Retour historique sur le véritable visage du Front Populaire de 1936

Par Khider Mesloub.

Depuis quelques jours, à la suite de la dissolution calculée de l’Assemblée nationale par Macron, dans le camp de la gauche réformiste engagée dans une virulente et hâtive campagne électorale pour « empêcher la victoire de l’extrême droite » (sic), «barrer la route au fascisme» (sic), selon les slogans consacrés, il n’est question que de « front uni », « d’union nationale », et surtout de «front populaire». Et pour cause. La bourgeoisie française actuelle veut réitérer la même victorieuse stratégie politique appliquée par sa devancière dans les années 1930.

L’occasion pour nous de revenir sur ce mythe du Front Populaire encensée depuis presque un siècle par les successifs gouvernements, les médias et l’institution scolaire.

Afin de dissiper toute ambiguïté, il est important de souligner le point suivant. Ce rappel historique du rôle contre-révolutionnaire du Front Populaire ne vise ni à encenser le Rassemblement national, ni à absoudre la macronie. Les dangers et crimes de ces deux organisations politiques mafieuses, racistes et sionistes sont connus de tout le monde.

 

Le Front Populaire concède des « miettes » pour fabriquer sereinement canons et mitraillettes

Le Front Populaire surgit à la faveur d’un vaste mouvement de grève. Au printemps 1936, une vague de grèves massives et spontanées frappe la France.

Pour la bourgeoisie française, déterminée à poursuivre sans obstacle la militarisation du travail et le réarmement du pays pour parachever ses plans de guerre, ces grèves inopportunes et contrariantes, paralysant l’économie et les préparatifs guerriers, doivent être définitivement circonscrites.

Et c’est au Front Populaire que la classe dominante confiera cette mission d’endiguement des mouvements sociaux et de ligotage de la classe ouvrière. La « séquestration professionnelle » (encadrement syndical pour enchaîner les ouvriers à l’usine et obvier à toute action de grève) et la soumission idéologique (sur fond de l’antifascisme) du prolétariat s’amorce le 5 juin 1936 avec la formation d’un gouvernement de Front Populaire, c’est-à-dire l’union des partis de gauche dirigée par Léon Blum.

Pour autant, l’agitation sociale ne s’estompe pas. L’inquiétude est telle que le président Lebrun conjure Blum de lancer un appel aux ouvriers par radio : « Dites-leur que le Parlement va se réunir, que, dès qu’il sera réuni, vous allez lui demander le vote rapide et sans délai des lois (sociales)… ils vous croiront …et alors, peut-être le mouvement s’arrêtera-t-il ? ». Des lois sociales ?

Justement, pour accréditer sa légitimité et assoir son autorité, le Front Populaire va concéder quelques « miettes » en matière sociale et salariale. Ces « miettes », qualifiées de « grande victoire ouvrière » par la gauche du capital, seront scellées par les Accords Matignon.

Cependant, ces Accords seront rapidement « descellés », brisés par la classe dominante.

Les augmentations salariales seront rognées par l’inflation les mois suivants (augmentation de 54% des prix des produits alimentaires entre 1936 et 1938).

Les 40 heures seront dénoncées et abandonnées par Blum lui-même pour soutenir les préparatifs de guerre. Et les dérogations à la loi des 40 se multiplieront dès 1937. Pire, le patronat rétablit le salaire aux pièces et la semaine de six jours de travail.

Les deux semaines de congés payés (80 heures) seront pulvérisées par la suppression de plusieurs jours fériés et la récupération de certains autres jours fériés, notamment les fêtes de Noël et du Premier de l’An, et d’autres jours fériés. Soit plus de 80 heures de travail supplémentaire extorqués, correspondant exactement aux 2 semaines de congés payés.

Au vrai, l’unique bénéficiaire des Accords de Matignon n’est autre que le capital national, dorénavant sereinement investi dans le développement de l’économie de guerre et les préparatifs guerriers dans un climat social apaisé et avec une classe ouvrière ligotée par ses organisations politiques et syndicales inféodées à la bourgeoisie.

