L’«euthanazie»: l’Europe renoue avec le rituel du meurtre collectif planifié (I)

Par Khider Mesloub.

Cet article est disponible en anglais et en italien ici :
Article de Khider Mesloub ANGLAIS-ITALIEN-du 5 juin 2024

Dans une note adressée à ses amis les puissants et gouvernants, Christine Lagarde, alors directrice générale du FMI, avait écrit : «Les personnes âgées vivent trop longtemps et il y a un risque pour l’économie mondiale, il faut faire quelque chose, rapidement!». À observer le rythme accéléré auquel viennent d’être votées les lois relatives à «la fin de vie» par plusieurs gouvernements européens, le message semble avoir été bien entendu. Et la recommandation amplement exécutée. À Preuve : la majorité des États européens a adopté la politique d’exécution des personnes âgées vulnérables. En l’espace de trois ans, à la faveur de la pandémie de Covid-19 cyniquement instrumentalisée, plusieurs pays ont légalisé « le permis de tuer » les malades, dénommé par euphémisme « loi de fin de vie ». Autrement dit euthanasie, qui rime avec nazi (eutha-nazie).

Le dernier chef d’État européen à initier l’adoption d’une loi ouvrante, selon la terminologie euphémisante élyséenne, une « aide à mourir », est le président français, Emmanuel Macron. Mais en fait d’une loi pour une « aide à mourir », il s’agit plutôt d’une loi qui fait mourir. Qui nourrit la mort. Une loi assassine !

Quant à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), instance totalement inféodée aux lobbies atlantistes, conformément aux recommandations dictées par le capital occidental, elle avait, dans un arrêt du 4 octobre 2022, donné son feu vert à l’euthanasie (j’allais écrire État-nazi, tant les protagonistes de l’institutionnalisation de l’euthanasie œuvrent concomitamment à l’instauration d’un État nazi dans tous les pays européens otaniens, dont le prototype est incarné actuellement par Israël, État nazi qui pratique l’« euthanasie militaire » sur les populations civiles palestiniennes de Gaza, genocidées par Tsahal, « l’armée la plus morale du monde »).

Ordinairement l’Union européenne, instance essentiellement économique et financière, s’implique rarement dans les questions sociétales telles que l’euthanasie et l’avortement. Or, ces dernières années, de nombreux États (autrement dit le capital occidental) ne cessent de faire pression sur le Parlement européen pour le contraindre à adopter une législation légalisant l’euthanasie.

Pour rappel, euthanasie signifie faciliter la mort au moyen d’une injection ou administration d’une substance létale, par conséquent cela revient à provoquer la mort. Or, en l’espèce, le corps médical, totalement aligné sur l’idéologie belliqueuse et génocidaire de leurs gouvernants atlantistes, transgresse le Serment d’Hippocrate : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément ».

Si, depuis le début de l’ère moderne, le cabinet médical d’un médecin servait jusqu’à présent à soigner, à sauver la vie, dorénavant il servira à abréger la vie, à donner la mort, c’est-à-dire à tuer des patients. C’est un basculement anthropologique. Une entreprise étatique euthanasique génocidaire.

En cette période de crise économique et, surtout, de guerre généralisée, donc de réarmement nécessitant des centaines de milliards d’investissement, l’euthanasie devient un moyen de régulation des coûts des retraites et de la santé. Autrement dit, pour les gouvernants et puissants européens l’euthanasie (médicale, sociale et économique) constitue une variable d’ajustement radicale censée réduire les coûts d’entretien de personnes « improductives », « inutiles » à la société.

« On a l’impression que dans la start-up nation, les personnes non-productives n’ont plus le droit de cité », avait dénoncé Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron sur le futur projet de loi pour «une aide à mourir».

En ces temps troublés, le capitalisme occidental, renouant avec sa culture mortifère et ses démons génocidaires, s’apprête en effet à livrer à la mort, et sa jeunesse endoctrinée et ses seniors vulnérables. La première, par la guerre généralisée déjà engagée en Ukraine (bientôt étendue à la Russie, puis à la Chine, cible principale de l’OTAN). La seconde, par la politique d’euthanasie (politique d’État nazi) en voie de légalisation dans tous les pays européens.

