L’expansion de l’Otan vers l’Est (Marc Rousset)

Les mensonges indignes de l’Amérique à Gorbatchev, Eltsine et Poutine !

« Il ne fait aucun doute que se prépare un encerclement total de la Russie et, par suite, la perte de sa souveraineté… Alors qu’il est clair que la Russie actuelle ne représente aucune menace pour elle, l’OTAN développe son appareil militaire méthodiquement vers l’est de l’Europe et procède à un encerclement continental de la Russie sur son flanc sud »
Alexandre Soljenitsyne, cri d’alarme publié à la une du quotidien Moskoveskie Novoski

« Un pays, les États-Unis, sort de ses frontières nationales dans tous les domaines. C’est très dangereux : plus personne ne se sent en sécurité, parce que personne ne peut plus trouver refuge derrière le droit international… »
Vladimir Poutine – Forum sur la sécurité à Munich – 10 février 2007

« Je ne suis pas satisfait de ce qui s’est passé depuis la chute du Rideau de fer (…). En 1990, l’ensemble des grands pays avaient imaginé un système de sécurité mondiale fondé sur la coopération. Russes, Américains, Européens, nous étions tous d’accord pour désarmer et réduire les budgets de défense. Dans ce cadre, l’OTAN ne devait plus s‘étendre à l’Est après la réunification de l’Allemagne. Au lieu de quoi, entre 1999 et 2004, dix pays d’Europe centrale ont rejoint l’Alliance Atlantique, qui veut aujourd’hui prendre le contrôle de la sécurité mondiale. Inacceptable ! »
Mikhaïl Gorbatchev, dernier Président de l’URSS, conférence à Paris, le 25 octobre 2007

« L’OTAN s’élargit et rapproche son infrastructure de nos frontières alors que nous avons liquidé nos bases à Cuba et au Vietnam »
Vladimir Poutine, 8 février 2008, discours télévisé à la nation
« Nous estimons qu’un élargissement interminable du bloc militaro-politique de l’OTAN dans les conditions actuelles, lorsqu’il n’y a plus de conflit entre deux systèmes ennemis, est non seulement inutile, mais nuisible et contreproductif »
Vladimir Poutine, Conférence de Presse du 8 mars 2008 avec la chancelière Angela Merkel

« Nous sommes prêts à tout afin d’empêcher l’Ukraine et la Géorgie d’adhérer à l’OTAN. »
Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères – 2008

Une Amérique indigne, guerrière et agressive, qui ment comme elle respire !

L’ex Premier ministre Yevgeny Primakov remarquait que, lors des négociations de 1990-1991 entre les dirigeants occidentaux et Mikhaïl Gorbatchev, Edouard Shevarnadze ainsi que Dimitri Yazov, l’assurance avait été donnée à la Russie qu’aucun pays du Pacte de Varsovie ne rejoindrait l’OTAN. À l’époque, les Occidentaux ont tout promis pour voir l’URSS se retirer de la République Démocratique Allemande (DDR). Mikhaïl Gorbatchev rêvait, de son côté, d’enterrer la guerre froide ; il avait prononcé devant Margaret Thatcher un « credo » inhabituel : « L’Europe est notre maison commune, Maison, et non théâtre d’opérations militaires ». Les États-Unis allaient se montrer bien ingrats, dès 1991, à l’égard de l’initiateur de la perestroïka et de ses successeurs ; en dépit de leurs assurances formelles, ils allaient mettre en œuvre la politique de « refoulement » de la puissance russe et lancer l’élargissement de l’OTAN en Europe de l’Est.
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À ce jour, la poursuite de cette stratégie de « dépècement » de la Russie demeure le facteur principal et permanent de la dégradation des relations entre la Russie, l’Europe et les États-Unis. Depuis 1992, remarquait déjà le journaliste Paul-Marie de la Gorce, « pour Washington, la Russie est toujours restée l’unique puissance au monde qui puisse détruire les États-Unis ». Vu de Moscou, les anciens petits frères baltes, ukrainiens et géorgiens apparaissent comme des « traîtres » à la solde d’une Amérique dont le seul but est d’affaiblir la Russie, de l’encercler, de la découper en trois, ce qui a été écrit noir sur blanc d’une façon très brutale par Zbigniew Brzezinski dans le Grand Échiquier (1997). Les Russes n’admettent pas que Washington fasse à leurs frontières ce que les États-Unis n’ont jamais accepté aux leurs.

