Un nouveau rideau de fer est en construction de l’Arctique à l’Europe centrale…Ils préparent leur guerre

Par Andrew Korybko.

Cet article est disponible en anglais et en italien ici :
Article de Korybko-anglais-italien du 29 mai 2024

Le nouveau rideau de fer qui s’abat sur l’Eurasie occidentale de l’Arctique (Finlande) à l’Europe centrale (Pologne) en passant par les pays baltes est destiné à des fins psychologiques à effrayer les Européens pour qu’ils fassent tout ce que leurs dirigeants exigent sous de faux prétextes liés à la sécurité afin que les États-Unis puissent continuer à les diviser et à les gouverner.

Le vice-ministre polonais de la Défense, Cezary Tomczyk, a annoncé jeudi que son pays combinerait ses nouvelles fortifications de sécurité frontalières « Bouclier Est » avec celle des États baltes, initialement connue sous le nom de « Ligne de défense balte », pour créer une série complète de structures frontalières. Associé à ceux de la Finlande , le résultat final est un nouveau rideau de fer de l’Arctique à l’Europe centrale. Voici quelques briefings pour mettre tout le monde au courant :

19 janvier : « L’Allemagne reconstruit la « forteresse Europe » pour aider les États-Unis à « revenir en Asie »

* 22 janvier : « La ‘ligne de défense balte’ est destinée à accélérer le ‘Schengen militaire’ dirigé par l’Allemagne »

* 8 février : « La Finlande ouvre le front d’endiguement de l’Arctique de l’OTAN contre la Russie »

* 19 mars : « La Pologne est prête à jouer un rôle indispensable dans la ‘forteresse Europe’ de l’Allemagne »

13 mai : « Le renforcement des fortifications frontalières en Pologne n’a rien à voir avec les perceptions légitimes de la menace »

Pour résumer, la Pologne s’est complètement subordonnée à l’Allemagne après le retour de Donald Tusk au poste de Premier ministre en décembre dernier, ce qui a conduit l’Allemagne à reprendre sa trajectoire de superpuissance perdue depuis des décennies à un rythme accéléré avec la bénédiction des États-Unis alors que les États-Unis «pivotent (re)vers l’Asie» pour contenir la Chine. La participation de la Pologne au «Schengen militaire» a ensuite permis à l’Allemagne d’aider les pays baltes, où elle a maintenant une base en Lituanie, à construire leur nouveau rideau de fer et ainsi aider à contenir la Russie au nom des États-Unis.

Des raisons de politique intérieure expliquent pourquoi ces cinq pays – Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie et Pologne – s’inquiètent d’une invasion russe prétendument imminente, que les États-Unis exploitent pour accélérer l’expansion de la future hégémonie militaire allemande le long du flanc oriental de l’UE. L’Allemagne n’est pas à la hauteur de la Russie, mais elle dépense plus pour la défense que n’importe lequel de ces pays, de sorte qu’elle peut facilement devenir leur «partenaire principal» et gérer ensuite leurs capacités collectives sous la supervision des États-Unis.

Puisque la Russie n’a pas l’intention d’envahir l’UE et donc de déclencher la Troisième Guerre mondiale en attaquant les membres voisins de l’OTAN, scénario dans lequel l’échange nucléaire qui en résulterait avec les États-Unis mettrait fin à la plupart des vies sur terre, peu importe que l’Allemagne et ses vassaux ne puissent pas prendre la Russie par eux-mêmes. Les États-Unis veulent juste un partenaire fiable qui puisse prendre la tête de la construction de la première ligne de défense conventionnelle du bloc afin d’attiser indéfiniment les flammes de la russophobie hystérique à des fins de diviser pour régner.

L’Allemagne d’aujourd’hui n’est pas l’Allemagne d’il y a plusieurs générations qui a cherché à deux reprises à devenir une superpuissance par la force. Il méprise le conservatisme et le nationalisme et embrasse plutôt le libéralisme et le mondialisme, mais il est tout aussi sectaire qu’avant, bien que cette fois-ci, il ne veuille génocider personne. L’Allemagne d’aujourd’hui partage le même programme idéologique que son ancien ennemi américain, qui est également la religion laïque non officielle de l’UE qu’elle dirige, ouvrant ainsi la voie à son ascension assistée par les États-Unis.

