La gestion sanitaire de la pandémie et la crise ukrainienne: répétition générale des préparatifs de Guerre Totale!

Par Khider Mesloub et Robert Bibeau

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30.1.08.2022-Communia-Mesloub-Bibeau-English-Italiano-Spanish

De toute évidence, chaque État bourgeois, depuis l’apparition de la soi-disant pandémie du COVID, s’applique à blinder son pouvoir totalitaire par l’instauration de mesures sécuritaires attentatoires aux libertés civiles, décrétées sous le fallacieux prétexte de « gérer » la crise sanitaire que les fonctionnaires et les larbins politiciens ont imaginé.

Les dirigeants (oligarques – ploutocrates – politiciens larbins – sous-fifres médiatiques – experts sanitaires – fonctionnaires à la solde) se sont amplement servis de l’opportune pandémie patentée, politiquement instrumentalisée, pour radicaliser les lois antisociales et durcir la dictature étatique, renforcée par la militarisation de la société dans son ensemble. Depuis 2020, les peuples du monde entier assistent, impuissants, à l’exécution d’un véritable « pronunciamiento sanitaro-sécuritaire » permanent.

Sans nul  doute, le confinement dément – l’internement des citoyens innocents – en bonne santé, décrété au nom de la prétendue protection des personnes âgées et vulnérables (par ailleurs massivement vaccinées et soi-disant « protégés » (sic), Après 30 mois de « recherche scientifique » le virus du COVID-19 toujours pas isolé! – les 7 du quebec,  à notre époque hautement technologique, censée être équipée d’infrastructures médicales de pointe, s’intègre dans le projet de militarisation de la société, participe de la caporalisation des mentalités, autrement dit de l’assujettissement de l’ensemble de la population à l’économie de guerre fondée sur les restrictions politiques et le rationnement alimentaire afin de favoriser le réarmement des États impérialistes, animés par des ambitions  bellicistes et d’irrépressibles besoins de confrontation militaire généralisée…la guerre est nécessaire à l’économie capitaliste qui n’a trouvé que ce moyen d’effacer ses dettes abyssales «2023 sera une année infernale». Martin Armstrong met en garde contre la guerre pour effacer la dette – les 7 du quebec

 

« Ce qui rend les choses encore pires pour le monde, c’est que le dollar monte et ne baisse pas.  C’est parce que tous ces marchés émergents ont émis des dettes en dollars…Ils empruntaient en dollars parce que le taux d’intérêt était moins élevé, et ils n’avaient aucune idée du risque de change… C’est ce qui s’est passé en Australie.  La devise fluctue et, soudain, vous devez 20 % de plus…..La même chose s’est produite avec tous ces marchés émergents…. Maintenant, le dollar monte et on assiste à des ruées vers les banques »… « C’est pourquoi ils font pression pour la guerre…. Ils pensent qu’ils peuvent créer un nouveau système monétaire, et pour ce faire, ils ont besoin de la guerre. Ils pensent qu’ils peuvent la garder juste conventionnelle.  Ensuite, les Nations Unies peuvent apparaître comme le chevalier blanc et le pacificateur. Donc, nous avons un autre Bretton WoodsVous pouvez redessiner toutes les monnaies, et quand vous faites cela, vous effacez toute la dette. C’est ce qui est à l’ordre du jour… Il n’y a aucun moyen pour eux de s’en sortir autrement que par un défaut de paiement. S’ils font défaut, ils s’inquiètent de voir des millions de personnes prendre d’assaut les parlements d’Europe… C’est vraiment une énorme crise financière à laquelle nous sommes confrontés. Ils ont emprunté année après année depuis la Seconde Guerre mondiale sans avoir l’intention de rembourser quoi que ce soit. » «2023 sera une année infernale». Martin Armstrong met en garde contre la guerre pour effacer la dette – les 7 du quebec

 

En réalité, depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19, sous couvert de guerre virologique la classe bourgeoise (sa faction dominante) mène une guerre de classe à la classe prolétarienne internationaliste, et aussi aux « classe moyenne » (sic) et petite bourgeoise, précipitées brutalement dans la paupérisation et la prolétarisation inévitable. Une fois cette guerre de classe menée avec succès; une fois la militarisation de la société et la caporalisation des esprits accomplies (militarisme et fascisme); autrement dit, une fois le danger de sédition et d’insurrection populaire circonscrit à l’intérieur des frontières nationales, les ploutocrates pourront envoyer aisément les populations asservies en dehors des frontières étatiques pour se battre sur les lignes de front chauvines-nationalistes, pour le bénéfice du grand capital mondialisé.