Quant au reste de la population européenne, elle est déjà précipitée dans la paupérisation absolue du fait des mesures sociales criminelles instaurées par tous les gouvernements européens : sanctions économiques irrationnelles contre la Russie, orchestration des pénuries des matières énergétiques, de l’inflation spéculative. Les populations européennes, après avoir été gouvernées par la peur (terreur) au moment de la pandémie de Covid-19 politiquement instrumentalisée, elles sont désormais gouvernées par la mort. La mort est devenue leur unique horizon (oraison) funèbre. 

L’Europe et son addiction aux activités compulsives guerrières

Ainsi, l’Occident capitaliste, en particulier l’Europe impérialiste, renoue avec son culte du meurtre collectif, ses traditions génocidaires, ses mœurs macabres. Cela a commencé avec le Covid où l’Occident aura profité de l’opportunité virale épidémique instrumentalisée pour faire le vide démographique, c’est-à-dire purger ses habitants surnuméraires (sur 6 millions de décès liés au Covid, plus de 70% des morts ont été enregistrés en Occident décadent et sénile : 2,3 millions en Europe otanienne, 1,1 million aux États-Unis, sans compter les autres pays occidentaux, Australie, Canada, etc.). Cela continue avec la guerre en Ukraine, provoquée, attisée et alimentée par les pays atlantistes, première étape de la guerre généralisée planifiée par l’Occident belligène et génocidaire.

Somme toute, l’Europe parachève sa politique exterminatrice, outre par l’application de mesures antisociales meurtrières, matérialisées par l’inflation spéculative socialement assassine et les pénuries énergétiques machiavéliquement orchestrées, par l’adoption de la loi légalisant la mise à mort des personnes âgées vulnérables. Ce n’est pas étonnant. Ni détonant.

Au vrai, historiquement, depuis plusieurs siècles l’Europe vit constamment dans une atmosphère de guerre et d’extermination massive récurrente et écœurante. En effet, si l’Europe aura démontré sa prééminence et son excellence, c’est en matière de massacres intra-européens et extra-européens. Par ses fratricides guerres entreprises sur son sol chrétien (guerres de religion), comme par ses expéditions génocidaires coloniales, esclavagistes et impérialistes opérées dans les autres continents. Sans oublier ses deux Boucheries mondiales de 1914/1918 (20 millions de morts) et de 1939/1945 (60 millions de morts), perpétrées en plein siècle de la démocratie (bourgeoise), sur le continent européen prétendument « civilisé ».

Comme l’histoire des deux Boucheries mondiales nous le prouve : autant la bourgeoisie occidentale est incapable de contrôler les forces productives du fait de l’anarchie de son système économique capitaliste, autant elle est également incapable de maîtriser les forces destructrices qu’elle déchaîne lors de ses récurrentes guerres.

Dans les périodes troublées, la bourgeoisie occidentale dévoile sa véritable nature barbare, ses pulsions meurtrières, sa hideuse figure psychopathique. Parlant de la première puissance impérialiste contemporaine (qui est « venue au monde dégoulinant de sang et de saleté par tous ses pores, de la tête aux pieds »), l’écrivain Oscar Wilde avait écrit : « Les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. ». Au vrai, il aurait dû écrire « l’Occident ». En effet, qu’aura apporté l’Occident au monde, sinon une « civilisation » gadgétisée dépourvue de toute humanité et moralité, mais hérissée de guerres destructrices et génocidaires permanentes.

Décidément, l’Europe n’a jamais renoncé à son culte de la mort, à son addiction aux jeux de massacre, c’est-à-dire à ses activités compulsives génocidaires. Son Addiction aux crimes de masse n’est plus à démontrer. On peut dire que la Guerre est l’opium de la classe dirigeante européenne.

Les dirigeants européens passent leur temps à se shooter à la poudre explosive, à se défoncer à mort (mais en faisant éclater les corps de leurs respectifs peuples et des autres peuples).