Que la transition systémique mondiale reste sur la bonne voie avec les processus tripolaires actuels aboutissant finalement à une multipolarité complexe (« multiplexité ») ou qu’elle revienne à un système de bi-multipolarité sino-américaine, les États-Unis veulent s’assurer que l’UE reste leur plus grand vassal dans la nouvelle guerre froide. Cela nécessite une sous-hégémonie idéologiquement fiable pour maintenir la subordination du bloc, d’où le rôle que les États-Unis envisagent de jouer pour l’Allemagne, qui est mis en avant par son rôle dans la construction du nouveau rideau de fer.

L’attention géostratégique de l’Amérique reviendra inévitablement vers l’Asie alors qu’elle revient sur le théâtre de la nouvelle guerre froide afin de contenir plus musclément la Chine, c’est pourquoi elle facilite de manière proactive la reprise de la trajectoire de superpuissance perdue depuis des décennies de l’Allemagne afin de s’y préparer. Le but est de permettre la montée d’une sous-hégémonie en Europe pour contenir indéfiniment la Russie en son nom, libérant ainsi un temps et des ressources précieux pour se concentrer beaucoup plus sur l’endiguement de la Chine.

Le nouveau rideau de fer qui s’abat sur l’Eurasie occidentale de l’Arctique (Finlande) à l’Europe centrale (Pologne) en passant par les pays baltes est destiné à des fins psychologiques à effrayer les Européens pour qu’ils fassent tout ce que leurs dirigeants exigent sous de faux prétextes liés à la sécurité afin que les États-Unis puissent continuer à les diviser et à les gouverner. Cela ne sert aucun objectif militaire puisque l’UE dirigée par l’Allemagne ne fait pas le poids face à la Russie, et toute guerre entre eux impliquerait également les États-Unis et conduirait donc probablement à un échange nucléaire dont personne ne veut.

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

5 réflexions sur “Un nouveau rideau de fer est en construction de l’Arctique à l’Europe centrale…Ils préparent leur guerre

