Une guerre entre les États-Unis et le Canada, est-ce possible ?
Par Brandon Smith − Le 2 mai 2025 − Source Alt-Market

Donald Trump – Mark Carney
La réalité est bel et bien en aval de la fiction. Les créateurs de South Park ont-ils prédit l’avenir dans leur film comique de 1999 ? Je pense que nous réalisons tous soudainement que faire des prédictions est facile : il suffit d’imaginer le scénario le plus absurde possible et il finira par se réaliser, car nous vivons dans un monde clownesque.
Une guerre entre le Canada et les États-Unis ouvrant un portail vers l’enfer est peut-être un peu exagérée, mais les événements récents me portent à croire que des éléments très concrets sont en train de se mettre en place et pourraient déclencher un conflit actif avec nos voisins du nord. De plus, ces facteurs ne tournent PAS nécessairement autour de la guerre commerciale ; celle-ci est secondaire.
Il y a quelque chose d’explosif qui se trame sous la surface des relations entre les États-Unis et le Canada, et cela pourrait très bien se terminer par une invasion américaine au nord.
La plupart des conservateurs ont considéré les propos de Trump sur le fait que le Canada pourrait devenir le 51e État comme une blague ou une provocation. Du moins, au début. Trump lui-même a déclaré qu’il s’agissait d’une blague au départ, mais il pense désormais que cela pourrait être une bonne idée. Pour aujourd’hui, imaginons que cela fasse réellement partie du programme de l’administration Trump et examinons les avantages et les inconvénients.
Les inconvénients
- Trump apparaît comme un « bâtisseur d’empire », ce qui est largement considéré comme une mauvaise chose au XXIe siècle. La plupart des conservateurs préfèrent que les États-Unis restent dans leur sphère d’influence et s’occupent d’abord de leurs propres problèmes avant d’essayer de changer le paysage géopolitique.
- L’annexion du Canada signifierait accueillir des millions de Canadiens de gauche aux États-Unis en tant que citoyens votants. Qui sait quel serait l’impact sur la démographie électorale ? Il vaut mieux laisser le Canada servir de soupape afin que les gauchistes QUITTENT les États-Unis et s’installent là-bas. Les États-Unis ont souffert du poids d’un contrôle progressiste croissant, et maintenant que nous sommes enfin en train de renverser la tendance, nous ne voulons pas tout gâcher en important une bande de socialistes depuis l’autre côté de la frontière.
- Sur la scène internationale, l’establishment de gauche prétendra que toute expansion des États-Unis est la preuve d’un « régime fasciste » en marche. Non pas que la plupart des Américains se soucient vraiment de ce que pense le reste du monde, mais nous devons tout de même nous engager dans une certaine mesure dans la diplomatie, les alliances et le commerce. Plus le discours fasciste prendra de l’ampleur, plus il sera difficile de traiter avec les autres pays sur un pied d’égalité, que cela soit juste ou non.
Les avantages
- Les États-Unis paient déjà pour la défense du Canada. Leur proximité avec nous les protège de toute invasion. Leur budget de défense est minuscule, 27 milliards de dollars, contre 997 milliards pour les États-Unis. Leur armée est minuscule, avec 63 000 membres actifs et 22 000 réservistes, contre 2,86 millions de soldats en service actif et près de 800 000 réservistes aux États-Unis. Le Canada n’a jamais eu besoin d’une armée, car les États-Unis sont son protecteur. Si le Canada était annexé, les milliards dépensés pour assurer la sécurité du pays auraient plus de sens dans notre ère moderne post-guerre froide.
- Bien qu’il y ait un risque que des millions de gauchistes obtiennent la citoyenneté américaine si le Canada devenait le 51e État, il y a aussi de fortes chances que la plupart d’entre eux quittent le pays pour s’installer à l’étranger. Franchement, moins il y aura de gauchistes en Amérique du Nord, mieux nous nous porterons tous, et l’annexion du Canada pourrait les pousser à partir vers d’autres horizons.
- L’intégration du Canada rendrait les droits de douane inutiles, permettrait une exploitation plus efficace des ressources et aiderait le Canada à sortir de la crise économique désespérée dans laquelle il se trouve actuellement. Mais un facteur encore plus important est de garder le Canada hors de portée des globalistes de l’Union européenne, qui courtisent ce pays depuis des années et cherchent à établir des liens politiques beaucoup plus étroits. En stratégie militaire, cela s’appelle le « déni d’accès ».
Le scénario de guerre
Cela nous amène à ce que je considère comme une escalade potentielle vers la guerre entre les États-Unis et notre voisin. L’élection de Mark Carney scelle en quelque sorte le destin.
Cet ancien banquier central est un membre haut placé et notoire du Forum économique mondial et un globaliste convaincu. Il a appelé à la mise en place d’un système monétaire numérique mondial et soutient le concept d’une société sans argent liquide. Il ne manquera pas d’exacerber les tensions avec les États-Unis sur tous les fronts, du commerce aux contrôles aux frontières, et il se rapprochera des gouvernements hostiles à l’Amérique.