Les mesures sociales éphémères, tactiquement concédées, auront permis de rallier et de convertir plus aisément les prolétaires aux nouvelles méthodes infernales de production visant l’armement rapide du pays, grâce notamment à la nationalisation des industries de guerre.

Léon Blum le reconnaîtra lui-même lors du procès de Riom en 1942 : « J’ai déposé un grand projet fiscal… qui vise à tendre toutes les forces de la nation vers le réarmement et qui fait de cet effort de réarmement intensif la condition même, l’élément même d’un démarrage industriel et économique définitif. Il sort résolument de l’économie libérale, il se place sur le plan d’une économie de guerre ».  Toute ressemblance avec la situation française contemporaine serait purement fortuite et ne pourrait, bien évidemment, être que le fruit d’une pure coïncidence !

Ainsi, si victoire il y eut, c’est celle du capital français qui aura ligoté le prolétariat par le Front Populaire pour résoudre à sa manière habituelle (naturelle) Sa crise économique : la guerre impérialiste. Au cours de ces années noires (1936-1945), les ouvriers français auront participé et aux préparatifs de guerre par leur féroce surexploitation, et au carnage inter-impérialiste au sein de la Résistance par leur sacrifice.

 

Le Front Populaire n’inaugure pas l’ère de la paix mais celle de la préparation à la guerre

Pour rappel, en 1937, le gouvernement du Front Populaire, présidé par Léon Blum, autorise Sa police à tirer sur des manifestants rassemblés à Clichy contre un rassemblement d’extrême droite, faisant cinq morts.

La même année, le 26 janvier 1937, L’Etoile Nord-Africaine est dissoute en application du « décret Régnier » qui réprimait les manifestations contre la souveraineté française en Algérie. Le décret avait pour dessein de criminaliser tous ceux qui « en quelque lieu et par quelque moyen que ce soit, ont convoqué soit des indigènes algériens, soit des résidents en Algérie, à des désordres ou manifestations contre la souveraineté française, à la résistance active ou passive contre l’application des lois, décrets, règlements ou ordres de l’autorité publique ». Cela rappelle étrangement l’actuelle criminalisation de toute personne ou organisation qui soutient le peuple palestinien.

Aussi, contrairement à une idée répandue par l’historiographie française dominante, le Front Populaire de 1936 n’incarne pas la victoire des travailleurs mais celle du capital. Il n’inaugure pas l’ère de la paix mais celle de la préparation à la guerre généralisée totale. Il n’accorde pas les pleins pouvoirs aux travailleurs mais à la bourgeoisie va-t-en-guerre. Il ne consolide pas les institutions de défense professionnelle, mais celles de l’État policier répressif. Il ne signe pas la victoire contre le fascisme, mais sa soumission au capitalisme militariste, c’est-à-dire le frère siamois du fascisme. Encore une fois, toute ressemblance avec la situation française contemporaine serait purement fortuite et ne pourrait, bien évidemment, être que le fruit d’une pure coïncidence !

Sans conteste, le Front Populaire, allègrement fêté depuis 88 ans par toutes les institutions officielles françaises et organisations politiques, incarne la victoire de la bourgeoisie sur le prolétariat, l’intégration de la classe ouvrière à l’économie de « guerre antifasciste », l’adhésion totale de l’ensemble de la population à l’idéologie nationaliste belliciste.

Au cours de cette période marquée à la fois par la crise économique et la montée des tensions inter-impérialistes, c’est sous la gouvernance du Front Populaire que le réarmement de la France est massivement lancé, notamment par la nationalisation des industries de guerre.

Au reste, lors de cette période caractérisée par l’orchestration d’un antifascisme virulent promu par la gauche du capital sous le slogan (déjà) « le péril fasciste est aux portes du pays », la plus grande « performance économique » du Front Populaire s’est singularisée surtout par le développement exponentiel du secteur improductif des industries d’armement.