Les Occidentaux ont abusé sans mesure aucune de la faiblesse de la Russie après la chute du communisme et ont perdu une belle occasion de démontrer aux Russes une volonté de paix. Ils voient aujourd’hui la paille dans l’œil de leur vis-à-vis russe, mais n’ont pas vu la poutre dans le leur. L’impasse de la stratégie américaine est celle d’une politique de confrontation défiant la Russie et niant ses intérêts jusque dans son « étranger proche ». Le coup d’État de Maïdan par la CIA et la préparation des forces armées de l’Ukraine à la guerre par l’OTAN, de 2014 à 2022, ce qu’a confirmé publiquement Madame Merkel, pour justifier le non-respect des accords de Minsk par les Occidentaux, en est la tragique preuve ultime et écœurante, avec des centaines de milliers de morts à la clé en Ukraine, la cerise sur le gâteau de la perfidie états-unienne sans fin depuis la chute du Mur de Berlin !

Selon le président Poutine, les pères et grands-pères de la Russie n’ont pas libéré l’Europe du fascisme pour que l’organisation militaire de l’OTAN chausse ses bottes de sept lieues et vienne menacer sa sécurité nationale. Il remarque également que l’OTAN a la fâcheuse intention de vouloir « remplacer l’ONU ». Le Kremlin constate la quasi-unanimité est-européenne à vouloir se placer sous la garantie de l’OTAN et n’a eu de cesse de répéter que l’élargissement de l’OTAN aux pays de l’ancien Pacte de Varsovie a créé les conditions d’un « retour à la guerre froide ». Aux dirigeants de l’OTAN qui répétaient, la bouche en cœur, tout en préparant la guerre en Ukraine, qu’ils n’avaient pas d’intentions belliqueuses, les Russes aiment citer le chancelier Bismarck : « L’important n’est pas l’intention, mais le potentiel ».
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Les Russes ont vécu l’effondrement économique et la crise de l’armée dans les années 1990, comme une humiliation, période de faiblesse dont l’Occident a profité pour élargir l’OTAN et intervenir au Kosovo. De son côté, l’ancien Président Medvedev a pu déclarer : « L’atlantisme comme seul principe historique est révolu ». La Russie se veut indépendante, souveraine et intransigeante ; poussée à bout par les États-Unis, elle a dû intervenir fin février 2022 en Ukraine et elle pourrait bien devenir la déesse Némésis de la vengeance. Le syndrome de la forteresse assiégée nourrit la tentation du gourdin dans l’ex-empire et un antiaméricanisme de plus en plus exacerbé.

Le piège qui était tendu à l’URSS agonisante : Non-dissolution de l’OTAN et expansion de l’OTAN à l’Est

Il faut donc remonter aux raisons premières, aux sources de la guerre en Ukraine, avant de condamner une intervention militaire russe « extérieure » dans un pays qui a été le vôtre pendant douze siècles, depuis la fondation de la Rus de Kiev. Un piège a été tendu à l’URSS agonisante, en lui laissant espérer que si elle dissolvait le pacte de Varsovie, l’OTAN serait dissoute. À tout le moins qu’elle n’avancerait pas d’un « pouce » (« not one inch eastward »), selon l’expression employée par James Baker, secrétaire d’État du Président George H.W. Bush, quand il a proposé un « deal » à Gorbatchev.
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Or non seulement l’OTAN n’a pas été dissoute quand le Pacte de Varsovie l’a été, mais elle s’est étendue, comme on sait, jusqu’aux frontières de l’ex-URSS, avec en prime la guerre avec la Géorgie, suite à une agression militaire de ce pays en Ossétie du Sud (août 2018). Il importe donc d’établir la chaîne des responsabilités avant de condamner la Russie.