  • 29 mai 2024 à 10 h 18 min
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    L’auteur analyse le conflit entre les U$A,l’Allemagne,la Pologne et les puissances européennes vassales lilipuciennes contre l’alliance eurasique,Chine-Russie-Iran, dans une perspective «idéologique» occultant l’ultime finalité des guerres inter-impérialistes ainsi que les a identifiés avec justesse Lénine dans «l’impérialisme, stade suprême du capitalisme»: écraser la lutte du prolétariat résultant de la crise de surproduction du système capitaliste par la destruction physique du prolétariat en promettant un nouveau partage du marché mondial.
    Ainsi, la bourgeoisie mondiale s’entend pour s’affronter militairement pour résoudre sa propre crise capitaliste puisque chacune, sous une forme ou sous une autre, vit cette crise propre au cycle de production capitaliste et elle est prête à détruire l’humanité afin de perpétuer ses privilèges de classe.
    Qui n’a pas entendu Poutine déclarer publiquement à Clarkson Tucker: pourquoi nous attaquer, «nous aussi sommes des bourgeois» et qu’un monde sans les capitalistes russes et leur dictature «ne vaut pas la peine d’exister»?
    Qui n’a pas entendu Biden, Scholtz,Tusk et leurs larbins lilipuciens de service déclarer qu’ils «détruiront XI,Poutine et leur clique», celle des «autocrates», de gré ou de force?
    Pourquoi construire un «rideau de fer» nucléaire sur les frontières européennes de la Russie sinon que pour l’intimider ou l’attaquer afin d’asservir son prolétariat et de s’emparer de ses richesses naturelles et soutenir l’effort de guerre à survenir en Asie par la construction d’une «ligne Maginot» ou un «mur de l’Atlantique» à l’est?
    Pourquoi se ménager une «zone tampon» et un «mur nucléaire» avec les alliés des U$A en Europe sinon qu’en prévision de protéger son flanc ouest dans l’éventualité inéluctable d’une alliance avec la Chine dans une guerre en Asie?
    Le programme de chaque camp impérialiste consiste à déployer sa propagande mensongère et mortifère d’objectif «nationaliste existentiel légitime» qui de «défendre leur démocratie» pour les uns, qui de «défendre la multipolarité» pour les autres afin d’occulter son objectif véritable d’écraser son prolétariat et de convaincre son opinion publique de servir de chair à canons dans une guerre mondiale interimpérialiste ou une reddition sans condition du clan adverse pour imposer sa dictature.
    Déjà Hitler,Mussolini,Tojo et leurs bourgeoisies respectives avec la bénédiction, sous une forme ou sous une autre, de toutes les bourgeoisies occidentales ont mis cartes sur table avec une rare franchise pour des bourgeoisies lorsqu’ils ont promu le LEBENSRAUM à l’Est, leur programme d’espace vital consistant à asservir les «slaves» ou à les exterminer et piller leurs richesses naturelles après avoir écrasé ou exterminé les révolutionnaires de tous les pays.
    Déjà Staline avait réalisé la nécessité d’une «zone tampon» entre lui et l’Europe et l’URSS en constatant le plan du LEBENSRAUM à l’Est d’où le traité Ribbentropp-Molotov et la partition de la Pologne qui s’avéra si utile dans la défense de Moscou lors de l’invasion nazie de 1941 après que les nazis eurent obtenus la collaboration ou le statut quo de toutes les bourgeoisies européennes avant la mise en œuvre du LEBENSRAUM à l’Est par l’opération Barbarossa.
    Ce à quoi le monde assiste n’est en fin de compte qu’une réédition 2.0 du LEBENSRAUM.
    D’une part sur la Russie, la Chine, l’Iran, les pays arabes, asiatiques et africains afin de perpétuer la dictature de la bourgeoisie occidentale et ses laquais sous la férule de la bourgeoisie yankee.
    D’autre part, le LEBENSRAUM intérieur par les bourgeoisies chinoises,russes,
    iraniennes et leurs alliés convaincues qu’il leur suffit d’exploiter leur propre prolétariat pour perpétuer leur dictature.
    Il suffit de remplacer «détruire les bolchéviques» des nazis-fascistes-militaristes-collaborationnistes des années ‘30 par détruire les «dictateurs autocratiques» des néo-nazis-fascistes-militaristes-collaborationnistes d’aujourd’hui pour réaliser combien il s’agit du même programme réactionnaire.
    Il suffit de remplacer «construire le ‘socialisme’ dans un seul pays» avec la complicité des prolétaires du monde comme le proclamait Staline pour réaliser combien il s’agit du même programme réactionnaire.
    Marx et Engels écrivaient dans la Manifeste du Parti communiste: «[C]elui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre» et si le prolétariat mondial n’apprend pas de son histoire désastreuse et des 60 millions de morts, des plus de 100 millions d’estropiés, handicapés, de blessés, de réfugiés de la Seconde guerre impérialiste mondiale, il risque pire encore avec la prochaine.
    Einstein écrivait: «[J]e ne sais pas comment se déroulera la 3ième guerre mondiale mais je sais que la 4ième se fera avec des pierres et des silex».
    Le prolétariat mondial doit rejeter fermement l’illusion d’un monde meilleur sous la dictature de la «démocratie» du crétinisme parlementaire bourgeois de «bonnet blanc et blanc bonnet» sous la férule yankee tout comme l’illusion de la «multipolarité des bourgeoisies mondiales» sous la férule chinoise.
    D’aucun diront avec justesse: comment sortir le prolétariat du mirage total dans lequel la bourgeoisie l’enferme en divisant pour régner par la promotion de toutes les illusions imaginables depuis le «nationalisme», la religion, la guerre des sexes, des générations, des genres, de la drogue, des civilisations, de la gauche, la droite, le centre et tutti quanti?
    Par où commencer?Que faire?
    En défendant la pureté du marxisme et en rappelant au prolétariat qu’hors du marxisme, l’idéologie révolutionnaire la plus aboutie qui se puisse concevoir au présent stade de l’évolution de l’humanité, le prolétariat ne trouvera jamais la voie de son émancipation et de sa révolution.Jamais il ne sortira du cercle vicieux et infernal des crises, des guerres impérialistes et de la destruction de l’humanité.
    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS.