L’Europe (et son avorton, les États-Unis, ce « Frankenstein étatique », devenu le monstre dominateur, incontrôlable et exterminateur du monde, sans oublier son dernier né, Israël) est dirigée depuis des siècles par des serial killers gouvernementaux. Des tueurs étatiques en série. Des chefs d’État psychopathes, qui n’hésitent pas à appuyer sans état d’âme sur le Bouton nucléaire (Hiroshima et Nagasaki), à ériger des camps d’extermination (Hitler), à décimer le jour de la fête des Libérations nationales du joug nazi des milliers d’habitants d’un pays colonisé, car ils se sont joints aux festivités des Libérations pour réclamer également l’indépendance de leur nation : l’Algérie (Sétif, Guelma et Kherrata, 8 mai 1945). Cette France massacreuse réitérera son entreprise génocidaire au cours des années 1954-1962 en exterminant 1,5 millions de martyrs algériens.

Pour rappel, un tueur en série (serial killer) est un criminel auteur d’homicides qu’il réitère dans le temps. L’Europe, en l’espace de deux siècles, a commis les plus grands crimes de l’humanité, dans son espace géographique continental et dans tous les autres continents (guerres napoléoniennes, guerres de l’opium en Chine, guerres coloniales, guerres exterminatrices mondiales -1914-1918 et 1939-1945, guerres génocidaires, guerres de pétrole, guerres géostratégiques, guerres économiques, etc.). À titre informatif, un récent livre de David Michael Smith, Holocaustes sans fin : mort de masse dans l’histoire de l’Empire des États-Unis (New York : Monthly Review Press, 2023), a estimé que l’empire américain, cet avorton de l’Europe, est, à lui seul, responsable, ou partage la responsabilité, de près de 300 millions de morts.

L’Europe et son addiction aux « jeux de massacre »

Sur le chapitre de la planification industrielle de la mort, c’est-à-dire l’euthanasie, un autre argentier, conseiller des puissants, Jacques Attali, avait déjà préconisé cette solution finale médicalisée dans un livre publié en 1981 par Michel Salomon : « dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société. » (…) « En effet, du point de vue de la société, il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle ne se détériore progressivement ». (…) « L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figures. Dans une société capitaliste, des machines à tuer, des prothèses qui permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera trop insupportable, ou économiquement trop coûteuse, verront le jour et seront de pratique courante. ».

Quand on sait que tous les gouvernants occidentaux inhalent la funèbre « philosophie attalienne » saupoudrée de sionisme suprémaciste et génocidaire, on comprend mieux pourquoi leur gouvernance exhale (exalte) la mort.

Comme le notait un auteur, « l’euthanasie n’est qu’une mesure d’économie pour éviter d’avoir à construire de nouveaux hospices ».

Dans la majorité des pays, notamment l’Europe, depuis toujours l’euthanasie est considérée comme un crime de meurtre passible de réclusion. Or, comme on l’a souligné plus haut, depuis peu, à la faveur de la pandémie politiquement instrumentalisée, de la crise économique et de la guerre généralisée en cours, les États européens s’appliquent à dépénaliser l’euthanasie. Et pour cause.

« C’est l’ultime ruse du libéralisme pour faire des économies sur l’État-providence », comme l’a souligné Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’État, dans une interview accordée au journal Le Figaro. « Avec ce texte de loi (du gouvernement Macron), je redoute qu’il y ait plus de décès par défaut de sollicitude et d’accompagnement que de décès authentiquement souhaités », a-t-il prévenu. « La mort administrée va engendrer des économies non négligeables », a-t-il ajouté.

En tout cas, selon ce haut fonctionnaire, avec la légalisation de l’euthanasie, le risque est que « la mort administrée s’applique en priorité aux plus pauvres et aux plus démunis. En Oregon, l’expérience a montré qu’avec le temps, les personnes à faibles revenus étaient surreprésentées parmi les candidats au suicide assisté et que les problèmes financiers occupaient une place croissante dans leur motivation ».

« Nous risquons très vite de nous résigner à un monde où tous les « fatigués de la vie », les uns volontaires, les autres incités, pourront accéder à la mort, sans plus prendre en compte une maladie grave et incurable ou un pronostic vital », a-t-il averti.