L’expansion continuelle et sans fin de l’OTAN à l’Est

Dès 2008, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, avait fait savoir, avec des menaces à peine voilées, que l’entrée dans l’OTAN de l’Ukraine et de la Géorgie conduirait à un « bouleversement géopolitique colossal ». Le professeur à l’université de Strasbourg, Jean-Christophe Romer, avait pu alors déjà reconnaître à l’époque : « Les Russes ont avalé des couleuvres dans les années 1990, notamment l’extension à l’Est de l’OTAN ».
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La politique américaine vis-à-vis de la Russie est celle du « containment », une constante des stratégies anglo-saxonnes, depuis la politique d’endiguement de la Russie par l’Empire britannique du Bosphore à l’Indus. Le but recherché a toujours été l’affaiblissement de la Russie.

L’Amérique a même franchi la ligne rouge tracée par Boris Eltsine soucieux de garder sa sphère d’influence. Cette ligne était pourtant moins restrictive que celle initialement tracée par Mikhaïl Gorbatchev se référant à tous les pays du Pacte de Varsovie, car elle coïncidait seulement avec les frontières de l’ex-Union soviétique : toute implantation militaire occidentale au-delà de cette deuxième ligne rouge serait considérée comme un « casus belli », avertissait-on déjà à Moscou dans les années 1990. Aujourd’hui les pays Baltes sont dans l’OTAN. Il ne manque plus que la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Moldavie et l’Ukraine, l’Alsace-Lorraine des Russes !

Quant aux pays de l’Est, ils veulent pérenniser la présence américaine en Europe, et maintenir la Russie dehors. C’est avec cette seule idée qu’ils sont entrés dans l’UE. Selon leur approche, la politique, c’est l’OTAN, et l’économique, c’est l’UE. Les États-Unis, de leur côté, souhaitent diviser pour mieux régner. Selon les bons conseils de Samuel Huntington, ils ont déjà tenté d’opposer le monde slave orthodoxe aux pays de l’Europe occidentale ; l’écrasement de la Serbie fut une application pratique.
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L’élargissement de l’OTAN, fondé le 4 avril 1949, s’est donc nettement accéléré à partir de la chute du mur de Berlin et, dans son sillage, du bloc de l’Est. Les territoires de l’Allemagne de l’Est sont intégrés dès octobre 1990. Viendront ensuite, en 1999, la République tchèque, la Hongrie, et la Pologne, tous anciens États satellites de l’ex-URSS. Puis en 2004, Bulgarie, Estonie, Lituanie, Lettonie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie. En 2009, l’Albanie et la Croatie. En 2017, le Monténégro et en 2020 la Macédoine du Nord. Les 7 pays satellites européens que comptait le Pacte de Varsovie sont tous aujourd’hui membres de l’OTAN ! On n’attend plus que la Finlande et la Suède, suite à la guerre en Ukraine, pour rassembler toute l’Europe sous la bannière étoilée !

Les États-Unis roulent depuis longtemps vers la confrontation finale, avec à l’arrière des passagers soit fanatisés, soit endormis, soit décérébrés.

Marc Rousset – Auteur de « Notre Faux Ami l’Amérique/Pour une Alliance avec la Russie
Préface de Piotr Tolstoï – 369p – Editions Librinova – 2024


 

L’expansion de l’OTAN vers l’Est (partie II)

LES MENSONGES INDIGNES DE L’AMÉRIQUE A GORBATCHEV, ELTSINE ET POUTINE !