Le Front Populaire s’est distingué également par l’expansion de l’ordre et de la discipline dans les entreprises et la société pour conduire toute la population laborieuse à concentrer toute son énergie pour la défense nationale, à consentir tous les sacrifices pour l’effort de guerre.

Encore une fois, toute ressemblance avec la situation française contemporaine serait purement fortuite et ne pourrait, bien évidemment, être que le fruit d’une pure coïncidence !

Ainsi, la principale mission du Front Populaire, hissé au pouvoir par le capital, était d’embrigader les travailleurs pour les préparatifs de guerre. Comment ? Par l’orchestration de l’antifascisme. Le fascisme étant désigné comme « l’ennemi principal », l’antifascisme devient alors le cheval de bataille de la gauche. En effet, l’antifascisme, très en vogue dans les années 1930 (réactivé actuellement), sera abondamment instrumentalisé pour regrouper toutes les forces bourgeoises « démocrates » derrière l’emblème du Front Populaire, mais également pour arrimer le prolétariat au char de l’Etat capitaliste en voie de militarisation.

 

Le régime fasciste de Vichy est né du vote massif des parlementaires issus du Front Populaire

Au nom de l’antifascisme et de « l’union sacrée », les partis de gauche se chargeront du désarmement militant et combatif des ouvriers par leur enrôlement idéologique pour « la défense de la patrie en danger », opéré dans un climat d’hystérie chauvine. Le « peuple laborieux » est exhorté à participer à l’unité. Cependant, ce n’est certainement pas l’unité de la classe ouvrière mais bien celle de l’encadrement de la bourgeoisie sur la classe ouvrière. À l’exemple de l’actuelle « union des gauches gouvernementales » missionnées pour encadrer et ligoter le prolétariat de France.

Au cours de cette période dominée par le Front Populaire, c’est sous couvert de la défense des libertés démocratiques menacées par le fascisme que les prolétaires sont invités à consentir des sacrifices pour préserver les intérêts économiques du pays, à sacrifier leur vie dans la guerre en préparation.

En tout cas, l’antifascisme a toujours eu pour visée de lier les travailleurs à la défense de l’État bourgeois. Avec les campagnes chauvinistes menées par la gauche sous l’étendard de l’antifascisme, le prolétariat est sollicité pour défendre une fraction de la bourgeoisie contre une autre, à soutenir la démocrate contre la fasciste, un État contre un autre. Aujourd’hui, l’État impérialiste français contre l’État impérialiste russe.

Présenté comme le promoteur de la « société des loisirs » et le bâtisseur du « bien-être » des travailleurs, le Front Populaire inaugurera en fait une véritable politique fondée sur l’abondance… du versement de la sueur, des larmes et du sang, qui culmineront au cours des années 1940-1945.

En effet, de la sueur, la classe ouvrière en exsudera de tout son corps surexploité pour faire tourner les usines, notamment d’armements. La classe ouvrière française sera épouvantablement pressurée sous le Front Populaire.

Au vrai, en fait de « pain, de paix, et de liberté » promis aux travailleurs français par les dirigeants du Front Populaire, les travailleurs auront droit aux armes (fabriquées à profusion), à la guerre (en préparation) et au despotisme, initié dès 1938 et parachevé par les nazis sous l’Occupation.

Pour rappel, c’est la Chambre des députés élue en mai 1936, donc issue du Front Populaire, qui votera à une écrasante majorité, le 10 juillet 1940, les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Une majorité de parlementaires de la SFIO (l’ancêtre du PS) a voté en faveur des pleins pouvoirs, c’est-à-dire pour la mise en place d’un régime d’extrême droite. Autrement dit, ce sont les mêmes dirigeants de gauche qui sommaient, tout au long des années 1930, le « peuple » laborieux de de lutter et de se sacrifier pour « empêcher la victoire de l’extrême droite », « barrer la route au fascisme », qui instaurent un régime fasciste en France.