Surtout, quand on découvre que ce projet de loi remet aussi en cause des acquis importants. En effet, la procédure collégiale des lois Leonetti et Claeys-Leonetti fait place à une « décision individuelle du premier médecin prise après deux avis ».

Jean-Marc Sauvé s’inquiète également du détournement de la loi de « fin de vie » par son extension à toutes les pathologies chroniques. « Aujourd’hui, le texte se veut centré sur les affections graves et incurables. Mais à l’étranger, on voit bien que les polypathologies, qui sont les maladies de la vieillesse, rendent éligible à la mort administrée ».

Une chose est certaine, comme le rappelle à juste titre Jean-Marc Sauvé, « les soins palliatifs s’affaissent partout où la mort administrée s’étend ». Selon cet ancien vice-président du Conseil d’État, « la mort administrée représente une rupture anthropologique et un choix de société dont les plus faibles seront les premières victimes ».

 

Khider MESLOUB

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

7 réflexions sur “L’«euthanazie»: l’Europe renoue avec le rituel du meurtre collectif planifié (I)

  • 5 juin 2024 à 2 h 33 min
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    En lien avec ce texte, je vous propose de lire un article que j’ai écrit le 13 février 2020 et qui a été publié dans l’organe central du PCTP/MRPP. o Luta Popular online

    Pour une victoire contre l’euthanasie !

    Les députés se préparent à discuter et à voter une loi sur l’euthanasie, proposée à nouveau par le PS, BE, PAN et les Verts, rejoints par la députée non-inscrite Joacine Katar Moreira et l’Initiative libérale, l’un des partis d’extrême-droite actuellement représenté par un député au sein de ce forum parlementaire.
    Les communistes se sont toujours opposés à cette loi. Non pas sur la base de critères moralisateurs et philosophiques décadents et de droite, comme de nombreux députés PS qui ont obtenu la liberté de vote ou le PSD, et encore moins sur la base de critères religieux et réactionnaires comme le CDS et Chega ou la Conférence épiscopale portugaise.
    Le 29 mai 2018, notre regretté camarade Arnaldo Matos, dans un de ses tweets vigoureux, a déclaré qu’il était radicalement contre l’euthanasie parce que :

    • Premièrement, parce que le Parlement va discuter et voter sur une question que les députés et les partis n’ont jamais soumise à l’électorat lors des élections précédentes.
    • Ensuite, parce que la dépénalisation de l’aide à la mort et du suicide assisté – ce à quoi reviennent les quatre projets de légalisation de l’euthanasie – est la légalisation d’un crime barbare contre la vie humaine.

    Avec la clarté qui l’a toujours caractérisé, notre camarade Arnaldo Matos a dénoncé sans retenue le fait que la discussion et l’approbation finale des projets de loi en cette lointaine année 2018 – qui sont maintenant reproduits – visent à donner à l’État, par l’intermédiaire du Service national de santé (SNS), le pouvoir de disposer comme il l’entend de la vie des citoyens qui cherchent un traitement et un soutien auprès du Service.

    Ce que l’État devrait faire, selon le camarade Arnaldo Matos, c’est investir dans le Service national de santé et financer son fonctionnement de manière de plus en plus adéquate pour la poursuite de la vie, ainsi qu’investir dans la sécurité sociale et la financer, afin d’offrir aux personnes âgées et aux malades de meilleures conditions de santé et de longévité.

    Les communistes du PCTP/MRPP estiment, comme leur fondateur, que la dépénalisation de l’aide à la mort et au suicide ne vise qu’à réduire la part du budget de l’État destinée aux ouvriers pour la faire passer dans le porte-monnaie des capitalistes, augmentant ainsi la plus-value pour ces derniers et le taux d’exploitation de la classe ouvrière.

    Tout comme en 2018, lorsque les quatre projets de loi à l’étude ont été rejetés à la majorité simple, ils seront à nouveau rejetés en 2020. Si ce n’est pas par le parlement, alors par le mouvement de masse qui se lève déjà à travers le pays. Comme en 2018, l’État n’obtiendra pas le droit de tuer impunément les personnes âgées, malades et incurables.

