Immunité, vaccins, effets indésirables, traitements: l’analyse de Jean-Marc Sabatier (parties 1,2,3)

Par  FranceSoir.

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Que savons-nous de l’immunité ? Comment celle-ci se mobilise-t-elle lors d’une infection ou d’une vaccination ? Qu’est-ce que l’immunité innée non spécifique? Et l’immunité adaptative ou acquise? Comment les vaccins ont-ils été élaborés ? Ont-ils encore une efficacité sur les nouveaux variants ? Quelle dangerosité pour le nouveau variant Omicron?  Que sont les phénomènes ADE (Antibody Dependent Enhancement) et ERD (Enhanced respiratory disease)? Qu’en est-il des effets secondaires de la protéine Spike vaccinale? Des injections répétées et multiples peuvent-elles conduire à un dérèglement durable du système immunitaire? Quel rôle la vitamine D peut-elle avoir sur la prévention de l’infection?

Tels sont les grands thèmes abordés par Jean-Marc Sabatier, directeur de recherche au CNRS et docteur en biologie cellulaire et microbiologie, affilié à l’institut de neuro physiopathologie à l’université d’Aix-Marseille, avec qui nous nous sommes entretenus.

Nous publions la première partie de cet entretien.

Bonjour professeur Sabatier. Vous êtes directeur de recherche au CNRS et docteur en biologie cellulaire et microbiologie, affilié à l’Institut de neuro physiopathologie à l’Université d’Aix-Marseille. Vous avez participé aux nouvelles études de modélisation aux côtés des chercheurs et des professeurs Jacques Fantini, Patrick Guérin, Nouara Yahi, Fodil Azzaz et Henri Chahinian.

Oui, c’est ça.

Cette étude a porté sur les nouveaux variants, l’efficacité des vaccins en fonction des nouveaux variants, les réponses immunitaires, cellulaires et humorales. Et pour ces dernières, ce qu’on appelle l’équilibre entre les anticorps neutralisants et les anticorps facilitant l’infection. Il existe un sujet qui n’est peut-être pas connu de tout le monde. Lorsqu’on pense anticorps, on pense neutralisation. Ce qui est peut-être une erreur. Pouvez-vous nous rappeler ce qui se passe lors d’une infection ou d’une vaccination avec les différents types d’anticorps.

Oui. Lorsque vous injectez un antigène à un hôte ou bien un vaccin qui va produire l’antigène — c’est le cas, par exemple, des vaccins à ARN messager ou à adénovirus qui vont produire la protéine Spike, vous présentez l’antigène, la protéine Spike, au système immunitaire. Le système immunitaire se mobilise pour combattre cet antigène. Il apprend à le reconnaître par la vaccination. Le système immunitaire a deux bras. Le premier, l’immunité humorale, qui repose sur les anticorps. Le second, qui repose sur l’immunité cellulaire. Ce sont deux immunités qui marchent de concert.

La première fois que l’organisme rencontre un antigène ou le virus, c’est l’immunité innée qui se met en route. C’est une immunité qui est tout d’abord immédiate, c’est-à-dire dès qu’on est en contact du microbe (cela peut être un virus, mais aussi une bactérie, un parasite ou un champignon). Elle est aussi dite non spécifique, c’est-à-dire qu’elle va être globalement la même, quel que soit le microbe auquel on est confronté. Cette immunité implique un certain nombre de types de cellules du système immunitaire, principalement les monocytes circulants, les macrophages, les cellules dendritiques, les granulocytes. Dans les granulocytes, il y a les granulocytes éosinophiles, les neutrophiles, les basophiles et les mastocytes. Et puis aussi les cellules NK (Natural Killer = cellules tueuses), qui sont à l’interface entre l’immunité innée et l’immunité adaptative ou acquise. Cette immunité innée est immédiate et très puissante, notamment chez les enfants.

En ce qui concerne l’immunité adaptative ou acquise, celle-ci se déclenche quelques jours (environ 4 jours) après l’immunité innée, elle est spécifique au microbe, et s’inscrit dans la durée. Elle repose sur les lymphocytes B qui produisent les anticorps (l’immunité humorale) quand ils sont activés en plasmocytes ainsi que sur des lymphocytes T CD8 cytotoxiques, donc, qui expriment le récepteur CD8. Et ce sont des cellules qui sont impliquées aussi dans la reconnaissance des antigènes microbiens lorsqu’ils sont exprimés à la surface des cellules infectées, en l’occurrence la protéine Spike et les autres antigènes viraux dans le cadre d’une infection naturelle.

Si l’on prend l’exemple du Sars-CoV-1 de 2002, les personnes qui l’ont contracté étaient toujours immunisées 17 ans après.

Oui, tout à fait. Grâce à cette immunité adaptative ou acquise (lymphocytes T CD8+ et lymphocytes B) qui a la caractéristique d’être spécifique. Elle est déclenchée plus tardivement que l’immunité innée, plusieurs jours après qu’une personne a contracté le virus.

Ce qu’on appelle l’immunité humorale, celle testée avec une sérologie, ce sont les anticorps, les immunoglobulines G, A et M (les IgG,  les IgA et les IgM). Cette immunité humorale baisse au bout de quelques mois — raison pour laquelle il est demandé d’effectuer des rappels de vaccination. Pour cette immunité humorale, il y a trois sortes d’anticorps.

Oui, il y a trois sortes d’anticorps. Si on se focalise sur l’immunité humorale, c’est-à-dire sur la production d’anticorps… Lorsque l’organisme voit un antigène, il va produire globalement trois types d’anticorps. Il va y avoir des anticorps neutres, c’est-à-dire qu’ils sont capables, par exemple, de se fixer sur la protéine Spike. Mais a priori, ils ne vont rien faire. On pourrait penser qu’ils ne servent à rien. Ils ne protègent pas de l’infection, ils sont produits, mais ils ne sont pas neutralisants.

Le deuxième type d’anticorps qui sont produits sont des anticorps neutralisants. Ce sont ceux-ci qui sont importants dans le programme de vaccination. Et ce sont ces anticorps qu’on cherche à produire avec les rappels à la vaccination. On essaie d’avoir un maximum d’anticorps neutralisants parce que ce sont ces anticorps qui se fixent sur les virus et qui les empêchent d’infecter les cellules. Ils neutralisent l’infection.

Et puis, vous avez le troisième type d’anticorps : les anticorps facilitants. Ces derniers vont faire exactement l’inverse des anticorps neutralisants. Ils vont faciliter l’infection des cellules par le virus. Ils sont donc problématiques et on n’en veut absolument pas dans le cadre de la vaccination.

Aujourd’hui, il y aurait des problèmes avec le vaccin qui a été élaboré à partir de la souche sauvage de Wuhan. Le virus mute sans cesse et lorsque les mutations sont très importantes, on parle de variants. Depuis bientôt deux ans, il y a eu quelques variants et quelques sous-variants. Et l’étude à laquelle vous avez participé, avec les autres chercheurs, montre que ce sont bien plus les anticorps facilitants que neutralisants qui apparaissent avec les nouveaux variants.

Oui, c’est ça. Lorsque vous injectez une composition vaccinale dans le cadre des vaccins à ARNm ou à adénovirus, vous faites produire par vos cellules de la protéine Spike. Cette protéine Spike, présentée au système immunitaire, possède un certain nombre de domaines au sein de la protéine que le système immunitaire reconnaitra (il s’agit d’épitopes).

Quand le système immunitaire voit la protéine Spike, il ne la reconnaît pas dans son intégralité. Si vous imaginez par exemple que la protéine Spike est un collier de perles et que chaque perle est un résidu d’acide aminé, vous avez un collier qui fait 1 273 perles correspondant aux 1 273 résidus d’acides aminés de la protéine Spike. Pour autant, le système immunitaire ne va pas reconnaître toutes les perles du collier. Il va reconnaître des groupes de perles. Il faut savoir aussi qu’il existe globalement 20 types de perles différentes permettant de fabriquer un collier, certaines de ces perles pouvant être modifiées.

Comme il s’agit d’un enchaînement de perles, le système immunitaire va reconnaître un domaine du collier où il y a, par exemple six perles, un autre domaine où il y en a, par exemple, sept ou huit. Et ces domaines sont répartis le long du collier.

Le système immunitaire peut aussi reconnaître des arrangements de perles dans l’espace, c’est-à-dire que vous pouvez avoir dans le collier, des perles qui sont éloignées au sein du collier, mais qui se trouvent proches dans l’espace du fait de la forme particulière du collier.

Et vous pouvez avoir un anticorps qui va être dirigé contre plusieurs perles qui sont dans des endroits différents du collier mais qui sont proches dans l’espace. Ces perles constituent un épitope conformationnel. Ainsi, au niveau de la protéine Spike, il y a des domaines que l’on appelle épitopes conformationnels qui vont être reconnus par des anticorps dirigés contre des arrangements de perles qui sont normalement éloignées au sein du collier.

Par exemple, l’anticorps va éventuellement reconnaître la perle qui est en position 1 et une perle en position 100 ou une perle en position 250. En résumé, l’anticorps reconnaît soit des épitopes linéaires, c’est-à-dire des enchaînements de perles successives, par exemple, il va reconnaître de la perle 7 à 14 (donc les perles 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14). Et il y a d’autres anticorps conformationnels, donc dirigés contre des épitopes conformationnels, qui pourraient reconnaître, par exemple, la perle 10, 12, 120, 250. Mais est-ce que toutes celles-là se retrouvent dans l’espace très proche ? Cela peut se produire parce que le collier a pris une forme spécifique dans l’espace, c’est-à-dire une certaine structure tridimensionnelle qui rapproche ces perles. Et à ce moment-là, vous avez le système immunitaire qui peut reconnaître un tel domaine.

