Bilan 2021 : Covidés et mass-médias entre espoir et désespoir…

Par Vincent Gouysse.  Source:  www.marxisme.fr

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1.01.2022-Gouysse-English-Italiano-Spanish

2021 aura indéniablement été une année contrastée : elle avait en apparence commencé sous les meilleurs auspices avec l’espoir printanier d’un vaccin-baguette magique qui devait officiellement permettre de sortir de près de deux années de pandémie sanitaro-sécuritaire, mais céda finalement la place au doute et au désespoir dès qu’il apparût que le tout-puissant vaccin ne protégeait en réalité ni de la contamination, ni même des formes symptomatiques (plus ou moins sévères) de la maladie, avec à la clef un nouveau tour de vis législatif et l’espoir de retour « à la vie d’avant » être brutalement douché et s’envoler rapidement…

Il faut dire que la macronie venait d’annoncer un nouveau tour de vis avec au menu, la réduction du délai pour la dose de rappel vaccinal à trois mois, le retour des jauges et du télétravail sans oublier l’introduction de vexations et de restrictions absurdes supplémentaires à la vie sociale allant de la consommation interdite (debout ! et à quatre pattes ?) dans les bars/cafés, jusqu’à l’interdiction de consommer des boissons et des aliments dans les cinémas, les théâtres et les transports collectifs !… A la veille du réveillon du jour de l’an, d’ordinaire période festive par excellence, Le Point publiait un article intitulé « Fatigués, les Français sont en proie au doute » :

« La deuxième édition du baromètre ViaVoice France-Émotions dessine le tableau d’une société française usée. La présidentielle ne semble même pas les réveiller. Un an après, ça ne va pas mieux. Le moral des Français tient à peu près bon, puisque 53 % des Français le jugent positif, soit un petit point de moins que l’an dernier. En revanche, leur corps flanche. Interrogés (…), plus de la moitié d’entre eux (57 %) se disent fatigués. La pandémie, les confinements successifs, la dilution des rapports sociaux, les annonces anxiogènes, tout ça pèse dans leur état physique. Une majorité d’entre eux se dit d’ailleurs plus fatiguée qu’avant la crise sanitaire, et près d’un sur deux se sent « plus sensible et plus émotif » qu’aux premiers jours du Covid. Le moral, s’il résiste, en prend forcément un coup ».

Ces désillusions sont indéniablement propices à la réalisation d’un point rétrospectif sur la pandémie et près de deux années de mensonges éhontés. Nous nous concentrerons ici sur la promesse vaccinale à laquelle nous n’avions pas crû très longtemps, à la faveur du début du suivi attentif des communications des professeurs Raoult et Perronne… Revenons donc à nos moutons, ou plutôt à nos vaccins (et vaccinés…) Certes nous ne vivons pas en Chine, mais il n’en est pas moins essentiel d’avoir en vue le fait que ce pays a mis en œuvre une stratégie vaccinale très singulière car… essentiellement basée sur des vaccins traditionnels dits à virus entier inactivé, à l’instar du vaccin Coronavac de Sinovac et des vaccins BBIBP-CorV et WIBP-CorV de Sinopharm.

En ce qui concerne la vaccination anti-Covid, il est d’abord essentiel de rappeler, comme l’a souligné à plusieurs reprises le professeur Didier Raoult (qui a synthétisé l’essentiel des positions qui suivent le 13 juillet 2021 dans une communication vidéo intitulée « Le variant Delta & le futur des vaccins »), qu’un vaccin ne serait d’abord probablement pas une arme absolue dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, le SARS-CoV-2 étant selon lui une maladie qualifiée de « non-immunisante » par le seul fait que les virus à ARN mutent habituellement très rapidement (ce qu’est censé savoir tout professeur de médecine en virologie) et sont donc plus enclins à l’échappement vaccinal. Au-delà de cette première (mais majeure) réserve, ce même Didier Raoult ne se cachait alors pas avoir une nette préférence pour les vaccins de type « virus entier inactivé », comme le proposaient les chinois, une formule qu’il jugeait plus éprouvée, sécurisée et rationnelle que les vaccins expérimentaux à ARN-m développés en Occident (Moderna et Pfizer). « Depuis le départ, je pensais que le vaccin chinois était plus raisonnable, moi j’aurais souhaité dès le départ qu’en France les gens fassent pareil ». Les vaccins du premier type présentent en effet à notre système immunitaire une multitude de sites de reconnaissance du virus, c’est-à-dire l’ensemble de son enveloppe externe, permettant ainsi à notre organisme d’apprendre à le reconnaître sous toutes ses coutures. Au contraire, les vaccins à ARN-m ont choisi de ne coder qu’une seule protéine de surface du virus (la protéine spike), avec pour conséquence de ne voir la cible que par une lucarne étroite et ainsi de mettre inévitablement toute la pression de sélection sur un seul site de reconnaissance.

Il n’est donc pas exagéré de conclure que les « vaccins » à ARN-m manquent leur cible dès que la protéine spike présente une mutation majeure (le variant Delta en possède deux et le variant Omicron pas moins de 32 !), avec à la clef la sélection de variants résistants et la nécessité de rappels plus fréquents pour conserver un semblant d’efficacité, sans même parler « des dangers pas identifiés », c’est-à-dire des effets secondaires graves à plus ou moins long terme, à l’instar des myocardites et des thromboses veineuses observées chez des sujets jeunes !…  De cela, on ne peut conclure raisonnablement qu’une seule chose : la préoccupation sanitaire faussement affichée par les attelages gouvernementaux occidentaux s’efface en réalité totalement devant les froides lois du marché et de la concurrence : sans surprise, les leaders occidentaux refusent toujours de donner accès aux vaccins chinois à leurs peuples afin de réserver leur marché intérieur à leur propre lobby pharmaceutique…

Cela ne peut se justifier d’un point de vue de la sûreté et de l’efficacité des vaccins chinois. En effet, comme le soulignait récemment la presse chinoise,

« Depuis septembre 2021, des pays occidentaux comme la France, les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, le Canada et l’Irlande ont élargi leur liste de vaccins anti-COVID reconnus que les voyageurs entrant dans ces pays doivent recevoir. Ils ont reconnu tous les vaccins approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont les vaccins chinois produits par Sinopharm et Sinovac. (…) En Uruguay, le taux de mort a chuté de plus de 95 % pour des personnes âgées entre 18 et 69 ans ayant reçu les vaccins chinois. Les faits en disent plus long que les paroles. Les organisations internationales et de nombreux pays ont accordé un vote de confiance aux vaccins chinois. Des dirigeants politiques d’un grand nombre de pays ont été les premiers à recevoir le vaccin chinois. Beaucoup de pays ont commandé le vaccin chinois. L’OMS l’a ajouté à la liste d’utilisation d’urgence. La Chine a honoré son engagement en faisant des vaccins un bien public mondial. En tant que grande puissance manufacturière, la Chine n’a cessé de renforcer sa capacité de production de vaccins, de manière à atténuer la pénurie de vaccins dans le monde et à réduire le fossé en matière de vaccination. Jusqu’aujourd’hui, la Chine a déjà fourni plus de 1,8 milliard de doses de vaccins à plus de 120 pays et organisations internationales. Elle a fourni un tiers des 5,6 milliards de doses de vaccins administrées dans le reste du monde hors Chine ».

Au début de l’année 2021, la Hongrie devenait le premier pays de l’UE a recourir aux vaccins chinois (Sinopharm) avec une commande de cinq millions de doses, soit de quoi vacciner le quart de sa population, en dépit des réticences atlantistes de Bruxelles. Le premier ministre (souverainiste) hongrois, Viktor Orban déclarait ainsi pour justifier sa décision de passer outre que « chaque jour que nous passerions à attendre Bruxelles, nous perdrions cent vies hongroises » et qu’il n’y avait aucune raison de « penser que les experts européens sont plus intelligents que nous », ajoutant qu’il faisait davantage confiance aux experts hongrois… Pour ne rien arranger, elle avait fait de même avec le vaccin russe, là encore au mépris du feu rouge de la bureaucratie bruxelloise atlantiste. « La Hongrie rompt les rangs européens et recourt au vaccin russe Spoutnik V », titrait ainsi non sans une pointe d’amertume, la presse occidentale le 22 janvier. Afin de punir la Hongrie d’être aussi peu sensible aux sirènes du lobby pharmaceutique occidental, elle se trouva quelques mois plus tard… exclue de la grande messe occidentale sur la « démocratie » !

