Industrialisation – financiarisation – concentration – mondialisation de l’agriculture (l’exemple européen)
Agriculteurs, Transporteurs:
RÉBELLION EN ALLEMAGNE:
Cet article est disponible en anglais et en italien ici :
Article Robert Bibeau – ANGLAIS-ITALIEN du 17 janvier 2024Grosse grogne chez les agriculteurs européens mais les médias en parlent peu. En 2022, ce sont les agriculteurs hollandais qui avaient défié leur gouvernement. Cela fait un moment que chez les agriculteurs français, on renverse les panneaux à l’entrée des villages. Manifestations symboliques de leur mécontentement car monter sur la capitale n’a jamais changé les choses si ce n’est se prendre des coups de matraque. Maintenant, c’est au tour des agriculteurs allemands. Alors pourquoi les agriculteurs européens sont-ils mécontents ? :
« L’Allemagne est le dernier pays européen en proie à une vague de protestations turbulentes des agriculteurs. Au cours d’une semaine d’action dans tout le pays qui devrait durer jusqu’à vendredi, le secteur agricole s’oppose aux propositions de réduction des subventions aux carburants utilisés dans l’agriculture.
Des convois composés de milliers de tracteurs et de camions ont semé le chaos dans les déplacements et isolé plusieurs villes ces derniers jours. La production dans l’usine Volkswagen d’Emden, dans le nord du pays, s’est même arrêtée. La semaine dernière, le ministre de l’Economie, Robert Habeck, a été bloqué par des manifestants en colère alors qu’il tentait de débarquer d’un ferry pendant des vacances en famille.
Des manifestations similaires, marquées dans certains cas par la violence et par des empiètements flagrants sur la sphère privée des hommes politiques, ont parfois provoqué d’énormes fermetures aux Pays-Bas ces dernières années.
Visant les mesures prévues pour lutter contre la pollution chronique à l’azote, le mouvement de protestation a même donné naissance à un nouveau parti politique en 2019, le Mouvement agraire-populiste Paysan Citoyen (BBB).
En Belgique, en Espagne et en France, les agriculteurs sont également descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement face aux effets des réformes environnementales prévues et aux coûts élevés. La Pologne et d’autres États d’Europe de l’Est ont connu des répercussions similaires, bien que celles-ci soient largement liées à l’importation de céréales ukrainiennes bon marché dans l’UE.
Jan Douwe van der Ploeg, sociologue agraire et ancien professeur à l’université de Wageningen aux Pays-Bas, voit des points communs importants dans bon nombre de ces cas : la défense du statu quo.
Les préoccupations concernent souvent “le droit de continuer à utiliser les subventions acquises au cours de l’histoire [ou] de continuer à utiliser des énergies fossiles ou des pesticides. Ce sont tous des expressions très claires de l’agriculture industrialisée”, a-t-il déclaré à DW…
Néanmoins, avec la flambée des prix des engrais et des carburants en Europe après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les agriculteurs ont déclaré qu’ils ressentaient des difficultés dans toute l’Europe, malgré des prix alimentaires beaucoup plus élevés dans les rayons des supermarchés.
Selon Anne-Kathrin Meister, de la Fédération de la jeunesse rurale allemande (BDL), les rendements agricoles ne peuvent tout simplement pas suivre l’augmentation des coûts.
“Si l’on compare uniquement l’augmentation des prix des machines, des pesticides et des engrais, le rendement n’a jamais augmenté dans la même mesure”, a déclaré Meister, qui a grandi en passant du temps dans la ferme de ses grands-parents, dans le nord de la Bavière, à la DW par téléphone depuis Berlin. »
Deutche Well donne d’autres explications sur les raisons de cette grogne :
« Les manifestations « vont bien au-delà [de la suppression] des allègements fiscaux sur le diesel agricole et les véhicules », selon Karsten Hansen de l’Association allemande des producteurs laitiers (BDM). L’annonce de la réduction des subventions n’a été que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, estime-t-il.
Si l’agriculture allemande semble florissante à première vue, le tableau est plus nuancé à y regarder de plus près. Les bénéfices varient considérablement selon le type d’entreprise agricole, la région ou la taille de l’exploitation.
Depuis plus d’une décennie, le nombre d’exploitations agricoles en Allemagne diminue de plus de 1 % par an. La plupart sont de petites exploitations. Le nombre de grandes exploitations agricoles augmente.
Alors que le gouvernement allemand cherche à combler un trou de 17 milliards d’euros (18,6 milliards de dollars) dans son budget 2024, de nombreux agriculteurs ont le sentiment qu’on attend d’eux qu’ils assument une charge disproportionnée.