Ainsi, il y a des régions dans la protéine Spike — ou dans d’autres protéines — qui sont immuno-silencieuses, c’est-à-dire que le système immunitaire ne voit pas. Lorsque vous faites produire par l’organisme de la protéine Spike avec des ARN messager (par exemple, dans le cas des vaccins Pfizer/BioNTech, ou Moderna), il va produire ce long collier de 1273 perles et le système immunitaire va spontanément reconnaître des domaines, c’est-à-dire des groupements de perles, que ce soit des groupements séquentiels (perles qui se suivent) ou bien alors des perles spatialement proches. Et donc les anticorps produits vont reconnaître certains domaines appelés épitopes B (reconnus par les lymphocytes B). Et ce sont des domaines qui vont générer la production d’anticorps qui peuvent être soit neutres, soit neutralisants, soit facilitants.

Vous avez écrit dans l’étude que les anticorps neutralisants sont reconnus de façon très aléatoire en fonction des variants, tandis que les anticorps facilitants sont conservés chez tous les variants en circulation. Et si nous reprenons l’histoire avec tous les grands variants que nous avons eus et que nous les confrontons à la vaccination, savons-nous jusqu’à quel variant la vaccination a fonctionné ?

C’est une dérive progressive. La transition n’est pas flagrante. Il s’agit d’une analyse prédictive, c’est-à-dire que ce n’est pas basé sur de l’expérimentation, ce ne sont pas des constatations de phénomènes de facilitation qui ont été observés avec tel variant et pas un autre. Ce sont des prédictions par rapport aux différents sites antigéniques, c’est-à-dire aux différents épitopes qui ont été décrits sur des variants.

Pour le Sars-CoV-1 de l’épidémie de 2002, il y a des études qui ont été réalisées et certains épitopes facilitants ont été mis en évidence. Cela signifie que ce sont des régions de la protéine Spike du Sars-CoV-1, de l’ancien coronavirus, dont on sait qu’elles font produire des anticorps qui, à la place de neutraliser l’infection, vont faciliter l’infection.
Donc, ce sont des épitopes dit facilitants qui suivent le phénomène ADE. ADE c’est l’abréviation de Antibody-Dependent Enhancement ce qui signifie : facilitation de l’infection par les anticorps.

Un membre de l’équipe de chercheurs a expliqué pourquoi la forme avait été plus grave à Wuhan qu’ailleurs. Certaines personnes en Chine avaient été déjà infectés par le Sars-CoV-1 de 2002-2003. Et lorsque le Sars-CoV-2 arrive à Wuhan fin 2019, l’infection a été plus grave puisque c’était des anticorps facilitants qui existaient avec le nouveau coronavirus.

Oui. Pour vous expliquer schématiquement, quand vous présentez un virus, par exemple le virus Sars-CoV-2 de Wuhan, à votre système immunitaire, vous allez produire des anticorps contre cette protéine Spike de Wuhan. Il s’agit de la structure du virus de 2019. Celui-ci a des épitopes bien définis au niveau de sa protéine Spike puisque la souche est bien caractérisée. Par conséquent, il y a des domaines qui sont facilitants, d’autres neutralisants et neutres. Vous allez donc avoir à la fois des épitopes B qui sont neutres, des épitopes B qui vont être neutralisants et des épitopes B qui vont être facilitants. Le système immunitaire a répondu de manière classique et il n’y a pas de problème spécifique à ce stade.Le problème peut survenir ultérieurement et se produire lorsque vous êtes infecté par un autre sérotype viral, c’est-à-dire par un autre variant du Sars-CoV-2 qui va suivre le phénomène ADE, c’est-à-dire pour lequel le phénomène ADE de facilitation par les anticorps existe. À ce moment-là, c’est problématique parce que vous allez avoir des anticorps qui vont faciliter l’infection. Ce qui signifie que si les personnes qui ont été vaccinées avec le vaccin fait à partir du virus Sars-CoV-2 d’origine, celui de Wuhan, sont infectées par la suite par un autre variant (Delta, Omicron ou autre), elles pourraient faire des formes plus sévères de la maladie, justement parce que ces anticorps facilitants sont là (ces anticorps facilitants vont se fixer sur le nouveau variant/sérotype du virus). Ces complexes entre le nouveau virus et les anticorps facilitants vont être reconnus par des cellules de l’immunité innée, notamment les monocytes, les macrophages et les cellules dendritiques parce que ces cellules ont à leur surface un récepteur appelé Fc-gamma R2A (voire même un autre récepteur Fc-gamma R2B), qui a la particularité de reconnaître la fraction constante des anticorps.

Les anticorps présentent une structure schématique en Y. Vous avez les deux barres du Y qui contiennent à leurs extrémités les paratopes. Ces paratopes sont tous deux identiques et reconnaissent les épitopes, c’est-à-dire des régions de la protéine Spike contre lesquels ils sont dirigés. Et la barre du Y, la fraction constante de l’anticorps, va être reconnue par le récepteur Fc-gamma R2A (voire Fc-gamma R2B). Ainsi, les cellules du système immunitaire inné (monocytes, macrophages, cellules dendritiques) qui expriment ces récepteurs vont reconnaître les complexes binaires de l’anticorps facilitant fixé sur le virus, et vont phagocyter ces complexes dans le but de neutraliser le virus. En faisant cela, les cellules s’infectent elles-mêmes avec le nouveau variant du Sars-CoV-2.

En d’autres termes, ces anticorps facilitants vont faire l’inverse des anticorps neutralisants : ils vont aider le virus à infecter ces cellules du système immunitaire, et favoriser l’infection des cellules dendritiques, des monocytes, et des macrophages. Tout cela étend encore le tropisme cellulaire du virus, puisque le phénomène ADE aide aussi le virus à infecter de nouveaux types cellulaires. Ce phénomène rend le virus plus dangereux parce qu’il facilite l’infection.

Dans ce cas, si on peut penser que la vaccination pouvait avoir une action sur la souche sauvage et peut-être sur quelques variants qui venaient juste après elle, qu’en est-il pour les nouveaux variants ?

La balance anticorps neutralisants/anticorps facilitants était favorable pour les variants Alpha et Beta du Sars-CoV-2. Pour les derniers variants dont le Gamma, Delta, Lambda et Mu, c’est la tendance inverse qui s’observe, avec une balance anticorps neutralisants/anticorps facilitants défavorable. Cela signifie que la balance est plus favorable en faveur des anticorps facilitants par rapport aux anticorps neutralisants alors qu’initialement la balance anticorps neutralisants/anticorps facilitants était très favorable aux anticorps neutralisants, c’est-à-dire que le vaccin était efficace en termes de neutralisation. Il y a eu une dérive progressive qui a conduit à une balance anticorps neutralisants/anticorps facilitants défavorable.

Et lorsqu’on va faire des rappels vaccinaux multiples (troisième, quatrième, voire cinquième injection, etc.), le rapport bénéfice/risque de la vaccination va être de plus en plus défavorable. À vouloir trop protéger en faisant produire des anticorps neutralisants, finalement, on fait l’inverse. On va donc augmenter la proportion d’anticorps facilitants par rapport aux anticorps neutralisants. Nous n’aurons plus de protection vaccinale, mais au contraire une facilitation vaccinale, avec une infection cellulaire facilitée. Ainsi, les personnes qui seront infectées par les nouveaux variants pourront faire des formes plus sévères que si elles n’étaient pas vaccinées. Heureusement, le très contagieux variant Omicron, qui se répand actuellement à travers le monde, est peu dangereux avec une létalité à ce jour 7 fois inférieure à celle du variant Delta (encore majoritaire), lui-même 4 fois moins létal que le virus d’origine de Wuhan. L’émergence de variants du Sars-CoV-2 de moins en moins létaux, bien que plus contagieux, rend le phénomène ADE moins problématique.

Vous et les autres chercheurs avez décidé de publier une étude en pré-print afin que le vaccin soit adapté au plus vite puisque le vaccin actuel pose de sérieux problèmes d’efficacité et d’innocuité.

C’est exact, en voulant améliorer l’immunité des personnes vis-à-vis du Sars-CoV-2 avec des rappels vaccinaux basés sur une protéine Spike obsolète (car issue du virus initial de Wuhan qui ne circule plus depuis près de 18 mois), on fait l’inverse, c’est-à-dire qu’on va les fragiliser. Les personnes infectées par certains variants pourraient ainsi développer plus facilement des formes sévères ou létales de la maladie.

Compte tenu de ce que nous venons de dire et des propriétés de ce virus qui mute rapidement, la vaccination est-elle l’outil approprié. Et même si la fabrication d’un nouveau vaccin peut aller plus vite avec la technique ARN messager, la rapidité de mutation du virus ne va-t-elle pas mettre en échec la vaccination ?