Ce coup de communication, proprement ridicule à l’heure où les démocratures d’Occident multiplient les atteintes aux libertés et les diktats autoritaires à l’égard de leurs propres peuples sous de bien fumeux prétextes « sanitaires », a été perçu par les rivaux stratégiques des pays impérialistes en déclin (et au premier chef par l’impérialisme chinois) comme une farce grotesque. La presse officielle chinoise déclara ainsi sans ambages plusieurs jours avant ce sommet que la « démocratie américaine » n’était plus en mesure de « duper le Monde », lui administrant au passage une bien sévère (mais ô combien justifiée…) correction publique :

« Le « sommet pour la démocratie », organisé les 9 et 10 décembre par les Etats-Unis, survient à un moment délicat, car beaucoup dans le monde semblent se poser la même question : l’Amérique a-t-elle une démocratie qui fonctionne ? Une enquête récente de l’institut Pew a révélé une vision extrêmement sombre de la démocratie américaine parmi les habitants des pays occidentaux, car « très peu » pensent qu’elle « constitue un bon exemple » à suivre pour les autres. Un autre sondage Associated Press-NORC Center for Public Affairs Research a montré que près de la moitié des Américains pensent que la démocratie ne fonctionne pas correctement dans le pays. De toute évidence, le soi-disant « phare de la démocratie » s’assombrit aux yeux du monde. La désillusion croissante à l’égard du système politique américain est le résultat final d’une série d’événements considérés comme une véritable honte pour la démocratie américaine: l’insurrection meurtrière au Capitole, les vastes manifestations de Black Lives Matter et le retrait humiliant d’Afghanistan. Le dysfonctionnement de la démocratie américaine se traduit d’abord et avant tout par un échec de la gouvernance. Dans un climat politique hautement polarisé, les démocrates et les républicains restent divisés sur presque toutes les questions d’intérêt public allant du contrôle des armes à feu, des soins de santé à la réponse aux pandémies, ce qui rend la gouvernance extrêmement maladroite et inefficace. Alors que les responsables politiques se chamaillent et se battent sans fin, ce sont les Américains ordinaires qui en subissent les conséquences. « Une démocratie paralysée ne peut nous protéger », écrivait le chroniqueur E.J. Dionne dans le Washington Post en avril, commentant la violence armée galopante. Pendant ce temps, les disparités sociales, les discriminations raciales systémiques, les écarts de richesse grandissants et la montée du populisme ont aggravé la crise de la démocratie américaine et déchiré davantage le pays. Le système démocratique américain est aussi fatalement défectueux parce qu’il n’a jamais vraiment représenté les intérêts fondamentaux du peuple et n’a jamais été véritablement dirigé par les électeurs. Au lieu de cela, la politique américaine a dégénéré en un pur jeu d’argent. Le coût total des élections américaines de 2020 a été estimé au montant faramineux de 14 milliards de dollars, une somme supérieure à ce qui a été dépensé au cours des deux derniers cycles électoraux réunis. Dans la démocratie du dollar américaine, ce sont les super-riches et les diverses élites privilégiées qui gouvernent en coulisses et tirent les ficelles. Les responsables politiques ne sont que des mandataires et exécutent les ordres de leurs maîtres. « La démocratie est en crise (…) Les citoyens ont perdu leur capacité d’influence politique parce qu’il y a trop de raccourcis qui permettent à de puissants acteurs de prendre des décisions politiques en dehors du public », a écrit Cristina Lafont, professeure de philosophie à la Northwestern University, dans une tribune parue en novembre dans le quotidien espagnol El Pais. Fermant les yeux sur leur système politique chaotique, les Etats-Unis sont toujours obsédés par l’idée d’imposer leur soi-disant démocratie aux autres pour assurer leur hégémonie mondiale. Pourtant, il s’avère que Washington n’a fait qu’exporter vers d’autres parties du monde destructions et morts sans fin. Tous ces événements tragiques montrent clairement que la démocratie américaine est non seulement dysfonctionnelle, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, mais qu’elle est également contraire à l’esprit de la démocratie réelle. La communauté mondiale ne se laissera pas duper par une démocratie aussi désordonnée, déliquescente et destructrice ».

La campagne d’humiliation de la presse chinoise se poursuivit sans discontinuer au cours des jours suivants… A deux jours du sommet, la presse chinoise déniait ainsi à l’Occident le droit de s’ériger en modèle universel, estimant que la réalité était en contradiction complète avec ses prétentions :

« Lorsqu’on lui a demandé quel style de démocratie est le meilleur, chinois ou américain, Tian Peiyan, directeur adjoint du bureau de recherche politique du Comité central du Parti communiste chinois, a répondu que « la pratique est l’argument le plus convaincant ». Selon M. Tian, dans le système démocratique américain, les politiciens sont des agents de groupes d’intérêt, plutôt que des représentants des intérêts de la majorité des électeurs et du pays. « Ces politiciens peuvent faire des promesses au hasard pour des élections, mais ils tiennent rarement leurs promesses après avoir été élus », a-t-il déclaré. « Superficiellement, ils acceptent la supervision des électeurs, mais lorsqu’ils sont élus, les électeurs n’ont d’autre choix que d’attendre les prochaines élections ». « C’est une démocratie qui ne s’éveille que pendant le vote mais devient dormante après le vote, et c’est aussi une démocratie où les électeurs n’écoutent des slogans éblouissants que pendant l’élection mais n’ont pas leur mot à dire après », a-t-il noté, ajoutant qu’une telle démocratie n’est pas une vraie démocratie ».

A la veille même de l’ouverture du sommet, la Chine déclarait que « Les États-Unis et leur démocratie formelle ne sont pas qualifiés pour donner des leçons au monde » :

« Le 9 décembre, les États-Unis organiseront le soi-disant « Sommet des leaders pour la démocratie ». Cependant, les voix internationales croient généralement que les États-Unis ont perdu le « haut plateau de la morale » pour « enseigner » l’expérience démocratique au monde. Selon un sondage du Pew Institute de juin de cette année, seulement 14 % des Allemands pensent que la démocratie à l’américaine vaut la peine d’être imitée. Les résultats de sondages faits en France, en Grande-Bretagne, en Corée du Sud, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande sont également à peu près similaires. Le Washington Post a pour sa part regretté de devoir souligner que même les alliés des États-Unis pensent que la démocratie américaine s’est effondrée et est devenue un passé « complètement révolu ». Il est largement admis que les émeutes du Congrès qui ont eu lieu plus tôt cette année ont fait éclater la bulle du mythe de la démocratie américaine. Parce qu’ils ne reconnaissaient pas les résultats des élections générales de 2020, des groupes de personnes ont envahi ce qui constitue la pierre angulaire de la souveraineté du peuple américain – le Congrès. Les portes du Capitole ont été brisées et les panneaux piétinés. La « liberté d’expression » du président Trump a été collectivement bloquée par les médias sociaux américains. Comme Richard N. Haass, président du Conseil américain des relations étrangères, l’a dit, après que le monde ait assisté à cette farce démocratique, le mythe de « la ville au sommet de la montagne » a pris fin. « Seuls les arbres pourris peuvent faire pousser des pommes pourries. » Les émeutes du Congrès ne sont pas tant la cause de l’effondrement du mythe de la démocratie américaine qu’un symptôme des maux systémiques de celle-ci. (…) La robe magnifique de la démocratie américaine est depuis longtemps pleine de trous, mais elle se moque des autres qui portent des vêtements simples mais confortables. Un système démocratique hypocrite, inefficace, en décomposition, plein de mensonges et de formalisme n’est pas qualifié pour enseigner la démocratie partout dans le monde ».