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  • 29 mai 2024 à 11 h 23 min
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    Excellent exposé ci-haut …merci à l’auteur.

    CEPENDANT, une phrase m’interroge…

    Quand il est écrit que  » En défendant la pureté du marxisme et en rappelant au prolétariat qu’hors du marxisme, l’idéologie révolutionnaire la plus aboutie qui se puisse concevoir au présent stade de l’évolution de l’humanité, le prolétariat ne trouvera jamais la voie de son émancipation et de sa révolution. Jamais il ne sortira du cercle vicieux et infernal des crises, des guerres impérialistes et de la destruction de l’humanité. » »

    Dans les années 1970 j’ai entendu – j’ai même hurlé en manifestation maoiste – cette sentence DOGMATIQUE – « défendre la pureté du marxisme-léninisme et même de la Pensée-mao- Tsétoung » … j’avais 20 ans alors, un coeur immense pour la classe ouvrière et une foi naïve dans les 5 penseurs et prophètes que la gauche « orthodoxe » nous présentait comme les « fondateurs » de l’idéologie révolutionnaire.

    Je sais aujourd’hui quelle était l’erreur fondamentale de toute la gauche internationale de l’époque

    Le dogmatisme et le culte de la personnalité – en fait, la négation de la lutte de classe qui origine de l’activité de la classe ouvrière et prolétarienne – qui seront les artisans de leur propre émancipation de classe – la classe ouvrière sera le fossoyeur du mode de production capitaliste qui entraînera la disparition de la classe bourgeoise et de l’État bourgeois et de la société de classe.

    La classe ouvrière – prolétarienne ne doit pas défendre la « pureté » d’un dogme ou d’une confrérie – s’affuble-t-il du titre de MARXISTE ou de MARXISTE-LÉNINISTE…trotskyste…anarchiste…maoiste… La classe ouvrière – prolétarienne – à travers ses multiples organisations de classes doit s’en tenir à sa mission politique fondamentale = abolir le MPC et son État dictatorial.

    TOUT ce qui sert cette cause internationale est valable – tout ce qui dessert cette cause unique et ultime doit être rejeté.

    Le rôle des mentors de la cause révolutionnaire prolétarienne (prendre note que je n’ai pas écrit de la cause socialiste ou communiste) est de formaliser – théoriser – systématiser – les lois – les règles – les principes qui régulent cette lutte de classe prolétarienne internationale.

    Le marxisme comme toute autre école théorique – école de pensée – est au service de la classe ouvrière prolétarienne = de sa mission révolutionnaire historique INTERNATIONALE et non l’inverse…le marxisme ne doit pas être un dogme et le marxisme doit se baser sur la méthode matérialiste dialectique dont le premier principe est L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ EST L’HISTOIRE DE LA LUTTE DE CLASSE