 

L’expansion de l’OTAN vers l’est, selon le témoignage historique de William Burns, Directeur de la CIA de Joe Biden, ancien assistant de James Baker qui a négocié la réunification de l’Allemagne avec Gorbatchev

 

Témoignage de William Burns, lors d’un colloque en novembre 2022, alors qu’il était, en 1989, un assistant de haut niveau de James Baker, négociant la réunification de l’Allemagne.

William Burns : « Avec le soutien du président Bush, Baker a vendu le concept au chancelier allemand Helmut Kohl et au ministre des affaires étrangères Hans Dietrich Genscher, début février 1989, d’accepter des négociations « 2+4 » pour accélérer une réunification allemande rapide et son adhésion complète à l’OTAN, tout en rassurant les Soviétiques sur le fait que l’OTAN n’irait pas plus loin à l’Est, et que l’Alliance évoluerait pour refléter la fin de la guerre froide ainsi qu’un partenariat potentiel avec l’Union soviétique. »

« Baker a soutenu que les intérêts soviétiques seraient plus garantis par une Allemagne réunifiée enserrée dans l’OTAN, plutôt qu’une Allemagne indépendante de l’Alliance, mais disposant peut-être de ses propres armements nucléaires. Il a également assuré qu’il n’y aurait pas d’extension d’un pouce de la juridiction de l’OTAN ou de ses forces « plus à l’Est » de la frontière d’une Allemagne réunifiée. »

Burns a aussi témoigné de l’hostilité de la Russie d’Eltsine, dès 1995, à l’expansion de l’OTAN, avant même que Poutine ne soit au pouvoir. William Burns a reconnu : « L’hostilité précoce de la Russie à l’expansion de l’OTAN », les faits suivants étant soulignés : Le 27 septembre 1994, le Président Clinton reçoit Eltsine à la Maison Blanche et lui indique que « L’expansion de l’OTAN n’est pas antirusse ; elle n’est pas destinée à exclure la Russie, et il n’y a pas de calendrier imminent. » Mais les Russes apprirent à l’automne 1994 que le nouveau secrétaire d’État adjoint pour l’Europe, Richard Holbrooke, accélérait les discussions sur l’expansion de l’OTAN. Eltsine se plaignit à Clinton le 29 novembre. Il exprima brutalement sa déception le 5 décembre 1994, lors du sommet de Budapest de la CSCE. Devant un Clinton interloqué, il critiqua fortement l’attitude de l’OTAN, l’accusant de vouloir de nouveau scinder le continent.

Burns a aussi témoigné que Clinton a poursuivi l’expansion de l’OTAN, alors que l’ambassade américaine à Moscou lui conseillait d’abandonner cette mauvaise idée.

William Burns : « Rien de moins que l’homme d’État George Kennan, architecte du “Containment”, a qualifié la décision d’expansion “d’erreur la plus fatidique de la politique américaine de toute l’ère de l’après-guerre froide”. Là où nous avons fait une erreur stratégique – et où Kennan était prémonitoire – c’est que plus tard nous nous sommes laissés conduire par l’inertie à pousser l’adhésion à l’OTAN de l’Ukraine et de la Géorgie, malgré l’attachement historiquement profond de la Russie à ces deux États et aux protestations encore plus fortes qu’elle a élevées. Cela a conduit à des dommages indélébiles, et a nourri l’appétit de futurs dirigeants russes pour en faire de même. »

Réactions accusatrices en 1997 et 1998 de George Kennan, père de la doctrine du « Containment », à la scandaleuse politique américaine d’expansion à l’Est de l’OTAN