 

Un autre grand média chinois avertissait même qu’ « Instrumentaliser la démocratie contre la Chine se retournera contre les Etats-Unis » :

« Instrumentaliser la démocratie contre la Chine se retournera contre les Etats-Unis eux-mêmes, selon un récent article d’opinion du South China Morning Post (SCMP). « La Chine a démontré qu’une nation n’avait pas besoin de correspondre à la définition occidentale de la ‘démocratie’ pour servir son peuple », indique l’article. Les tentatives de division des Etats-Unis – le prétendu « sommet pour la démocratie » qui se tiendra le 9 décembre à Washington – vont à l’encontre des principes de la Charte des Nations Unies. « Diviser le monde en deux camps est limitatif et régressif, et reflète une mentalité de guerre froide qui est contre-productive », selon l’article. « Cela fait partie d’une stratégie plus large visant à imposer un ordre mondial basé sur la Pax Americana en instrumentalisant la noble notion de démocratie, afin de renforcer la position déclinante de Washington et de son influence hégémonique mondiale », souligne l’article. Des décennies d’hypocrisie de la part de l’Occident ont sapé la confiance que l’on pouvait accorder à ses évaluations de la Chine, et des décennies de doubles standards ont érodé sa crédibilité, qu’il s’agisse d’invasions répétées en Asie et au Moyen-Orient ou de pratiques d’exploitation à travers le monde. Plus l’Occident tente de convaincre le monde que la Chine est une menace, plus il s’isole dans sa propre chambre d’écho héritée de la guerre froide, selon l’article ».

Le jour même de l’ouverture du sommet américain, la presse chinoise déclarait que « Transplanter de force la « démocratie à l’américaine » est par essence anti-démocratique » :

« La farce du soi-disant « Sommet mondial des dirigeants pour la démocratie » dirigé par les États-Unis est sur le point d’être mise en scène. En fait, revêtus du manteau de la « démocratie », les États-Unis attisent l’éloignement et la division et incitent à l’affrontement. Au nom de la « démocratie », les États-Unis ont fait de grands progrès en matière d’interventionnisme et de politique hégémonique. Ils prononcent partout des paroles et se livrent à des actions éloquentes pour saper la paix mondiale et créer des crises humanitaires. Combien de personnes ont été déplacées sous la conquête de leur bannière de la « démocratie ». Est-ce là la « démocratie » des États-Unis ? Afin de poursuivre l’hégémonie mondiale, les États-Unis n’ont d’autre choix que d’utiliser des moyens tels que l’ingérence dans les élections, l’incitation aux troubles, la subversion du pouvoir politique et même le déclenchement de la guerre, afin de perturber le monde en exportant la « démocratie américaine ». Depuis la Seconde Guerre mondiale, presque tous les présidents américains ont déclenché ou sont intervenus dans des guerres étrangères au cours de leur mandat ; Au cours des 10 dernières années, les États-Unis ont envahi plus de 20 pays ou incité à des changements de régime dans les pays concernés, et sont intervenus à plusieurs reprises et ont manipulé la « Révolution des couleurs » dans certains pays d’Europe centrale et orientale, d’Asie centrale, d’Asie de l’Ouest et d’Afrique du Nord. Ignorer les différences nationales et transplanter de force la « démocratie américaine » est par essence anti-démocratique. C’est une ingérence grossière des États-Unis dans les affaires intérieures d’autres pays au moyen de l’exportation de la démocratie. (…) En avril 2021, la vice-présidente américaine Kamala Harris a personnellement admis que « les guerres au fil des ans et des générations ont été menées pour le pétrole ». Chaque fois que les États-Unis font usage de leur bras long pour gouverner la lame tranchante, ils transmettent gratuitement des armes à d’autres pays et initient des sanctions unilatérales, et ils peuvent toujours récupérer beaucoup de profits pour eux-mêmes. (…) Selon les statistiques de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm en 2021, les États-Unis ont représenté plus d’un tiers du total des exportations mondiales d’armes au cours des cinq dernières années et sont le plus grand exportateur d’armes au monde. Quelles sont les conséquences de la « transplantation de la démocratie » ? Les États-Unis non seulement n’ont pas réussi à réaliser le mirage de la « démocratie » qu’ils décrivent, mais en plus ont également provoqué des guerres dans le monde entier. Depuis que Washington a lancé la soi-disant « guerre contre le terrorisme » en 2001, les États-Unis et leurs alliés ont tué au moins 480 000 personnes dans diverses régions, pour la plupart des civils innocents. (…) Bien que les États-Unis disposent de divers moyens pour s’ingérer dans la démocratie, l’hypocrisie de la « démocratie à l’américaine » est constamment révélée au grand jour. Selon les résultats de l’enquête publiés par le Pew Research Center en novembre, environ 57 % des personnes interrogées dans d’autres parties du monde en dehors des États-Unis pensent que la démocratie à l’américaine n’est pas un bon exemple ces dernières années ; Jusqu’à 72 % des répondants américains sont même d’accord avec ce point de vue. Il n’y a pas de définition fixe de la démocratie. Sur le fait de savoir si un pays est démocratique ou non, il n’appartient pas aux États-Unis de le dire seul. En dernière analyse, la population du pays en question en est seule juge. Au fil des ans, les États-Unis se sont imposés comme un « juge démocratique » de haut rang, ont recouru à l’interventionnisme, copié mécaniquement, ignoré les conditions nationales d’autres pays et exporté à tort et à travers le monde la « démocratie à l’américaine ». En fait, ils privent tous les pays de leur droit et de leur liberté d’explorer leur propre voie démocratique et utilisent des outils démocratiques pour lutter contre la démocratie. La démocratie n’est pas un prétexte pour poursuivre l’hégémonie. Le soi-disant « sommet pour la démocratie » n’est qu’une nouvelle façon pour les États-Unis de rassembler des alliés et d’éliminer les dissidents ».

Enfin, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères déclara en réponse aux propos du président américain Joe Biden tenus lors du sommet que

« Les Etats-Unis font avancer leur hégémonie au nom de la démocratie en incitant à la division et à la confrontation, alors que rien ne pourrait être plus antidémocratique que cela (…). La démocratie est une valeur commune de l’humanité, pas un instrument géostratégique, a souligné M. Wang. Selon lui, les Etats-Unis cherchent à établir leur hégémonie en privatisant la démocratie qui est un bien public et en incitant à la division et à la confrontation au nom de la démocratie, ce qui sape le système international avec les Nations unies au centre et l’ordre mondial basé sur le droit international et est totalement antidémocratique. Pour réaliser la démocratie, il faut l’égalité au lieu de la supériorité, l’Etat de droit au lieu de l’intimidation et de la coercition, et la solidarité au lieu de la confrontation, a indiqué M. Wang. Les Etats-Unis, qui s’autoproclament « phare de la démocratie », souffrent évidemment d’un malaise démocratique et accusent un déficit démocratique colossal, a poursuivi le porte-parole ».

La vérité est qu’à l’aune du capitalisme, le degré de développement de la « démocratie » est étroitement corrélé non pas au nombre de partis politiques qui se disputent la scène du théâtre de guignols destiné à duper les masses exploitées, mais au degré de développement économique d’un pays et à la place qu’il occupe au sein de la division internationale du travail.

En d’autres termes, si un pays occupe une place privilégiée dans la chaîne de valeur mondiale, cela permet à sa bourgeoisie d’utiliser une fraction des surprofits à destination de redistribution vers les classes populaires. A l’inverse, si un pays subit un déclassement économique (comme c’est le cas pour la majeure partie des pays impérialistes d’Occident depuis deux décennies et plus encore depuis la crise de 2008), ses élites sont contraintes de supprimer les chaînes dorées de l’esclavage salarié avec à la clef un recul des acquis sociaux et la destruction du « sentiment démocratique »… Nous avions démontré dès 2007, soit à la veille de la crise américaine des subprimes, que ce dernier tournant était inéluctable car économiquement déterminé. En 2010, nous avions développé davantage la description de ce double processus d’essor de l’impérialisme chinois et d’effondrement de ses principaux concurrents, ainsi que ses multiples implications mondiales. Les dernières années ont vu ce processus fondamental se poursuivre à un rythme accéléré. Aujourd’hui, seuls les aveugles et les autruches refusent encore de le voir. Sortons leur donc la tête du sable et ouvrons donc leur les yeux !

Au cours de l’été 2021, la Chine a célébré en grandes pompes le centenaire de la création du Parti communiste chinois et par ricochet « l’avènement du socialisme à la chinoise ». Le 22 juin, Shanghai s’illuminait de mille feux.

