7 au Front

Se préparer aux affrontements de classe qui viennent! (GIGC)

Par  GIGC-IGCL.   Sur  http://www.igcl.org/Se-preparer-aux-affrontements-de

La revue Révolution ou guerre.  No 31 (septembre – 2025)fr_rg31-publier

 

La marche vers la guerre généralisée ne montre aucun signe de ralentissement. Chaque nouvel événement est un rouage supplémentaire de l’engrenage mortel. Aucune illusion. Quel avenir le capitalisme nous offre-t-il ? Gaza pour tous. Des massacres et des déportations systématiques, la famine et la terreur. Des bandes armées et des milices de tous les impérialismes qui ravagent les territoires et se vautrent dans le sang. Gaza est-elle une exception ? Le même processus est déjà en cours en Cisjordanie. Le carnage va bien au-delà d’Israël-Palestine. Les bombardements russes et ukrainiens deviennent plus massifs et la terreur s’abat sur les populations. Pendant ce temps, les guerres ravagent l’Afrique et s’étendent à l’Asie. Et pour ceux qui se croiraient en sécurité sur d’autres continents, en particulier dans les pays dits « développés », l’explosion des déficits budgétaires pour un réarmement généralisé n’est qu’une autre manifestation de la marche vers la guerre généralisée.

Cela provoque sidération et panique dans une grande partie des populations. Parfois même des réactions : aux déserteurs ukrainiens et russes s’ajoutent désormais des réservistes israéliens qui refusent de répondre à leur appel par l’armée pour envahir et occuper Gaza. Des manifestations de rue appellent à la paix. Si ces réactions réflètent un sentiment plus ou moins large et confus contre la guerre, elles restent individuelles et pacifistes par nature. La « solution » à cette situation historique ne se trouve pas dans des réponses inter-classistes et confuses.

Dans sa préparation à la guerre, la bourgeoisie a déjà engagé le combat contre le prolétariat et le contraint à réagir. C’est ce qui s’est produit lorsque le prolétariat de Los Angeles s’est révolté contre les raids spectaculaires menés par les services d’immigration de Trump contre les travailleurs immigrés. Le lecteur peut se référer à notre déclaration sur les premières manifestations pour voir les orientations que nous proposions à ce moment précis [1]. À première vue, ce qui s’est passé à Los Angeles en 2025 peut sembler similaire à ce qui s’est passé en 2020 à Minneapolis contre les violences policières, après le meurtre horrible de George Floyd ; les deux furent des manifestations de rue spontanées contre les politiques racistes du gouvernement Trump. Cependant, en y regardant de plus près, il apparaît clairement que ces deux événements sont contrastés en termes de caractère de classe. Dans une période de mécontentement social croissant, il est important de discerner la différence entre les révoltes populaires (interclassistes) et les révoltes qui se situent sur un terrain de classe (prolétarien). Dans le cas des manifestations de Minneapolis en 2020, celles-ci se déroulèrent initialement sur un terrain interclassiste, dans laquelle la présence du prolétariat fut incroyablement faible – voire inexistante –, même si l’avant-garde communiste ne pouvait pas y rester indifférente [2]. Bien que la présence prolétarienne ait été minime, avec une seule action menée par les employés de la restauration refusant d’exécuter les ordres de la police et une autre menée par les chauffeurs de bus refusant de transporter les policiers, cette dernière ayant été rapidement étouffée par les syndicats, les communistes ont eu raison de ne pas ignorer la colère légitime qui s’exprimait. Il suffit de se référer à cette citation de Lénine :