Incontestablement, le monde est en voie d’«Ukrainisation» accélérée, autrement dit, chaque État capitaliste recèle quelque Poutine (Zelensky – Biden – Macron – Trudeau) va-t-en-guerre tapi dans les palais présidentiels totalitaires pour déclencher, attiser et entretenir la guerre ; et une population conditionnée par l’idéologie militariste actionnée par quelque Poutine (Zelensky – Biden – Macron – Trudeau) pour, au nom de la défense de la patrie « en danger » ou de la démocratie bourgeoise ostracisée, se transformer en chair à canon…ne voit-on pas le « remake » des deux premières guerres mondiales ? La fin dangereuse de l’empire Yankee…marque-t-elle la fin de l’impérialisme? – les 7 du quebec.

Avec l’aggravation de la crise, accentuant l’exacerbation de la concurrence entre chaque capital national et blocs géostratégiques, la Guerre Totale qu’on nous prépare constitue l’unique solution pour les puissances impérialistes rivales. Car la guerre impérialiste est une donnée permanente du capital et de l’impérialisme.

 

« La Guerre Totale signifie qu’il n’y a plus de front de combat puisque la planète entière est une zone de combat. La Guerre Totale signifie qu’il n’y a plus des civils et des soldats puisque tout un chacun devient un combattant (malgré lui) pouvant être abattu par les armes chimiques, bactériologiques, virales ou nucléaires. Les ploutocrates du Grand capital mondialisé, qui commandent aux politiciens larbins n’hésiteront pas à exterminer des milliards d’individus dans un immense holocauste planétaire afin de relancer le cycle d’accumulation du capital. » La vérité fait jour: « le virus SRAS-CoV-2 serait sorti d’un laboratoire chinois faisant usage de la biotechnologie étatsunienne» – les 7 du quebec

 

Militarisation de la société et caporalisation des esprits

Cette précipitation vers la guerre impérialiste généralisée (Guerre Totale) se confirme par la décision de la Suède et de la Finlande, pays traditionnellement « neutres », de rejoindre l’OTAN, accentuant l’encerclement de la Russie, que Poutine voulait, pourtant, desserrer par l’invasion de l’Ukraine. Elle se confirme également par la décision de la majorité des États d’accroître substantiellement leurs dépenses militaires, de relancer leur industrie d’armement pour les pays producteurs d’armes. Elle se confirme, pareillement, par la résurgence des alliances économiques, politiques et militaires, induisant l’exacerbation des polarisations impérialistes. La vérité fait jour: « le virus SRAS-CoV-2 serait sorti d’un laboratoire chinois faisant usage de la biotechnologie étatsunienne» – les 7 du quebec

Elle se confirme par l’instauration de l’austérité économique, les « pénuries » patentées et les rationnements appréhendées, matérialisées par des politiques dictatoriales antisociales décrétées par les gouvernements, la flambée de l’inflation (véritable impôt « caché » payé par tous les travailleurs), par la recrudescence de la propagande politico-idéologique, illustrée par l’exhortation aux populations d’accepter des sacrifices, à consentir de réduire leur consommation pour soutenir l’effort de guerre.

 

« La Commission européenne ne se contente plus d’alerter sur l’approvisionnement en gaz pour cet hiver 2022/2023, mais prévoit également des difficultés pour l’hiver 2023-2024. Baisser la consommation de gaz de 15 % entre août 2022 et mars 2023 par rapport à la moyenne des cinq dernières années conduira néanmoins à des coupures d’électricité et de gaz pour les particuliers et les industries si la Russie arrête ou diminue très fortement ses fournitures de gaz ! Un arrêt des livraisons de gaz russe réduirait la valeur du PIB allemand de 5 % entre 2022 et 2024, a calculé le Fonds monétaire international (FMI). Nord Stream achemine actuellement seulement 20 % des 55 milliards de m3 annuels de gaz… » Cocktail explosif fin 2022 pour la France et l’UE : Italie, gaz russe, zone euro ! – les 7 du quebec

 

Au reste, la pandémie de covid-19, politiquement instrumentalisée à des fins contre-insurrectionnelles par la militarisation de la société, avait servi également de prétexte pour impulser la première phase de l’orientation de la production vers l’économie de guerre, matérialisée par l’imposition de la production exclusive des biens dits essentiels, autrement dit indispensables à la défense (agression) nationale dans la perspective de la préparation à la Guerre Totale et Globale. En effet, la gestion sécuritaire de la pandémie constitua la répétition générale de l’économie de guerre. Ce fut la préfiguration de la militarisation de la société et de la caporalisation des mentalités. Au cours de la prétendue crise sanitaire, les États ont jeté les premières bases de la centralisation étatique de la production, de l’organisation et de la planification de l’économie pour l’orienter vers la fabrication exclusive des biens dits essentiels indispensables à l’instauration d’une économie de guerre. « Nous allons durablement devoir nous organiser dans une économie de guerre », vient de le rappeler sur un ton martial le président français, Macron. Résultats de recherche pour « guerre totale » – les 7 du quebec