Quelques jours plus tard, un grandiose spectacle musical nocturne retraçant plus d’un siècle d’Histoire (depuis les guerres de l’Opium à l’époque actuelle, en passant par la Guerre de Corée) résonnait dans un grand stade olympique de Pékin bondé où s’amoncelait une foule compacte, entonnant des chants allant de « l’Internationale » à « Il n’y aurait pas de Chine nouvelle sans le PCC », formidable démonstration de puissance et de cohésion à l’attention des pays impérialistes en déclin confrontés à une décomposition en phase terminale aussi croissante que multiforme…

 

Et à ceux qui croient encore à la fable occidentale pour benêts de la « dictature communiste chinoise » exerçant sa terreur sur la grande masse des chinois eux-mêmes (faudrait-il déjà d’abord que la Chine soit réellement communiste et ensuite que les communistes aient pour habitude de saigner leur propre peuple !…), il est peut-être utile de rappeler que selon les propres enquêtes d’opinion occidentales, le degré de confiance des chinois dans leur gouvernement contraste nettement avec celui que l’on observe en Occident. Selon les derniers chiffres (2019 sauf pour la Chine) disponibles des enquêtes d’opinion internationales publiées par le Pew Research Center américain (qu’on ne saurait à priori soupçonner de complaisance à l’égard de la Chine ni de pessimisme outrancier à l’égard des pays du camp atlantiste), seuls 34 % des français étaient satisfaits de la gouvernance de leur pays. La proportion était de 21 % au Royaume-Uni, de 32 % aux USA, de 35 % en Corée du Sud, de 41 % en Turquie, de 43 % en Russie, de 46 % au Japon, de 59 % en Allemagne et enfin de 86 % pour la Chine (en 2016).

 

Si l’on se réfère à l’appréciation des peuples eux-mêmes, il semble donc que la démocratie bourgeoise soit bien plus vivante et développée en Chine qu’en Occident !… En outre, nous voyons mal comment le différentiel Chine/Occident aurait pu ne pas s’accroître encore au cours des dernières années alors que la situation a continué de s’améliorer en Chine (qui a par exemple récemment éradiqué la pauvreté absolue et continué de voir son PIB croître sans discontinuer) et au contraire de se dégrader nettement en Occident sous le coup des confinements à répétition…

Continuer de tromper la grande masse des naïfs occidentaux indigènes dépourvus de culture politique et/ou imbus de préjugés chauvins atlantistes, voilà quelle était donc la seule utilité du sommet occidental sur la « démocratie » tenu en décembre 2021…

Après deux ans de pandémie sanitaro-sécuritaire mondiale, on pourrait aussi souligner que les chinois ne sont aujourd’hui pas soumis à une quelconque obligation vaccinale et que leur vie sociale est pourtant presque complètement revenue à la normale, alors même que l’on a recensé en Chine qu’un total de 4 636 décès du Covid-19 en deux ans, pour l’écrasante majorité enregistrés au cours du 1er trimestre de la pandémie : seuls quatre décès ont en effet été enregistrés depuis le 17 avril 2020 et le dernier mort recensé du Covid-19 en Chine remonte désormais à la fin du mois de janvier 2021, soit près d’une année ! Au gré des dépistages massifs systématiques dès qu’un foyer de transmission local est détecté et d’une prise en charge précoce et adaptée des malades, on ne meurt pour ainsi dire plus du Covid-19 en Chine ! De cette réalité, les mass-médias atlantistes ne parlent étonnement guère !…

Et qu’on ne nous rétorque pas, comme les médias atlantistes l’ont massivement fait au 1er semestre 2020, que depuis le début, la Chine tricherait sur ses chiffres : si cela était, cela fait bien longtemps que l’épidémie y serait, comme chez nous, … hors de contrôle !

Qu’on entende seulement les paroles de l’un des plus grands scientifiques français de notre époque :

« Les seuls qui font mieux que moi, actuellement, c’est les chinois, les chinois et tout l’extrême-Orient. Ils ont dix ans d’avance sur nous. C’est eux les très très grands et donc je regarde ce qu’ils font », soulignait ainsi publiquement le professeur Didier Raoult au cours d’une interview radiodiffusée donnée au printemps 2020.

Dès le 10 février 2020, le professeur Raoult recommandait de s’intéresser sérieusement aux travaux des chinois car ce « sont les plus grands producteurs de science au monde, ils ont dépassé les États-Unis en 2019 » :

« Je ne sais pas si vous voyez la vitesse avec laquelle ils ont isolé le virus et commencé à tester toutes les molécules, y compris les molécules anciennes, et ils ont trouvé que la chloroquine, qui marchait déjà sur le SARS, marche sur le virus. Ils disent que la chloroquine ça ne coûte rien, c’est probablement le médicament le plus sécurisé du monde, le plus prescrit au monde, tous les gens pour la prophylaxie du paludisme prenaient ça pendant leur séjour et jusqu’à deux mois après, tous les gens comme moi qui sont nés au Sénégal ont mangé de la chloroquine tous les jours. Donc la sécurité de la chloroquine, en particulier pour des traitements courts, c’est inouï ».

Le 25 février, le professeur Raoult louait de nouveau la réactivité et le pragmatisme des chinois qui « plutôt que de chercher un vaccin ou une nouvelle molécule qui soigne le coronavirus, on fait ce qu’on appelle du repositionning, c’est-à-dire prendre des molécules qui sont anciennes, qui sont connues, qui sont sans problème de toxicité, pour les tester contre de nouveaux virus » et avaient mis en évidence « l’efficacité de la chloroquine sur les coronavirus, (…) avec 500 mg de chloroquine par jour pendant dix jours, il y a une amélioration spectaculaire et c’est recommandé pour tous les cas cliniquement positifs d’infections à coronavirus ».

A de multiples reprises, tout en refusant de jouer à l’inquisiteur dans un domaine qui n’était pas le sien et dans lequel il assure ne pas être compétent (la politique), le professeur Raoult n’en avait pas moins pointé quelques-unes des multiples aberrations de la gestion de crise macroniste.

Ainsi, dans la remarque introductive de son rapport au Sénat du 08/05/2020, le professeur Raoult remettait en cause la légitimité du « fonctionnement du conseil scientifique car je pense que les décisions n’étaient pas prises sur des données objectives » ni « sur un suivi très régulier de la bibliographie », et ajoutait « que la proportion de gens qui n’étaient pas des scientifiques de bon niveau était trop importante, et que les personnes en capacité de répondre aux questions pratiques, telles que la gestion des tests, ne faisaient pas partie du conseil et ne connaissaient pas les moyens du terrain ». Le professeur soulignait également « l’importance de repérer les conflits d’intérêts » et « le devoir de ne se pas se prononcer sur des domaines où des liens d’intérêts ont été reconnus ». Il dénonçait également la cabale dont il a été victime :

« Par ailleurs, à l’occasion de l’histoire de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine, j’ai reçu des menaces et des harcèlements qui sont étonnants. J’ai reçu des menaces téléphoniques, dont on a fini par identifier la source, qui est justement celui de nos collègues qui reçoit le plus gros financement de Gilead depuis six ans, et qui en même temps participe à l’essai Discovery. Des dénonceurs professionnels m’ont fait harceler, pour me faire rétracter des publications, y compris celles qui n’avaient rien à voir avec le sujet, en prétendant que j’avais des conflits d’intérêts avec SANOFI, ce qui est entièrement faux ».

Faisant quelques mois plus tard le point sur le principal enseignement de l’épidémie, le professeur Raoult soulignait le 10 novembre 2020 que la mortalité en réanimation restait invariable (autour de 13 à 14 %) mais que « la proportion des gens hospitalisés et la proportion des gens en réanimation n’est pas la même selon que les patients ont été suivis ou non avec une prise en charge précoce » :

« En particulier dans l’IHU, où on a commencé à les traiter, à surveiller leur oxygène, et à s’en occuper, contrairement à ceux qui sont entrés directement par les urgences, voire directement en hospitalisation, voire directement en réanimation dans laquelle la mortalité est importante. Les gens entrent tellement tard qu’ils meurent dans les trois jours qui suivent leur hospitalisation. Ça veut dire que leur prise en charge a été trop tardive, et c’est sûrement une des premières leçons qu’il faut retenir. Il faut faire une prise en charge très précoce, c’est une leçon importante ». (Didier Raoult, Carnets de guerre – Covid-19, Editions Michel Lafon, 2021)

A l’évidence, cette recommandation essentielle n’est toujours pas entendue par les principaux décideurs politiques après près de deux années d’épidémie !… On préfère agiter la trique sécuritaire et législative visant à forcer les gens à prendre un abonnement vaccinal !

