Quand l’hystérie climatique fait trembler le marché de l’immobilier et déloge les familles

Ce n’est pas une nouveauté : l’escrologie climatique s’étend peu à peu à l’ensemble des activités humaines. Après les éoliennes, les véhicules électriques, le vélo, les tickets de caisse, les bacs à compost pour les copropriétés, l’hydrogène « vert » et autres niaiseries, les propriétaires (soit  59 % des Français de plus de 18 ans selon le baromètre Odoxa) sont devenus la cible des pouvoirs publics. Et comme à chaque fois que l’on tente d’imposer des mesures coercitives, on passe par Bruxelles, qui ne cesse d’élargir ses domaines de compétences, quitte à passer en force, comme on l’a vu dans la crise du COVID, lorsque l’Union européenne s’est octroyé le monopole de la politique de la santé.

Les choix de société qui devraient faire l’objet d’un débat démocratique sont décidés par des technocrates aux dents longues, non élus et souvent en osmose avec des intérêts privés.

https://www.journaldelagence.com/1398482-dou-vient-le-dpe-histoire-dun-diagnostic-qui-bouleverse-limmobilier

En 2002, l’Union européenne émet une directive dite DPEB (Directive sur la Performance Énergétiques des Bâtiments) visant à réduire de 20 % leur consommation énergétique. Elle demande aux États membres de mettre en place une méthode de calcul pour l’évaluation de la performance énergétique des bâtiments ainsi qu’un « indicateur de CO2 ». La directive entre en vigueur en 2006.

En 2010, la « loi Grenelle » rend le DPE (diagnostic de performance énergétique) obligatoire pour les annonces immobilières ; c’est la fameuse « classe énergétique » qui envahit peu à peu tous les produits de consommation courante.

En 2018, la loi ELAN confère au DPE une portée juridique avec l’introduction de la notion de « logement énergétiquement décent ».

En 2021, la loi « Climat et résilience » programme l’interdiction à la location des fameuses « passoires thermiques » (qualificatif donné aux habitations classées F et G) : interdiction de louer des logements classés G à compter du 1er janvier 2025 et des logements classés F à compter du 1er janvier 2028. La loi prévoit aussi un gel des loyers pour les logements F et G dès le 1er janvier 2023.

En mars 2024, Bruxelles décide de mettre en place un « DPE européen » : ben voyons, c’est l’Europe des petits pas, celle qui va nous garantir la prospérité  et la paix !

La question qui vient tout de suite à l’esprit est l’utilité d’une telle réglementation porteuse de flicage et portant atteinte au droit de propriété. Lors de la crise pétrolière de 1973 (le prix du baril de pétrole avait soudainement doublé), le marché de l’isolation thermique des habitations s’est développé de lui-même, pour le grand bonheur de grandes sociétés comme Saint-Gobain.  Il n’a suffi que de quelques communications gouvernementales à la télé pour booster le phénomène avec, il est vrai, quelques incitations fiscales d’accompagnement. On était dans une logique d’économie d’énergie bien légitime, compte tenu du contexte géopolitique de l’époque. Encore aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire que les ressources naturelles, dont beaucoup de terriens sont encore privés, ne doivent pas être gaspillées.

Mais désormais, il ne suffit plus de « faire des économies d’énergie », il faut « sauver la planète », « décarboner », « répondre aux enjeux climatiques » (ceux définis par les experts autoproclamés du GIEC), ou encore « lutter contre la précarité énergétique » avec des punitions pour ceux qui n’accepteraient pas les nouvelles injonctions gouvernementales. Des éléments de langage dignes d’une nouvelle religion !

Mais que se cache-t-il derrière ces incantations ? En quoi l’isolation thermique aurait-elle un impact sur le climat, sinon en réduisant la consommation d’énergie pour se chauffer en hiver et en limitant les pertes de chaleur vers l’extérieur ? Alors que par ailleurs, en imposant la voiture électrique, on dépensera en définitive plus d’énergie qu’avec une voiture thermique pour la mouvoir, compte tenu du surpoids des batteries… Autant d’énergie supplémentaire qu’il faudra fabriquer et de chaleur dissipée dans l’environnement. Mais nos élites ne sont pas à une contradiction près ! Comme l’explique le polytechnicien Christian Gerondeau, l’impact des activités humaines en France sur la température de la planète est parfaitement négligeable et bâtir des politiques publiques sur la croyance du contraire ne peut que mener au suicide.

L’explosion du prix du gaz et de l’électricité devrait inciter naturellement les acteurs économiques à mieux isoler leurs équipements pour réduire leur facture énergétique. Mais les Français doivent être trop bêtes pour le comprendre et le temps presse ! Aussi l’État auto-transformé en  chef de guerre pour le climat, s’est mis en tête de redoubler d’autoritarisme.

Quant aux parlementaires qui votent ces lois « climatiques » les yeux fermés,  ils se sont fait avoir en beauté, en se laissant séduire par de beaux discours. Par leur imprudence, les propriétaires devront cracher au bassinet, qu’il leur reste ou non encore un peu de pouvoir d’achat ! Et pour faire passer la pilule, on met en place un système d’aides conditionnées bien entendu à l’obéissance. De véritables usines à gaz qui donneront du travail à de nouveaux fonctionnaires payés par le contribuable ! C’est tout juste si on ne fait pas croire aux gens qu’on leur fait des cadeaux alors que l’État est en train de les plumer !