Il y a deux choses. Nous avons une chance (relative) avec le Sars-CoV- 2. Nous observons une évolution classique en virologie, puisque ces virus deviennent de plus en plus infectieux, mais de moins en moins méchants. Les nouveaux variants (Delta, Omicron) sont capables d’infecter plus facilement les cellules et se propagent donc plus vite grâce à une contagiosité supérieure. Ils évoluent pour être plus contagieux. Mais parallèlement, on voit que les variants émergents (Omicron) sont de moins en moins virulents et létaux. Ces variants apparaissent à un rythme accéléré du fait de la pression de sélection exercée par la vaccination, notamment en période pandémique.

Effectivement, on l’a vu avec le Delta, qui était beaucoup plus contagieux. Si nous reprenons l’index calculé par le professeur Jacques Fantini pour Omicron, il arrive au résultat que le variant Omicron serait pratiquement 3 fois moins contagieux que le Delta. Dans ce cas, s’il est moins contagieux, est-ce que ça veut dire qu’il est plus dangereux ? Pour le moment, on n’en a pas l’impression. Puis il ajoute dans une dernière étude qu’Omicron ne devrait s’imposer que régionalement et que Delta devrait rester dominant puisque le T- Index de Delta est de 10,67 alors que celui d’Omicron est de 3,90. Je voulais avoir votre impression, savoir ce qu’il en est aujourd’hui, puisque cette étude a déjà quelques jours et que les choses vont très vite. Et aussi reprendre une réflexion du professeur Bernard la Scola qui dit qu’un virus, par exemple Delta est très transmissible au départ mais que les choses peuvent changer lorsqu’il arrive en fin de course. Or, Delta a déjà contaminé beaucoup de gens.

En effet, le variant Delta reste très présent au niveau mondial, mais est en passe d’être supplanté par le variant Omicron.

Les données actuelles suggèrent fortement que le variant Omicron supplantera Delta dans un avenir proche. Sa progression dans les divers pays est spectaculaire, notamment dans les pays pour lesquels le taux de vaccination est très élevé. Ce variant est particulièrement résistant aux vaccins et son tropisme muqueux pour les voies aériennes supérieures le rend moins accessible au système immunitaire mais aussi moins dangereux et plus transmissible que d’autres variants.

Le T-index d’Omicron est de 3,90.  Il est donc bien moins grand que celui de Delta, qui est de 10,67 et qui a donc une transmissibilité presque 3 fois plus grande. Cependant, malgré ce facteur, compte tenu du fait que Delta est présent déjà depuis plusieurs mois et dans le monde entier, peut-on imaginer que Delta est en bout de course et qu’Omicron puisse prendre le relais et s’imposer comme étant le nouveau variant dominant ?

Oui, Omicron devrait rapidement prendre le relai du Delta. Ce qui est important, c’est que sa dangerosité est moindre que le Delta, et bien sûr, bien moindre que la souche initiale de Wuhan. Le Delta est à peu près quatre fois moins dangereux que la souche de Wuhan qui a disparu en quelques mois, et qui ne circule plus depuis environ 18 mois. Le variant Omicron ne semble pas dangereux en termes de létalité. Il se répand à grande vitesse depuis quelques semaines bien que la souche ait déjà été détectée il y a des mois. La faible létalité du variant Omicron à ce jour montre clairement qu’il induit principalement des formes légères de la Covid-19. Ainsi, Omicron n’est clairement pas pire que Delta du point de vue de la dangerosité. Les souches deviennent de plus en plus contagieuses, mais dans tous les cas, elles deviennent parallèlement de moins en moins dangereuses.

Comme ils ont relancé la campagne de vaccination également en Angleterre et si je prends en compte toute votre analyse avec les anticorps facilitants qui dominent avec ce nouveau variant, peut-on penser qu’Omicron va s’imposer et que son installation puisse être facilitée par cette campagne de 3ᵉ dose ?

Oui, parce que plus on va vacciner et multiplier les doses de rappel, plus on va sélectionner les variants qui sont résistants au vaccin, à savoir les variants qui vont émerger de la vaccination. Comme Omicron n’est pas très méchant, ce n’est pas vraiment gênant.

En revanche, ce qui est le plus préoccupant au regard de la vaccination et qui m’inquiète le plus, ce n’est pas dans l’immédiat le phénomène ADE, c’est la toxicité qui est liée à la protéine Spike vaccinale. Si vous voulez qu’un vaccin soit un très bon vaccin, il faut qu’il réponde à deux choses. Il doit d’abord être efficace contre le microbe contre lequel il est dirigé, donc ici efficace dans la neutralisation du Sars-CoV-2. Efficace aussi bien pour neutraliser l’infection cellulaire que pour bloquer la transmission du virus d’une personne infectée vers une personne saine, non-infectée. Et l’autre point vraiment très important, c’est qu’il y ait une innocuité vaccinale, c’est-à-dire que le vaccin ne soit pas dangereux pour l’organisme qui le reçoit. En d’autres termes, qu’il n’ait pas d’effets secondaires liés à l’injection du vaccin. Il doit être sûr, non dangereux pour l’organisme du vacciné. Et là, actuellement, ce n’est pas le cas.

Nous voyons énormément d’effets secondaires à très court terme, avec des myocardites, des péricardites, des syndromes de Guillain-Barré.

Des thromboses, des thrombocytopénies, des myocardites et péricardites, des maladies auto-immunes par exemple des diabètes, de l’hémophilie acquise, des thyroïdites de Hashimoto, des scléroses-en-plaques, des sclérodermies, des polyarthrites rhumatoïdes, et autres. Ainsi de nombreuses maladies auto-immunes apparaissent ou s’aggravent. Idem pour les cancers et troubles neurologiques.

Si je reviens aux différents diabètes, le diabète de type 2 est dû à une intolérance au glucose tandis que le diabète de type 1 est d’origine auto-immune. On voit les deux qui apparaissent. Pour ma part, c’est sur l’émergence de toutes ces maladies que j’ai alerté.

Ces rappels multiples sont à haut risque pour la santé — à plus ou moins long terme — des personnes qui les reçoivent. Pourquoi ? Parce que l’efficacité vaccinale est devenue quasiment obsolète tandis que les effets délétères visibles et encore invisibles de la protéine Spike sont toujours bien présents et s’intensifient au fil des rappels. Si au départ, il est vrai que le vaccin était capable de neutraliser le virus, aujourd’hui, en revanche, l’efficacité vaccinale est en train s’effondrer. Là, l’efficacité vaccinale réelle est voisine de 20 ou 30 %. Bientôt, dans quelques mois, ce sera proche de zéro, c’est-à-dire qu’elle ne va protéger ni de l’infection ni de la transmission. On le voit déjà. On dit que ça protège contre les formes graves, contre les formes létales de la maladie, ceci est fort probable mais cette protection disparait également au cours du temps.

On dit que le vaccin protège des formes graves. Si l’on reprend les essais cliniques de Pfizer, on constate qu’il y avait zéro mort dans le groupe placebo et zéro mort dans le groupe qui a reçu le vaccin. Et j’ai appris qu’en épidémiologie, on définit les formes graves par rapport aux décès. Comment dans ce cas, affirmer que le vaccin protège des formes graves ?

Ceci n’est pas clair parce que récemment, j’ai vu que dans leurs essais, il y avait eu des morts dans les deux groupes. Ces essais prennent un certain temps et comme il y avait des personnes assez âgées et/ou avec comorbidités, il est normal qu’il y ait eu des morts. Et apparemment, il y a eu légèrement plus de morts dans les groupes des vaccinés par rapport aux non vaccinés. Le problème est que depuis, ils ont fait vacciner toutes les personnes qui servaient de contrôle, les non-vaccinées. Ils ont biaisé la chose, en disant qu’il fallait protéger les personnes qui n’avaient pas été vaccinées. Donc ces personnes ont eu droit à des doses de vaccin Pfizer. Et cela pose un problème parce qu’on ne peut plus comparer formellement les populations, les cohortes de vaccinés par rapport aux cohortes de non-vaccinés, parce que finalement, tout le monde a été vacciné.

Au départ, il y a eu un groupe placebo et un groupe de vaccinés et un peu plus tard, on a vacciné tout le monde. Ce qui fait que sur le long terme, on ne peut plus comparer, c’est bien ça ?

Oui, personnellement, je pense que ça a été probablement volontaire parce qu’on ne peut plus revenir dessus. Et cela ne veut plus rien dire parce qu’on ne peut plus étudier ça de près.

C’est presque une fraude ?

C’est quelque part frauduleux si c’est avéré. De toute façon, avec ce vaccin, tout n’est pas vraiment clair. Ce qui est clair, c’est qu’avec tous les problèmes d’effets secondaires rapportés, s’il s’agissait de « vaccins normaux », il n’y aurait jamais eu d’autorisation de réaliser puis de poursuivre une vaccination de masse à l’échelle planétaire, avec des rappels multiples. Je veux dire par là que ces vaccins auraient déjà été arrêtés puisque les effets secondaires sont multipliés par 10 par rapport à n’importe quel autre vaccin existant. Une multiplication par 10 par rapport à des vaccins classiques qui sont utilisés depuis 20 ou 30 ans, alors que pour celui-ci, on a une utilisation de la fin de l’année 2020 à 2021. De plus, les effets secondaires relatifs à la vaccination doivent être fortement sous-estimés. Il y a bien un problème de dangerosité potentielle du vaccin, notamment pour l’immunité innée des vaccinés.

Lire la suite de l’interview – partie 2

Auteur(s): FranceSoir

Nous publions la deuxième partie de cet entretien.