Le 11 mai 2021, dans une vidéo intitulée « Effet des vaccins & Corruption », le professeur Raoult remarquait déjà que les vaccins ne protégeaient que très partiellement des infections symptomatiques au COVID-19.

En se basant sur ses observations de son IHU, qui recensait alors davantage de patients vaccinés diagnostiqués positifs (350) que le nombre de cas alors rapportés par la pharmacovigilance dans tout le reste de la France (mettant au passage en évidence un problème de « saisie des données » « incomplète »), il estimait alors l’efficacité réelle de la couverture vaccinale aux alentours de 50 %, et à bien moins encore en ce qui concerne les infections asymptomatiques « pour lesquelles le degré de protection est beaucoup moins important que ce qu’il est pour les formes dites symptomatiques » : « Donc il faut faire attention, quand on vous dit qu’il y a un taux de protection de 95 %, ce n’est pas la vraie vie. C’est les essais, c’est analysé par je ne sais qui, mais ce n’est pas la vraie vie ». Montrant ensuite des articles publiés dans le New England Journal of Medicine et dans le Lancet, Didier Raoult conseillait surtout « d’aller regarder dans le texte, pas dans les abstracts » [résumés] : « Dans les abstracts on dit pas la même chose que dans le texte, ça ne représente pas l’intégralité de ce qui est trouvé, c’est comme ça, c’est des résultats qui sont arrangés… » Et Didier Raoult d’embrayer ensuite sur l’appréciation de l’avenir de la protection vaccinale face aux nouveaux variants :

« On ne sait pas très bien ce qui va advenir de cette protection compte tenu de ces variants qui circulent. (…) On sait que l’anglais et surtout le sud-africain et le brésilien sont moins bien protégés par ce vaccin, par les vaccins [à ARN-m] qui circulent maintenant qui sont basés sur la souche Wuhan et qui sont seulement sur la spike et non pas sur l’ensemble du virus ».

Et Didier Raoult d’ajouter que « la proportion de porteurs asymptomatiques reste extrêmement importante, donc l’idée du vaccin fait pour protéger le reste de la population est une idée qui n’est pas réaliste dans cette situation ». Dès lors, l’aveuglement mâtiné d’incompétence et d’injonctions autoritaires non justifiées scientifiquement de nos gouvernants et médias (en d’autres termes leur comportement sociopathe) serait-il à mettre sur le compte de la corruption et des conflits d’intérêts ? Selon le professeur Raoult, ce n’est d’abord pas verser dans le « complotisme » que d’affirmer leur existence, mais se montrer réaliste, comme il le mettait en évidence en rappelant que « les partenaires que nous avons [à l’IHU] ont tous déjà été condamnés pour corruption », à l’instar de Gilead, Pfizer et AstraZeneca condamnés par la justice américaine, ou de GSK, condamné en 2014 à une amende record de 3 milliards de yuans (soit 490 millions de $) par la justice chinoise… Et le professeur Raoult d’appuyer son argumentaire au moyen d’une anecdote personnelle décrivant la recherche d’établissement de « liens anormaux dans des rapports professionnels » par les chasseurs de tête déployés par les grands groupes pharmaceutiques.

« L’industrie pharmaceutique est le secteur le plus rentable de tous et les publications scientifiques sont le secteur le plus rentable de tous : 35 % de bénéfice par an pour des grands groupes de journaux. Et une partie extrêmement significative des recettes des journaux scientifiques de cette taille-là vient directement des contacts avec l’industrie pharmaceutique ».

De toute évidence, « la corruption des grands journaux [médicaux] est un immense problème », concluait-il en dénonçant l’existence de « tripotages » statistiques destinés à satisfaire le marketing…

Il nous apparaît enfin important de noter que le professeur Raoult, qui a fait offert en octobre dernier une prestation télévisée remarquée dans l’émission TPMP, a fait preuve d’une constance remarquable en publiant notamment récemment un nouvel ouvrage intitulé « Au-delà de l’affaire de la chloroquine – Comment l’industrie pharmaceutique pervertit nos systèmes de santé et met la nôtre en péril », (Michel Lafon, 2021) Un ouvrage dénonçant l’immense scandale entourant la chloroquine et dont voici le synopsis :

« Une histoire de gros sous. Chloroquine contre COVID-19 : un médicament à l’innocuité reconnue, et un succès spectaculaire en Chine et à l’IHU de Marseille… La chloroquine a pourtant été interdite en France et a valu au Pr Raoult des attaques d’une violence inouïe. Pourquoi ? Parce que c’est un médicament générique, donc pas cher, alors que la distribution internationale du Remdesivir, non dénué de danger mais pas tombé dans le domaine public, a procuré des bénéfices astronomiques au laboratoire qui le fabrique. Ainsi disparaissent des centaines de vieux remèdes efficaces et sans risque, au profit de nouveaux produits qui n’ont pas toujours fait l’objet d’un contrôle très strict, mais ont bénéficié d’un lancement honteux. Études parfois faussées par des liens d’intérêts avec les laboratoires, journalistes scientifiques et médias de tous bords achetés pour promouvoir ces nouveautés, médecins financés pour les prescrire, et scandales à l’avenant mais trop tard ».

Si le professeur Raoult a pour maxime « Nous avons le droit d’être intelligents ! », celle-ci est à l’évidence en contradiction complète avec les exigences de notre époque, car elle ne peut que déplaire au plus haut point aux élites ploutocratiques occidentales au bord du précipice qui ont au contraire besoin d’un troupeau bien formaté et docile, capable dans « l’idéal » de se rendre lui-même avec enthousiasme, sinon pour le moins de se laisser conduire résigné à l’abattoir…

A la fin décembre 2021, la France comptait officiellement 51,6 millions de double vaccinés, soit 76,6 % de la population totale et 81,0 % de la population éligible (12 ans et plus). Au même moment, la proportion était de 61,3 % aux USA. A titre de comparaison, la Chine comptait au 19 novembre 2021 pas moins de 1 076 millions de chinois ayant reçu leurs deux doses, soit 74,5 % de la population complètement vaccinée. Les chiffres de la vaccination en Chine et en Occident ne sont pourtant pas directement comparables. En effet, les mettre sur un pied d’égalité, ce serait comparer des tomates à des pommes de terre : en faisant abstraction des effets secondaires inconnus, l’efficacité à long terme d’un vaccin entier inactivé face à de nouveaux variants sera sans doute bien meilleure que celle d’une « vaccination » à base d’ARN-m codant pour une seule protéine de surface…

Il se passe indéniablement des choses très étranges avec la « vaccination » à base d’ARN-m. Le cas de la Corée du Sud (dont 42,4 millions d’habitants, soit plus de 82,6 % de la population est aujourd’hui doublement vaccinée), montre que la stratégie vaccinale atlantiste est un échec retentissant et n’évite ni les contaminations, ni des formes graves : la Corée du Sud n’a en effet jamais compté autant de contaminations ni de décès imputés au Covid-19 qu’au cours des derniers mois ! La campagne de vaccination de masse (basée sur les vaccins Johnson & Johnson, Moderna, Oxford/AstraZeneca, Pfizer/BioNTech) y a véritablement décollé au milieu de l’été, passant de 13,6 % de double vaccinés au 25 juillet à 50,0 % au 30 septembre 2021, pour atteindre 75,0 % au 31 octobre 2021 ! La plus grosse vague de Covid-19 y a justement été enregistrée après cette date

 

 

Comment ces faits aussi incontestables que dérangeants pourrait-il ne pas verser de l’eau au moulin des « vilains complotistes » que nous sommes ?!… Et que dire de ce qui s’est passé, dans l’indifférence générale l’été dernier ? Le 21 juillet 2021, le CDC américain annonçait discrètement la mise à la retraite programmée (pour le 1er janvier 2022) des tests RT-PCR largement employés pour le dépistage du Covid-19 depuis février 2020 aux USA. (et ailleurs !…) De l’aveu même du CDC, ce test est en effet incapable de différencier correctement le Covid-19 des virus grippaux… Les médias américains se gardèrent bien de relayer l’information du retrait de l’autorisation de « l’utilisation d’urgence » des tests PCR illustrant près de deux années de dépistage occidental bidon du SARS-CoV-2 !… Ce retrait aussi tardif que discret aura indéniablement permis de gonfler les chiffres de la pandémie, et ainsi de justifier les « mesures d’exception » de contrôle sanitaro-social tout en poussant à la vaccination. Nul écho en France de cela dans les mass-médias, trop occupés à cultiver la peur irrationnelle des masses face à des variants de moins en moins létaux afin de dynamiser les campagnes de vaccination…

Si le professeur Didier Raoult a indéniablement été la figure scientifique alternative la plus exposée au cours de cette pandémie en France, il ne doit pas faire oublier l’existence d’autres simples médecins, infirmières qui sont montés aux créneaux au risque de s’exposer, sans oublier également d’autres sommités françaises de la science qui ont défendu des positions jugées scandaleusement « complotistes » par les médias mainstream, à l’instar du professeur Christian Perronne et de la généticienne Alexandra Henrion-Caude.