« Pourquoi l’ouvrier russe manifeste-t-il encore si peu son activité révolutionnaire en face des violences sauvages exercées par la police contre le peuple, en face de la persécution des sectes, des voies de fait sur les paysans, des abus scandaleux de la censure, des tortures infligées aux soldats, de la guerre faite aux initiatives les plus anodines en matière de culture et ainsi de suite ? Serait-ce parce que la “lutte économique” ne l’y “fait pas penser”, parce que cela lui “promet” peu de “résultats tangibles”, lui donne peu de résultats ”positifs” ? Non, prétendre cela, c’est, nous le répétons, vouloir rejeter sa faute sur autrui, son propre philistinisme (ou bernsteinisme) sur la masse ouvrière. Si jusqu’à présent, nous n’avons pas su organiser des campagnes de dénonciations suffisamment larges, éclatantes et rapides contre toutes ces infamies, la faute en est à nous, à notre retard sur le mouvement des masses. Que nous le fassions (nous devons et pouvons le faire), et l’ouvrier le plus arriéré comprendra ou sentira que l’étudiant et le sectaire, le moujik et l’écrivain, sont en butte aux injures et à l’arbitraire de la même force ténébreuse qui l’opprime et pèse sur lui à chaque pas, durant toute sa vie ; et, ayant senti cela, il voudra, il voudra irrésistiblement et saura réagir lui-même ; aujourd’hui il “chahutera” les censeurs, demain, il manifestera devant la maison du gouverneur qui aura réprimé une révolte paysanne, après-demain il corrigera les gendarmes en soutane qui font le travail de la sainte inquisition, etc. Nous avons encore fait très peu, presque rien pour jeter dans les masses ouvrières des révélations d’actualité et embrassant tous les domaines. Beaucoup d’entre nous n’ont même pas encore conscience de cette obligation qui leur incombe, et ils traînent spontanément à la suite de la “lutte obscure, quotidienne” dans le cadre étroit de la vie d’usine [3]. »

Les manifestations de 2020 furent en effet rapidement récupérées par une campagne idéologique bourgeoise, raison de plus pour laquelle les communistes se devaient de lutter contre le courant dominant en tentant, aussi difficile et improbable que cela ait pu apparaître, de scinder une partie de la mobilisation et de la placer sur un terrain prolétarien. En revanche, les manifestations de 2025 à Los Angeles se sont situées sur le terrain prolétarien, simplement parce qu’elles répondaient aux attaques directes contre les prolétaires menées par l’ICE [4] de Trump.

On peut aller plus loin dans la description des différences de classe entre ces deux mobilisations en examinant les détails. Tout d’abord, les médias bourgeois n’ont pas hésité à apporter leur « soutien » aux manifestations de 2020, Black Lives Matter (un réseau militant entièrement bourgeois) s’imposant immédiatement pour prendre la tête du mouvement et canaliser l’explosion initiale dans l’impasse des politiques identitaires. Dans le cas des manifestations de 2025 à Los Angeles, le Parti démocrate s’est contenté de condamner Trump pour des raisons stratégiques, s’abstenant de tout soutien ouvert aux manifestations. Contrairement aux manifestations de 2020, la faction de la bourgeoisie américaine représentée par le Parti démocrate a jugé nécessaire de créer sa propre mobilisation à partir de zéro, qu’elle pouvait contrôler de manière préventive, au lieu d’essayer de récupérer les manifestations existantes, d’où la manifestation « No Kings », qui a reçu le financement d’une héritière de la famille Walton [5]. Un autre exemple est la différence entre les deux mobilisations dans leur rapport à la présence d’activités lumpen, à savoir le pillage de magasins. Alors que les pillages, comme celui du magasin Target à Minneapolis, ont été au centre des manifestations de 2020, ce qui était une condition préalable à leur absorption dans une campagne idéologique bourgeoise, de nombreuses images montrent que les manifestations de 2025 à Los Angeles n’avaient rien à voir, soit étaient carrément hostiles aux pillages qui ont eu lieu [6].

En ce sens, les réactions prolétariennes aux descentes de police dans les quartiers, aussi limitées soient-elles, constituent la voie à suivre [7]. Un autre exemple à suivre, bien qu’également limité, est celui du personnel navigant d’Air Canada, qui s’est mis en grève et a refusé de reprendre le travail [8] malgré l’injonction du gouvernement en vertu de la loi sur l’arbitrage et les menaces de répression.