Le régime de Vichy est ainsi né légalement du vote massif des parlementaires de gauche. Ces parlementaires socialistes et radicaux ont porté au pouvoir des dirigeants non seulement disposés à collaborer avec le régime nazi victorieux, mais à supprimer les libertés publiques, à faire la chasse aux opposants, réviser les naturalisations obtenues depuis 1927 et déporter les juifs vers les camps de la mort.

Ainsi les dirigeants du Front Populaire se vautreront dans la collaboration génocidaire avec les nazis.

C’est cette sinistre et macabre « page de l’histoire » du Front Populaire, symbole de l’embrigadement idéologique du prolétariat, de la caporalisation des travailleurs et du conditionnement nationaliste de l’ensemble du peuple pour le mener vers la guerre, que la classe dominante française conduite par Macron, soutenue par la gauche, tente de rouvrir, de réitérer.

Khider MESLOUB

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

16 réflexions sur “Retour historique sur le véritable visage du Front Populaire de 1936

  • Ping : Retour historique sur le véritable visage du Front Populaire de 1936 | Raimanet

  • 22 juin 2024 à 7 h 20 min
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    Et que doit on faire, cher Khider ?
    Se vautrer dans l’abstention en attendant l’arrivée d’un humanisme dont l’humanité aurait pris conscience, tout d’un coup, comme par enchantement et au top départ ?
    Où fomenter une vraie révolution qui erradiquerait l’idéologie qui régit notre planète entière alors que nous sommes incapables de synchroniser la moindre lutte contre les attaques, pourtant évidentes, d’un patronat toujours plus avide de profits et ce, sur le dos des travailleurs ?
    Je suis bien conscient que mes questions sont sans réponses, mais à quelques jours d’une nouvelle échéance où une vraie menace d’un retour d’une peste brune dont on avait juré se débarrasser définitivement, on aimerait bien croire qu’une petite flamme existe au bout d’un certain chemin…

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    • 22 juin 2024 à 12 h 21 min
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      Cher PUJO

      Oui, tu as raison, nous devons alerter les ouvriers – les travailleurs – les prolétaires – de honnir les mascarades électorales bourgeoises que le Capital propose et concentrer nos efforts prolétariens à mener des grèves radicales, à refuser les guerres réactionnaires – fascistes en Ukraine, en Palestine, en Afrique, etc. MAIS à soutenir la GUERRE DE CLASSE prolétaire contre capitaliste et bourgeois.

      Tu te trompes PUJO nous ne vivons pas une période historique qui préparerait LES CONDITIONS DU RETOUR DE LA PESTE BRUNE FASCISTE… Nous sommes déjà au centre de la peste brune – fasciste – anti-prolétarienne – anti-ouvrière…

      La bataille en cours présentement entre les phalanges de droite (Rassemblement national) et les phalanges de gauche (Nouveau Front Populaire) du national-socialisme (nazi) porte sur le choix de la direction bourgeoise qui coordonnera l’effort vers la 3e guerre mondiale – bactériologique et nucléaire.

      Les travailleurs prolétaires n’ont rien à attendre des polichinelles politiques bourgeois de gauche ou de droite.
      Prolétaires du monde entier UNISSEZ-VOUS AUSSI LOIN QUE POSSIBLE DES FRONTS ET RASSEMBLEMENT BOURGEOIS
      Les urnes électorales sont des pièges pour la classe ouvrière.
      Bravo khider pour ton article

      Robert Bibeau

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      • 24 juin 2024 à 2 h 43 min
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        En attendant que fait le peuple et surtout son représentant le simple citoyen qui n’a que son bulletin de vote à la main si tout le monde est pourri ?

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        • 26 juin 2024 à 10 h 50 min
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          ON NE DOIT surtout pas attendre GODOT ni aucun sauveur céleste ou infernal.

          il me semble que l’on doit affuter notre compréhension prolétarienne du monde – diffuser cette analyse-compréhension prolétarienne du monde – à ceux qui nous entoure.

          Refuser de n’avoir que son BULLETIN DE VOTE – COLLABORATION – AVEC NOS BOURREAUX – qui se fichent bien de notre sort …

          Courage camarades … mobilisons chacun un ami(e) et on l’invite à s’inscrire au web magazine LES7DUQUEBEC.NET pour affûter sa compréhension prolétarienne.

