Quand l’Europe néo-fasciste s’inspire d’Israël pour gérer les migrants

Par Khider Mesloub.

 

Quatre mois après le déclenchement de l’opération d’épuration ethnique de la bande de Gaza (2 millions et demi d’habitants) par l’État terroriste israélien, l’Europe néo-fasciste vient de présenter un nouveau plan inspiré des méthodes de nettoyage ethnique appliquées par les sionistes contre les Palestiniens.

L’internationale sioniste occidentale, fondée sur le suprémacisme, a le vent en poupe. À l’occasion du Congrès à Bucarest, le Parti Populaire Européen (PPE), première force politique au Parlement Européen, a proposé un durcissement de la politique migratoire européenne. Une politique qui s’inscrit dans une surenchère xénophobe dans toute l’Europe capitaliste.

À l’instar du gouvernement anglais qui a initié la politique de transfert des migrants au Rwanda, les dirigeants du PPE prônent également la déportation des réfugiés vers des pays tiers, dans leur manifeste présenté mercredi 6 mars. Pour réaliser leur plan de déportation des migrants, ils ont évoqué le Rwanda, le Ghana ou encore des pays d’Europe de l’Est comme la Géorgie et la Moldavie parmi les possibilités.

Le PPE reprend ainsi à son compte le programme de déportation des migrants de la CDU allemande. Et de l’Italie. Pour information, le gouvernement néo-fasciste italien a signé en novembre 2023 un accord avec la misérable Albanie visant à transférer dans ce pays les migrants appréhendés en mer.

En Palestine occupée, sous couvert de lutte contre le Hamas, le gouvernement ultrareligieux et fasciste de Netanyahou avait ordonné le transfert de la population gazaouïe du nord vers le sud pour soi-disant l’épargner des bombardements massifs indiscriminés menés sur Gaza. Tout le monde connaît la suite. Le déplacement provisoire ressemble à une expulsion définitive vers des pays tiers, notamment l’Égypte et la Jordanie.

Ainsi, en Europe nous assistons à la Gazaouisation de la politique en matière migratoire. Les conséquences sont prévisibles : des millions d’immigrés, jugés « illégaux », seront déportés vers des pays tiers, à des milliers de kilomètres de l’Europe et de leurs pays d’origine. Une politique inhumaine conforme aux mesures racistes prônées par les partis politiques européens.

Pour rappel, c’est la même Europe qui, en 2022, avait ouvert grandement ses frontières à 8 millions de migrants ukrainiens. Ces blancs avaient été accueillis avec honneur et bienveillance. Et selon plusieurs sources, ces Ukrainiens comptent s’établir définitivement dans leur pays européen d’accueil. Bien évidemment, à l’instar des juifs qui s’installent en Israël dans le cadre de l’Alya, ces blancs ukrainiens bénéficieront automatiquement d’une carte de résidence, voire d’une carte d’identité…française, allemande, italienne.

Bienvenue dans l’Europe sionisée : une Europe forteresse. Blindée. Quadrillée. Inaccessible aux migrants. Une Europe qui édicte des mesures visant au durcissement xénophobe des frontières, notamment par la sous-traitance néocoloniale des migrants à des pays tiers…alors qu’il suffirait que les puissances occidentales cessent d’exporter leurs conflits et leur concurrence marchande vers les pays pauvres du Tiers monde. Les groupuscules terroristes djihadistes n’existeraient pas si les États terroristes impérialistes ne les supportaient pas.

L’Europe néo-fasciste soutient non seulement l’opération militaire génocidaire de l’État terroriste israélien, mais adopte également sa gestion  répressive et privative menée contre les Palestiniens. Notamment sa politique légendaire d’expropriation, de déportation et d’expulsion, .

 

Khider MESLOUB

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

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