Entrer en lutte est la première étape. Mais ces réactions doivent s’appuyer sur une action collective et unitaire de classe. C’est sans doute l’enjeu auquel les manifestations et émeutes massives en cours en Indonésie aujourd’hui se trouvent confrontées. Seule une dynamique ouvrière, de classe, peut véritablement donner une perspective de lutte « efficace » au soulèvement massif de la population, majoritairement ouvrière, contre l’augmentation de l’inflation et du chômage de masse ; et contre… la répression sanglante qui a déjà causé plusieurs morts. [9]

Ce n’est pas cette voie que semble prendre l’appel « spontané » – sur les réseaux sociaux – « au peuple pour un arrêt général et illimité du pays le 10 septembre » en France. Nul doute qu’il exprime une colère et une révolte croissantes de la plupart de ceux, la majorité là-aussi ouvriers et salariés, qui se reconnaissent dans cet appel et vont y participer. Mais les mots d’ordre de « boycott total »« ne payons plus, ne consommons plus, ne travaillons plus, gardons nos enfants à la maison » sont l’assurance de l’impuissance, de l’échec et de l’impasse pour les prolétaires qui y participeront [10].

Face à l’inflation provoquée par les droits de douane de Trump, face aux coupes dans les dépenses sociales pour financer les déficits budgétaires et le réarmement généralisé, augmentations salariales et pas de licenciements ! Face à la répression – et aux expulsions – des travailleurs immigrés et, plus largement, grèves et manifestations de rue aussi massives que possible. Extension, généralisation et unification des luttes sont les mots d’ordre de l’heure et doivent être adaptés à chaque situation. Seuls ces mots d’ordre et orientations pourront permettre aux luttes d’être suffisamment efficaces pour à la fois combattre l’appauvrissement et l’exploitation croissants et pour ralentir, voire arrêter, les préparatifs pour la guerre généralisée.

Il appartient aux travailleurs les plus militants, révolutionnaires ou non, d’organiser et de préparer ces grèves et ces luttes qui ne manqueront pas d’éclater. C’est pourquoi, entre autres choses, nous les encourageons à se regrouper et former des comités de lutte chaque fois que cela est possible.

L’équipe de rédaction, 4 Septembre 2025

Notes

[4. La police US de l’Immigration and Customs Enforcement qui, en civil et masqué, traque, piège, arrête et expulse tout travailleur qui lui semble immigré, c’est-à-dire dont la couleur de peau et l’aspect peut correspondre à des origines « non américaines ».

[7Les manifestations de Los Angeles ont été suivies d’une série de petites grèves dans les exploitations agricoles qui emploient des travailleurs migrants, certaines « sauvages » que le syndicat United Farm Workers a refusé de soutenir.

[8. Après la reprise du travail, 99 % du personnel a voté contre les propositions de la direction.

[9. À l’heure où nous écrivons, nous n’avons que peu d’informations sur ces manifestations et émeutes qui semblent être particulièrement violentes.

[10. Il est trop tôt pour savoir si ce mouvement, auquel la gauche « radicale » apporte son soutien, aura la même ampleur que celui des « gilets jaunes » en 2018-19. ( https://les7duquebec.net/archives/253109  et  AUTOPSIE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES – AUTOPSY OF YELLOW VESTS – les 7 du quebec.   NDÉ) D’autant que la chute probable du gouvernement lors du vote de confiance au parlement organisé le 8 septembre, deux jours plus tôt, et la planification par les syndicats d’une journée d’action le 18 balisent le terrain en avance pour prévenir qu’il s’engage sur la voie d’une dynamique de «grève de masse».

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

3 réflexions sur “Se préparer aux affrontements de classe qui viennent! (GIGC)

  • Normand Bibeau

    Les camarades de l’équipe de rédaction de «Révolution ou Guerre» se souviendront, j’en suis convaincu, du passage où Lénine écrivait:

    «Imaginons un homme qui grimpe une très haute, raide et jusqu’alors inexplorée montagne. (…) Il a surmonté des dangers sans précédent, mais il n’a pas encore atteint le sommet. Il se rend compte que continuer par le chemin choisi est devenu non seulement difficile, mais positivement impossible: il doit redescendre, chercher un autre chemin, peut-être plus long, mais qui lui permettra d’atteindre le sommet. (…) Et tout cela pendant que, en bas, à distance, certaines voix -via un télescope- observent sa descente dangereuse.Leur voix retentissent d’une joie malicieuse: ‘Il va tomber! Il le paiera! (…) D’autres disent qu’ils étaient contre cette ascension dès le début: ‘Nous avions prôné un plan plus sûr, plus lent…’ » (Notes of the publicist, 1922) … plus prolétarien.

    Ainsi, Lénine critique ceux qui «en bas» de la montagne observent, à travers leurs jumelles, les révolutionnaires bolchéviques gravissant la pente escarpée et dangereuse de la destruction du féodalisme, de la guerre contre l’agression des 14 puissances impérialistes coalisées et la construction du capitalisme à la soviétique et il nous enseigne que souvent: «le mieux est l’ennemi du bien».

    Lorsque les camarades de «Révolution ou Guerre» critiquent les «jeunes» qui «pillent les magasins des riches», ces hauts lieux de la consommation décadente de la bourgeoisie servie par leurs «alliés» de la petite bourgeoisie et les qualifient de «lumpens» condamnés par les prolétaires, je crains qu’ils ne propagent la propagande de la bourgeoisie elle-même, bourgeoisie terrorisée que «ses» biens lui sont confisqués et ses «magasins» décadents détruits comme ils le seront au moment de la révolution communiste prolétarienne et la confiscation de tous les biens qu’ils ont volé au prolétariat.

    Pire encore, les camarades renoncent à prendre la direction de cette «insurrection populaire» spontanée livrée par des jeunes chassés du cycle productif par la crise économique du capitalisme, réduits à la mendicité et parqués dans des camps de tentes, d’abris de fortune, de cabanes de tôle, des favellas insalubres et dangereux du désespoir dans les terrains vagues au pourtour des villes.Ce sont ces jeunes abandonnés eux-mêmes qui à-travers leurs organisations de masse spontanées, s’organisent et participent à leur manière aux insurrections populaires.

    Contrairement aux syndicalistes et aux «prêchi-prêcha» petits-bourgeois, les révolutionnaires communistes prolétariens ne doivent pas pontifier et condamner ces jeunes mais doivent les organiser dans ces camps insalubres et les rallier à la cause de la révolution prolétarienne par l’éducation, l’encadrement et l’assistance prolétarienne militante: ces jeunes seront le fer de lance tactique de la révolution lorsqu’ils seront dirigés par le prolétariat révolutionnaire et guidés vers la révolution communiste prolétarienne.

    Lors d’une manifestation populaire alors qu’un groupe de jeunes en noir et cagoulés se réclamant de «la lutte anti-capitaliste» ont saccagé des vitrines de magasins et pillés leurs contenus et que la lâche police des riches, habillée en «robocop» des pieds à la tête, se lançaient à leur poursuite, matraques en tête, sous une pluie de balles de caoutchouc et de gaz lacrymogène, j’entends encore une travailleuse du textile, plus âgée, me dire: «Ces biens sont pour nous et si on nous les refusent, il faut les voler, les jeunes ont raison de les prendre», ils en ont bien besoin. J’ai aussitôt réalisé la profonde sagesse de ce commentaire authentiquement prolétarien à l’effet que ces biens sont «pour nous» et la confiscation des biens de la bourgeoisie commence dans la rue et doit se poursuivre jusqu’au sommet de la société: aujourd’hui c’est un téléviseur, demain ce sera la compagnie de TV.

    Pour réaliser combien ces actions d’appropriation des biens des riches et de destruction de leurs commerces dégénérés terrorisent la bourgeoisie, il suffit d’observer la barbarie avec laquelle les policiers des riches les matraquent et les tribunaux de la bourgeoisie les punissent sauvagement et que ses juges grâcement payés pour écraser toutes «insurrections populaires» qualifient de «terroristes» et répriment plus sévèrement que les pires criminels mafieux.

    Plus encore, il suffit de lire la propagande goebelienne et démagogique des journalistes mercenaires des merdias mainstream et alternatifs des milliardaires contre les jeunes manifestants dits: du «Block Pot» qui font du «grabuge», ces mêmes journalistes à gages répugnants, complices du génocide des palestiniens martyrs par leur silence immonde et inhumain devant ces massacres et qui ont l’outrecuidance méprisable de condamner férocement ces jeunes insurgés pour avoir saccagé quelques vitrines des riches et en appeler aux peines les plus barbares alors qu’ils ont la monstruosité inhumaine de cautionner «le vol,le pillage et le brigandage» des terres et des hydrocarbures des prolétaires palestiniens martyrs.