          Sortir du marigot bourgeois c’est déjà un pas dans la bonne direction.

          Robert Bibeau

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  • 22 juin 2024 à 12 h 25 min
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    Je retiens cette phrase de ce texte excellent

    « Au vrai, l’unique bénéficiaire des Accords de Matignon n’est autre que le capital national, dorénavant sereinement investi dans le développement de l’économie de guerre et les préparatifs guerriers dans un climat social apaisé et avec une classe ouvrière ligotée par ses organisations politiques et syndicales inféodées à la bourgeoisie. » CELA ÉTAIT VRAI EN 1936 ET NOUS AVONS VÉCU LE RESTE 1939-1945
    CELA est vrai en 2024 et nous devons batailler pour ne pas voir la 3em guerre mondiale bactériologique, supersonique et nucléaire…

    robert bibeau

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  • Ping : Le « Front Populaire  de 1936, et le « Front Populaire  de la NUPES de 2024, provoqué par les élections législatives, à la faveur du coup d’ État politique de MACRON: peut-on comparer ??? À votre avis ??? RoRo-8

  • Ping : Le « Front Populaire  de 1936, et le « Front Populaire  de la NUPES de 2024, provoqué par les élections législatives, à la faveur du coup d’ État politique de MACRON: peut-on comparer ??? À votre avis ??? RoRo-8

  • 23 juin 2024 à 7 h 36 min
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    Maus que fait un tel article dans un s blog du pcrf????
    Aucun commentaire à apporter
    Nos parents les ouvriers qui ont bénéficié pour la première fois de congés payés apprécieraient à leur juste valeur les outrances d’un intellectuel bourgeois
    Le grand soir ou rien d’autre, Vous pouvez crever en attendant !
    Pas très glorieux

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    • 23 juin 2024 à 8 h 24 min
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      Les7duquebec.net n’est pas un blogue du PCRF ni du PCF ou de la Ligue Communiste ou d’une quelconque organisation de gauche ou de droite française.

      Madame Merico Nicole vous avez raison de souligner les quelques miettes (congés annuels, etc.) que le Grand capital a dû céder, non pas aux officines syndicales ou politiques gauchistes, mais aux OUVRIERS – Prolétaires français en colère et prêt à l’insurrection. Concessions arrachées à la classe capitaliste dont les chefs politiques du premier FRONT POPULAIRE petit bourgeois se sont emparés pour apaiser la grogne populaire. Concessions en grande partie récupérées par le patronat dans les années suivantes.

      AUJOURD’HUI, en 2024, le Grand capital rebelote et tente d’acheter la paix sociale avec une re-re-refonte des retraites et 200 euros de smics supplémentaires alors que la question posée et à résoudre pour l’ENSEMPLE DU PROLÉTARIAT INTERNATIONAL EST : Le Nouveau Front Populaire propose des «miettes» pour fabriquer sereinement canons et mitraillettes.

      C’est la question de la 3e guerre impérialiste mondiale – bactériologique et climatique et supersonique et nucléaire – qui confronte notre classe et l’ensemble de l’humanité.

      Faire la guerre populaire à la guerre impérialiste voilà le mot d’ordre (je ne dis pas gauchiste) prolétarien.

      Robert Bibeau

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  • 23 juin 2024 à 15 h 40 min
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    Pitoyable que ce simulacre d’analyse historique ou politique du front populaire de 1936, aux relents narcissiques et mégalo d’un gratte-papier aussi médiocre que son mentor sur un blog affilié a l’extrême droite que personne de sérieux en France ne lit ni ne daigne attacher la moindre importance !

    le-front-populaire-a-t-il-voté-les-pleins-pouvoirs-à-pétain ?

    https://www.lhistoire.fr/le-front-populaire-a-t-il-vot%C3%A9-les-pleins-pouvoirs-%C3%A0-p%C3%A9tain

    Pourquoi les cancres se lancent tout le temps aveuglèment et ne prennent jamais le temps d’apprendre avant de dire ou écrire des idioties et finir par y croire comme a chaque fois ? Parcequ’ils portent bien leur nom !

    et comme le résume si bien la foire aux cancres a propos de leur capacités intellectuelles : les pieds sont les organes de la circulation !