Vaccination des enfants, rappels et maladies auto-immunes : analyse de Jean-Marc Sabatier

Si on reprend un peu les événements, on s’aperçoit que toutes les barrières de sécurité ont sauté. Peter McCullough, qui a participé à plusieurs certifications aux États-Unis pour la Food and Drug Administration (FDA), disait qu’en 1976, le vaccin contre la grippe porcine avait été arrêté au 25ᵉ mort alors qu’un quart de la population américaine était déjà vaccinée. Et après cet arrêt, il y a eu quelques morts en plus puisqu’ils sont arrivés à 54. Aujourd’hui, avec cette vaccination contre le Sars-CoV-2, il semble que le nombre de morts est plus important tandis que le problème est mondial.

Oui, il y aurait possiblement des centaines de morts dus au vaccin via une toxicité de la protéine Spike produite.

Vous avez écrit que les enfants, du fait de leur système immunitaire ne risquaient rien. Il me semble que c’est effrayant de vacciner les enfants, les adolescents et même les personnes jeunes surtout avec ces rappels.

En effet, et c’est la raison pour laquelle je souhaite alerter parce qu’à ce jour, ils sont partis pour faire des doses de rappel, comme aux États-Unis et d’autres pays. Nous venons à peine de commencer la troisième dose et déjà les autorités, notamment le professeur Delfraissy, parlent de la quatrième dose. On voit bien qu’on est parti pour de multiples injections de rappel.

Néanmoins, il y a des voix qui commencent à s’élever contre ces injections multiples un peu partout dans le monde. Par exemple, il y a eu un comité consultatif de sécurité des vaccins en Israël qui s’est très récemment opposé en émettant un avis défavorable sur la quatrième dose.

Il faut comprendre que ce type de rappel n’a pas de sens, puisque le vaccin actuel est toujours basé sur la protéine Spike du virus de Wuhan qui a disparu, et l’efficacité des vaccins dits de première génération est en train de s’effondrer complètement.

Or, ce n’est pas anodin de faire produire cette protéine Spike par les vaccins à ARNm ou à vecteurs viraux. On vous explique que l’on fait un rappel avec une troisième dose vaccinale, puis éventuellement une quatrième dose, afin d’augmenter le taux des anticorps neutralisants. Mais le problème majeur, c’est que lorsqu’on fait un rappel de vaccin pour faire produire cette protéine Spike par nos cellules, on va également faire produire des anticorps facilitants. Il existe également une toxicité directe de la protéine Spike produite.
Et plus la molécule est longue — ce qui est le cas de la protéine Spike qui est une grande molécule, plus il y a de chances de faire produire des anticorps facilitants, car on multiplie le nombre d’épitopes. En d’autres termes, plus la molécule est longue et plus on a de sites qui vont être potentiellement reconnus par le système immunitaire.

Si, par exemple, vous travaillez sur une protéine Spike très raccourcie qui fait 50 résidus d’acides aminés, vous aurez peut-être un ou deux épitopes. Par conséquent, en l’injectant, vous allez produire des anticorps contre une ou deux région(s). En revanche, si vous produisez une molécule qui est très longue, il va y avoir de nombreux anticorps dirigés contre différentes régions de la molécule. Plus la molécule est longue et plus vous aurez d’épitopes : des épitopes à la fois neutralisants, mais également facilitants et des épitopes neutres.

Proportionnellement, la région du RBD (Receptor Binding Domain), c’est-à-dire la région de la protéine Spike qui reconnait le récepteur ECA2 (enzyme de conversion de l’angiotensine-2) des cellules cibles, est assez limitée. Et pour le reste, à l’exception de la région N-terminale, le NTD, pour laquelle il y a aussi des anticorps neutralisants, vous avez potentiellement pas mal d’épitopes facilitants. Par conséquent, si avec un rappel de troisième ou de quatrième dose, vous augmentez par exemple la proportion d’anticorps neutralisants d’un facteur 10, peut- être que vous allez augmenter d’un facteur 20 ou 30 la proportion d’anticorps facilitants. Donc le rapport bénéfice/risque diminue, c’est-à-dire que la balance anticorps neutralisants/anticorps facilitants devient encore plus défavorable. Et, bien évidemment, plus il y aura d’injections et plus cela deviendra défavorable. Le risque majeur étant, je tiens à le rappeler, le dérèglement de l’immunité innée et autres effets délétères induits par la protéine Spike vaccinale.

Est-ce que l’on contrarie la nature ? Si l’on reprend les choses, ce virus devient de moins en moins virulent à mesure qu’il mute. Cependant, une vaccination inappropriée pourrait-elle contrarier Mère Nature et, si tel était le cas, pourrait-on en finir moins facilement avec ce virus ?

Oui, tout à fait. Les injections avec les vaccins de première génération pourraient et devraient être arrêtées. Les variants actuellement présents, le Delta et l’Omicron, sont beaucoup moins dangereux. Si quelques personnes — les plus fragiles — peuvent faire des infections plus graves, la létalité devrait être très faible et pour la très grande majorité des personnes qui contracteront ces variants, l’infection devrait être bénigne.

En revanche, si on continue à injecter toute la population avec des rappels multiples de ces vaccins qui sont dépassés puisqu’ils sont de première génération et qu’ils reposent sur la protéine Spike de Wuhan, on pourrait augmenter les pathologies et la létalité de façon importante à plus ou moins long terme. Et à la place d’être à une fraction de pourcent de mortalité, il pourrait y avoir beaucoup plus — en pourcentage — de formes mortelles.

Cependant, au-delà du phénomène ADE qui est inquiétant, l’autre problème de ces rappels est en rapport avec une action directe de la protéine Spike. Cette protéine Spike vaccinale n’est pas parfaite. L’une des raisons à cela vient des modifications vraisemblablement inappropriées faites sur la protéine Spike. Il y a eu deux modifications : en positions 986 et 987. Ils ont introduit deux résidus de proline.

La protéine Spike vaccinale a un problème majeur qui la rend dangereuse pour les gens vaccinés. Le danger vient du fait qu’il y a une certaine proportion de cette protéine Spike qui est capable de reconnaître le récepteur ECA2 (l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2, qui est le récepteur reconnu par le virus). En effet, le virus Sars-CoV-2 se fixe sur le récepteur ECA2 via sa protéine Spike. Et ce récepteur, lorsqu’il fonctionne normalement en l’absence de virus, a une fonction de dégradation d’une hormone appelée l’angiotensine 2. Mais lorsque le virus est présent et qu’il occupe le site (il se fixe sur le récepteur ECA2), celui-ci va gêner la dégradation de l’angiotensine 2.

Cela va entraîner une augmentation de la concentration plasmatique de l’angiotensine 2. Il y a moins d’angiotensine 2 dégradée, donc sa proportion augmente. Cette angiotensine 2 a son propre récepteur qui s’appelle AT1R. Comme il va y avoir un excès d’angiotensine 2 en présence du virus — puisque le virus occupe le récepteur ECA2 gênant ainsi la dégradation de l’angiotensine 2, cet excès d’angiotensine 2 va suractiver le récepteur AT1R. Et c’est ce récepteur-là qui est délétère puisqu’il est responsable des maladies Covid-19.

Ce récepteur seul est à l’origine de l’activation de nombreuses voies métaboliques qui peuvent être très délétères sur l’organisme. Il s’agit de voies métaboliques indispensables pour un fonctionnement normal du corps humain, c’est-à-dire que ce récepteur est nécessaire au bon fonctionnement du corps humain. Par conséquent, lorsqu’il est suractivé soit par le virus, soit la protéine Spike vaccinale, il se met à dysfonctionner. Étant lié à de nombreux organes et tissus qu’il contrôle, celui-ci devient très délétère.

Et c’est ce qu’on observe parfois avec les personnes vaccinées qui ont des effets secondaires majeurs, qui peuvent être gravissimes. Heureusement, ces effets restent rares.

À mon avis, ce sont essentiellement des personnes carencées ou insuffisantes en vitamine D, ou des personnes qui présentent des comorbidités importantes qui subissent des effets secondaires. Celles-ci peuvent faire des thromboses, des coagulopathies, des maladies auto-immunes, et autres pathologies. Un arrêt cardiaque, bien qu’extrêmement peu probable, est théoriquement possible (via un syndrome de détresse respiratoire aiguë) suite à la vaccination. Tout cela parce que la protéine Spike vaccinale est capable, dans une certaine proportion, de se fixer sur le récepteur ECA2. Et en se fixant sur ce récepteur, elle fait la même chose que le virus, c’est-à-dire qu’elle suractive le récepteur AT1R. Ce récepteur AT1R est hypertensif, c’est-à-dire qu’il provoque une hypertension des vaisseaux sanguins. Il est également pro-inflammatoire, c’est-à-dire qu’il lance l’orage de cytokines qui est très délétère (l’orage de cytokines est la production d’interleukine-6, d’interleukine-1-béta, de TNF-alpha, d’interféron-gamma, etc.). Ce récepteur AT1R suractivé peut également provoquer un stress oxydatif puisqu’il fait produire des particules réactives de l’oxygène qui sont très délétères pour les mitochondries et les cellules parce qu’elles les mettent en apoptose. L’apoptose, c’est la mort cellulaire programmée.

C’est ce qu’on appelle le suicide des cellules ?