Dès son élection, sa première action a été d’attaquer les États-Unis et Trump, laissant entendre des liens plus étroits avec l’UE, sans parler de son refus de négocier sur le commerce.
La question de l’UE, je crois, est une étincelle dans un champ de paille. Comme je l’ai souligné dans des articles récents, l’UE est sans aucun doute en train de devenir pleinement autoritaire parce qu’elle sait qu’elle le peut. La grande majorité des Européens sont désarmés, ce qui rend toute rébellion beaucoup plus difficile.
Ils emprisonnent les opposants politiques et les citoyens qui s’expriment. Ils mettent en place un vaste appareil de censure en ligne. Ils importent des millions de migrants du tiers monde qui peuvent être utilisés comme force de coercition pour maintenir la population autochtone dans le rang. Ils parlent ouvertement de conscription militaire obligatoire et caressent l’idée d’une guerre avec la Russie.
Les gouvernements européens sont les ennemis de tous les peuples libres. Cela ne peut que conduire à un conflit sanglant à l’avenir.
Par extension, Mark Carney, directeur de la Banque d’Angleterre de 2013 à 2020, a des liens étroits avec les élites européennes et est fidèle au Forum économique mondial. Je ne serais pas surpris qu’il organise immédiatement une campagne pour que le Canada rejoigne l’UE ou qu’il élabore des politiques visant à donner à l’UE un pied géopolitique en Amérique du Nord. Le traité de l’Union exige actuellement qu’un pays fasse partie géographiquement de l’Europe avant de pouvoir adhérer. Il existe également un certain nombre d’obstacles à l’adhésion, mais comme nous l’avons vu avec l’Ukraine, l’UE n’hésite pas à contourner ou à modifier les règles si cela lui convient.
Si l’adhésion est officialisée ou si un pacte de défense est signé, le projet actuel de l’UE visant à créer une « armée européenne » s’étendrait alors au Canada et placerait les États-Unis et le Canada/l’Europe dans un cadre propice à l’escalade. Le Canada travaille actuellement sur un tel accord de défense avec l’UE.
Il est important de comprendre que cette guerre commencerait par être économique avant de devenir rapidement idéologique. Les progressistes considèrent que les mouvements populistes, nationalistes et conservateurs constituent une « menace pour la démocratie » (ce qui signifie qu’ils sont une menace pour l’ordre mondial). Ils voient les conservateurs américains comme le dernier obstacle à leur « Grande Réinitialisation » (un programme que Carney soutient avec ferveur) et ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour éliminer cet obstacle.
Carney invitera l’UE à jouer un rôle plus actif dans les affaires canadiennes et à rechercher sa « protection », tant sur le plan économique que stratégique. Cela ne ferait qu’exacerber la situation diplomatique avec les États-Unis et inviter à une invasion américaine.
Les droits de douane deviendront permanents sous Carney, car il est peu probable qu’il cherche à mener des négociations honnêtes. Il cherchera plutôt à provoquer. Environ 76 % des exportations canadiennes sont vendues aux États-Unis et il n’existe aucun substitut réaliste à ce marché. Le Canada n’a pas les moyens d’expédier ses marchandises à l’étranger sans augmenter leurs prix de manière exponentielle. Il perdrait son avantage commercial concurrentiel. Environ 30 % du PIB canadien dépend des exportations. L’économie canadienne sera détruite par des droits de douane à long terme.
Cela conduirait inévitablement à des représailles extra-économiques, c’est-à-dire que le Canada chercherait un moyen de nuire aux États-Unis au-delà des droits de douane réciproques, car ceux-ci ne lui seraient d’aucune utilité. Il tenterait de réduire ses exportations de pétrole vers les États-Unis, même s’il n’a pas d’autres acheteurs. Il couperait l’approvisionnement en hydroélectricité des États comme New York, le Minnesota et le Michigan. Il tenterait d’interférer avec les voies maritimes américaines qui traversent les eaux contrôlées par le Canada (les Grands Lacs et la voie maritime du Saint-Laurent).
Une fois encore, cela provoquerait une réponse militaire de la part des États-Unis et la victoire serait rapide. Le gouvernement canadien actuel n’aurait aucune chance de rester au pouvoir.
À ceux qui pensent qu’un conflit avec le Canada est ridicule, je leur rappellerais que les temps changent rapidement. Ce que vous considérez comme le statu quo géopolitique actuel est révolu. Avec l’effondrement du globalisme, nous entrons dans une période de chaos, alors préparez-vous. Il n’y a plus de place pour le biais de normalité.
Je prédis que dans les deux prochaines années, il sera sérieusement question de la sécession de certaines parties du Canada (comme l’Alberta) au profit des États-Unis, alors que Carney écrase les citoyens avec la taxe carbone, une censure accrue, l’immigration massive continue et l’interdiction des armes à feu. Le nouveau Premier ministre fera tout son possible pour rendre le Canada aussi draconien que l’Europe.
Les régions les plus progressistes du Canada chercheront à adhérer à l’UE. Et l’idée d’une guerre ne semblera plus si folle. En fait, je soupçonne que ce sera un sujet de débat courant autour des tables des Américains et des Canadiens moyens.
Une fois encore, avec un vampire globaliste comme Mark Carney aux commandes du Canada, les risques de tensions accrues sont immenses et, malheureusement, une proportion suffisamment importante de Canadiens sont assez crédules pour suivre son exemple, pensant qu’ils peuvent gagner. Ne vous y trompez pas, une guerre avec les globalistes se prépare et le Canada penche actuellement en faveur du globalisme. Cela pourrait déboucher sur un conflit entre Américains et Canadiens dans un avenir proche.
Brandon Smith
Traduit par Hervé pour le Saker Francophone. Sur Une guerre entre les États-Unis et le Canada ? | Le Saker Francophone

Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2025/05/e-possivel-uma-guerra-entre-os-estados.html
Soyons direct: Brandon délire et confond la proie pour son ombre: le Canada est de facto déjà le «51 ième État américain» avec une économie dominé par le capital étasunien: «En 2022, les U$A ont été comme toujours le principal partenaire commercial du Canada, le commerce total entre les 2 voisins s’est chiffré à 960,9 milliards de $ CAD (sur une base douanière), ce qui représente 63,4% (dont 76% sont des intrants dans des produits finis aux U$A) de la totalité du commerce international du Canada qui s’est chiffré à plus de 1,5 billions de $ CAD.»
«La position d’investissement direct étranger des U$A au Canada en 2021 fut de 500,7 milliards de $ soit 46,9% du total.L’investissement canadien du Canada aux U$A fut de 744,9 milliards de $ soit 47,9% du total des investissements canadiens totaux à l’étranger.».
En 2023, à chaque jour, 3,6 milliards de $ CAD de biens et services traversent la frontière dans un sens comme dans l’autre.
En 2023, 79% des exportations canadiennes, pour 754,1 milliards de $ CAD,le furent aux USA et 49% de nos importations, pour 384 milliards de $ CAD, le furent des U$A.
La domination capitalistique de l’économie canadienne par le capital étranger constitue un des secrets les mieux gardés de l’économie canadienne car il prouve, chiffres à l’appui, que le Canada du point de vue de la propriété capitalistique des moyens de production est à toute fin pratique une succursale totalement soumise aux intérêts des propriétaires étrangers.
Ainsi, depuis la Commission Gordon ou «Commission royale d’enquête sur les perspectives économiques du Canada», en 1957, aucune étude exhaustive de la composition organique par pays d’origine du contrôle capitalistique de l’économie canadienne n’a été faite, pourquoi?
Parce qu’en 1957, il fut établi que si depuis: «1900, 85% du capital étranger investi au Canada était d’origine britannique et 14% d’origine américaine.En 1955, la part britannique a chuté à 17% et celle des États-Unis était monté à 77%», une tendance qui n’a jamais cessé de s’accentuer.En 1980, 14 entreprises étrangères, principalement américaines, contrôlent 82% de la production pétrolière canadienne.Suite au «pacte de l’automobile» (1965), fin 2024, 80% de l’industrie automobile canadienne est sous contrôle étranger, principalement américaine.«20 des 22 mines en exploitation au Québec appartiennent à des étrangers», une réalité légèrement différente ailleurs au Canada où malgré tout la propriété étrangère domine l’industrie minière.
En conclusion, il n’est pas exagéré d’affirmer que plus de 80% de l’industrie canadienne appartient à des intérêts étrangers, très largement U$, dans ces conditions pourquoi les capitalistes U$ prendraient-ils le risque de détruire leurs investissements canadiens en envahissant militairement un Canada qui leur est déjà soumis économiquement comme l’insinue Brandon Smith?
Les propos provocateurs et totalement délirants d’annexion militaire d’un Canada déjà annexé économiquement, culturellement et idéologiquement sont ceux d’un Tr0mp et de sa faction «fasciste de droite» du capital U$ aux abois face à la dette stratosphérique des U$A et de son incapacité à rembourser ne fusse que les seuls intérêts de cette dette.
En failli au bord du précipice, Tr0mp menace de déposer le bilan, de retirer son parapluie militaire troué, de taxer les biens que les consommateurs U$ extorquent aux producteurs mondiaux en échange de $ U$ de pacotille alors qu’il foule à ses pieds tous les traités internationaux et commerciaux qu’il a signé, poussant l’indécence et le mépris de ses co-contractant jusqu’à proposer de «nouveaux» traités auxquels seuls les idiots seront obligés, lui s’accordant le pouvoir unilatéral, inique et arbitraire de les répudier selon sa seule volonté.
Le monde est à la croisée des chemins et «l’ordre international gouverné par des règles» iniques, arbitraires, unilatérales et injustes dictées par les U$A et l’Occident collectif est répudié par ceux qui le subissent et la majorité mondiale est prête pour un affrontement mondial afin de briser les chaînes de la servitude et de l’exploitation que les fascistes U$ se le tiennent pour dit.
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