Le reniement de la promesse solennelle non tenue par le secrétaire d’État américain, James Baker, à Gorbatchev, que l’OTAN ne chercherait pas à s’étendre aux anciens États du Pacte de Varsovie, a fait réagir violemment le père américain de la doctrine du « Containment ». Il s’est senti obligé de sortir de sa réserve, à 93 ans, pour souligner la faute grave, déshonorante et impardonnable de l’Amérique, en écrivant dans le New York Times du 5 février 1997 : « L’extension de l’OTAN ne manquera pas d’enflammer les tendances nationalistes, antioccidentales et militaristes au sein de l’opinion russe ; elle contrariera le développement de la démocratie en Russie ; elle restaurera l’atmosphère de la guerre froide dans les relations Est-Ouest et elle poussera la politique étrangère russe dans des directions qu’à coup sûr nous n’apprécions pas. »[1]

En 1998, le journaliste Thomas Friedman du New York times recueille la réaction de George Kennan à l’autorisation par le Sénat américain de l’extension de l’OTAN vers l’Est. Il répond : « Je pense que c’est le début d’une nouvelle guerre froide. Je pense que les Russes vont graduellement réagir de manière hostile et que cela va affecter leurs politiques. Je pense que c’est une erreur tragique. (…) Cette expansion ferait se retourner les Pères fondateurs dans leurs tombes. (…) Notre différend pendant la guerre froide nous opposait au régime communiste soviétique. Et maintenant nous tournons le dos au peuple même qui a fait la plus grande révolution de l’histoire sans effusion de sang pour mettre fin à ce régime soviétique. »[2]

 Pierre Lellouche : « L’OTAN ne sait pas quoi faire de l’Ukraine »

L’ancien président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN estime que le sommet de l’OTAN du 12 juillet 2023, présenté par les médias, comme un triomphe de l’Amérique, n’a en fait rien réglé. La grand-messe de Vilnius a mal caché les fissures profondes apparues entre les alliés et surtout les incertitudes considérables qui pèsent tout autant sur la poursuite de cette guerre que sur le devenir de l’Alliance atlantique.

L’Amérique se réjouit de saigner l’armée russe sans perdre un seul de ses soldats, d’inonder l’Europe et l’Ukraine avec ses armements, de vendre son gaz liquéfié à l’Europe 4 fois plus cher qu’aux États-Unis, de remplacer partiellement le gaz russe bien meilleur marché pour les Européens, de la présence à Vilnius des dirigeants de l’Asie Pacifique : Japon, Corée, Australie et Nouvelle-Zélande. OTAN-AUKUS, même combat pour les beaux yeux de l’Amérique !

En mars 2008 à Bucarest, convaincus qu’un élargissement de l’Alliance serait un casus belli pour le Kremlin, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy s’opposèrent à George W.Bush qui souhaitait lancer immédiatement le processus d’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN. Le compromis trouvé fut le pire possible : le communiqué final confirmait bien la « vocation » de ces pays à rejoindre l’Alliance, mais dans un avenir non déterminé et sans garanties de sécurité dans l’intervalle. On connaît la suite : l’armée russe entra en Géorgie dès le mois d’août suivant, puis s’empara de la Crimée et d’une partie du Donbass six ans plus tard.

Quinze ans après Bucarest, après 18 mois de guerre en Ukraine et des centaines de milliers de morts, retour à la case départ à Vilnius. La porte de l’OTAN reste toujours close à l’Ukraine car il est hors de question d’entrer en guerre contre la Russie, en mettant en œuvre la garantie de sécurité collective prévue à l’article 5 de la Charte de l’Atlantique Nord. Le communiqué final de Vilnius laisse planer le mystère et l’incertitude : « Nous serons en mesure de formuler une invitation à l’Ukraine lorsque les conditions seront réunies. »

Marc Rousset

(Auteur de Notre Faux Ami l’Amérique/Pour une Alliance avec la Russie /Préface de Piotr Tolstoï- 369p – Éditions Librinova -2024)

[1] Eric Branca – L’ami américain -p.438 – Editions Tempus- 2023

[2] Thomas L. Friedman -« Foreign Affairs; Now a Word From X » – The New York Times – 2 mai 1998.

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

Une réflexion sur “L’expansion de l’Otan vers l’Est (Marc Rousset)

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