C’est exact. L’apoptose, ce sont les cellules qui se mettent en condition de mort cellulaire avec une fragmentation du matériel génétique et une destruction des centrales énergétiques de la cellule, les mitochondries. Et cela est associé à un relargage de ce qu’on appelle les ROS (Reactive Oxygen Species), c’est-à-dire les particules réactives de l’oxygène. Ce qui se passe, c’est que ce récepteur AT1R qui est suractivé par un excès d’angiotensine 2 en présence du virus ou de la protéine Spike vaccinale, a un effet pro-oxydant, c’est-à-dire qu’il va relarguer ces particules réactives de l’oxygène qui vont tuer les cellules. Donc, il y a un effet très délétère.

Il me semble que c’est ce qui se passe parfois dans un second temps de la maladie. Il peut y avoir après quelques jours une phase inflammatoire dont on dit qu’elle est la plus dangereuse.

Il y a un stress oxydant, associé à la phase pro-inflammatoire. C’est la raison pour laquelle, dans le traitement de la Covid-19, on recommande de prendre de la vitamine C (préférentiellement liposomale), qui est un anti-oxydant qui permet de piéger les particules réactives de l’oxygène qui résultent de la suractivation du récepteur AT1R. Ainsi, lorsqu’on suractive le récepteur AT1R en présence d’un excès d’angiotensine 2, on fait produire des particules réactives de l’oxygène qui vont altérer puis tuer les cellules en détruisant les mitochondries et le matériel génétique du noyau cellulaire.

Or, ce récepteur AT1R, en plus d’être pro-oxydant, est pro-thrombotique, c’est-à-dire qu’il provoque des thromboses. Et ces thromboses-là, avec les myocardites, les péricardites, etc. C’est vraiment un effet secondaire majeur que l’on observe avec la vaccination, ou bien avec les infections par le virus Sars-CoV-2. On voit également des coagulopathies avec des déficits de plaquettes sanguines (thrombocytopénie), ainsi que des maladies auto-immunes qui apparaissent ou s’aggravent. Et tout ça est dû à la suractivation du récepteur AT1R qui est vraiment au centre des maladies Covid-19. Ce récepteur AT1R, comme je vous l’ai dit, est hypertenseur, pro-inflammatoire, pro-oxydant et également pro-angiogénique, c’est-à-dire qu’il permet une meilleure vascularisation des tumeurs. Il peut donc favoriser le développement des cancers latents ou encore aider les tumeurs à grossir puisqu’il va aider la vascularisation de la tumeur. Souvent, les substances anti-cancéreuses sont anti-angiogéniques. Là, c’est pro-angiogénique donc c’est l’inverse, cela va vasculariser les tumeurs et les faire grossir. Le récepteur AT1R est également pro-fibrosant et hypertrophiant des organes, et provoque une chute du monoxyde d’azote.

Pour revenir au problème du cancer, certains cancérologues ont constaté des formes de cancers qu’ils n’avaient jamais vues auparavant, et ce depuis la vaccination.

Oui, cela ne m’étonne pas.

Que conseilleriez-vous pour les gens qui ont eu les deux doses, qui depuis ont pris conscience de la dangerosité de cette vaccination et qui ne veulent pas continuer en faisant les rappels. Que pouvez-vous leur recommander afin qu’ils ne tombent pas malades ?

Ce qui est essentiel, c’est qu’ils contrôlent leur taux de vitamine D (calcidiol) et se supplémentent fortement si nécessaire. Il faut également qu’ils prennent du zinc. En fait, la vitamine D va activer de nombreuses voies métaboliques et le zinc est souvent un co-facteur de protéases impliquées dans ces voies métaboliques. Il s’agit de métallo-protéases à zinc, qui sont des molécules qui clivent les protéines ou les peptides uniquement en présence de zinc.

Mais le zinc est également important parce qu’il va permettre à certains facteurs de transcription de transcrire des gènes. Et lorsque vous prenez de la vitamine D, celle-ci vous permet d’activer des centaines de gènes. Pour que ces gènes soient activés, il faut qu’il y ait une transcription de ces gènes pour que les ARN messagers issus de ces transcriptions puissent être traduits en protéines. Il faut donc qu’il y ait des facteurs de transcription qui soient capables de transcrire des gènes ; certains facteurs de transcription fonctionnent uniquement en présence de zinc. S’il n’y a pas de zinc, la transcription de ces gènes ne se fait pas.

Parallèlement au zinc, il y a également besoin de magnésium. Le magnésium est important parce que de nombreuses enzymes fonctionnent avec le magnésium (il est un co-facteur d’un certain nombre d’enzymes). Mais surtout, c’est important par rapport à la vitamine D car les enzymes hydroxylases (25-hydroxylase et 1alpha-hydroxylase) qui transforment la vitamine D inactive en calcitriol bioactif ne fonctionne correctement qu’en présence de magnésium. Parce que lorsque vous prenez de la vitamine D3 (cholécalciférol) que vous absorbez sous forme d’ampoules ou de gélules, cette forme est complètement inactive. Elle a besoin d’être modifiée deux fois, pour devenir active. Elle est modifiée une première fois dans le foie et doit être modifiée une deuxième fois dans le rein. Dans le foie, elle est modifiée par une 25-hydroxylase (c’est une enzyme qui va hydroxyler en position 25). La (25-hydroxy)-vitamine D3 (appelée calcidiol) circule dans le sang et doit migrer vers le rein pour être transformée une seconde fois par une 1-alpha hydroxylase en (1 alpha, 25) dihydroxy-vitamine D3, appelée calcitriol. Donc le calcitriol, c’est la forme active de la vitamine D qui a été deux fois modifiée. Par conséquent, avec un déficit en magnésium, il n’est pas possible de transformer la vitamine D3 en calcitriol.

Parallèlement au magnésium, il faut également avoir de la vitamine K2, de la vitamine C liposomale, voire du glutathion ou du sélénium, et autres. Tout cela va aider les voies métaboliques, en permettant à l’organisme de fonctionner de façon optimale car il n’est pas carencé en vitamines, oligo-éléments et minéraux. En prenant de la vitamine D, vous allez activer de nombreuses voies métaboliques. Et pour qu’elles s’activent toutes correctement et de façon optimale, il faut que tout soit là, c’est-à-dire que tous les co-facteurs possibles d’enzymes soient présents.

Vous aviez expliqué au Conseil Scientifique Indépendant que nous vivons dans des pays où il y a peu de soleil en hiver. La raison pour laquelle, il est difficile d’avoir un taux correct de vitamine D au quotidien puisqu’il faudrait manger 80 œufs ou 1,5 kilo de saumon ou s’exposer pendant 7 heures au soleil, c’est impossible. Et c’est la raison pour laquelle il est nécessaire d’avoir recours à une supplémentation en vitamine D dont vous recommandez de la prendre quotidiennement. 

En effet, il est préférable de prendre la vitamine D tous les jours et à des doses plus importantes que ce qui était recommandé jusqu’à présent. Par exemple, en Angleterre, ils ont supplémenté la population en vitamine D, contrairement à la France, mais la supplémentation a été faite avec 400 UI par jour, ce qui est insuffisant. Or, pour une personne normale de 70 kilos, il faudrait environ 4000 UI de supplémentation en vitamine D par jour.

Vous expliquiez qu’il y avait peu de risques de surdosage pour la vitamine D. Peut-être qu’il faut faire un peu plus attention avec les surdosages de zinc ou du sélénium ?

Tout à fait, lorsque vous prenez de la vitamine D, votre risque d’être surdosé est quasiment nul. Pour être surdosé, il faudrait en prendre pendant une longue période et il faudrait prendre des doses particulièrement élevées pour arriver au bout de quelques semaines ou de quelques mois à s’approcher de la dose toxique. Parce que la dose toxique, c’est-à-dire la dose pour laquelle débute une toxicité de la vitamine D, est estimée à 150 nanogrammes de calcidiol par mL de sang (voire 200 nanogrammes de calcidiol par mL), c’est-à-dire que la barre est très haute. Il faut savoir que la montée en vitamine D, lorsque l’on se supplémente en vitamine D, est généralement lente, mais cela dépend des personnes. Si vous prenez, par exemple, deux ampoules à 100 000 UI de vitamine D, ce qui fait 200 000 UI en instantané, et si vous faites un dosage de vitamine D quelques jours après, vous pourrez constater que le taux de calcidiol n’a pas beaucoup augmenté. Si vous étiez par exemple à 30 nanogrammes de calcidiol par mL, vous ne serez probablement même pas à 40 nanogrammes de calcidiol par mL. Donc, l’idéal pour que ça soit efficace, c’est que ce soit pris chaque jour, avec une dose satisfaisante et sans interruption. Pour rappel, il est important de suivre l’évolution du taux de calcidiol avec votre médecin, par des analyses de sang.

Je voudrais également revenir sur la vitamine C puisque Linus Pauling, prix Nobel de Chimie, grand promoteur de la vitamine C, disait qu’il fallait la prendre en gramme.

Oui, il s’agit d’un à trois gramme(s). En cas de Covid-19, la prise de deux grammes de vitamine C par jour (durant quelques jours) est recommandée.

Et c’est quelque chose qui est rarement conseillé. De plus, elle est plutôt présentée en milligrammes et pas toujours sous forme liposomale.