    Merci Normand pour ton excellente intervention

    PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS

    robert bibeau

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  • 29 mai 2024 à 14 h 03 min
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    Je note que tu écris avoir défendu «la pureté du marxisme-LÉNINISME» et de la «PENSÉE MAO TSÉ TOUNG», avec égard pour l’opinion contraire, toute la différence est là.
    Ainsi, comme les 7 du Québec l’ont souvent exposé, le «léninisme» et la révolution bolchévique correspondent à une révolution bourgeoise visant à renverser le féodalisme et sa version russe tout comme la «pensée Mao Tsé Toung» correspond à une révolution bourgeoise visant à renverser le féodalisme chinois, la bourgeoisie compradore chinoise et les impérialistes étrangers, en somme, aucune révolution prolétarienne que des révolutions bourgeoises.
    Même pour les révolutions bourgeoises modernes, le seul outil scientifique qui vaille afin de comprendre le monde et le transformer fut le marxisme, prouvant sa supériorité idéologique sur toute autre idéologie.De ce point de vue scientifique, il incombe au marxiste de défendre et soutenir ces révolutions bourgeoises pour avoir fait évoluer ces sociétés archaïques à un stade plus évolué.
    Les analyses de Marx et d’Engels que je décris sous l’appellation de «marxisme» pour des raisons historiques sont à la révolution prolétarienne ce que la religion «d’un Dieu et d’un roi» fut à la révolution féodale et la philosophie dite des «lumières», «d’égalité, de liberté et de fraternité» dans un monde matériel foncièrement inégal, opprimé et fraternel entre exploiteurs, le darwinisme social et la relativité furent à la révolution bourgeoise, la compréhension scientifique et le guide idéologique de la révolution prolétarienne.
    Le matérialisme dialectique et historique est le plus puissant outil de réflexion que l’humanité ait mis au point afin de comprendre et transformer la société humaine en société sans classe.
    Ce n’est pas porter un «culte» à Marx et Engels que de leur reconnaître la paternité de l’élaboration de cette philosophie.Est-ce porté un «culte» à Newton que de lui reconnaître la paternité de la théorie de l’attraction terrestre?
    Est-ce porter un «culte» à Einstein que de lui reconnaître la paternité de la relativité?
    La bourgeoisie s’emploie à dissuader le prolétariat d’adopter l’analyse scientifique marxiste par tous les moyens imaginables.Surtout en lui opposant toutes les «idéologies» particulières possibles depuis la religion, le nazisme,le fascisme,le libéralisme,le nationalisme, l’universalisme,etc, ad nauseam ; tantôt en prétendant la faire «évoluer» en combattant le «culte de la personnalité», allant même jusqu’à prétendre l’adopter pour mieux la saboter comme le font les capitalistes chinois, russes et toute la «gauche caviar pluriel».
    Souvent ceux qui dénoncent le «culte» de la personnalité professent un «culte»,soit à d’autres personnalités telles le Christ,Mahomet,Bouddha et autres ou à sa négation: la diversité des «opinions» comme si la science n’était pas une et indivisible et que le vrai et le faux s’équivalait au royaume de la dictature de facto des capitalistes.
    Il suffit de constater l’unanimité bourgeoise à combattre le marxisme pour se convaincre de la nécessité pour le prolétariat de l’adopter, de l’appliquer et de transformer le monde à sa lumière.
    Défendre la «pureté du marxisme» ne consiste pas à répéter ses mantras mais à en saisir les postulats et la méthodologie et l’appliquer aux défis du prolétariat tout en affirmant haut et fort que c’est ce qu’on fait afin que le prolétariat connaisse la source de notre compréhension et des solutions qui lui sont offertes pour qu’il élève son esprit et prenne sa destinée en mains, outillé de l’instrument conceptuel le plus puissant qui soit: le MARXISME.
    Les 7 du Québec s’emploie avec abnégation et consciencieusement à appliquer les principes marxistes aux questions de la révolution prolétarienne mondiale en notre époque extrêmement périlleuse que vit l’humanité.
    Même Guterres, le secrétaire général de l’ONU des capitalistes, déclare que le monde capitaliste «est à une erreur de calcul, un malentendu, de sa destruction nucléaire», c’est tout dire.