Le professeur Christian Perronne a de son côté en effet à peine moins dérangé que son homologue Didier Raoult auquel il a d’ailleurs manifesté régulièrement et publiquement son soutien. Ayant occupé des fonctions à l’OMS et dans les plus hautes instances de la santé publique en France pendant quinze ans, Christian Perronne est praticien hospitalier, infectiologue, professeur des universités et chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches jusqu’en décembre 2020, date à laquelle il est démis de ses fonctions « pour des propos indignes de la fonction qu’il exerce » selon l’AP-HP. Le délégué de la macronie Martin Hirsh n’avait en effet pas digéré le premier livre best-seller du professeur, un livre implacable aussi incendiaire que terriblement bien sourcé et intitulé « Y a-t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise ? : Covid-19 : l’union sacrée de l’incompétence et de l’arrogance ». (Albin Michel, 2020)

Découpé en onze chapitres-scandales, ce livre publié en juin 2020 critique implacablement la gestion par l’État français de la pandémie de Covid-19, y dénonce les « mensonges d’Etat » sur les pénuries de masques, les tests, l’incapacité des autorités du pays à faire face à la situation d’urgence, dénonce l’atteinte à la liberté de prescription des médecins sans oublier le lobbying systémique de « big pharma ». Loin de se démonter devant les multiples attaques indignes lancées par le lobby politico-médiatique contre lui, le professeur Perronne remit le couvert une seconde fois en mars 2021 avec un second opus coup de poing intitulé « Décidément, ILS n’ont toujours rien compris !  ̶  Covid-19, celui qui dit la vérité doit être exécuté… » (Albin Michel, 2021)

Le format de cet article ne permet hélas pas de rendre compte de la qualité et de l’exhaustivité de la critique déployée par le professeur Perronne. Nous ne pouvons donc qu’encourager chacun à les lire en produisant la présentation de son deuxième ouvrage bestseller :

« Sanctionné par le pouvoir, déchargé en 24 h de son poste de chef de service, harcelé par ses critiques, Christian Perronne persiste et signe. Mais dans ce nouveau livre accablant, l’auteur va plus loin. Pourquoi ne peut-on plus débattre librement en France, notamment de tout ce qui touche à la santé publique ? Comment expliquer la survie prolongée des incompétents qui font de la lutte contre la Covid-19 un spectacle tantôt pathétique, tantôt comique ? Pourquoi le ministre de la Santé, Olivier Véran change-t-il si souvent d’avis ? Jusqu’où va l’influence de Big Pharma sur son ministère ? Au fait, d’où vient réellement cette épidémie ? La chloroquine est-elle vraiment dangereuse ? Qu’en pensent les experts en France, mais aussi à l’étranger ? Ce témoignage nécessaire, courageux, est servi par une écriture féroce, et nourri de faits précis. Il interpelle chacun d’entre nous. Le Professeur Christian Perronne a été chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Garches. Pendant quinze ans, il a été l’un des principaux conseillers en matière de santé publique de plusieurs gouvernements. Bien que faisant l’objet de plusieurs procédures administratives et judiciaires, il est toujours médecin et reste l’un des spécialistes reconnu des virus ».

Nous avons cependant retenu de cet ouvrage l’extrait clôturant le chapitre 8 intitulé « Liberté, égalité et fraternité », car il prend un relief particulier dans les circonstances actuelles de décomposition terminale accélérée des sociétés occidentales :

« Jusqu’à quand allons-nous accepter d’être restreints dans nos libertés les plus élémentaires ? (…) On peut ajouter ces propos de l’historien Howard Zinn : « La désobéissance civile n’est pas un problème. Notre problème, c’est l’obéissance des gens du monde entier qui voient pourtant la pauvreté, la famine, la stupidité, la guerre et la cruauté. Notre problème, c’est que les gens soient obéissants, alors que les prisons sont remplies de petits voleurs, et que de grands délinquants dirigent le pays. C’est cela notre problème ». »

Forcément, quand on connaît le travail de démystification remarquable de l’historien étasunien Howard Zinn (Une histoire populaire des États-Unis – De 1492 à nos jours), le contenu éminemment subversif des propos du citoyen Perronne apparaît au grand jour ! Cet aparté étant clos, il existe une quantité d’interventions de grande qualité du professeur Perronne. Dans l’une des dernières, une interview donnée le 3 décembre dernier à Sputnik et intitulée « Ça dérange de dire la vérité, car cela contrarie des intérêts financiers colossaux » (déjà visionnée près d’1,2 million de fois), le professeur Perronne proposait de se voir confier « la gestion de l’épidémie » pour y mettre rapidement un terme : « Il suffit d’isoler les cas et de les traiter, on a des traitements qui marchent ». Une proposition réitérée dans une autre interview donnée le 18 décembre sur TVL, durant laquelle il était accompagné de la généticienne Alexandra Henrion-Caude, spécialiste de l’ARN, de l’épidémiologiste Laurent Toubiana, et du médecin-réanimateur Laurent Montesino. Christian Perronne avertissait d’abord l’assemblée :

« Ce matin, j’ai été auditionné au Conseil de l’ordre départemental. On m’a dit, voilà, vos propos dérangent donc vous avez le droit de vous exprimer en tant que Christian Perronne. Donc je suis Christian Perronne simple citoyen, je ne suis pas médecin, je ne suis pas professeur, faut oublier, voilà je le dis publiquement. Professeur, j’aurais pu contester parce que dans notre Constitution normalement les professeurs d’université ont liberté de parole, je vois que ça a été supprimé d’un trait de plume par nos autorités, parce que même Didier Raoult, quand il est passé devant le Conseil de l’Ordre à Bordeaux, on lui a dit que cet argument ne tenait plus la route, que de toute façon tout ce qui est légal est mis à la poubelle. (…) On m’a dit si vous vous exprimez en tant que Christian Perronne, simple citoyen, ça va, (…) si vous ne dites plus de mal du vaccin, ça va (…). Si vous continuez à vous exprimer en tant que médecin attaquant les décisions du gouvernement, on sera obligé de vous radier. On m’a dit ça ce matin. (…) On nous présente des choses qui ne sont pas vraiment des vaccins, je ne le dirai plus, je vous promets. (…) On m’a dit, vous avez le droit de vous attaquer au gouvernement, à ses décisions, puisqu’en tant que professeur vous avez les compétences universitaires, mais vous ne devez plus le dire au public… »

Preuve que la « liberté d’expression », pourtant si souvent invoquée par les rois de la démagogie, a du plomb dans l’aile !… Quant à la signification profonde de cette distorsion entre la froide réalité et les incantations rituelles idéalisantes qu’affectionne le lobby politico-médiatique, nous laissons chacun seul juge…

La réduction de son espace de « libre expression » n’empêche cependant pas le citoyen Perronne de commenter l’action du triumvirat covidien formé par Macron, Véran et leur « Conseil scientifique », bien que ce dernier n’ait de son avis ni de légitimité constitutionnelle, ni la légitimité de ses pairs…

« Ils prennent des mesures sans aucune justification scientifique, et ça, c’est insupportable pour moi. Toute ma carrière, j’ai publié. J’ai plus de 300 publications scientifiques internationales. J’ai pas à rougir de ce que j’ai fait sur le plan scientifique. Là, c’est la première fois de ma carrière, depuis le début de cette épidémie, que je vois que des mesures sont prises en dépit du bon sens sans aucune preuve scientifique. (…)  Je dirai comme ça inconsciemment, il n’y a pas de pilote dans l’avion, mais malheureusement, je pense qu’il y a un pilote dans l’avion qui est très conscient de ce qu’il fait, et c’est ça qui me fait du mal, parce que (…) normalement un gouvernement, un ministère de la Santé, c’est pour protéger son peuple, et là, on voit que ce n’est pas le cas. Et pour moi, c’est terrible, moi je parle avec mes tripes d’Homme, de père de famille, de grand-père, en tant que médecin qui a prêté le serment d’Hypocrate, en tant qu’expert de la santé publique, expert des vaccins ; je me dis là, tout déraille, il n’y a aucune mesure depuis le début qui va dans le bon sens ».