Oui, la forme liposomale est appropriée car la vitamine C est liposoluble. C’est comme la vitamine D, qui doit idéalement être prise à midi lors d’un repas un peu gras. La vitamine D est soluble dans les graisses mais est insoluble dans l’eau. La prendre avec un repas gras augmente l’absorption de la vitamine D d’environ 30 %.

Beaucoup de thèmes ont été abordés. Y a-t-il des choses que vous souhaiteriez ajouter à cet entretien ?

Oui, le point important sur lequel je souhaite alerter à nouveau (notamment les autorités sanitaires), ce sont les dangers associés aux rappels vaccinaux multiples, liés à une toxicité directe de la protéine Spike (organes, tissus et système immunitaire), ainsi que les phénomènes ADE et ERD. ERD est l’abréviation de Enhanced Respiratory Diseases (facilitation des maladies respiratoires).

Cette facilitation des maladies respiratoires inclut le phénomène ADE. Dans l’ERD, vous avez l’ADE et également tout ce qui facilite l’infection des cellules par le virus, mais qui ne dépend pas des anticorps. Je rappelle que l’ADE est l’abréviation de Antibody Dependent Enhancement, c’est-à-dire une facilitation de l’infection dépendante des anticorps. Mais vous pouvez également avoir une facilitation de l’infection qui ne dépend pas des anticorps. Ceci est inclus dans le phénomène ERD. On parle essentiellement d’ADE mais on devrait plus parler d’ERD parce qu’il s’agit du phénomène global.

Par exemple, une substance qui va favoriser l’orage de cytokines très délétère est associée à l’ERD. Le phénomène ne repose donc pas sur l’ADE puisqu’il est indépendant des anticorps.

Aussi, une molécule pro-inflammatoire qui va attirer localement de nombreuses cellules du système immunitaire qui vont produire des cytokines délétères pour la cellule doit être associée au phénomène ERD. Ainsi, le phénomène ERD répond également de l’immuno-pathologie à médiation cellulaire.

Cependant, au-delà des phénomènes ERD/ADE, je voulais revenir sur le fait que tous ces rappels conduisent au dysfonctionnement de l’immunité innée (et par voie de conséquence, de l’immunité adaptative/acquise). Il existe des travaux scientifiques qui montrent que la protéine Spike, ou l’injection répétée et massive d’un vaccin, peut conduire à un dérèglement durable du système immunitaire. Ceci suggère que les cellules de l’immunité innée ne vont plus être capables d’effectuer correctement leur travail. Et cela peut avoir pour conséquence d’initier des maladies auto-immunes. Si l’on procède à des injections multiples et massives du même vaccin, il y aura un dysfonctionnement inévitable de l’immunité innée, avec l’apparition de maladies auto-immunes ou une aggravation de celles-ci, voire de cancers, de troubles neurologiques et autres pathologies.

Il y a quelques jours, une étude est parue sur ce sujet dans le Lancet.

Effectivement. Il y a également deux articles actuellement soumis pour publication : ici et . Ils montrent que la protéine Spike provoque un dysfonctionnement de l’immunité innée. Plusieurs articles déjà publiés vont dans ce sens. Une publication de 2009 indique que des immunisations répétées du même antigène, au-delà du seuil de tolérance/criticité auto-organisée du système immunitaire, se traduit par un dysfonctionnement de l’immunité innée.

L’immunité innée reconnaît les protéines du soi et du non-soi. Lorsque l’immunité innée dysfonctionne, celle-ci peut reconnaître une protéine du soi comme étant une protéine étrangère. Cela peut initier une maladie auto-immune. Dans le cadre des maladies Covid-19 résultant d’infections au Sars-CoV-2, des problèmes d’immunité innée ont déjà été décrits. Pourquoi ? Parce que le système rénine-angiotensine, qui est suractivé par le virus, contrôle l’immunité innée. À partir du moment où le système rénine-angiotensine est dysfonctionnel — et il le devient à cause du virus — il peut dérègler l’immunité innée.

On peut observer des déclenchements de maladies auto-immunes avec la présence, chez certaines personnes, d’anticorps anti-ECA2. Il s’agit d’anticorps dirigés contre le récepteur cellulaire du Sars-CoV-2 (l’enzyme de conversion l’angiotensine 2).

On retrouve aussi parfois des anticorps auto-immuns dirigés contre le facteur VIII de la coagulation (maladie auto-immune de l’hémophilie acquise), et des anticorps anti-plaquettaires (maladie auto-immune de purpura thrombopénique immunologique). Certains anticorps auto-immuns sont dirigés contre la gaine de myéline (sclérose-en-plaques), etc. Des maladies auto-immunes diverses peuvent être déclenchées et n’apparaître qu’après plusieurs mois, voire plus d’une année après. Ces effets indésirables peuvent donc être latents et apparaitre tardivement. Pour certaines personnes souffrant de maladies auto-immunes, une aggravation de la maladie peut être observée.

Il y a eu des témoignages, notamment aux États-Unis. Une mère a témoigné à la télévision américaine pour parler du cas de sa fille de 13 ans qui a participé aux essais Pfizer. Aujourd’hui alitée, cette jeune-fille souffrirait de 13 maladies auto-immunes.

Il s’agit d’un cas extrême très regrettable. Il y a deux choses. Déjà, un article publié en 2009 suggérait que, quel que soit l’antigène, si trop de rappels étaient effectués (c’est-à-dire si on sature/déborde le système immunitaire), l’immunité innée sera immanquablement déréglée, conduisant à l’apparition de maladies auto-immunes.

En plus, dans le cas du Sars-CoV-2, pour vacciner, on va utiliser un système biologique (ARNm, vecteur viral) qui va produire la protéine Spike. Cette protéine Spike dérègle un système (le système rénine-angiotensine) qui contrôle l’immunité innée. Il y a donc un double effet. D’une part, vous allez saturer le système immunitaire parce que vous avez dépassé le seuil de tolérance/criticité auto-organisée du système, donc vous allez déclencher des maladies auto-immunes. Et en plus, vous avez la protéine Spike qui va dérégler cette immunité innée puisqu’elle agit directement sur le système rénine-angiotensine qui contrôle cette immunité innée.

Personnellement, je crains que l’on se dirige vers une catastrophe sanitaire sans précédent si la politique de rappels multiples avec des vaccins quasiment obsolètes et potentiellement dangereux (compte-tenu de la toxicité démontrée de la protéine Spike vaccinale) se poursuit. Comme les autorités semblent s’orienter vers des rappels tous les 4 à 6 mois, nous allons être prochainement dans une situation critique. Par conséquent, le problème ne sera même plus l’ADE ou ERD mais pourrait bien être le déclenchement des maladies auto-immunes, des cancers, et autres pathologies. Il faut vraiment retenir que la protéine Spike suractive le système rénine-angiotensine qui va altérer l’immunité innée et que le système rénine-angiotensine, impliqué dans de nombreuses voies métaboliques majeures est directement à l’origine (lorsqu’il est suractivé) des thromboses, coagulopathies, myocardites, péricardites, etc. Ces dernières sont en fait des maladies Covid-19 qui vont être induites soit par une infection naturelle au virus Sars-CoV-2, soit qui seront directement déclenchées par la protéine Spike vaccinale.

Voir la suite : L’analyse de Jean-Marc Sabatier, troisième et dernière partie

 

Troisième et dernière partie de cet entretien

 

Compte tenu de ce que vous avez dit précédemment, doit-on s’attendre dans les prochaines années à une crise sanitaire due non pas au coronavirus, mais à une politique vaccinale pratiquée de manière déraisonnable ?

Si cela continue sur la base des rappels multiples avec les vaccins actuels, c’est à mon avis fort probable pour ne pas dire inévitable…. Il faut arrêter cette fuite en avant avec la vaccination généralisée (notamment des plus jeunes enfants) et les rappels réguliers parce que si l’on continue avec une quatrième dose, une cinquième dose, une sixième dose, ce sera assurément une bonne partie de la population qui sera confrontée à ces effets secondaires latents et potentiellement irréversibles.

Dans les articles de presse, on peut lire qu’il n’y a pas de problème avec la troisième dose, qu’il n’y a guère plus d’effets qu’avec la deuxième dose. Ils écrivent que les effets sont soit équivalents à ceux de la deuxième dose du vaccin Pfizer, soit il y a un peu plus d’effets secondaires, mais rien de méchant. Par conséquent, il n’y aurait pas de problème avec la troisième dose vaccinale…c’est ce qu’ils affirment.

Personnellement, j’ai souligné le fait qu’il y a des problèmes immédiats avec les doses, notamment pour les personnes carencées en vitamine D, etc. Mais les effets secondaires ne s’arrêtent pas aux effets indésirables immédiats. Ce n’est pas parce qu’une personne va avoir de la fièvre pendant deux jours que c’est fini et que le problème est résolu. C’est bien plus sournois que ça.