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    • 26 juin 2024 à 11 h 15 min
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      a jean-charles

      je ne ferai qu,un seul commentaire à vos propos désobligeant…

      Non nous ne sommes pas affilié à la gauche ni à la droite telle que stigmatisée en France et dans divers pays.

      oui nous rediffusons des textes de plateformes web qualifiées de gauche ou de droite.

      nos lecteurs ont l’intelligence de faire le tri du bon grain et de livrai dans ces textes orientés dans l’intérêt d’une faction ou d’une autre du capital.

      Merci pour votre commentaire

      Robert Bibeau

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  • Ping : Accepter le jeu électoraliste…pour ou contre l’extrême droite ? Combattre le «fascisme»? Ou choisir le terrain de la lutte de classe et la défense des intérêts prolétariens? – les 7 du quebec

  • 26 juin 2024 à 11 h 48 min
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    RECU DANS NOTRE COURRIEL

    Retour historique sur le véritable visage du Front Populaire de 1936

    Ce texte, si nous l’avions découvert à temps, se serait trouvé dans notre interruption occasionnelle de pause du 21 juin.

    Il est impossible de douter de son bien-fondé.
    Il suffit même de lire certains écrivains bourgeois, y compris de droite, pour ne pouvoir douter que Khider Mesloub ait raison.

    Que nos lecteurs aillent picorer dans le début du premier des trois volumes du C’était de Gaulle d’Alain Peyrefitte par exemple…

    La malédiction de l’Europe vient assurément du fait qu’il ne s’est pas trouvé, au début du XXe siècle, un seul homme de gauche pour oser comprendre ce que faisait Lénine et pour lui donner un coup de main. Voyez, par autre exemple, le Lénine de Gérard Walter, bourgeois et certes pas homme de gauche…
    Et cela étant dit, le regime change français de 1968 n’a pas non plus été la première « révolution colorée ». Avant, il y avait eu l’Iran de 1953, et avant l’Iran, la Belgique de 1950. Sans parler des autres parties du monde, l’Amérique du Sud en tête.

    Pas un seul homme de gauche ? Non, même pas Jaurès, mais c’est la nuit même de sa mort que le Front Popu a voté les crédits massifs au Complexe Militaro-Industriel français de l’époque. À croire qu’il n’attendait que cela.

    Et c’est peu de temps après l’interruption de la Grande Boucherie que le pseudo-vainqueur de Verdun a commencé à s’approcher du nazisme très délibérément (voir L’Affaire Pétain de Guillemin, récemment reparu chez les Mutins de Pangée). Soit dit en passant le vrai vainqueur de Verdun (ou au moins l’un des) fut le général Mangin, à la tête de tirailleurs sénégalais enrôlés pas toujours volontaires, la preuve en étant que le chancelier Hitler, entré en vainqueur et même sans coup férir dans le Paris qu’on lui avait ouvert, a voulu que leur statue fût au préalable dynamitée, parce qu’elle se trouvait sur son chemin vers l’Arc de Triomphe.

    Pour comprendre ce que fut entre les deux guerres « la gauche » européenne, Rosa Luxembourg exceptée, on peut lire aussi un des chapitres du Turbot, de Günter Grass, qui a pourtant été SS à 17 ans, mais qui s’est documenté ensuite.
    Et on pourrait continuer.

