Le Pentagone ne peut compter sur une génération d’américains obèses, alcoolisés et drogués pour faire la guerre!

Par Brigitte Bouzonnie

Le journal RRN Staff nous apprend que le Pentagone recale 80% des jeunes hommes états-uniens, pour cause d’obésité ou de drogue, (cf article du 18 août du journal RRN Staff dans un article publié sur le site Réseau International). Il écrit  : « 80% des jeunes hommes américains âgés de 18 à 24 ans sont jugés inaptes au service militaire. Quatre recrues sur cinq échouent en raison de leurs mauvaises performances physiques et psycho-intellectuelles. Ils sont obèses, touchés par les conséquences de la consommation d’alcool et de drogues. Instables, mal éduqués”(sic). 

Par Claudio Buttinelli cet article est disponible  en anglais, en italien et en espagnole ici:  Articles du 25 Aout 2023

1°)- La dégringolade intellectuelle observée depuis le milieu des années 1970

On le sait : le niveau intellectuel dégringole depuis le milieu des années 1970. De nombreuses causes expliquent cet effondrement : les intellectuels « anti totalitaires » (BHL, André Glücksmann, Pierre Nora, Jacques Julliard, Jean Daniel…) liquident de façon volontaire et assumée la philosophie marxiste et progressiste en France. La « french theory » disparait au profit d’oeuvrettes à sueur antitotalitaires, reposant sur le supposé « jumelage » existant entre l’Union Soviétique de Staline et le nazisme de Hitler : les deux grands «totalitarismes» supposés de l’Histoire. Oeuvrettes à sueur antitotalitaires, remplies de contre-vérités, et qui n’ont rien d’original : «depuis la guerre froide, les conservateurs américains en produisent par paquets de douze aux Etats-Unis. Voilà pourquoi les livres de BHL ne s’exportent pas aux USA : Les américains préférant les originaux – produits du cru », analyse Alain Badiou dans son livre : « Eloge de la politique », édition Café Voltaire/Flammarion, 2017.

De leur côté, les maisons d’édition (Gallimard, Albin Michel…) détruisent, de façon non moins cupide et assumée la littérature classique. On est passé des livres de Michel Tournier, Elsa Morante, Patrick Modiano, JM Gustave Le Clézio aux pâles écrits sentimentaux de Annie Ernaux ou de Virginie Despentes (Baise-moi, Cher Connard). Leurs histoires sont dignes du journal « Nous Deux », mais personne ne bronche.

Dans de précédents articles publiés sur le site Les 7 du Québec, nous avons déjà dénoncé cette chute du niveau intellectuel. Aujourd’hui, notre analyse est corroborée par les chiffres sérieux du journal RRN. Chiffres, qui nous apprennent que 80% de la génération occidentale est inapte au service militaire : tant pour des raisons physiques : obésité, alcoolisme, drogue ; que pour de mauvaises performances intellectuelles. Chiffres qui prouvent les effets dévastateurs de la drogue et de l’alcool sur le niveau intellectuel des jeunes. Au-delà du pensable. En effet, aujourd’hui, le coefficient Intellectuel moyen est de 95. Il atteignait facilement 150-160 dans les années 1970, comme par exemple le QI des lycéens de ma classe au lycée de Périgueux.

Par ailleurs, il faut savoir que seulement 31% des collégiens et lycéens états-uniens ont le niveau requis de l’année scolaire, qu’ils préparent. La dégringolade intellectuelle observée en Occident est une tendance forte, qui préjuge mal de l’avenir géopolitique des Etats-Unis et des pays vassaux à sa traîne depuis 1945 contre les BRICS. Voir: Résultats de recherche pour « brics » – les 7 du quebec

Inversement, la République populaire de Chine “pousse” les jeunes chinois à l’école, surtout dans les matières scientifiques et techniques. Résultat : une voiture électrique sur deux est produite par les chinois. A Douai, une entreprise de voitures électriques est en cours de création, mais avec une technologie chinoise. Je n’ai aucune fascination pour la Chine de Xi Jenping. Simplement, il ne faut pas s’étonner que ce pays occupe le premier rang mondial, sur le plan économique. Xi Jenping fait les bons choix à moyen terme. Inversement, les occidentaux optent pour la décadence et la déchéance intellectuelle, sans rencontrer aucune critique majeure. La suite, on la devine…

2°)-L’utilisation de la drogue comme tranquilisant social contribue à son tour à la dégringolade intellectuelle observée aujourd’hui:

Autre enseignement de ce sondage effectué pour le Pentagone. L’utilisation massive de la drogue génère à son tour une dégringolade intellectuelle scientifiquement observée aujourd’hui.

-Certes, depuis 1956 et avec le philosophe Gunther Anders, on sait que « la drogue est un formidable tranquilisant social de masse »(sic), comme écrit ce dernier dans son livre : L’obsolescence de l’homme, édition de l’encyclopédie des nuisances, 1956. La drogue est aussi hélas, le meilleur allié des gouvernements ennemis de la pensée critique.