Ce que l’on voit avec les effets immédiats, c’est la partie émergée de l’iceberg, c’est-à-dire qu’il y a toute une partie immergée qu’on ne voit pas mais le jour où elle sera visible, cela sera catastrophique parce qu’il ne sera pas possible de revenir en arrière. Et là, en injectant des doses conséquentes d’ARN messager au cours des rappels vaccinaux, c’est-à-dire en saturant le système, nous allons obligatoirement vers un dysfonctionnement majeur du système immunitaire et vers des maladies auto-immunes, voire des cancers (les maladies Covid-19 incluent aussi les maladies auto-immunes et cancers). Or, le système rénine-angiotensine a de nombreuses fonctions, avec des répercussions possibles sur de nombreux tissus et organes du corps humain (cerveau, poumons, reins, cœur, rate, foie, peau, gonades, glandes surrénales, système vasculaire, et intestins) car il pilote les fonctions rénales, pulmonaires, cardio-vasculaires, l’immunité innée et le microbiote intestinal. Il agit sur la fibrose et l’hypertrophie des organes (suractivation du récepteur AT1R).

Également la vascularite ? Puisque le Sars-CoV-2 est une maladie respiratoire qui agit sur les vaisseaux.

Tout à fait. Le récepteur ECA2 du système rénine-angiotensine se retrouve sur les cellules endothéliales du système vasculaire (cellules tapissant la face interne des vaisseaux sanguins), ainsi que sur les cellules épithéliales (cardiomyocytes, etc.) de divers tissus et organes. Il est ainsi possible d’avoir des vascularites provenant d’une inflammation des vaisseaux sanguins. L’endomètre féminin et les testicules sont également riches en récepteur ECA2, ce qui n’exclue pas un possible effet direct ou indirect de la protéine Spike virale ou vaccinale sur le processus reproductif. Pour rappel, des problèmes menstruels et de fausses couches, ont déjà été rapportés, mais nous ne savons pas à ce jour ce que ça va donner sur la reproduction. À long terme, à force d’injecter ces produits, l’effet ne peut être que néfaste. Au mieux, il n’y a pas d’effet…

Mais là, cela ne semble pas être le cas, car des effets sur la coagulation sanguine et les règles sont rapportés. Et cet effet sur la coagulation sanguine est évident parce que le système rénine-angiotensine se retrouve au niveau du système vasculaire. C’est-à-dire que sur tous les vaisseaux sanguins, il y a des récepteurs ECA2 qui sont des récepteurs cellulaires au virus. Et c’est la raison pour laquelle, on voit des inflammations parce que le récepteur AT1R qui est suractivé par le virus (via sa protéine Spike) ou par la protéine Spike vaccinale est pro-inflammatoire, pro-oxydant, pro-angiogénique, pro-thrombotique, pro-hypertrophiant, pro-fibrosant, et pro-hypertenseur. Pro-inflammatoire indique qu’il induit cet orage de cytokines et une inflammation. Et comme ce système se retrouve sur les vaisseaux sanguins, cela produit des inflammations des vaisseaux sanguins ou vascularites. Ce système se retrouve également dans le cerveau ; des désordres neurologiques sont possibles et même déjà observés. En effet, le virus s’est montré capable d’infecter des neurones ou des astrocytes qui sont des cellules que l’on retrouve dans le cerveau.

Au niveau neuronal, cela s’est manifesté notamment avec l’anosmie, qui est la perte de l’odorat.

Il y a aussi la perte de goût, appelée agueusie. On constate qu’il y a des répercussions partout puisque ce système rénine-angiotensine (auquel s’attaque le Sars-CoV-2) se retrouve au niveau de tous les organes. On le retrouve au niveau du cerveau, des gonades, de l’intestin, du cœur, des poumons, du foie, des reins, des glandes surrénales, de la rate, du pancréas, du système vasculaire, de la peau. Il est vraiment partout.

Donc, cela signifie qu’à force de jouer un peu à l’apprenti sorcier en poursuivant les injections répétées de cette composition vaccinale imparfaite, nous allons immanquablement dans le mur. Ces multiples injections sont déraisonnables et dangereuses pour notre santé et je ne comprends pas – il y a quand même un comité scientifique – qu’ils ne s’en rendent pas compte (est-il encore utile de rappeler que la protéine Spike vaccinale est potentiellement délétère/toxique et fait dysfonctionner l’immunité innée ?).

Il est probable que ce comité scientifique soit obligé de s’aligner sur la politique sanitaire gouvernementale – qui est poursuivie par de nombreux pays – dont la finalité est la vaccination obligatoire pour tous, indépendamment du contexte sanitaire. Ces décisions m’apparaissent follement dangereuses. En vaccinant avec des rappels multiples et réguliers, ils ne semblent voir qu’une chose : l’augmentation par dix, vingt ou trente, de la proportion des anticorps neutralisants, afin d’augmenter la protection. Ils ne voient pas ou ne tiennent pas compte de tous les aspects négatifs de ces rappels, sur l’organisme et le système immunitaire.

Or, ces effets négatifs sont très supérieurs aux avantages que l’on pourrait avoir avec une augmentation de la production d’anticorps neutralisants, surtout contre les variants Delta et Omicron qui sont peu (Delta) ou très peu (Omicron) létaux. Entre une toxicité directe de la protéine Spike, les potentielles maladies auto-immunes, cancers, thromboses, thrombocytopénies, myocardites, péricardites, etc. et une faible protection immunitaire résiduelle contre un virus très contagieux mais très peu létal, le choix est évident.

Pour la première fois, très rapidement, une vaccination a été autorisée alors qu’on en était à la phase 3. Il n’y avait aucun recul lorsqu’on a commencé à vacciner en population générale. Depuis quelques mois, on a commencé à vacciner des jeunes à partir de 12 ans et maintenant les enfants à partir de 5 ans. Comment expliquez-vous que des autorités de santé comme la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande la vaccination pour cette tranche d’âge ?

La vaccination de masse des enfants est une décision irrationnelle car ils ne font pas de forme létale, sauf cas exceptionnels de comorbidités extrêmes. Il ne peut y avoir que des facteurs négatifs pour les enfants. Pourquoi ? Parce qu’ils ont une immunité innée très puissante (en plus de particularités physiologiques favorables au niveau du système rénine-angiotensine, un système tissulaire BALT protecteur des bronches pour l’élimination des pathogènes, etc.), capable de neutraliser ce virus qui est bénin pour eux. Comme ils ont un système immunitaire inné qui répond très fortement, ils vont être encore plus sensibles aux effets délétères de la protéine Spike, c’est la raison pour laquelle ils vont faire plus de myocardites, péricardites, etc. Et ces pathologies sont augmentées (jusqu’à 40 fois !) chez les enfants qui ont un système immunitaire particulièrement efficace et très réactif.

La vaccination a débuté logiquement en France et dans le monde avec les personnes âgées et celles qui présentaient des comorbidités importantes. Aujourd’hui, la vaccination des enfants n’a pas de justification sanitaire : la létalité est nulle, la protection est faible (et inutile pour eux), et la transmission – sujet de controverse – est faible ou nulle. Le danger pour la santé des enfants est, par contre, maximum.

Pour cette vaccination sans recul, vous avez parlé de folle décision. Je crois que c’est la première fois dans toute l’histoire de la vaccination que des injections sont décidées aussi rapidement en population générale. Avez-vous connaissance d’une situation analogue de celle que nous vivons ?

Que nous prenions aussi peu de précautions d’usage avec ces vaccinations et rappels multiples, sans avoir de garde-fous et de recul… j’ai le sentiment que c’est la première fois que l’on voit cela. Les décisions de rappels sont prises sans qu’on les ait étudiées. Alors on lance les rappels, 3ème dose et bientôt une 4ème et 5ème dose ? Celles-ci n’ont jamais été étudiées par le fabricant de vaccins parce qu’il n’y a aucun recul dessus. Et que penser des rappels en mélangeant un vaccin à adénovirus avec un vaccin à ARN messager ? Cela n’a jamais été testé auparavant. Il n’y a pas de données de surveillance, de pharmacovigilance sur des injections vaccinales, par exemple, pour les personnes qui ont reçu au départ un vaccin à ARNm et ultérieurement un vaccin à adénovirus, ou l’inverse.

La fabrication et le développement d’un vaccin est généralement long et complexe, même lorsque c’est une technique éprouvée (vaccin à virus inactivé ou à virus atténué) qui est choisie. Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans le temps long. Quels en sont les risques ?

Il faut des années de recul et là, il n’y a rien du tout, c’est-à-dire que l’on marche complètement à l’aveuglette. Nous sommes dans le brouillard total. Les autorités avancent à tâtons en recommandant des vaccinations à tout-va, des rappels à tout-va, avec un recul inexistant. Les effets secondaires peuvent mettre du temps à apparaître. Ils disent que si on n’a pas constaté des effets secondaires au bout de deux mois, il n’y a pas de problème. Ceci est inexact. On peut avoir des problèmes, par exemple des maladies auto-immunes ou cancers qui vont mettre des mois à apparaître. Mais le jour où ces effets secondaires seront visibles, ce sera trop tard, car il n’est pas possible de faire marche arrière. Si le bénéfice pour les enfants est nul, il est dit qu’il s’agit d’une mesure pour protéger les plus anciens… ceci n’est même pas le cas puisque les personnes vaccinées transmettent malgré tout le virus. Il existe certaines données expérimentales montrant que les personnes vaccinées transmettent le virus de la même manière que les personnes non-vaccinées. Par conséquent, tous les avantages auxquels on pouvait s’attendre au début de la vaccination ont maintenant disparu ou sont en voie de disparaître. Ces vaccins de première génération deviennent obsolètes tandis qu’ils restent potentiellement dangereux à cause de la protéine Spike vaccinale, et possiblement de certains adjuvants.