    Pour les mêmes raisons, les révolutionnaires communistes prolétariens ne doivent pas condamner les mouvements populaires de manifestations «pacifiques» initiées par les syndicats sous prétexte qu’ils ne sont pas «assez» révolutionnaires, qu’ils sont dirigés par des «chefs syndicaux» en mal de collaboration avec la bourgeoisie, qu’ils ne seraient que des processions sans lendemain et des éteignoirs du mouvement populaire.

    Qui a oublié cette manifestation du «Dimanche sanglant/Dimanche rouge» («Bloody/Red Sundy») du 22 janvier 1905, à St-Petersbourg, alors qu’une «marche pacifique réunissant 100,000 à 150,000 manifestants dont femmes et enfants, précédée d’icônes et des photos du tsar, organisée par un prêtre orthodoxe et l’Assemblée des ouvriers d’usines de St-Petersbourg afin de remettre une pétition larmoyante au tsar Nicolas II, le priant de «protéger son peuple», manifestation qui fut réprimée sauvagement par l’armée et la police du tsar, entraînant la mort d’entre 200 à 1000 manifestants, des milliers de blessés et surtout qui conduisit à la naissance du Soviets de St-Petersbourg, à la Révolution de 1905 et qui fut le prélude historique à la révolution d’octobre de 1917.»Lénine dira de cette révolution de 1905 et ce malgré quelle fut écrasée, qu’elle n’en a pas moins constituée: «une répétition générale de 1917» avec la création du Soviets des ouvriers de St-Petersbourg.

    Ainsi malgré le caractère «religieux» de cette manifestation «pacifique» dirigée par un pope, précédée d’îcones et de photos du tsar, les révolutionnaires prolétariens marxistes y participèrent courageusement et prirent la direction du mouvement révolutionnaire grâce à leur courage et à la puissance de leur théorie révolutionnaire qui leur commandaient d’y participer et non de rester «au bas» de la montagne à l’observer avec des jumelles et à critiquer «ceux qui osent lutter, ceux qui osent vaincre».

    Aujourd’hui, le monde capitaliste est gros d’une révolution prolétarienne et comme toute société en travail, des souffrances sans nom attendent la classe révolutionnaire prolétarienne porteuse de cette révolution prolétarienne qui élèvera l’humanité de sa préhistoire barbare de société divisée en classes sociales antagonistes d’exploitation de l’homme par l’homme à la civilisation d’une société sans classe sociale d’où sera exclut l’exploitation de l’homme par l’homme.

    Quelle sera ce «Dimanche Sanglant/ Dimanche Rouge» qui déclenchera cette 1ière Révolution prolétarienne dans l’histoire et la création du Soviet des ouvriers, nul ne peut le dire.

    Ce qu’enseigne la science invincible du matérialisme dialectique et historique exprimée pour la première fois par NOS PROPHÈTES, KARL MARX et FRIEDRICH ENGELS, c’est que ce «Dimanche Sanglant/Dimanche Rouge» est inéluctable tout comme la pluie est annoncée par l’amoncellement des nuages; l’eau boue quand elle a accumulé assez d’énergie chauffante; quelle gèle lorsque toute chaleur s’en est dissipée et que la bourgeoisie ne tolèrera jamais que son «paradis» d’exploitation soit renversé, voire menacé.

    Par conséquent, à un moment ou à un autre, la nature de classe génocidaire de la bourgeoisie lui commandera d’ordonner à sa police, à son armée, à ses milices de se livrer à ce «Dimanche Sanglant/Dimanche Rouge» pour écraser l’insurrection populaire en passe de devenir révolution prolétarienne et il incombera aux révolutionnaires communistes prolétariens d’être présent avec toute leur science révolutionnaire et de mener le prolétariat dans sa guerre de classe contre cette répression sanglante pour son émancipation, la destruction du capitalisme et l’instauration du socialisme scientifique par la dictature du prolétariat.