Bien qu’on lui ait expressément intimé l’ordre d’éviter de s’épancher sur la vaccination, le citoyen Perronne ne peut malgré tout résister à la tentation :

« Un coronavirus immunise à vie, (…) donc quand on nous impose de vacciner les gens qui ont des anticorps, qui ont fait la maladie, c’est un non-sens scientifique. Et pour revenir sur ce que disait Laurent, sur l’immunité collective, moi j’aurais  aimé qu’on mette au point des sérologies fiables, qu’on teste toute la population, parce que je suis sûr que plus des ¾ des français ont rencontré le Covid, même s’ils ont fait des formes bénignes (…) Ils n’ont aucun besoin d’être inoculés parce qu’ils sont protégés à vie. (…) Malheureusement, les sérologies commercialisées aujourd’hui ne sont pas bonnes, ce n’est pas moi qui le dis, il y a des scientifiques indépendants qui ont fait des publications internationales pour montrer qu’à part une sérologie chinoise et trois tests européens pas très bons, tous les autres tests, même validés par l’Institut Pasteur, étaient nuls. (…) Moi, je serais le ministre de la Santé, je dirais on teste toute la population, on prend la seule sérologie fiable commercialisée dans le monde, il y en a une, les autres sont pas bonnes, on verra que peut-être 80 % des français ont une immunité naturelle, mais là, ça va contre les lobbys pharmaceutiques, ça casse le marketing, c’est ça le problème, et donc on ne veut pas nous donner de bonnes sérologies pour nous tester (…) Pourquoi Jean-François Delfraissy, qui est un grand immunologiste, ne fait pas la promotion de cette stratégie et dit « il faut vacciner tout le monde trois fois, quatre fois, cinq fois ». Là, je dis, ce n’est plus de la science. Moi, je suis un scientifique, alors qu’on me dise pas que je suis un complotiste, que je raconte n’importe quoi, je demande à avoir tous ces responsables politiques soi-disant scientifiques, je les veux devant moi, preuves à l’appui, qu’ils me démontrent pourquoi ils font ça, ça n’a pas de sens scientifique, je suis désolé. (…) Ce qui est incompréhensible, c’est qu’on nous dit : « Deux doses ça ne marche pas, il en faut 3, 4, 5, alors que les doses fabriquées, qui sont dans les stocks, qu’ils doivent écouler d’ici quelques semaines, après ils sont périmés, sont des stocks qui ont été faits sur la souche initiale Wuhan. Et Jean-François Delfraissy a dit lui-même l’autre jour, Omicron échappe au vaccin, deux dosent ne marchent pas, il en faut trois ou quatre. Là, je demande, quels sont ses arguments scientifiques pour affirmer ça devant le peuple français, devant des médecins, devant des scientifiques, devant le Conseil de l’Ordre des médecins, moi, je demande au Conseil de l’Ordre de demander à  Jean-François Delfraissy sur quels arguments il affirme ça, et d’être traduit devant la chambre disciplinaire (…), devant les patients. (…) Que les gens qui affirment des choses devant le peuple français donnent leurs arguments scientifiques, moi je les donne, je n’ai pas d’état d’âme, je les ai tous donné depuis le début, on n’a jamais pu m’attaquer sur un seul argument scientifique. Alors maintenant, (…) je demande aux gens qui donnent des directives qui sont totalement irrationnelles, sans aucune base scientifique, qu’ils rendent des comptes ».

Mais pour le citoyen Perronne, la caste de gens vendus aux puissants lobbys ne se cantonne pas aux politiciens et à leurs cautions prétendument scientifiques. Ce sont aussi les grands médias inféodés qui auront à rendre des comptes, notamment vis-à-vis d’une jeunesse qu’il décrit comme sacrifiée :

« Les médias contribuent à entretenir la peur. (…) Moi, j’appelle tous les journalistes, parce qu’ils auront des comptes à rendre un jour sur cette désinformation qui est terrible. (…) J’étais assez copain avec des journalistes depuis des décennies, ils m’invitaient tout le temps sur les plateaux TV, j’ai fait plein d’interviews, ils m’aimaient bien, j’étais encore bien-aimé il y a quelques mois, jusqu’au jour où le CSA a dit « n’invitez plus Perronne, c’est un dangereux terroriste », j’ai plus été invité. Mais ils m’appellent encore, j’ai des amis dans certaines rédactions qui me disent, « Christian, j’aimerais bien vous inviter, mais j’ai déjà essayé et si je le fais, je suis viré. Je suis désolé, mais avec ma femme, on a des traites pour notre appartement, je dois élever mes enfants, je ne peux pas ». Mais quand j’entends cela, je suis horrifié : ces journalistes hommes et femmes, dans leur rédaction, voient la vérité, s’informent, regardent les sources scientifiques et disent « ce que nous impose notre directeur de la rédaction, ça n’a aucun sens », ils sont obligés de le faire pour ne pas être virés, mais dans quel monde on vit aujourd’hui ? Là, je ne parle pas en tant que médecin, mais en tant que témoin de la société civile, ça déraille totalement ! »

Voilà l’essentiel en ce qui concerne un citoyen Perronne décidément bien loin d’être abattu, et même terriblement combatif ! Passons maintenant à quelques remarques de très grand intérêt faites par la généticienne Alexandra Henrion-Caude. Dès le mois d’octobre 2020, elle avait souligné dans une interview (vue près de 650 000 fois), que l’origine du Covid posait question. En effet, « la séquence du SARS-CoV-2 présentait une originalité hors du commun par rapport aux autres coronavirus » :

« La protéine S est une des informations du génome de ce virus, et elle est constituée de deux éléments : S1 et S2. Dans tous les coronavirus, S1 et S2 sont juxtaposés. Et dans ce coronavirus SRAS-CoV-2, elles sont écartées par l’insertion d’une séquence qui a pour originalité de conférer aux cellules humaines la possibilité d’être infectées par ce virus. C’est ce qu’on appelle dans notre jargon le « gain de fonction ». Qu’une telle information de « gain de fonction » arrive dans un virus, pile au niveau de la jonction S1-S2 (…) mérite le débat. (…) Je considère qu’il n’est pas scientifique, vu le faisceau d’informations que nous avons, d’écarter d’un geste de la main [l’hypothèse « tout à fait plausible » d’une « construction humaine »]. (…) Si jamais on considère, par exemple, que donc ce virus est une construction artificielle, lorsqu’on regarde la séquence, elle aurait dû être très méchante, mais beaucoup plus méchante que ce qu’elle a été. Et donc, d’une certaine façon, c’est là où on voit l’humilité que l’on doit avoir, c’est-à-dire que rien que sur la séquence, on était en droit de s’attendre à des létalités comparables au SRAS ou au MERS, et on n’a jamais atteint ces létalités-là ».

Qu’on mette ces remarques en perspective avec la genèse possible du Covid-19 et on comprendra que la pandémie actuelle n’est peut-être pas accidentelle, mais pourrait bien avoir été délibérément déclenchée… ou pour le moins délibérément entretenue. C’est en tout cas la conclusion logique des remarques pertinentes faites par Alexandra Henrion-Caude le 18 décembre dernier :

« Depuis le début, tous les laboratoires confondus ont développé une stratégie ciblant la partie de l’information du virus qui variait le plus, la fameuse protéine spike (…), ce qui quand même est un peu dérangeant… (…) D’où l’inefficacité. C’est dit que finalement ça n’a pas d’efficacité sur Delta, ou beaucoup moins que les 95 % annoncés, on est tombés à 75 %, enfin bon, dans les meilleures études,… mais finalement on ne sait plus par rapport à quoi ; et puis là, avec Omicron, on descend encore, on dit que les triple vaccinés sont les plus susceptibles… Oh écoutez, qu’est-ce que ça veut dire tout cela, ça veut dire en fait qu’on a développé un produit – tous les produits –, qui étaient contre une souche de Wuhan qui n’a jamais circulé dans nos pays. Point. Il n’y a même pas besoin d’aller plus loin, c’est-à-dire qu’en fait, on s’est trompés de stratégie, si jamais vraiment on voulait une stratégie ».