Je trouve très choquant de demander aux jeunes générations de prendre des risques pour des gens âgés. Encore une fois, il faut protéger cette population âgée, la monitorer éventuellement. Mais demander aux jeunes générations de prendre des risques par rapport à des gens qui ont 75 ans, 80 ans, c’est quand même quelque chose qu’on n’avait jamais vu avant. Comment expliquez-vous cela ?

Et, en plus, ce n’est même pas sûr que cela les aide. Parce que l’on arrive à un stade où la situation des non-vaccinés n’est pas pire que celle des vaccinés (il y a des articles qui montrent que la transmission virale est comparable entre un non-vacciné et un vacciné). Si jusqu’à présent il y avait une réduction, c’est-à-dire que lorsqu’on était vacciné, on transmettait moins de virus qu’avant la vaccination, maintenant, ça ne semble plus être le cas. Étant donné que l’on utilise toujours les vaccins de première génération, plus on va avancer dans le temps, plus cela va s’accentuer : les produits vont devenir de moins en moins efficaces alors qu’ils sont déjà proches d’être obsolètes. Par conséquent, il n’y aura pas d’efficacité pour la protection contre l’infection, il n’y aura pas d’efficacité pour la transmission. Il n’y aura que les inconvénients de ces vaccins et ceux-ci peuvent être très graves. On constate déjà les effets secondaires de ces vaccins. Il y a de plus en plus de publications scientifiques qui dévoilent les dangers de ces vaccins et de la protéine Spike vaccinale, et cela va crescendo entre les phénomènes ADE / ERD et la toxicité directe de la protéine Spike. Cela va être de pire en pire.

Toute cette connaissance que vous avez transmise dans cet entretien, on ne va pas l’entendre dans les grands médias télévisés qui censurent les chercheurs qui n’approuvent pas une politique vaccinale pour toutes les catégories de population. Le grand public n’y a donc pas toujours accès. Celui qui n’a pas eu accès à cette connaissance pense vaccin=protection=neutralisation et n’a aucune idée de ce que peuvent être des anticorps facilitants. On a l’impression que le débat scientifique, qui aurait dû exister comme dans toute démocratie qui se respecte, n’a pas eu lieu. Que pensez-vous de cette situation ?

Effectivement, le débat scientifique n’existe pas. Quand j’écris certains posts sur les effets secondaires des vaccins sur un réseau social, ils sont fréquemment supprimés. Dès qu’on met en avant des dangers qui peuvent être liés à des rappels vaccinaux, c’est directement supprimé. Ils parlent de fake news et sur LinkedIn, les posts disparaissent. Personnellement, j’ai eu cinq ou six posts qui ont sauté. À chaque fois, il s’agissait de posts qui montraient que vacciner n’était pas anodin, qu’il peut y avoir des effets secondaires et notamment lors des rappels. Et tout ce qu’on voit à la télé n’est qu’en faveur des vaccins… Les vaccins sauvent des vies… Tout est fait pour promouvoir la vaccination anti-Covid-19… Vous êtes bien placés pour le savoir. Je ne suis pas contre les vaccins, mais je suis défavorable à une utilisation abusive et irresponsable de ces dits vaccins, à cause de leurs dangers pour nos santés, et notamment celles des plus jeunes.

Dès qu’on fait valoir un autre point de vue scientifique, on devient un paria, un complotiste, une personne à qui il ne faut pas donner la parole. C’est regrettable… les autorités ont lancé une politique de vaccination à tout prix… les aspects sanitaires semblent s’éloigner. Le but est de vacciner, vacciner et vacciner tout le monde, que ce soit utile ou pas. Et là, clairement, non seulement c’est devenu inutile avec des vaccins quasi-obsolètes, mais c’est risqué, car cela fait courir des grands dangers sanitaires (à plus ou moins long terme) à la population et aux enfants. Ces rappels multiples sont pires que tout. Au début, cela pouvait être discutable parce qu’il y avait une certaine efficacité du vaccin. De plus, les effets secondaires majeurs induits par la protéine Spike vaccinale n’étaient pas immédiatement visibles au début de la vaccination de masse. Mais maintenant, c’est flagrant. Nous sommes face à de sérieux dangers et il est temps d’alerter. Les autorités ont lancé la vaccination des enfants dès l’âge de 5 ans. Il y a déjà des essais en cours sur des enfants encore plus jeunes, ainsi que sur des nourrissons. Ce qui est étonnant, c’est que cet engouement déraisonnable pour la vaccination de masse apparait à l’échelle mondiale, c’est-à-dire qu’on a l’impression qu’il existe un accord, une espèce de consensus entre de nombreux pays pour que le monde se mettre au diapason d’une vaccination à tout-va et de toute la population. C’est ce qui est incompréhensible alors qu’il existe de plus en plus de données scientifiques qui démontrent les effets pervers d’une protéine Spike vaccinale clairement délétère. Mais cela ne les empêche pas de continuer à vouloir vacciner tout le monde… Le principe de précaution qui devrait primer dans le cadre de la vaccination n’est pas appliqué, nous sommes en roue libre.

Il semble que la situation évolue vers une prise de conscience. Hélas, cette prise de conscience se fait souvent après un drame. Un enfant a une myocardite à 17 ans. Évidemment, la famille est touchée. Les voisins le savent. Mais on aurait préféré que cela soit évité.  Tout à l’heure, vous évoquiez le cas d’Israël, où le comité consultatif s’opposaient aux rappels vaccinaux. Pensez-vous que son avis sera suivi ?

Le comité consultatif de sécurité des vaccins israélien a dit non pour la quatrième dose. C’est une bonne chose, parce que c’est la première fois qu’un comité officiel émet un avis négatif pour la vaccination. Néanmoins, cet avis a été rapidement balayé par le gouvernement qui a imposé une quatrième dose, puis s’est finalement rétracté face à une sérieuse opposition. Ceci montre que les considérations purement sanitaires ne sont pas prioritaires. Ainsi, il semble que nous soyons partis pour des vaccinations répétées tous les quatre ou cinq mois, voire tous les trois mois. Il y a des personnes qui commencent à réaliser que l’on se dirige vers une énorme catastrophe sanitaire et qu’il est grand temps de faire marche arrière.

NDLR : Israël a depuis approuvé la quatrième dose, « pour les plus vulnérables », le 30 décembre (l’entretien a été réalisé avant cette date).

Il existe une fracture également aux États-Unis, où il y a de très nombreux recours contre le mandat du Président Biden qui exige la vaccination pour tous les gens qui travaillent dans une entreprise de plus de 100 personnes. Il y a dans ce pays une résistance. Certains états n’obligent plus à porter le masque depuis longtemps. Dans certains états, on met des amendes aux entreprises qui exigent la vaccination de leurs employés. C’est un pays qui est pour le moment fracturé, où le combat est mené. Chez nous, c’est encore très timide même si une opposition existe.

Oui. Après cela, nous allons certainement suivre le mouvement, si ça bouge dans d’autres pays « leaders » de la vaccination, tels que les États-Unis, l’Angleterre, Israël, l’Allemagne… Je pense que cela s’arrêtera aussi lorsqu’il y aura de la « casse ». Le problème, c’est qu’il sera trop tard. Il faut prendre conscience urgemment des problèmes de ces vaccins. Et ce n’est pas la question d’être antivax. C’est particulier à ce vaccin qui pose un vrai problème.

Bien sûr, aujourd’hui on est dans la simplification de la pensée, on n’a plus le droit d’émettre des doutes sur ce vaccin, au risque d’être définitivement classé dans les antivax, ce qui permet de clore le débat, de ne pas aborder tout ce qui est infiniment plus complexe et d’empêcher un certain public d’accéder à la connaissance qui est de plus en plus censurée. Mais grâce à des personnes comme vous, grâce à vos recherches que vous nous transmettez, on espère qu’il y aura une prise de conscience qui se fera et que nous sortirons au plus vite de cette situation périlleuse. Merci infiniment professeur Sabatier pour cet entretien passionnant.

C’est moi qui vous remercie.

 


Voir aussi

Immunité, vaccins, effets indésirables, traitements : analyse de Jean-Marc Sabatier – Partie 1

Vaccination des enfants, rappels et maladies auto-immunes : analyse de Jean-Marc Sabatier – Partie 2

Auteur(s): FranceSoir

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

2 réflexions sur “Immunité, vaccins, effets indésirables, traitements: l’analyse de Jean-Marc Sabatier (parties 1,2,3)

  • 10 janvier 2022 à 15 h 55 min
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    Merci pour cet intéressant article. Il s’est néanmoins glissée une erreur; il est écrit: « Oui, la forme liposomale est appropriée car la vitamine C est liposoluble. C’est comme la vitamine D ».
    Non, la Vitamine C est hydrosoluble, comme les vitamines B. Elle n’est pas plus efficace en liposomé qu’en poudre ou gélule prise avec un verre d’eau. Les vitamines A, D, E, et K sont quant à elles liposolubles.
    Quant au glutathion en tant que complément alimentaire, il est plus intéressant de prendre un de ses précurseurs, la glycine, car celle-ci stimule l’organisme à produire son propre glutathion qui est l’antioxydant par excellence. Le glutathion en complément alimentaire est inefficace car le glutathion est dégradé par une enzyme intestinale (Zhang H. et al. Gamma-glutamyl transpeptidase in glutathione biosynthesis. Methods Enzymol. 2005;401:468–483).

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