    En mai 2018, et après la défaite subie par les partisans de ces projets, notre camarade Arnaldo Matos a averti que le PS et d’autres partis réactionnaires reviendraient certainement avec les mêmes projets, car le rejet à l’époque n’était pas basé sur les principes d’une discussion idéologique correcte.
    Mettant l’accent sur la lutte des classes, le camarade Arnaldo Matos a déclaré à l’époque que :

    • Comme tous les modes de production précédents, la finalité du mode de production capitaliste est de produire et de reproduire des hommes (et des femmes, bien sûr).
    • Tant qu’il y aura une armée de travailleurs de réserve, comme c’est la nature du mode de production capitaliste, la bourgeoisie cherchera, directement ou indirectement, à s’approprier la partie du salaire destinée à soigner les travailleurs âgés, malades et incurables,
    • Parce que le système ne prévoit toujours pas de tuer ceux qui n’ont pas de travail. La dépénalisation de l’euthanasie est la procédure légale par laquelle la classe capitaliste s’approprie la partie du salaire destinée à la reproduction et à l’entretien des travailleurs, même dans leur vieillesse et leur maladie.
    • En conclusion, les partis réactionnaires comme le BE et le PAN, qui défendent mieux les droits des chiens malades que ceux des travailleurs âgés ou incurables, reviendront avec les projets rejetés hier, pour ouvrir la voie à l’adoption de mesures qui ne servent que les intérêts des capitalistes.

    La classe ouvrière portugaise doit répondre immédiatement à l’échec des projets en cours, qui, s’ils étaient approuvés, donneraient au capitalisme le droit de faire tuer les personnes âgées, malades et incurables, en exigeant les mesures politiques inverses, à savoir le réinvestissement et le financement du système national de santé, afin de garantir aux travailleurs la vie la plus longue possible et la dignité la plus complète dans le traitement et le contrôle de la douleur en cas de maladie mortelle et de décès.
    Si aujourd’hui, sans dépénalisation de l’euthanasie, des personnes âgées, des enfants et des malades incurables sont laissés à l’agonie comme des animaux dans les couloirs des hôpitaux, imaginez combien il serait bon pour la classe dirigeante de disposer d’un système qui lui permette de dissimuler ces pratiques…
    Les dépenses de sécurité sociale, de vieillesse, de santé et de dignité personnelle dans la vie et la mort du travailleur et de sa famille font partie du salaire du travailleur, qu’elles soient payées en tant que salaire ou en tant que plus-value prélevée sur le budget de l’État.
    Dans un tweet publié le 30 mai, et en réponse à une critique qui lui a été adressée par Miguel Graça, le camarade Arnaldo Matos, en plus de réaffirmer son non-alignement avec ce qui a été – et est encore – défendu par les révisionnistes et les social-fascistes du PCP, a rendu encore plus claire la position des vrais communistes sur l’euthanasie et le suicide assisté :

    • Dans le mode de production capitaliste dans lequel nous vivons, le salaire du travailleur doit couvrir tous les coûts de production et de reproduction de sa force de travail, y compris les coûts de santé, de vieillesse, de maladie, de traitement et de mort non douloureuse et digne.
    • Si l’euthanasie est dépénalisée, le travailleur sera dépouillé de la partie de son salaire – ou de sa plus-value budgétaire – qui sert à maintenir sa force de production, sa santé, sa vieillesse, sa longévité et une mort digne. On lui volera sa vie !

    En conclusion, dans les quatre propositions discutées et rejetées par le Parlement à l’époque – et qui sont aujourd’hui rééditées – le droit proclamé à une mort digne accompagnée d’un suicide assisté sera toujours entre les mains de la classe dominante, par l’intermédiaire des services de santé et des médecins et infirmières qui y exercent ce pouvoir… et il est plus que certain que… la volonté du travailleur ne sera jamais prise en compte, car il s’agira toujours de consommer plus et de coûter plus. Le PCP a une position petite-bourgeoise, anti-marxiste et anti-communiste. Ma position cherche à aller au fond des relations sociales et économiques en jeu dans notre société.