-Ainsi, l’historien gaulliste Eric Branca raconte comment, à compter de 1972, la CIA « expérimente » la drogue sur les campus américains. On est sous la présidence Nixon. L’objectif est d’empêcher la jeunesse étudiante états-uniennes de se révolter, notamment contre la guerre du Viet Nam. 38 ans plus tard, le Président Bill Clinton en personne s’excuse officiellement du « mal causé aux jeunes gens au cours des années 1970 »(sic).

-De même, dans les années 1970, craignant une explosion sociale et politique de la jeunesse, Giscard fait circuler dans les banlieues parisiennes une drogue bon marché. Son objectif ? « Tenir » avec férocité la jeunesse des années 1970. Les empêchant de se révolter en modifiant profondément leur psychisme.

-Dans les années 1980, certes, on assiste à un recul du mouvement social post-68 ard : nombre de journées individuelles non travaillées (JINT) en chute libre. A un nombre de mobilisations populaires également à la baisse. Une baisse importante du nombre de cartes dans chaque organisation syndicale. Pour autant et pour la triste Mitterrandie, la société française n’est pas encore assez « normalisée ». Assez acquise à la contre-révolution libérale.

Car la critique sociale continue à bas bruit, notamment grâce à l’esprit frondeur de Coluche, l’antisystème, critiquant notamment l’existence de 1,5 millions de chômeurs en 1986. La mitterrandie veut faire taire tout esprit critique. N’importe comment. Elle utilise la drogue. « La consommation de coke explose dans les années1980 », écrit Gérard Fauré, dans son livre : « Le Prince de la coke, dealer du tout-Paris, la suite », édition nouveau monde, 2020.

La drogue de masse est un formidable moyen de faire taire les éléments les plus politisés du moment, et on parle d’expérience. On donnera un seul exemple : ainsi, après son licenciement « politique » du journal Libération par Serge July en 1984, on voit notre ami et journaliste Maurice Najman s’enfoncer dans la cocaïne. Maurice écrit ensuite dans le journal « Les nouvelles littéraires » de Jean-François Khan. C’est un crève-cœur  de le dire : ses articles sont mauvais. Lourds. Ils ont du plomb aux pieds. Tout le contraire des articles aériens et enthousiastes du premier Maurice Najman du  Libération des années 1970.

La drogue est l’ennemie mortelle numéro un de toute personne désirant écrire. On a vu de près les ravages de la cocaïne sur ce Prince de l’écriture, qu’était Maurice Najman. On n’est pas la seule.

Dans un de ses livres, Jacques Lanzmann, l’inoubliable parolier de la très belle chanson : « il est 5 heures, Paris s’éveille » pour le chanteur Jacques Dutronc, connaissant donc très bien les gens célèbres parisiens, souvent drogués, met en garde David, son fils alors âgé de 15 ans sur les méfaits de la drogue/cocaïne.

Il lui dit : « tu vois ce présentateur à la télé, il prend de la cocaïne. Résultat : il n’a plus de nez. Plus de cerveau. La drogue, c’est exactement comme les termites de notre maison de campagne. Partout où elles sont passées, il ne reste plus rien » (sic).

Pire encore, installée, embourgeoisée, encouragée en sous main par les pouvoirs publics mitterrandiens, à compter des années 1980, la cocaïne déloge à coups de pieds toute pensée critique. Toute velléité de “changer le monde”. ”. Toute notre meilleure conscience politique du moment est mise à la poubelle de l’Histoire. La cocaïne y est pour beaucoup. Elle devient la raison de vivre de toute une génération de militants politiques d’extrême-gauche. A cause d’elle, nos militants délaissent tout raisonnement critique structuré nécessitant un effort intellectuel….la pensée critique de la petite bourgeoisie s’effondre avec ses bases sociales (NDÉ)

Comme écrit justement Alain Badiou : “la vraie vie a été remplacée par la survie : le divertissement des classes moyennes boboïsées”(sic) (A la recherche du réel perdu », Fayard, 2015. Autrement dit : faire la Révolution est abandonné au profit de la cocaïne, de l’alcool, la pédophilie et l’inceste, vécus comme le « must » de la transgression…(Faire la Révolution ce n’est pas une incantation religieuse c’est d’abord un ralliement d’humilité devant la classe révolutionnaire…les bobos ont du chemin à faire (NDÉ)

Résultat : nous vivons une incroyable dégringolade intellectuelle depuis les années 1970. Mais de cela, personne ne moufte. Personne ne prend la mesure de l’extrême gravité de ce problème, qui annihile tout projet de sortie par les Peuples du capitalisme mondialisé occidental mortifère, dans lequel nous pataugeons depuis les années 1980. Seuls les étrangers posent le problème comme Poutine déclarant : « la pédophilie est devenue la norme des occidentaux »(sic) (cf extrait de son discours du 24 février 2023).

80% des jeunes hommes américains sont jugés inaptes au service militaire, en raison de leurs mauvaises performances physiques et intellectuelles : car obèses, alcoolisés et drogués. Mais ceci dit : qui se révolte ?

Voir:  L’heure est à la mobilisation ! – les 7 du quebec

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

4 réflexions sur “Le Pentagone ne peut compter sur une génération d’américains obèses, alcoolisés et drogués pour faire la guerre!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *