Ed. Gonthier)
    Marx et Engels ont critiqué Malthus essentiellement sur la solution barbare qu’il préconisait pour résoudre la question d’une surpopulation relative. Il faut faire attention de ne pas qualifier de Malthusianisme toute solution visant à limiter localement une expansion de la population ( ex l’ enfant unique de Mao) critiqué comme une solution malthusianisme. Dans ce cas toutes le méthodes contraceptives seraient malthusiennes, c’ est ce que les cathos pensent de l’ IVG…. et son mouvement laisser les vivre.
    Les méthodes contraceptives voulues ne sont pas malthusienne ( petite bourgeoise et réformiste sans doute), quand Lénine fut confronté au problème
    ( voir l’ article « La classe ouvrière et le malthusiannisme » T 19 ed. De Moscou p.247 248) qui se résume à considérer comme « petit bourgeois la contraception » face à « l’ ouvrier conscient est infiniment éloigné de ce pointe de vue » pour finir par nous dire « Bien entendu, cela ne nous empêche nullement de réclamer l’ abrogation absolue de toutes les lois qui répriment l’ avortement ou la diffusion des ouvrages de médecine traitant de la contraception, etc. » et pour cause se sont les milieux pauvres et ouvriers qui ont le plus recours à l’ avortement clandestin la naissance d’une nouvelle bouche à nourrir devant les paupériser un peu plus. La doctrine de Malthus doit certes être combattue en ce sens qu’elle se propose d’ éliminer les pauvres de les laisser crever comme inutiles et dangereux pour la société. Il y a effectivement aujourd’hui avec la montée des surnuméraires des tentatives malthusiennes comme les politiques sur les migrants et l’assèchement des aides «  aux plus démunis » voir la fabrication de déserts médicaux… Les guerres nationales, l’impérialisme sont malthusiennes, de même que le colonialisme et ses méthodes de stérilisation des femmes . 1
    G.Bad

    1-La stérilisation des femmes Roms existe depuis le début du 20ème siècle dans des pays tels que la Norvège et a été prolongée pendant la Seconde Guerre Mondiale dans des pays tels que l’Allemagne, l’Autriche, la Roumanie et la Slovaquie. Après la Seconde Guerre Mondiale la stérilisation des femmes roms a été particulièrement pratiquée en Europe de l’Est. La majorité des cas de stérilisations non consenties ont eu lieu en ex-Tchécoslovaquie avant la chute de l’empire soviétique en 1990. Bien que cette politique ait été officiellement abolie après 1990, certains médecins continuèrent le programme sous leur propre chef

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