    Donc, Khider Mesloub a raison. Sauf peut-être quand il dit :
    « Aujourd’hui, l’État impérialiste français contre l’État impérialiste russe. »
    Parce que l’État impérialiste français n’est rien d’autre qu’un chien de manchon de l’Empire véritable, aboyant au sein d’une meute assez fournie, et surtout parce que, s’il est possible que la Russie ait aujourd’hui la forme d’une espèce d’empire, ceux qui l’ont retirée, exsangue, de l’abîme, pour lui redonner vie, ont quand même tous été élevés dans les écoles de Lénine et de Staline. Certes, leurs pires ennemis aussi. Mais qui sommes-nous pour juger la façon dont ils jouent les cartes qui leur ont été distribuées ?

    Que savons-nous de leurs intentions et des étapes par lesquelles il leur faudra passer, quand bien même ils voudraient en faire tout autre chose ? Idem d’ailleurs pour l’équipe au pouvoir en Chine.
    Il ne nous est pas permis d’oublier qu’en ex-URSS, ce sont des « communistes », des gens « de gauche » qui ont trahi leur pays, leurs compatriotes, leurs camarades, en les livrant à la super-mafia occidentale.

    Et qui ne les ont pas trahis qu’en 1989, via Gorbatchev, puis Eltsine, mais qui avaient commencé à les trahir du vivant même de Lénine. Nous voulons parler de la nomenklatura qui s’est hissée au pouvoir dès les premiers jours de la Révolution et qui y est restée pendant un demi-siècle, en dépit de tous les héroïsmes, pour finir par offrir des oligarques obligeants et rôdés à l’exercice du pouvoir à l’empire US provisoirement vainqueur.

    Ce que Khider Mesloub et les puristes de la lutte des classes s’obstinent à ne pas considérer comme déterminante, c’est la nature humaine. Celle de l’espèce, pas de telle ou telle classe. Sans elle pourtant, il y a longtemps que la justice régnerait dans les sociétés.

    Donc, merci à Khider Mesloub et faisons comme Marat : accordons 100% de bénéfice du doute aux gens qui sont à la barre, en attendant qu’ils aient indiscutablement trahi ou totalement déçu pour les en accuser.
    Tant que Vladimir Polutine et Xi Jinping ne se seront pas fait couronner empereurs comme l’a fait Napoléon Bonaparte, on a le droit d’espérer en touchant du bois.

    c.l.

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    • 26 juin 2024 à 12 h 25 min
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      Prenons la peine « d’ épistoler » à propos du post de C.L. ci-haut

      Nous sommes d’accord avec C.L. quand elle affirme que les apparatchiks, la nomenklatura et les généraux et officiers tsaristes au sein de l’Armée Rouge, et la bureaucratie tsariste sur laquelle reposait le pouvoir gouvernemental non pas COMMUNISTE mais bien POPULISTE bolchévick ont des 1918 et suivante dirigée l’édification de l’économie russe – URSS – vers le capitalisme monopoliste d’État que la gauche a appelé le SOCIALISME à compter de ce jour.

      Tout cela est simple à comprendre.

      1) La Russie était une société féodale aristocratique agraire et paysanne – en cours de transformation – en cours d’industrialisation et de prolétarisation
      2) Les bolcheviques ont délogés l’aristocratie et porter la bourgeoisie au pouvoir
      3) Les bolchvicks se sont appuyés sur des segments de la bourgeoisie – sur la paysannerie féodale – sur le petit prolétariat naissant pour lancer la révolution industrielle – bourgeoise – d’état = le socialisme
      4) Les bolcheviques ne pouvaient diriger une RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE sans (ou presque) prolétaires
      5) apparatchiks- nomenklatura – cadres bolchéviques, bureaucrates etc n’ont pas trahi ils ont réaliser les tendances profondes que contenaient la vieille société féodale tsariste archaïque en mutation = créer le capitalisme industriel urbanisé, mécanisé et marchand…
      6) Aucune société humaine ne peut faire l’économie d’un stade de développement social = société primitive = puis esclavagiste = puis féodale agraire = puis capitaliste industrielle bourgeoise et enfin la société prolétarienne-communiste sans classe sociale

      La Russie et la Chine ont enfin atteint le stade historique préparatoire à la société communiste

      la révolution prolétarienne reste à faire MONDIALEMENT.

      ROBERT BIBEAU

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