L’association des agriculteurs allemands est catégorique sur le fait que le gouvernement devrait revenir sur son projet de supprimer toutes les subventions au diesel d’ici 2026. S’exprimant en marge d’une réunion de l’Union chrétienne-sociale allemande de centre-droit en Bavière, le président de DBV, Joachim Rukwied, a déclaré que sinon cela signifierait une mort lente pour l’agriculture allemande. »
Cette semaine en Allemagne donc, de fortes perturbations dues aux manifestations des agriculteurs :
« Les autorités, rapporte l’AFP, ont signalé de fortes perturbations du trafic en matinée dans presque toutes les régions allemandes, du Bade-Wurtemberg et la Bavière au sud, en passant par le Land le plus peuplé d’Allemagne, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie jusqu’au nord du pays. Des embouteillages de camions ont également été observés à la frontière entre l’Allemagne, la Pologne, la République tchèque et la France. De bruyants convois de tracteurs sont notamment entrés dans les métropoles de Munich au sud, Hambourg, Brème, au nord, ou Cologne à l’ouest, paralysant en partie le trafic.
À Berlin, selon la police, plus de 500 engins agricoles ont pris position au cœur de la capitale, près de la porte de Brandebourg, qui jouxte le Bundestag. En quelques semaines, la colère des agriculteurs s’est radicalisée, constate le politologue Felix Anderl de l’université de Marbourg (Hesse) : « Il y a des acteurs comme la Fédération des agriculteurs qui organisent des manifestations déjà très imposantes. Mais il y a aussi d’autres acteurs comme la Confrérie des agriculteurs, qui suivent leur propre agenda. C’est un mouvement avec différentes mouvances, mais ils sont en tout cas très ouverts sur la droite, d’après ce que j’observe. Et puis il y a des acteurs d’extrême droite, qui utilisent ce mouvement de protestation dans leur propre intérêt. »
Ce lundi matin, la presse redoute de nouveaux débordements, après l’agression, jeudi 4 janvier, du ministre de l’Économie, Robert Habeck (membre de l’Alliance 90/Les Verts), par un groupe d’agriculteurs montés sur leurs tracteurs dans le nord de l’Allemagne. Les enquêteurs sont, entre-temps, convaincus que des individus proches de l’extrême droite, des milieux identitaires, « antivax » et autres climato-sceptiques se sont mêlés au mouvement. Et qu’eux aussi veulent tenir le pavé à Berlin cette semaine. Le ministre des Finances, Christian Lindner (FDP), a jugé « disproportionnées » les protestations d’un secteur qu’il juge par ailleurs déjà « hautement subventionné ».
Aux perturbations causées par les agriculteurs vont s’ajouter, mercredi 10 janvier, trois jours de grève nationale des transports ferroviaires à l’appel d’un syndicat de cheminots qui juge insuffisantes les propositions de l’opérateur public Deutsche Bahn sur les salaires et les horaires de travail. »
Comme ces manifestations prennent de l’ampleur et qu’il devient impossible aux médias de ne pas en parler, alors la manipulation médiatique prend le relais et associe grogne des agriculteurs et « extrême-droite » :
« Les autorités allemandes craignent des infiltrations de l’extrême droite dans la mobilisation sociale
Ce lundi, des agriculteurs allemands en colère contre des réductions d’avantages fiscaux pour leur profession ont bloqué de nombreuses routes à travers le pays, donnant le coup d’envoi d’une série de grèves et mobilisations redoutées par le gouvernement d’Olaf Scholz. Il s’agit là d’un mouvement social qui doit se poursuivre jusqu’à lundi prochain. Une grogne qui fait peur aux autorités qui craignent que ce mouvement ne soit infiltré par des extrémistes d’extrême droite.
« Des appels nourris aux fantasmes de coup d’État circulent, affirmeRobert Habeck, ministre allemand de l’Économie. « Des groupes extrémistes se forment et des symboles nationalistes sont ouvertement affichés. Il devient clair que quelque chose a dérapé ces dernières années, qui a repoussé les limites de la protestation démocratique légitime et de la liberté d’expression, de sorte que l’innommable semble désormais légitimé. L’association des agriculteurs insiste sur le fait qu’elle souhaite manifester pacifiquement et sans violence. Cependant, l’expérience de la dernière manifestation montre que cela n’est pas du goût de tout le monde. Lorsque des potences sont accrochées aux tracteurs, lorsque des convois de tracteurs se dirigent vers des maisons privées, une limite est franchie. » »
La version anglaise d’El Pais, un journal espagnol, relaie aussi ce genre d’infos :
« La crainte d’une radicalisation des protestations se répand au sein de la classe politique et des forces de sécurité. Le président fédéral Frank-Walter Steinmeier a déclaré qu’une ligne dangereuse avait été franchie : « Voir un ministre intimidé par une foule agressive lors d’un voyage privé et devoir fuir par se mettre en sécurité a choqué de nombreuses personnes dans notre pays. Moi aussi. Nous ne devrions pas l’accepter », a-t-il déclaré. Habeck lui-même a mis en garde ce lundi dans un message vidéo contre le danger d’infiltration par des groupes radicaux. “Des appels circulent avec des fantasmes putschistes, des groupes extrémistes se forment et des symboles ethnico-nationalistes sont ouvertement affichés”, a-t-il dénoncé. »
Finalement la grogne des agriculteurs ne serait-il pas le premier symptôme d’une économie qui chancelle de plus en plus, malgré les déclarations optimistes des ministres de l’économie européens :
« L’économie mondiale, qui était censée rebondir après la pandémie, montre des signes de maladie persistante. Les récentes Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale dressent un tableau sombre du ralentissement de la croissance, marquant ce qu’elle appelle une « étape misérable » : non seulement une économie mondiale qui croît plus lentement qu’avant la pandémie, mais on s’attend à ce qu’elle croisse au rythme le plus lent depuis trois décennies : 2,4 % cette année, avec, espérons-le, une légère amélioration en 2025. Pire, l’investissement devrait augmenter de 3,7 % par an, soit à peine la moitié de la moyenne de la dernière décennie, ce qui risque de bloquer une croissance lente.
Alors que presque partout les pays sont touchés, la performance mondiale est considérablement plombée par les économies avancées, avec une croissance attendue juste au-dessus de 1 %. Même cette performance est flattée par les États-Unis, dont la croissance est estimée à 2,5% l’année dernière et qui devrait ralentir à 1,6% cette année – même si cette performance est accompagnée d’un gros astérisque par l’investissement du pays. Ce rebond a été alimenté par une énorme frénésie d’emprunts qui a récemment porté la dette nationale du pays au-delà de 34 000 milliards de dollars.
Cependant, le véritable malade de l’économie mondiale à l’heure actuelle, c’est l’Europe. À l’exception de l’Europe de l’Est, le continent a à peine connu une croissance l’année dernière et l’industrie manufacturière européenne est désormais en récession. Selon les estimations du FMI, six des dix économies les moins performantes au monde l’an dernier se trouvaient dans cette région. »
On aimerait bien en France que nos stations affichent le prix SANS TAXES des carburants !Que vous le vouliez ou non, vous allez vous réveiller et réaliser que vos dirigeants sont vos pires ennemis. Ça viendra pas de France parce que vous êtes pas des flèches. Mais les normies ailleurs dans le monde sont en train de faire le job…https://twitter.com/VictorSinclair3/status/1744372922251116909
Allemagne : pourquoi les agriculteurs sont-ils en colère ?Après les Pays Bas, L’Autriche, La colère gronde en Allemagne depuis plusieurs semaines mais s’amplifie, les agriculteurs protestent fermement depuis plusieurs semaines contre la suppression progressive d’un avantage fiscal sur le gazole. Après des jours de protestations, ce lundi sera marqué par le début d’une nouvelle semaine de mobilisation et de perturbations dans tout le pays.
Les professionnels alsaciens se mobilisent à la frontière et témoignent de leur solidarité
https://www.epochtimes.fr/greve-des-agriculteurs-allemands-les-professionnels-alsaciens-se-mobilisent-et-temoignent-de-leur-solidarite-2510844.html
C’est du grand art que nous ont offert, agriculteurs, routiers etc allemands. Une organisation militaire pour bloquer le pays. Il est temps que les peuples européens prennent de la graine et emboîtent l’exemple allemand.Virons cette petite caste mondialiste qui nous gangrène l’existence.La paysannerie Française aussi est à l’agonie, de plus en plus de nouvelles normes et la goutte qui fait déborder le vase la suppression des exonérations sur le GNR (Gazoil Non Routier)Bien peu d’écho dans la presse Française, les TV ne voient rien, n’entendent rien, seul Ouest France le grand quotidien du Grand Ouest de La France semble attentif peut être en souvenir des Bonnets Rouges en 2016 qui ont beaucoup agi en Bretagne et ont fait tomber le projet de l’écotaxe, taxes routières que voulait instaurer Ségolène Royale et on se souvient qu’ils avaient mis par terre les portiques déjà installés, le coût pour l’Etat Français a été de 10 milliards !
Quelques manifestations ont eu lieu en décembre un peu partout en France sans aucun écho dans les médias…
https://www.ouest-france.fr/europe/allemagne/allemagne-pourquoi-les-agriculteurs-sont-ils-en-colere-on-fait-le-point-c8f30f70-aca4-11ee-aeab-9ccdc43864cb
En Espagne actuellement dans certaines stations on trouve du carburant 20 à 30% moins cher qu’en France et c’est à une demi-heure de Perpignan ! !
Et si on fait le plein la nuit c’est encore 7 centimes moins cher ! !En France comme dans d’autres pays d’Europe le carburant c’est la vache à lait: taxes et surtaxes et encore plus fort de la TVA sur les taxes ! !
Etonnament malgré les évènements actuels au Proche Orient le prix du brut est à la baisse ces jours ci vers 70/72 dollars le baril contre plus de 100 il y a queques mois… Allez comprendre ! !