    Avec la guerre en Ukraine, le génocide palestinien, la militarisation de Taïwan et le déploiement des arsenaux nucléaires, il ne fait plus aucun doute que la 3 ième Guerre mondiale thermonucléaire apocalyptique est aux portes du monde et que ce monde «se dirige les yeux grands ouverts» vers sa destruction finale à moins que le prolétariat ne renverse la dictature de la bourgeoisie.
    Comment y réussir?Comment faire entendre et adopter la voie du marxisme au prolétariat dans la cacophonie idéologique entretenue par la bourgeoisie depuis le nationalisme, les LGBTQ+2à la puissance 4, la «démocratie», la «multipolarité» et toutes ces fadaises, telle est la question?
    Les 7 du Québec y contribue mais est-ce suffisant?
    En réduisant le marxisme à n’être qu’une étape idéologique dans la compréhension du monde et sa transformation par le prolétariat, on le prive de l’ABC de l’analyse, du lexique scientifique et surtout du caractère universel et éternel des enseignements marxistes.
    Ainsi, lorsque Marx a défini la religion comme «l’opium du peuple», il a émit une vérité scientifique absolue qui ne changera jamais, il est vain de vouloir perdre son temps à revisiter ce sujet, ce qui incombe au prolétariat ayant assimilé cette vérité consiste à transformer les conditions matérielles qui génèrent ce besoin d’«opium du peuple» comme Marx l’enseigne.
    En ne reconnaissant pas au marxisme ce caractère de vérité scientifique, le prolétariat se condamne à constamment recommencer l’étude du passé et à être incapable de transformer le monde, embourbé dans le cercle vicieux de la répétition.
    Le marxisme n’est pas “qu’une école de pensée», une idéologie comme une autre, elle est la quintessence de la pensée scientifique qu’est le matérialisme scientifique et historique, à partir de laquelle le prolétariat doit élaborer sa mission historique sous peine d’échouer.
    L’étude scientifique de la pensée humaine depuis les balbutiements de l’homme descendant de son arbre à la découverte de son environnement, en passant de l’aube Ionienne, à la philosophie aristotélicienne, aux siècles des Lumières, dans un affrontement constant avec l’idéalisme platonicien, en passant par le thomisme, le kantisme,l’hégélialisme,le Nytchéisme et toutes les variantes de l’idéalisme, Marx et Engels ont synthétisé toute la philosophie et élaboré le matérialisme dialectique et historique comme expression aboutie de la pensée humaine que seule la nouvelle matérialité du socialisme, puis du communisme permettra de transcender.
    Le passage au «socialisme», puis au «communisme» ne sont pas des étapes facultatives mais historiquement indispensables comme l’ont été l’esclavagisme, féodalisme, puis le capitalisme.
    Marx et Engels n’ont pas «inventé» ces étapes de l’évolution de l’humanité mais ont d’abord observé scientifiquement l’évolution de l’humanité depuis l’avènement des classes sociales et en ont inféré, à partir des faits connus,tout aussi scientifiquement, l’avenir «inconnu» de l’humanité.
    Ne s’imposerait-il pas de débuter l’enseignement théorique du marxisme depuis ses fondements avec les Manuscrits de 1844, de l’Idéologie allemande, de la critique du droit chez Hegel et de toute sa bibliographie d’une richesse inestimable?
    Qui peut oser prétendre qu’en écrivant que «l’histoire de l’humanité n’a été que l’histoire de la lutte des classes»: maîtres et esclaves, seigneurs et serfs, bourgeois et prolétaires, Marx et Engels ont livré au monde la quintessence de la pensée scientifique, séparant les arbres de la forêt pour nous montrer l’unique voie du progrès: la révolution communiste?
    Les révolutionnaires prolétariens ne seront jamais assez pétri du marxisme afin de résoudre les innombrables problèmes de la révolution.
    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS INSTRUISEZ-VOUS.

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    • 30 mai 2024 à 10 h 42 min
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      EXCELLENTE CLARIFICATION

      Il va s’en dire que LES7DUQUEBEC défend et applique AU MIEUX DE SES CONNAISSANCES les postulats – les principes et la méthode scientifique de Marx, d’Engels et de plusieurs autres scientifiques matérialistes dialectiques, Bordiga, Luxemburg, etc. ETC.

      PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER INSTRUISEZ-VOUS

      merci de cet exposé.

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