    Avec l’humour révolutionnaire qui le caractérise, le camarade Arnaldo Matos a terminé par le slogan :

    L’euthanasie – maintenant ! – uniquement pour le Parlement actuel et les parlementaires actuels…

    13FEV2020
    LJ

    Répondre
    • 5 juin 2024 à 10 h 28 min
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      Nous secondons cette excellente proposition camarade LJ

      « L’euthanasie – maintenant ! – uniquement pour le Parlement actuel et les parlementaires actuels… » au Portugal, en France et au Canada notamment…

      Bon texte merci.

      Robert Bibeau

      Répondre
  • 5 juin 2024 à 4 h 15 min
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    Monsieur MESLOUB
    Votre article énonce beaucoup de vérités mais aussi des exagérations et des
    et des inexactitudes, de parti pris .
    Ceci ne m empêche pas de continuer a vous lire
    Question pourquoi ne vivez vous pas dans votre Pays d origine maintenant libéré de cette France que vous n aimez pas . n est ce plus le paradis????
    Pour ma part, mon coeur , est encore malgré les années passées attaché douloureusement a la terre qui m a vu naitre et que j ai quitté malgré moi
    A chacun ses vérités

    Répondre
  • 5 juin 2024 à 10 h 46 min
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    RECU de GUY par courriel

    « Intéressant.
    Ainsi Lagarde recommande la solution finale pour les croulants !
    Cependant, pour elle, il est sous-entendu que toute règle a ses exceptions, c.a.d qu’elle ne
    s’applique pas à Christine Lagarde et autres bobos comme elle de la classe dirigeante ! »…

    robert bibeau

    Répondre
  • 6 juin 2024 à 1 h 02 min
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    Le Mystère de la « Chute », le Sexe à outrance et la « Mort », mais pas que de l’Âme…
    Les relations sexuelles n’ayant plus été réglementées par LA RELIGION, la licence masculine, dès lors, entraîna un accroissement anarchique de la population mondiale. Ainsi, en cette fin de Cycle, l’explosion démographique planétaire inédite du XXème siècle a vu la population mondiale multipliée par 2,4, et passée de 2.5 milliards d’habitants en 1950, à 6 milliards en 1999 ; elle est de plus de 8 milliards en 2023.
    Robert McNamara, ancien secrétaire d’État à la Défense des États-Unis d’Amérique (celui qui ordonna le bombardement massif du Vietnam) et ancien président de la Banque Mondiale (qui imposa aux pays dits « en voie de développement » l’utilisation de moyens contraceptifs comme condition sine qua non pour obtenir des aides financières), membre également du « Council on Foreign Relations » (CFR), de la Commission « Trilatérale », du « groupe Bilderberg » et du « Lucis Trust », puissante association reconnue par l’ONU, et dont dépendent les mouvements pseudo spiritualistes du « New Age », déclarera : « On doit prendre des mesures draconiennes de réduction démographique contre la volonté des populations… Pour réduire la population terrestre il faut augmenter le nombre de décès et diminuer le nombre de naissances… Cela aura lieu, soit par le biais de mesures humaines soit par un coup d’arrêt malthusien ». Ainsi se développera, s’intensifiera et se banalisera l’usage des contraceptifs, des avortements, de la stérilisation et peut-être, bientôt, de l’euthanasie. Et pourquoi ne pas également, et dans le même temps, comme tous les grands « bouchers » de l’histoire, déclencher des guerres ici où là, des conflits mondiaux… nucléaires ; augmenter la souffrance des gens et les pousser au désespoir et au suicide ; provoquer des famines, des épidémies et même des pandémies fictives qui justifieraient un empoisonnement médical « scientifiquement correct » ; ou bien encore encourager la sodomie et finir par défendre la pédophilie ?
    Aussi, pour ce genre d’individu, la société c’est le malheur, c’est la misère, le néant, la mort ; ils la veulent ainsi.
    Nous, nous la voulons autrement. Nous voulons la vie et tout l’épanouissement de l’être.
    Le Mystère de la Chute a une importance capitale, c’est le nœud de notre condition qui prend ses replis et ses retours dans cet abîme.
    La « Chute » : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/psychologieetloidessexes.html

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