Les affinités électives et destructives entre la mafia et le sionisme

   Par Khider Mesloub.

Cet article est disponible en anglais et en italien ici :
Articles -anglais-italien-du 18 Decembre 2023

Par définition, la mafia est une entité criminelle dont la particularité essentielle est de nier son existence même. De ne pas admettre ses agissements sanguinaires.

Curieusement, la mafia émerge à la même époque que le sionisme. En tout cas, la mafia et le sionisme émargent au même registre criminel. L’escroquerie financière pour la mafia, l’escroquerie historique pour le sionisme. La fraude mémorable en tous genres pour la mafia, la fraude mémorielle pour le sionisme. Le blanchiment d’argent sale pour la mafia, le noircissement de l’histoire de la communauté israélite pour le sionisme.

La mafia fait, par la force, main basse sur la fortune de richissimes citoyens, le sionisme, lui, s’empare par les armes des terres des pauvres Palestiniens.

On peut même affirmer que mafia et sionisme sont synonymes. Du reste, ces deux entités prédatrices ont été enfantées par l’Europe capitaliste, alors en pleins bouleversements politiques et transformations économiques, dans sa florissante phase impérialiste, colonialiste, raciste, suprémaciste.

Le phénomène mafieux et sioniste participe d’un processus d’extorsion financière ou territoriale opéré par la fraude structurelle et le recours permanent de la violence.

La mafia et le sionisme imprégnés d’une culture de la mort

La mafia comme le sionisme peuvent être définis comme une entreprise tentaculaire (association de malfaiteurs ou malfaisants) qui œuvre, par la violence, à l’exercice de la domination sur des territoires en vue d’accumuler du pouvoir social, une hégémonie financière.

Si la mafia assoie son pouvoir sur le crime organisé, le sionisme, lui, appuie sa puissance sur la spoliation meurtrière systématique. Ce sont deux entités scélérates sans foi ni loi. Pour les deux entités prédatrices, la violence est à la fois utilisée pour s’emparer respectivement des richesses financières ou territoriales et pour protéger leur instance scélérate, notamment par l’intimidation ou la guerre. Les deux entités usent de méthodes sanguinaires pour défendre leurs intérêts, la prise de contrôle d’un territoire ou d’un marché.

De même, au plan individuel, autant le mafieux est soumis à des règles strictes fondées sur l’honneur, notamment celle de mettre sa vie à l’entière disposition de la mafia, jusqu’au sacrifice de soi, autant le sioniste est soumis à l’idéologie conquérante et spoliatrice, notamment celle du vol systématique de la terre des Palestiniens. Mais, à la différence du téméraire mafieux, le lâche sioniste, son abnégation se fonde sur le sacrifice de la vie de ses victimes spoliées et dominées. L’extermination des populations civiles palestiniennes sans défense illustre la lâcheté et l’inhumanité des sionistes.

Quand un malfrat intègre la mafia, il devient mafieux jusqu’à sa mort. En revanche, quand un suprémaciste se convertit au sionisme, il demeure sioniste jusqu’à l’extermination de tous les non-juifs présents en Palestine occupée, au nom du concept d’élue de Dieu.

Une chose est sûre, la mafia, tout comme le sionisme, est imprégnée d’une culture de la mort.

Selon la définition fournie par le dictionnaire, « la mafia, ou système mafieux, est une organisation criminelle dont les activités sont soumises à une direction collégiale et qui repose sur une stratégie d’infiltration dans la société civile et des institutions. Les membres sont appelés les mafieux ou parfois mafiosi ». Cette définition s’applique pleinement au sionisme fondé également sur une « stratégie d’infiltration dans la société civile et des institutions ».

Si les mafieux sont des parasites de la société, les sionistes sont des fléaux de l’humanité.

Si la mafia repose sur un substrat clanique, les fameux clans, le sionisme, lui, se fonde sur un substrat tribal, le fumeux dogme du peuple élu.

Fondamentalement, la mafia, comme le sionisme, fonctionnent sur la réciprocité du lien indéfectible entre les membres. La mafia, à plus forte raison le sionisme, protège les siens et ses biens, y compris par le crime organisé dans le cas de la mafia, le génocide généralisé, dans le cas du sionisme.

Si la mafia s’enrichit par le racket d’argent, le sionisme, lui, assure sa prospérité financière par le racket mémoriel.

La mafia tout comme le sionisme, implantés dans de nombreux pays, consolident leur puissance par la corruption des dirigeants. La mafia comme le sionisme se livrent à des activités frauduleuses respectivement d’ordre financier et historique, mais aussi à des activités légales lobbyistes, capables d’influencer la sphère politique, de conditionner le vote, de manipuler l’opinion publique, de contrôler l’information.

Crépuscule de l’invincibilité du sionisme

Il y a chez les deux entités prédatrices la même ambition de quête et de conquête du pouvoir. Au reste, curieusement la mafia, tout comme le sionisme, bénéficient d’un consensus gouvernemental, au point de les rendre indispensables pour une frange des gouvernants qui tirent leur puissance du parrainage de l’une de ces deux entités criminelles.

Tout comme l’assassinat fait partie du mode opératoire de la mafia, le massacre de masse fait partie intégrante du mode de gouvernance du sionisme.

Si la mafia est réputée pour son sadisme – ses membres se livrent sans scrupule à des tortures sur leurs victimes – et sa propension à faire régner la terreur, le sionisme, lui, est renommé pour sa barbarie génocidaire et son inclination à régner par le terrorisme étatique. L’actuel génocide des populations civiles palestiniennes de Gaza illustre cette tragique réalité.

La genèse et le développement de la mafia et du sionisme répondaient à des logiques historiques aujourd’hui surannées. Ces deux entités anachroniques constituent des vestiges de l’ancien monde.

Longtemps, la mafia a exercé son influence grâce à sa puissance et prétendue invincibilité. Les populations, tout comme les politiciens, acceptaient l’existence de la mafia comme une fatalité, au point de devenir des victimes silencieuses ou des complices.

Or, le mythe de la toute-puissance et invincibilité de la mafia a été progressivement balayé par l’histoire.

Interrogé sur l’éventualité de la disparition définitive de la mafia, le juge italien Falcone avait répondu : « la Mafia est un phénomène humain ; comme tous les phénomènes humains, elle a un début, une évolution et, par conséquent, elle aura aussi une fin ».

Le sionisme, frère siamois de la mafia, en dépit de sa toute puissance et prétendue invincibilité, aura également une fin. Et cette fin est imminente.

 

Khider MESLOUB

 

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

Une réflexion sur “Les affinités électives et destructives entre la mafia et le sionisme

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