Ce faisant, dans le prolongement de la crise sanitaire, orchestrée par les États capitalistes, durant laquelle l’économie fut délibérément mise à l’arrêt ou, plutôt, réorientée vers la production des biens essentiels, entraînant une désorganisation de la production mondiale et un infléchissement vers la « relocalisation », la guerre en Ukraine accentue et accélère ce processus apparent de « démondialisation » et de découplage des économies induit par l’économie de guerre et le militarisme (que nous qualifions de « relocalisation » économique  mondialiste en fonction des politiques des grandes puissances impérialistes). La « démondialisation » est absolument impossible sous le régime capitaliste mondialisée. En effet, avec l’exacerbation des tensions commerciales et militaires, le monde s’achemine vers la « refragmentation » et la « relocalisation » avec la constitution de blocs de pays aux intérêts irréconciliables, dont les échanges commerciaux seront fortement réduits, voire rompus…momentanément, en attendant que la Guerre Totale et Globale accrédite le vainqueur. La fin dangereuse de l’empire Yankee…marque-t-elle la fin de l’impérialisme? – les 7 du quebec  et La guerre des monnaies: conversion du système de crédit en système monétaire. – les 7 du quebec

Nul doute, la guerre entre l’Ukraine et la Russie s’inscrit dans un conflit plus ample qui oppose, au vrai, la première puissance américaine à son concurrent économique actuel, la Chine (pays condamné par la faute des États-Unis bellicistes à devenir le prochain théâtre des opérations militaires).  L’Échiquier mondial, BRICS contre G7, les puissances impérialistes se concertent pour la guerre? – les 7 du quebec.

 

À cet égard, depuis l’apparition de la pandémie politiquement instrumentalisée, et, surtout, de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, au sein du bloc atlantiste, on aura remarqué le battage médiatique réservé au narratif chauviniste relatif à la politique de relocalisation prônée par le Grand capital mondialisé et ses États totalitaires. Tous les médias encensent cet agenda de rapatriement des entreprises, précédemment délocalisées, au bercail national.

 

Que révèle ce programme de relocalisation des entreprises multinationales vers la « mère patrie », prôné par les pays atlantistes ?

La première raison est d’ordre socioéconomique. À force de contractions salariales réelles, de pressions sur la productivité du travail salarié, d’intensification des cadences de travail, le capital des pays atlantistes est parvenu à égaler les dramatiques conditions d’exploitation de la force de travail des pays émergents et sous-développés. Assurément, conscient de la dégradation des conditions sociales et salariales de « ses » prolétaires autochtones, le capital occidental a commencé à mettre en adéquation le futur mode de vie des prolétaires désormais impécunieux, par l’élimination des secteurs dits non-essentiels. En effet, soumis à de telles misérables conditions de vie et de travail, le prolétaire « occidental », du fait de son impécuniosité et épuisement professionnel, n’aura plus ni les moyens financiers ni le temps de s’offrir des loisirs et des vacances, pour reconstituer sa force de travail surexploitée.

La seconde raison pour laquelle les pays atlantistes œuvrent à la relocalisation des entreprises est d’ordre impérialiste. Dans l’actuel contexte des préparatifs de guerre mondiale, comme l’avait déclaré lucidement Donald Trump devant l’assemblée parlementaire de l’OTAN : « un pays débiteur importateur – donc client dépendant – ne peut entrer en guerre contre un pays créditeur – exportateur – et fournisseur de biens stratégiques essentiels » (il visait la Chine et, indirectement, la Russie).  Donald Trump à l’ONU – Qui dit vrai ? Qui dit faux ? – les 7 du quebec

Actuellement, la guerre entre les pays pour l’approvisionnement des marchés occidentaux, dépendants des fournisseurs manufacturiers chinois, a pris des proportions alarmantes, sans oublier leur dépendance vis-à-vis des matières énergétiques russes, du pétrole arabe, des matières premières et provisions des pays du Sud. La dernière dépendance relevée par les pays occidentaux, paralysant de nombreuses entreprises, concerne les composants électroniques fabriqués exclusivement en Asie (les États-Unis et les pays atlantistes, notamment européens, ne produisent que 10% des semi-conducteurs sur leurs territoires). L’EUROPE – LE GAZ RUSSE – L’INFLATION – LA RÉCESSION – LA GUERRE – les 7 du quebec

Aussi, pour se conformer aux recommandations de Trump qui préconisait, comme on l’a rapporté plus haut, l’indépendance économique avant de mener une guerre contre un pays fournisseur, les pays occidentaux ont commencé, sous couvert de la crise sanitaire de la Covid, à mettre en application ce programme d’économie auto-suffisante matérialisée par la « relocalisation » de la production manufacturière établie jusqu’à présent majoritairement en Chine, la réorganisation de la politique d’approvisionnement en matière des énergies fossiles.

