PATRICE SANCHEZ NOUS ADRESSE À NOUVEAU UN MESS@GE…

Vers une science psychologique quantique d’inspiration nietzschéenne

«Et le psychologue qui fait de tels sacrifices aura le droit de demander que la psychologie soit de nouveau proclamée reine des sciences, les autres sciences n’existant qu’à cause d’elle, pour la servir et la préparer. Car la psychologie est devenue la voie qui mène aux problèmes fondamentaux.»

Friedrich Nietzsche «Par-delà bien et mal»

~~~~▼~~~~ Cet article est disponible en anglais et en italien ici: Article de JBL 1960 du 25 fevrier et article de Khider Mesloub-anglais-italien du 24 fevrier

Lettre ouverte à l’attention de Messieurs Stanislas Dehaene et Olivier Houdé ;

Professeurs de psychologie cognitive.

Messieurs, permettez-moi de vous apporter mon témoignage d’espoir, je tiens à préciser que j’avais fait parvenir à monsieur le ministre Jean-Michel Blanquer, un texte faisant l’éloge de l’apprentissage du jeu d’échecs chez les jeunes, apprentissage qui dans mon cas précis aura été source de renaissance intellectuelle après que j’aie été victime d’une apocalypse cérébrale en1995.

Je voulais vous faire part de mon odyssée psychologique d’une vingtaine d’années au terme de laquelle j’aurais pris conscience que je pouvais maîtriser mon destin par-delà bien et mal. J’ai relaté récemment mon expérience de vie dans un livre édité aux éditions L’Harmattan : «Renaissance d’une apocalypse cérébrale» ou mon odyssée sous le soleil de Zarathoustra et sous les bons auspices du philosophe Pierre Héber-Suffrin dont je vais reprendre la préface qu’il m’a fait l’amitié d’écrire pour mieux situer l’objet de mon courriel et illustrer mon propos.

«UN HOMME EN GRANDE SANTÉ

Un adolescent inquiet, un jeune adulte que l’angoisse conduit à la dépression, voire au bord de la névrose. Et puis l’horreur… Et puis des mois d’hôpital, de vie confinée, de routine ennuyeuse, de traitements

Toujours pénibles, parfois atroces… Et puis… et puis au bout du compte une sérénité baignée d’humour, une joie de vivre, un amour de la vie, non pas malgré un lourd handicap, mais –je crois vraiment pouvoir le dire – grâce à un lourd handicap.

Nietzsche l’appelle «grande santé», «cette santé débordante» qui, loin d’exclure la souffrance «se plaît à recourir à la maladie elle-même» ; cette santé qui sait faire de toute souffrance, physique et morale, un moyen de se dépasser soi-même, un instrument pour vivre plus, plus intensément, pour être plus puissant ; cette santé qui sait aussi faire de la maladie une occasion de penser, car–c’est encore Nietzsche qui l’explique – «la maladie [… offre] l’obligation absolue du repos, du désœuvrement, de l’attente et de la patience… Mais qu’est-ce tout cela, sinon penser !».

C’est parce qu’il fréquentait la pensée de Nietzsche que Patrice Sanchez m’a rencontré, comme il le raconte. Et c’est parce que j’ai trouvé dans son manuscrit plus qu’une illustration, une réalisation concrète, vécue de cette «grande santé» nietzschéenne que j’ai poussé Patrice à par faire un peu son écrit pour faire éditer cette preuve, ce témoignage.

Preuve : preuve qui confirme –la vie de Nietzsche l’avait déjà établi– que ces idées ne sont pas simples élucubrations d’intellectuel.

Témoignage : témoignage qui ne se limite pas à rapporter des faits, mais qui est en même temps encouragement et qui n’est pas seulement encouragement, mais leçon ; disons, pour finir sur un de ces oxymorons qui plaisent tant à Patrice, témoignage qui est leçon de morale nietzschéenne.

Pierre Héber-Suffrin – Philosophe spécialiste de Nietzsche».

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J’avais été conditionné bien malgré moi depuis mon adolescence dans l’attente de crises d’épilepsie plus ou moins violentes et ce conditionnement mâtiné de fatalisme face à l’injustice de mon destin était allé crescendo en intensité dramatique avec la naissance de ma tragédie en devenir en 1990 et son diagnostic terrifiant de «l’absolument volumineux angiome» situé dans la partie gauche de mon cerveau, cette épée de Damoclès inopérable logée dans le sillon de Rolando qui attendait son heure pour accomplir son œuvre dévastatrice et irréversible. La propédeutique rêvée pour le futur navigateur de l’apocalypse cérébrale en somme!

Passée ma très longue et douloureuse période d’hospitalisation, je n’avais eu d’autre alternative que de me battre et de me mettre en quête de sens pour tenter de comprendre la psychologie humaine si fascinante et pour le moins ô combien déconcertante.

Ma soif inextinguible de connaissances m’aura rapidement permis d’appréhender la discipline philosophique et plus particulièrement, la psychologie nietzschéenne, je me serai découvert une extrême proximité avec ce sémaphore de la pensée occidentale, il m’aura aidé à faire le point, à m’accepter avec mon nouveau corps, à surmonter mes appréhension et progressivement, je serai revenu dans le monde des vivants pour au final, dire définitivement oui à la vie!

J’avais poussé plus avant mes investigations avec les travaux de Carl Gustav Jung sur l’inconscient collectif et les synchronicités, et de fil en aiguille, j’en étais arrivé à avoir une approche de la physique quantique avec le monde merveilleux des particules élémentaires qui aura radicalement bouleversé ma perception de l’existence. Cette psychologie des profondeurs, “ ce cerveau universel ”, transposés à l’approche de l’étude de l’univers quantique m’aura fait prendre conscience de notre nature spirituelle individuelle et collective.

J’en suis arrivé au constat vécu, à l’expérimentation ressentie dans ma chair et dans mon âme que notre monde obéit à des principes moraux et éthiques qui font appel au bien et à l’amour, et que notre nature profonde ne fait pas exception à cette règle, il suffit de constater les bébés et les jeunes enfants vierges de toutes pensées malfaisantes !

Progressivement, j’aurai assimilé le principe de dualité qui est en chacun de nous avec le problème central de l’égo qui parasite notre mental.

Je n’avais eu d’autre choix que de radicaliser ma pensée à l’extrême, me délestant du contingent pour me recentrer sur l’essentiel et ainsi, ne penser qu’à faire le bien auprès de mon entourage … en un mot comme en cent, adopter l’aphorisme d’Albert Camus qui disait : “La générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.”

Grâce à ce principe de vie et à mon lâcher prise, à mon éthique et ma morale indéfectibles associés à ma compréhension holistique du monde, j’aurai progressivement pris conscience que je pouvais maîtriser ma destinée.

Ce cercle vertueux de pensée s’alimentant automatiquement, ma prise de conscience humaniste s’est accrue à un point tel que j’ai changé radicalement de régime alimentaire grâce à Pollux, mon Foxterrier objecteur de conscience végétarienne ; tant et si bien que depuis quelques années, j’ai adopté ce principe universel comme religion, ma religion des particules élémentaires qui me fait clamer : Par-delà toutes croyances ou irréligion, aimons-nous et entraidons-nous les uns les autres, nos particules élémentaires associées à nos pensées éthiques et morales n’auront pas fini de nous étonner et de nous émerveiller.

Cette compréhension supérieure, cet éveil de conscience sur le fait indubitable que nous sommes tous inter-reliés par le monde quantique, cet univers des particules élémentaires si bienveillant lorsqu’il est associé à nos pensées éthiques et morales, ce monde de l’infiniment petit créateur de réalité qui nous permettrait d’être reliés et connectés à la mémoire de l’humanité et de l’univers, à ce champ Akashique si cher aux anciennes traditions et prouvé par les physiciens quantiques, cette prise de conscience universelle donc, nous permettrait de relativiser en inhibant automatiquement nos égos et nous ferait enfin réaliser que nous pourrions reprendre en main nos destinées individuelles et par voie de conséquence collectives.

Un battement d’ailes de papillon, une ascension de conscience universelle de l’humanité et le monde s’en retrouverait tourneboulé… Nous assisterions à n’en point douter à une libération d’énergies inimaginable!

L’histoire nous a appris que les Hommes ont réussi à se transcender dans les périodes de crises extrêmes, le temps est venu de prendre conscience que nous sommes tous inter-reliés, interdépendants, pour ne former qu’une seule et même communauté, la communauté des Humains pensant avec leurs cœurs et leurs intuitions…

En attendant qu’un jour prochain nous voyions les Hommes réussir à activer leurs cerveaux quantiques, je me plais à imaginer une communauté de chercheurs solitaires tout dévoués à l’émancipation de l’humanité… Cependant, j’en suis arrivé à l’intuition prégnante que l’ère du matérialisme est un passage obligé destiné à Nous faire rebondir collectivement pour qu’enfin, Nous devenions pleinement Humains, rien qu’Humains.

«Il faut que nous soyons de ceux qui apprennent et découvrent le mieux tout ce qui est loi et nécessité dans le monde : il faut que nous soyons physiciens, […] c’est pourquoi : vive la physique».

Friedrich Nietzsche “Le gai savoir”

Je vous prie de croire, Messieurs, en l’expression de mes respectueuses salutations.

Patrice Sanchez

P.S. ; Je me permets de vous joindre un texte de présentation de mon histoire ► Le pacte de la course à l’échalote et à l’oignon ainsi que mon livre au format PDF « Renaissance d’une Apocalypse cérébrale » ou mon odyssée sous le soleil de Zarathoustra, édité en 2016 aux Éditions L’Harmattan

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C’est pour avoir croisé très souvent Patrice Sanchez sur nos chemins de lectures que nous pensons l’un à l’autre, et avec une synchronicité, parfois un peu flippante, nous échangeons nos réflexions et pensées qui attestent, toutes, comme il le redit ici, que nous sommes bien « INTER RELIÉS » comme l’a consacré, bien avant nous, l’expression Lakota (Sioux) Mitakuye Oyasin et je me plais à croire, qu’ainsi « L’Univers est notre Temple » selon une autre expression Lakota.

Je n’ai donc pas manqué d’offrir à Patrice ce PDF N° 45 de 42 pages  (Traduction en français par R71 -de l’historien et conteur Lakota John Marshall III– par extraits de deux de ses livres) ► LA VOIE LAKOTA & L’AVENTURE CRAZY HORSE

En tous cas cela nous permet de nourrir nos petites flammes intérieures avec ces cadeaux de lectures combinées afin, selon un autre mot Kanienkeha/Mohawk Kawatsire que TOUS NOS FEUX SOIENT CONNECTÉS

Dans l’espoir que nous soyons finalement capables d’embraser l’Empire, voire tous les Empires…

6 réflexions sur “PATRICE SANCHEZ NOUS ADRESSE À NOUVEAU UN MESS@GE…

  • 10 mars 2024 à 5 h 04 min
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    Conseils de lecture afin d’éviter les confusions usuelles à la lecture de cette montagne (pour beaucoup infranchissable…) de la pensée occidentale ;

    Albert Camus (PDF) qui aura le mieux, à mon sens, compris la philosophie de Nietzsche : Analyse et Réflexions sur la Philosophie de Nietzsche : « Nietzsche et le nihilisme » par Albert Camus, 1951 dans « La révolte métaphysique », « L’homme révolté » en version PDF (14 pages) ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2020/03/analyses-et-reflexions-sur-la-philosophie-de-nietzsche-par-albert-camus-1951.pdf

    Et en tant que femme, Camus m’aura bien aidée à supporter le côté obscur et totalement misogyne du Frédo !

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  • 10 mars 2024 à 5 h 14 min
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    Toutes ces lectures pour nous aider, collectivement, à passer les sommets qui nous semblent infranchissables.

    Et en même temps comprendre et agir, comme autant de petits cailloux dans les escarpins vernis de nos zélites poudrées en affûtant notre réflexion afin qu’elle soit plus tranchante qu’une lame !

    Pour retrouver toutes mes autres réalisations PDFs ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/

    Qui sont en lecture, impression, téléchargement, partage libres et gratuits malgré la censure qui fait rage piske à nouveau shadow-bannée par la Macronistan et à l’approche des européennes (sauf qu’à chaque fois, depuis 2022, ben on est nombreux à rester aux fond des oubliettes)…
    😉

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  • 10 mars 2024 à 5 h 28 min
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    J’aime beaucoup votre texte, ma pensée et perception des choses est convergente, et mon expérience sur le plan de la santé, assez voisine. Non seulement je conçois que nous sommes sommes reliés, nous être humain pas la conscience collective qui nous nourrit et nous élèvent, mais que cette conscience inclut également celle de tout ce qui vit. Quand à l’ego qui tend à nous couper de cette conscience collective, il trouve collectivement et individuellement en nous une autre expression qui est le suprémacisme, lequel nous coupe en premier lieu du reste du vivant pour ne lui accorder qu’une place extrêmement réduite. Ceci a un effet désastreux de limitation d’accès à la conscience collective, à la création (également collective) et à la communication, donc au savoir à l’apprentissage et à la connaissance. La vie et le bien-être sur terre pour toute forme de vie ne peut être que symbiotique, et notre suprémacisme et notre ego nous font nous comporter autrement, réduisant notre relation au monde à la domination, l’appropriation, la soumission et la destruction, de manière prédominante. Comment survivre, comment vivre bien, comment bien évoluer dans ces conditions ?
    Je n’entends pas grand chose à vos références au quantique et à la philosophie par mon ignorance. Mais j’observe qu’elles vous conduisent à des enseignements convergents sur la compréhension de la vie.

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