    Les révolutionnaires communistes prolétariens doivent être présents à chaque instant des «insurrections populaires», ils doivent y participer dans la mesure de leurs moyens, les analyser, en dégager les aspects révolutionnaires et se préparer activement à en prendre la direction.

    Les révolutionnaires communistes prolétariens ne doivent pas être ces «observateurs du bas» de la montagne qui observant les insurrections populaires à-travers un télescope, critiquent et offrent un «plan plus sûr, plus lent», plus «révolutionnaire» mais que personne ne connaît et ne croit: «les absents ont toujours tort» enseigne, à juste titre, la sagesse populaire et les révolutionnaires communistes prolétariens ne doivent jamais être «absents» de la lutte de leur classe aussi petite fut-elle car «les absents ont toujours tort».

    Bien qu’une 3ième guerre mondiale interimpérialiste mondiale pour «le vol, le pillage et le brigandage» des ressources naturelles, l’asservissement des prolétaires et des masses laborieuses et le repartage des marchés soit inéluctable sous la dictature de la bourgeoisie comme l’écrivent les camarades de «Révolution ou Guerre» et comme l’ont prouvé les 2 précédentes guerres mondiales du système capitaliste menée tantôt au nom du «nationalisme», tantôt de la supériorité religieuse, raciale, politique et patriotique, les révolutionnaires communistes prolétariens doivent savoir:

    «[Q]ue la révolution prolétarienne ne sera pas le résultat de ‘l’accouchement d’une guerre régionale, d’une guerre civile mondiale, du procès de totalisation du capital».Même si cette révolution, issue de la conscience collective de classe, surviendra (à l’occasion ou, ndla) probablement après une longue et terrible guerre mondiale génocidaire. où le grand capital (les capitalistes,ndla) désespéré(s) fera (ont) probablement usage de toutes les armes létales (bactériologiques, virales, chimiques, météorologiques, sismiques, nucléaires, numériques et conventionnelles) qu’il aura mises au point dans les laboratoires militaires de recherche de la mort et qu’il aura expérimenté sur les populations civiles terrifiées…à Gaza» ( «De l’insurrection populaire à la révolution prolétarienne», 2025, page 148, para.113), en Ukraine, en Afrique et bientôt au Vénézuela.
    Ainsi, la révolution prolétarienne ne résultera pas naturellement de cette guerre génocidaire apocalyptique comme l’ont démontré les 2 précédentes guerres mondiales d’où le capitalisme est ressuscité, tel un phénix, encore plus sauvage et barbare ou le génocide en cours du peuple palestinien martyr aux mains des MERCENAIRES SIONAZIS ISRAÉLIENS de «cette populace réactionnaire en entier» pour le compte des capitalistes mondiaux dans le silence complice du monde entier,de la «guerre» capitaliste en Ukraine ou partout ailleurs sur la planète.

    Comme l’écrivent aussi les camarades Mesloub et Bibeau dans leur ouvrage: «De l’insurrection populaire à la révolution prolétarienne» (2025):

    «[L]a révolution prolétarienne sera une révolution d’un genre nouveau, en ceci qu’elle marquera la supériorité de l’esprit, de la conscience de classe, sur l’instinct et sur les contingences matérielles et sociales.La révolution prolétarienne sera le fruit d’une décision de la classe sociale des prolétaires de prendre en mains sa destinée en commençant par détruire l’ancien mode de production ( l’ordre ancien et son État de dictature bourgeoise) pour construire un nouveau mode de production que nous appellerons: le mode de production communiste prolétarien» (p.148, para.112) et sur lequel flottera le drapeau glorieux que Marx dans la Critique du Programme de Gotha décrivait en ces mots prophétiques et merveilleux:

    «DE CHACUN SELON SES CAPACITÉS ET À CHACUN SELON SES BESOINS».

    L’humanité sera sortie des ténèbres de la barbarie et de l’exploitation de l’homme par l’homme pour accéder à la civilisation où l’homme s’est libéré de son aliénation et où le fruit collectif de son labeur lui appartient.

    CAMARADES de «Révolution ou Guerre», recevez mes salutations révolutionnaires communistes prolétariennes les plus chaleureuses.

    Montréal, Canada, 15 novembre 2025.

    PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS.

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