Au vrai, les récentes pénuries des produits manufacturés et énergétiques constatées en Occident ont été délibérément accentuées (planifiées depuis le début de la crise sanitaire) pour acculés les pays atlantistes, c’est-à-dire le capital occidental, à réorganiser leur approvisionnement indépendamment des pays de l’Alliance de Shanghai et de la Russie, afin de pouvoir poursuivre leurs préparatifs de guerre en toute indépendance. Mais, également, pour justifier la hausse des prix que les prolétaires devront supporter, induisant la baisse de leur pouvoir d’achat. Donc la dégradation de leurs conditions sociales, l’affaiblissement de leur résistance, facilitant ainsi leur soumission et leur enrôlement dans la Guerre Totale et Globale en préparation. Un prolétariat affamé et atomisé devient plus aisément corvéable et exploitable, plus perméable à l’endoctrinement idéologique chauvine – nationaliste – belliqueuse – réactionnaire, et, par extension, à l’enrôlement militaire dans les imminentes guerres régionales et locales.  Résultats de recherche pour « guerre » – les 7 du quebec.

Une chose est sûre, en dépit de l’adoption de toutes ces mesures drastiques pour juguler la crise, celle-ci ne cesse de s’approfondir, obérant toutes les possibilités de reprise économique. Nombre d’études admettent que la reprise économique mondiale va s’infléchir. Le monde assiste, impuissant, au glissement inéluctable de l’économie internationale vers la récession. Résultats de recherche pour « récession » – les 7 du quebec.

Du fait des multiples déséquilibres, notamment en raison du changement soudain de la consommation de services vers les biens (c’est le résultat voulu, comme on l’a souligné plus haut, de la restructuration des secteurs dits non-essentiels opérée au cours de la crise sanitaire 2020-2022), l’économie internationale ne devrait pas rattraper son niveau d’avant la pandémie de Covid-19 avant un certain temps…pour, plus gravement, replonger car nous avons affaire à une crise systémique du capitalisme. En effet, depuis deux ans, on assiste au creusement des déséquilibres dans chaque économie nationale, matérialisé par une consommation favorisant les produits manufacturés plutôt que les services (délibérément pénalisés par les confinements déments et les couvre-feux suicidaires, le pass-sanitaire), sur fond du déplacement vers le commerce électronique (l’e-commerce au détriment du commerce de proximité). Selon une étude publiée par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, l’écart de croissance entre le commerce de marchandises et de services ne cesse de s’élargir. « Le premier a bondi de 22 % au troisième trimestre 2021, en rythme annuel, tandis que le second a progressé de 6 %. Les échanges de marchandises, d’une valeur de 5 600 milliards de dollars au troisième trimestre 2021, ont atteint un niveau record ».

Tensions commerciales et escalade guerrière

Depuis le début de la pandémie, à plus forte raison depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, du fait des multiples mesures restrictives et des successifs confinements imposés par les gouvernements, et en raison de l’hyperinflation induisant une érosion du pouvoir d’achat,  l’activité dans les services subit une très forte baisse, notamment dans les secteurs de la culture (arts, spectacles et activités récréatives, en proie à une très forte baisse de fréquentation), les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, avec un recul particulièrement prononcé dans l’hébergement. Sans oublier le secteur du tourisme. Résultats de recherche pour « inflation » – les 7 du quebec

Pour autant, face à ces attaques frontales menées contre les conditions de vie et de travail, le prolétariat ne demeure pas inerte. Il riposte. En effet, face aux attaques portées contre ses conditions de vie, de consommateur, de citoyen et de travailleur, la classe prolétarienne se rebelle. Nous avons eu droit à un aperçu, une sorte de répétition générale, des mouvements de révolte surgis spontanément pour résister contre les mesures antisociales décrétées par les gouvernants : les carrés rouges au Québec, les Piketos en Amérique latine, les Gilets jaunes en Europe, etc. Plus récemment, en Guadeloupe, Martinique, Maroc, Sri Lanka. COMMENT RÉSISTER À L’INFLATION ? – les 7 du quebec et La récession qui s’amorce: LES ÉTATS-UNIS PEUVENT-ILS ARRÊTER L’INFLATION MONDIALE? – les 7 du quebecé

Quoi qu’il en soit, dans cette période marquée par l’exacerbation des tensions commerciales et l’escalade guerrière, la militarisation de la société et la caporalisation des mentalités, l’Alliance des pays qui parvient le plus efficacement à embrigader son prolétariat, à briser le plus rapidement la résistance de sa classe ouvrière, de sa petite bourgeoisie en voie de prolétarisation et de sa moyenne bourgeoisie en pleine paupérisation, triomphera de ses concurrents, et se positionnera ainsi en nouveau leadership de la nouvelle refonte mondiale capitaliste despotique.

À moins que le prolétariat mondial, dans un sursaut historique, parvienne à déjouer l’agenda socialement régressif, autant policièrement répressif que militairement agressif, du grand capital financier par une révolution sociale émancipatrice.

Une chose est sûre : quoique la bourgeoisie tente de dissimuler, par sa propagande officielle, l’effondrement de son mode de production capitaliste moribond derrière le paravent de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine, les populations mondiales ne sont pas dupes. Elles sont conscientes de vivre la fin de régime capitaliste, le crépuscule du règne de la bourgeoisie et de sa civilisation consumériste. La débâcle de son système est générale : aux plans économique, social, institutionnel, scientifique, médical, sanitaire, philosophique, moral, culturel, etc.

Aucune réforme salvatrice ne peut éviter l’effondrement du capitalisme. Ce mode de production est désormais en sursis.

Ironie de l’histoire, le système capitaliste, fondé sur l’accumulation de capital extrait du secteur privé, ne survit qu’à l’aide de fonds publics siphonnés des budgets de l’État et des grandes institutions bancaires, notamment les banques centrales.

En tout état de cause, même si le capitalisme joue les prolongations, maintenu de force par l’arbitre étatique à coups de subventions et financements publics, sans le ballon du profit, ni la participation des consommateurs qui ont déserté les gradins de la production du fait de la fermeture d’entreprises et du chômage endémique, le match historique du système est achevé. L’Histoire s’apprête à siffler la fin de la « game ».

Lénine a déclaré « le capitalisme est une horreur sans fin ». Notre époque, marquée par la résurgence de la paupérisation, la famine, du chômage endémique, des fléaux morbides, et, surtout, de la guerre généralisée, lui donne raison. Le capitalisme est ontologiquement pathogène, belligène, mortifère, génocidaire.

La dramatique situation actuelle marquée par la flambée des fléaux pathologiques (notamment la propagation des virus, des maladies psychiatriques et des morbidités multiples), par l’aggravation de la crise multidimensionnelle systémique, la prolifération des guerres et des exodes, constitue une condamnation sans appel du capitalisme. Au reste, depuis un siècle, c’est-à-dire la Première Guerre mondiale, il n’a survécu au-delà de sa mission historique que grâce à la falsification de ses lois (endettement, crédit, subventions, planches à billets), au durcissement autoritaire de son pouvoir étatique, illustré par l’instauration de modes de gouvernance fondés sur le fascisme, le nazisme, le stalinisme, la démocratie financière despotique bâtie en Occident décadent.

Quand une formation sociale et économique amorce son déclin, cela signifie que la révolution sociale est à l’ordre du jour.

 

Khider MESLOUB

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

9 réflexions sur “La gestion sanitaire de la pandémie et la crise ukrainienne: répétition générale des préparatifs de Guerre Totale!

    • 1 août 2022 à 13 h 45 min
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      Affligeant dans ce journal, par ailleurs si exceptionnellement bon, de voir resservir l’idiot clivage de la lutte des classes.

      Si tant est qu’il a pu en effet exister d’une certaine manière par le suivisme de masse d’idéologues qui n’en espérait pas moins que ce suivisme imbécile, l’histoire depuis n’a cessé de montrer combien ce clivage a servi, une oligarchie en place depuis déjà longtemps et ce afin de renforcer son pouvoir en fermant toutes les issues.

      Aujourd’hui, dans le même ordre social, instauré, dirigé et contrôlé par cette oligarchie bien plus étroite que cette bourgeoisie tant stigmatisée à sa place, et qui sert bien de bouclier autant que de lance, le « prolétariat » et la « bourgeoisie »
      (Comme si l’un et l’autre ne faisaient pas partie d’une même entité, mais soyons nous aussi avec l’auteur les dindons de cette supercherie immonde, puisqu’il
      le faudrait selon lui) vont tout autant à l’holocauste, décidé par qui, sinon l’oligarchie ?
      Il n’y a pas moins de « prolétaires ou de bourgeois pour s’en lamenter ou s’en réjouir, Monsieur l’auteur.
      Et il n’y en aura pas moins non plus pour y prêter son concours.
      La seule qui peut escompter de réaliser un projet et pourra peut-être se satisfaire de l’avoir accompli, est cette oligarchie,
      Laquelle n’est pas entièrement issue de la bourgeoisie, tant s’en faut.
      Il y a des idées qui sont bonnes à mettre au placard ou bien mieux au rebut.
      Pour le reste, en effet, il devient patent qu’une conjuration de puissants veut déclencher une guerre totale d’anéantissement des peuples et plus encore des existants construits par l’être humain, physiques ou immatériels.

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      • 4 août 2022 à 11 h 28 min
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        @Blanchard de la Brosse

        L’oligarchie est un terme qui introduit une hiérarchie – une catégorie – au sein de la classe bourgeoise- capitaliste (propriétaire des moyens de production et d’échanges – de commerce et service).

        La bourgeoisie a créé ce mode de production et elle a été forgée par ce mode de production capitaliste moribond et décadent… (mouvement dialectique) La bourgeoisie est donc mondialement décadente et dégénérée comme son mode de production

        Une seule classe sociale prolétarienne internationaliste – présentement faible – désorganisée – aliénée et inconsciente de son existence de classe pourra renverser ce vieux mode de production moribond.

        Le chemin sera long mais il est incontournable.

        Voilà le crédo de ce webmagazine

        Robert Bibeau

        Merci de votre patience

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  • 1 août 2022 à 17 h 34 min
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    On se demande si c’est l’imbécilité, l’ignorance ou la cécité qui serait la marque de l’auteur. Qu’il s’informe, s’instruise, se forme à la lumière, par exemple, d’un Pierre Hillard ou d’un Philippe Ploncard d’Assac pour ouvrir les yeux sur la nature qui se déroule sous nos yeux.
    Ne pas comprendre que les mondialistes se foutent royalement de la « lutte des classes » et que prolétaires comme classe moyenne sont tous entubés confinent à la complicité de nos bourreaux.
    Ici, l’insulte n’est pas une injure mais un constat : imbécilité de l’auteur.

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    • 3 août 2022 à 2 h 37 min
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      salut Robert

      il est écrit  » sous le fallacieux prétexte de « gérer » la crise sanitaire que l’État a lui-même imaginé »

      Non, l’Etat en tant que machine ne saurait imaginer quoi que ce soit, mais seulement exécuter les ordres de ceux qui imagine, c’est à dire, toujours des êtres humains. Une machine quelconque, même une IA 1 million de fois plus intelligente que l’humain ne fera jamais rien d’autre qu’exécuter l’ordre reçu par l’humain ou groupe qui en ont le contrôle. Même s’il peut arriver qu’ils en perdent le contrôle faute d’un ordre directeur cohérent ou bien d’un virus introduit par un être humain.

      Bref, ce qui est fallacieux, c’est de parler d’une machine comme d’une personne. Que les intellectuels patentés commencent déjà par corriger ce genre de stupidité qui consiste à accuser le marteau et jamais la main qui le tient. Lorsque vous parlez d’état ou de nation ou pays au sens de l’ensemble de ses citoyens, il ne faut pas confondre ce qui relève d’une adhésion éclairée à une adhésion manipulée, donc, contraire tant à la volonté qu’à l’intérêt de ce peuple en tant que tel.

      Si tant est que c’est encore et toujours la classe moyenne qui assume l’essentiel de la production, il ne lui reste qu’à se prendre en charge pour ce qui est de la redistribution. A ce qu’il me semble, le soldat moderne requiert un niveau de connaissance très largement supérieure à celui du soldat de Napoléon ou encore jusqu’à la fin de la 1ère guerre mondiale, car ensuite, l’aviation et l’élévation de la technologie embarquée à fait apparaître une classe moyenne dans l’armée de métier, c’est tout le coté technique et gestion de la technologie embarquée.

      Par définition propre au niveau de l’échelle sur lequel est située la classe moyenne, elle ne place ni le devoir ni le droit devant l’un ou l’autre, mais en relation de polarité. Qui se traduite par l’équilibre de charge/décharge.

      Les êtres humains utilisent la monnaie comme moyen d’échange entre une charge et une décharge, qui sont respectivement le débit ou dette d’un coté de la pièce et crédit ou créance de l’autre coté.

      Le principe d’équilibre est le résultat de l’équilibre entre charge et décharge, dette et créance. Qui interdit l’appropriation et exploitation du mérite d’autrui à son profit.

      Sauf que le système capitaliste repose sur le principe du déséquilibre, car consistant à dire qu’il est légal et même légitime d’accumuler des créances via l’impôt, dès lors où en échange de l’impôt il y a l’accomplissement d’un devoir ou d’un droit. La noblesse sous l’ancien régime pour le devoir et la bourgeoisie sous le régime républicain pour le droit, c’est à dire d’accumuler la même choses via un impôt rebaptisé profit, en raison du savoir faire à produire des biens et du droit que l’on exige à les consommer par l’échange entre tous les producteurs/consommateurs.Essentiellement les grands propriétaires de l’appareil productif et de son financement.

      Pour finir, votre article fait le constat de ce que j’appelle la contradiction fondamentale du capitalisme et qui n’est pas exactement la même que celle de Marx, mais se complètent.

      Ici, l’autre contradiction fondamentale est que le principe capitaliste pousse inexorablement à la mondialisation économique, mais qui est incompatible avec la mondialisation sociale, qui elle ne peut se réaliser que sous le régime économique de l’égalité relative ou équité relationnelle.

      L’équilibre entre charge et décharge ou dette et créance, ne peut être qu’en considérant la somme de tous les moyens de production vis à vis de la demande de consommation, sous couvert des capacités de production respectant des impératifs supérieurs. C’est à dire les droits/devoirs intergénérationnels et l’environnement, car sans cela, c’est signifier la fin de la volonté de perpétuation.

      Mais cet équilibre impose ses propres lois à suivre et s’il conserve le principe capitaliste, il le rend tributaire de l’intérêt général et jamais l’inverse comme aujourd’hui.

      Bref, la mondialisation sociale signe l’arrêt de mort du capitaliste comme maître de la société humaine, aussi, il lui faut à tout prix conserver à minima deux empires se faisant face.

      Ce que nous voyons et que vous constatez, c’est la mise en place du monde tel que Orwell le décrit dans 1984. Tout y est, rien ne manque, même dans les moindres détails !

      Seule la classe moyenne avec l’adhésion de la partie bourgeoise la plus consciente et humaine peut changer cette manipulation planétaire où les dirigeants des deux cotés sont tous d’accord sur l’essentiel, l’état d’urgence permanent chez eux. Car l’ennemi de la classe dirigeante capitaliste, aux USA ou en Chine ou en Russie comme en France, c’est leur propre population, pas celle d’en face. A contrario, l’ennemi de toute population voulant vivre en paix relationnelle et du fruit de son travail, c’est sa propre classe dirigeante.

      La nation est le cadre nécessaire au contrôle des peuples, la seule manière de s’en passer, c’est de se passer de la main d’oeuvre populaire

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      • 4 août 2022 à 12 h 04 min
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        Salut Hervé

        Je suis pantois…devant ta réflexion profonde et pertinente.

        Il y aurait tellement de chose à dire à propos de ton concept de « classe moyenne » – une contribution de l’école de sociologie de Chicago dont je me méfie. À propos aussi de ton concept d’humain maître du système social et du mode de production – (que tu confond avec le concept de l’humain MAITRE DE LA MACHINE-IA). Tu as raison = l’humain est et restera maître de sa créature la Machine-la technologie) Merci de le rappeler encore et encore.

        Mais nous nous pensons que la somme des humains = la société = est plus que la somme de ses parties individuelles = Voilà la signification de notre concept de SYSTÈME SOCIAL = Un rapport dialectique uni l’individu aux autres individus et cette relation détermine les agirs de l’individu en SOCIÉTÉ = EN COLLECTIVITÉ.

        Le système imaginée par l’homme en société « décide-imagine-construit » une société en fonction de contingences imposées par les lois physiques et sociales de la nature que l’individu en société transforme. Voilà pourquoi nous personnifions le phénomène – la créature sociale ÉTAT.

        Je crois que nous disons la même chose toi et moi avec des mots différents.

        Tu soulèves un point fondamental à la fin de ton intervention

        Tu écris ceci: « C’est à dire les droits/devoirs intergénérationnels et l’environnement, car sans cela, c’est signifier la fin de la volonté de perpétuation. »

        Tu t’enfonce ici au coeur de la problématique humaine – individuelle et sociale.

        Un MODE SOCIAL DE PRODUCTION constitue la réponse humaine spécifique au défi de la nature qui réclame que chaque espèce se reproduise et trouve sa place au sein de cette nature terrestre en ce qui concerne l’espèce humaine.