Ainsi les copropriétés vont devoir faire établir, par des professionnels, des audits énergétiques puis des plans pluriannuels de travaux (pour être bien sûr qu’elles aient compris le message). Et le tout sera financé par les charges de copropriété supposées infiniment extensibles, au détriment probable de l’entretien courant et des travaux de conservation ou d’amélioration des bâtiments.

Ce grand chambardement n’a pas tardé à avoir des répercussions sur le marché immobilier qui entre en phase de turbulence depuis plusieurs  années : impact négatif sur la valorisation immobilière  et sur le marché locatif déjà fragilisé par un déséquilibre entre les très méchants bailleurs et les très gentils locataires.

L’UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière) estime que 8 millions de logements seront exclus du marché locatif si les mesures gouvernementales sont appliquées, dont 90.000 dès 2023. Si l’opposition parlementaire reste bien silencieuse, les protestations des professionnels de l’immobilier sont encore bien timides et surtout très limitées sur le fond.

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En effet, les marchés du diagnostic sont particulièrement juteux ainsi que les marchés dérivés : marchés de maîtrise d’œuvre, de travaux, commissions des syndics, guichets de subventions… Des activités dont l’intérêt final interroge et dont le bénéfice attendu est très incertain. Ainsi dans d’ancien, la nature de la construction (moellons, pierres de taille) prive les propriétaires de pouvoir isoler par l’extérieur. Reste l’isolation par l’intérieur, au prix d’une réduction non négligeable de la surface habitable. Quid des solutions techniques préconisées  dans la précipitation et dont l’impact sur le long terme est peu ou mal connu ? Ainsi l’usage généralisé de panneaux de polystyrène bon marché mais peu perspirant ?

Par ailleurs, une étude menée par Hello Watt, révèle que 71 % des diagnostics énergétiques seraient inexacts et le journal Le Point parle même de « Far Ouest » pour ces sociétés de diagnostics qui foisonnent. Il faut dire que les enjeux financiers deviennent tellement importants que les tentations de frauder se multiplient. Et pour cause lorsque l’on voit son patrimoine se déprécier du jour au lendemain, du fait d’un déclassement énergétique inattendu !

https://www.lepoint.fr/immobilier/erreurs-fraudes-le-far-west-des-diagnostics-energetiques-21-03-2023-2512913_31.php#11

Parmi les résistants à cette soviétisation de l’immobilier, il faut citer l’UNPI qui a eu le courage de mettre en ligne une pétition mettant le gouvernement face à ses responsabilités : « On ne peut faire peser le poids de la rénovation énergétique sur les seuls propriétaires immobiliers déjà surtaxés par la hausse historique des impôts locaux ». Mais jamais de remise en cause de l’hystérie climatique.

https://mesinfos.fr/ile-de-france/unpi-une-petition-lancee-a-destination-du-gouvernement-119439.html

https://www.alday-immobilier.com/actualites/le-nouveau-dpe-dans-le-viseur-de-lunpi/

L’UNPI  réclame des mesures d’urgence telles que :

  • le réexamen du calendrier d’entrée en vigueur du nouveau DPE ;
  • la suppression de l’opposabilité de DPE, autorisant le juge à recalculer les loyers à la baisse ;
  • la suppression de la performance énergétique en tant que critère d’appréciation de la décence du bien ;
  • “un pacte de stabilité” sur la taxe foncière avec les bailleurs qui s’engageraient à des travaux d’amélioration énergétique ;
  • la franchise en TVA dans le cadre de Loc’Avantages ;
  • l’augmentation de l’abattement forfaitaire bénéficiant aux propriétaires de locations non meublées s’engageant à procéder aux travaux de rénovation.

Plus offensif est le discours de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) dont le président, Pascal Boulanger, s’est posé en protecteur d’une filière « en guerre contre les pouvoirs publics ».

https://www.lemoniteur.fr/article/crise-du-logement-la-guerre-est-declaree-entre-promoteurs-et-pouvoirs-publics.2322075

Florian Philippot est l’un des rares politiciens à tirer la sonnette d’alarme et s’étonne du fait que la crise immobilière, qui ne peut aller qu’en s’aggravant, ne fasse pas l’objet d’un authentique débat public. Il dénonce un totalitarisme en lien avec le lobby mondialiste et Bruxelles. Et selon lui, l’abrogation de ces lois scélérates ne pourra se faire qu’au prix d’une sortie de l’Union européenne.

Il prévient : la prochaine étape sera la mise en place du loyer fictif, puis l’interdiction d’habiter son propre logement s’il n’est pas aux normes… Il ne restera plus aux délogés (de force ?) que les tentes Quechua, certainement plus confortables !

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https://youtu.be/2i5iWOc7gnA

La prophétie de Klaus Schwab, fondateur du Forum économique de Davos, se précise : « Vous ne posséderez plus rien et vous serez heureux » !

Hector Poupon.  Sur  https://ripostelaique.com/quand-lhysterie-climatique-fait-trembler-le-marche-de-limmobilier.html 

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

Une réflexion sur “Quand l’hystérie climatique fait trembler le marché de l’immobilier et déloge les familles

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