De toute évidence, il n’y a pas que le Covid qui soit aujourd’hui pandémique dans l’Occident en putréfaction : la corruption et les conflits d’intérêt le sont également et gangrènent véritablement massivement la société à tous les niveaux, comme l’illustrent des scandales récents et la quasi-totale absence de suites médiatiques et judiciaires qui ont été données : d’abord au couple Agnès Buzyn-Gilead (laboratoire fabriquant le Remdesivir dont Didier Raoult disait récemment que « l’Europe a acheté pour un milliard d’euros la veille du jour où l’OMS disait que cela ne servait à rien »), ex-ministre de la santé qui est à l’origine du retrait de la vente sans ordonnance de l’hydroxychloroquine (arrêté du 13 janvier 2020) qui allait être utilisé comme traitement précoce anti-Covid, sans oublier la campagne médiatique rageuse d’intox et de dénigrement qui l’a accompagné ; puis au Lancetgate qui a vu son successeur, Véran le véreux (ainsi que la presstituée de masse à sa suite) se jeter immédiatement sur l’étude bidonnée parue dans le Lancet (étude d’ailleurs rapidement rétractée) pour cibler de nouveau l’hydroxychloroquine et la décrire comme inefficace et même dangereuse…

Ce feu nourri du Capital financier occidental contre l’hydroxychloroquine semble au premier abord complètement irrationnel, puis ont pense simplement que cette molécule fait de l’ombre à de potentiels médicaments expérimentaux vendus à prix d’or. Mais ce qui est le plus gênant avec ce traitement sans risque et bon marché, c’est tout simplement le fait… qu’il soit efficace ! En effet, sa seule existence est en mesure de remettre en cause 1° l’utilisation à grande échelle d’injections d’ARN-m dont le rapport bénéfice/risque ne peut dans le meilleur des cas être favorable que pour la fraction la plus fragile de la population ; 2° la possibilité de prolonger la pandémie Covid sur un temps long de plusieurs années nécessaire à l’encadrement sanitaro-sécuritaire du Grand Reset.

Comment en effet, comme le remarquait lucidement le 18 décembre 2021 la généticienne Alexandra Henrion-Caude, justifier le recours d’urgence forcé à grande échelle aux « vaccins » à ARN-m (encore au stade 3 de la phase d’expérimentation et dont les effets secondaires à long termes demeurent donc inconnus et potentiellement dévastateurs) s’il existe ne serait-ce qu’un seul traitement précoce efficace [et il en existe d’autres…] pour diminuer dans des proportions importantes la létalité du Covid-19 ???!!! Un tel usage de masse d’une substance expérimentale est tout simplement interdit dans ce cas…

Certes, les professeurs Didier Raoult et Christian Perronne ainsi que la généticienne Alexandra Henrion-Caude ne sont pas des communistes : ce sont des scientifiques dans leur domaine respectif et des démocrates petit-bourgeois dans leur existence et leur conscience sociale. Peut-être involontairement et de manière spontanée, à travers leur propre expérience de vie, ils n’en ont pas moins pourtant fait un pas décisif vers l’assimilation des principes fondamentaux du léninisme en reconnaissant la totipotence des monopoles (en l’occurrence ici pharmaceutiques) sur la vie d’un pays, et même de la société humaine dans son ensemble, sans oublier le contrôle universel des mass-médias par cette même poignée d’oligarques. En faisant cela, ils se posent indéniablement en intellectuels engagés et en résistants. Evidemment, il leur reste encore bien des illusions idéalistes à abandonner, s’ils veulent réellement combattre à armes égales ce Capital financier qui cherche sans relâche à s’affranchir des contraintes imposées par le cadre formel étriqué de la démocratie bourgeoise (d’ailleurs hérité d’une époque relativement prospère désormais irrémédiablement révolue), mais ce n’en sont pas moins des êtres qui ont le courage de défendre leurs convictions.

Etre un résistant, dans les circonstances actuelles de grand chambardement économique et géopolitique mondial, c’est assurément se dresser (même sans en avoir pleinement conscience) contre un système qui vise à réduire l’Homme à une bête de somme dénuée d’intellect pour lui ôter jusqu’à l’envie de résister, le priver des plaisirs simples de la vie (désormais jugés « non-essentiels » car trop dispendieux), et le formater selon les nouveaux standards voulus afin d’accompagner le Grand Reset économique à venir en tentant de conjurer, ou tout au moins de canaliser, l’explosion sociale imminente… Tel est l’enjeu essentiel de la poursuite de deux années d’initialisation « covidienne » du Grand Reset !

Nul doute qu’à l’heure actuelle, les sociopathes qui gouvernent en notre nom doivent exulter de voir prosternés à leurs pieds des peuples aussi soumis que divisés, abrutis par une industrie du divertissement pléthorique et quasi-complètement dépourvus de culture politique et historique. En presque deux ans de crise sanitaro-sécuritaire, « nos » élites néo-fascistes ont eu le temps de jauger l’immense emprise idéologique qu’elles avaient sur « leurs » peuples, c’est-à-dire sur leurs esclaves salariés, à travers leur degré de soumission aux confinements à répétition puis à l’instauration du pass sanitaire combiné à la politique de l’abonnement vaccinal…

Que de mesures d’ingénierie et de contrôle social mise en place avec succès en si peu de temps ! Les Lumières auront finalement rapidement été submergées par les ténèbres… et la résistance va donc devoir inscrire son action dans la durée et affronter des années tumultueuses et pleines de dangers. Elle devra en premier lieu faire face à la répression multiforme déployée contre elle par la caste de serviteurs zélés du grand Capital s’appuyant sur la complicité passive de la grande masse des esclaves manipulés et terrorisés…

La féodalité « moderne » des barons capitalistes dirigeant des armées d’esclaves salariés (longtemps privilégiés, mais aujourd’hui priés de se serrer la ceinture et d’adopter un mode de vie plus spartiate) a remplacé celle des monarchies absolue vivant du servage. Et comme il y a plus de deux siècles, quand la bourgeoisie française parvînt à conquérir de haute lutte le pouvoir politique, il faudra pas moins qu’une révolution radicale pour changer cet état de choses !…

Le capitalisme sépare tout : à commencer par le travail et à qui son produit bénéficie. Il se caractérise par divers degrés d’aliénation : sacré (religions diverses, théistes comme laïques), profane (salariat)… Dans cette période, tout est séparé… L’Homme est étranger à lui-même et se perd dans des divagations et des illusions sur sa propre condition. Il s’imagine libre et croit sa pensée autonome et singulière alors qu’elle est le fruit d’un formatage de masse : il est la dupe naïve des autres et de lui-même aussi longtemps qu’il ne parvient pas ou qu’il se refuse à comprendre cette part de déterminisme économique et social. Alors sans aucun doute, il faudra parvenir à libérer un minimum la conscience du carcan et des œillères hérités de son ancienne condition sociale pour que l’Homme ait de nouveau envie de secouer les chaînes qui l’entravent.

« Le jugement absurde des philosophes, que l’homme réel n’est pas l’homme, est tout simplement, à l’intérieur de l’abstraction, l’expression la plus universelle, la plus ample de la contradiction universelle existant en fait entre les conditions sociales et les besoins des hommes. (…) Avec la valorisation du monde des choses, la dévalorisation du monde des hommes s’intensifie dans un rapport directement proportionnel ». (Karl Marx, Manuscrits de 1844 et L’Idéologie allemande, 1845)

Mais qui lit encore Karl Marx à l’époque du décérébrage de masse ? Quand les ventres seront vides et crieront famine, peut-être qu’on y reviendra…. En tout cas, il le faudra pour pouvoir sortir du chaos à venir la tête haute !

Vincent Gouysse, le 30/12/2021 pour www.marxisme.fr

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

2 réflexions sur “Bilan 2021 : Covidés et mass-médias entre espoir et désespoir…

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