        Quand tu évoques la FIN DE LA VOLONTÉ DE PERPÉTUATION-REPRODUCTION DE L’ESPÈCE tu résumes l’essence du combat prolétarien internationaliste.

        La classe dirigeante du mode de production capitaliste envisage la destruction de l’espèce humaine et de la planète Terre et de toutes les espèces comme solution aux contradictions de notre reproduction. En cela elle se disqualifie comme classe dirigeante et elle devra être démilitariser – dénazifier – et dépouiller de tous ses pouvoirs et de ses avoirs et « remplacer » par la classe prolétarienne internationaliste en attendant la disparition de toute classe sociale

        Merci Hervé

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        • 5 août 2022 à 3 h 47 min
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          Bonjour Robert,

          Disons que la classe moyenne est vu ici comme celle qui se veut responsable au sens de la capacité à répondre de ses droits et devoirs envers autrui (jamais envers soi même car c’est la souveraineté) sur le plan social et économique. Autrement dit, qui place l’équité devant la propriété, quand bien même la classe capitaliste fondamentalement irresponsable fait tout pour la convaincre du contraire. Cette classe là est la pire ennemi de la classe capitaliste et est celle qui peut la mettre à terre, sachant que cette classification en fonction du sens de la responsabilité détruit la classification actuelle et surtout, toute la classe politique actuelle.

          La société ne peut pas être plus que la somme des individus qui la compose, c’est totalement absurde, c’est un escroquerie intellectuelle plutôt médiocre de mon point de vue.

          En réalité, les individus agissent toujours selon leur propre intérêts, mais ce dernier n’est pas forcément de nature financière ou économique, il est aussi de nature sociale, relationnel et c’est cet intérêt là qui est dominant pour la classe moyenne ou responsabilisé. Ici, l’économie sert le social. Car il faut bien avoir en conscience que les intérêts de chacun peuvent être convergents, divergents ou plus rarement indifférents avec ceux des autres, faisant que la somme peut être positive, négative ou plus rarement neutre.

          Ceci étant dit, du point de vue de l’intérêt général définit par la collectivité, il n’existe pas d’intérêt particulier, mais seulement des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale où chacun trouve alors son intérêt particulier au travers de son utilité vis à vis de la collectivité et non comme dans le système actuel dans la relation inverse telle que l’affirmait Adam Smith. Autrement dit, la somme des intérêts particuliers ne donne jamais l’intérêt général, mais toujours son absence, interdiction de définir un tel intérêt. De fait, l’intérêt général dans le système actuel est toujours celui de l’intérêt particulier du groupe dominant sur les autres. Mais il n’y a que pour ceux qui place la responsabilité comme ordre premier pour qui la notion d’intérêt général ait un sens, pour les autres, c’est juste un moyen de tromper et exploiter cette classe sociale qui pense la société en terme d’équité.

          C’est la quadrature du cercle des dirigeants occidentaux actuels, faisant appel à la notion de responsabilité des citoyens tout en devant absolument les maintenir conditionnés à se croire irresponsable politiquement. D’où l’obligation de gouverner par injonction contradictoire ou novlangue. L’état, la nation, sont des outils et non des êtres pensant en tant que tel, comme peut l’être une fourmilière, car à la différence de cette dernière, l’état ou la nation n’est pas une condition d’existence pour l’humain, seulement pour tout individus ou groupes d’individus voulant exploiter et dominer les autres avec leur soumission volontaire.

          Les évènements actuels prouvent magistralement que mon analyse est bonne, c’est à dire, que les dirigeants actuels tous d’accord pour préserver le système capitaliste de domination, ne sont pas d’accord ou font semblant sur la manière de le garantir. Car en réalité, la condition absolue dans l’environnement actuel est de préserver coûte que coûte l’idéal nationaliste, que celui-ci soit étendu à un empire ou non est accessoire, l’essentiel étant qu’il existe un ennemi extérieur justifiant l’état d’urgence permanent et donc, appelant à la soumission volontaire de la population, persécutant et condamnant tout ceux qui s’opposerait à la classe dominante, premier de cordée de la lutte contre l’ennemi désigné et prouvant que la concurrence est ce qui mène le monde et faisant oublier qu’à l’intérieur, c’est la coopération qui domine, car plaçant cette dernière aux ordres de l’élite dirigeante. Orwell dans son livre 1984 le décrit parfaitement et pourtant, rare sont ceux qui ayant lu le livre en ont conscience et qui ne se trompent pas de cible, mais tout au contraire, persistent à voir dans la nation le cadre de leur liberté alors que c’est le cadre de leur propre asservissement.

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