7 de garde

L’affliction tragique du peuple vénézuélien agressé

Par Normand Bibeau et Robert Bibeau

 

Comment Jeffrey Sachs peut-il décrire comme étant «tragiquement comique» (https://les7duquebec.net/archives/302621)  ce qui de fait est totalement révoltant, scandaleusement répugnant et outrageusement méprisable et condamnable, n’est-ce pas tout, sauf «comique»?  L’article est ici,  Changement de régime au Venezuela : pétrole et politique de gangsters (Jeffrey Sachs) – les 7 du quebec .

Effectivement, comment qualifier ces AGRESSIONS MEURTRIÈRES perpétrées outrageusement à la face du monde par les capitalistes yankees  présidés par leur agent orange aux cheveux peroxydés,  fraudeur électoral condamné, génocidaire et criminel avéré.

AGRESSIONS MEURTRIÈRES

– Propagandistes d’accusations fallacieuses de «lutte contre le narcotrafic» colombien et péruvien au Venezuela, des accusations de même nature que les accusations bidons de possession d’«arme de destruction massive» invoquée par le criminel de guerre Colin Powell pour envahir l’État iraqien, y massacrer son peuple et y piller l’OR NOIR;
– économiques («sanctions»);
– militaires,  attaques contre des navires en provenance du Venezuela;
– présence d’une flotte de guerre américaine en mer des Caraïbes;
– manœuvres subversives de la CIA;
– politiques, «soutien» à une guerrière avérée (prix Nobel de la paix (sic)); https://reseauinternational.net/venezuela-le-plan-de-maria-corina-pour-vendre-le-pays-et-ses-actifs-aux-etats-unis/
– Ingérences politiques et financement d’ONG bidon;
– diplomatiques («pressions» internationales);
qui toutes ne sont en réalité que la politique capitaliste hégémonique mondiale, au stade de l’impérialisme pour «le vol, le pillage et le brigandage» des ressources des États vaincus et pour accentuer l’esclavage salarié.

La preuve irréfutable de ces accusations est démontrée par la complicité unanime des capitalistes mondiaux, incluant la Russie et la Chine, dans ces AGRESSIONS BARBARES qui malgré certains «cris d’orfraie», n’en continuent pas moins de commercer avec les impérialistes yankees, car comme chacun le sait, pour les capitalistes, «il n’y a rien de personnel» à massacrer les innocents pour «faire de l’argent», «business as usual» et «l’argent n’a pas d’odeur» même si elle provient d’un charnier.

La Chine, pour l’année 2024, a échangé avec les  USA un total de biens et services, estimés à ~658,9 milliards U$D, selon United States Trade Représentative (USTR). Montant que l’Ambassade chinoise aux USA évalue  pour sa part à ~688,28 milliards U$D.

Exportations de biens chinois vers les U$A:~438,7 milliards U$D;
Importations de biens chinois des U$A: 143,2 milliards U$D;
Pour un déficit commercial U$ pour les biens de ~295,5 milliards U$D.

La Chine «communiste», «alliée» du Venezuela, «ami sans limite de la Russie» est le premier partenaire commercial des États-Unis avec 13% de ses importations alors que la totalité des 27 États européens ne représente que 15% du total pour un montant global  de ~ 500 milliards U$D.

En termes de services, les U$A ont exporté en Chine pour ~55 milliards U$D et importé de Chine pour ~21,9 milliards U$D, pour une balance commerciale excédentaire de 33,2 milliards U$D.

La Russie, en 2024, a importé pour ~528,3 millions U$D des USA et y a exporté pour 3 milliards U$D pour un déficit américain de ~2,4 milliards U$D.

Parmi les biens importés, on note de l’uranium, des engrais agricoles, de l’aluminium et des métaux précieux.  Pour 2025, les importations américaines de la Russie sont estimées à ~2,479 milliards U$D et des exportations de ~337 millions U$D pour un déficit de ~2,515 milliards U$D.

Dès lors, il y a fort à parier que les soldats américains qui agressent l’«ami vénézuélien des chinois et des russes», pour le compte de l’impérialisme mondial, consomment des biens chinois et russes, en plus de ceux fournis par les capitalistes européens.

Avec de pareils renégats pour «amis», les Vénézuéliens n’ont pas besoin d’ennemis: leurs «amis» suffiront pour les agresser.  À cette première digression, Sachs ajoute que les gouvernements des États «victimes» de l’ingérence «étrangère américaine» seraient «impuissants» face à cette ingérence comme d’une fatalité «divine» incontournable.

Pourtant, toute personne censée est consciente que l’agresseur  s’en vante publiquement et ouvertement. Trump le crache à la face du monde, toutes les études le démontrent: 79 coups d’État «officiels» entre 1945 et 1989 manigancés par les ambassades américaines dans le monde; un nombre innombrable de coups d’État «officieux», que faut-il de plus pour convaincre de cette «ingérence» intolérable et que tout doit être mis en œuvre  pour l’anéantir?

Plus encore, tous savent que les ambassades sont des nids d’espions destinés à l’infiltration et à l’espionnage industriel, commercial, politique et militaire.  Les ONG stipendiées de la liberté (sic)  sont à la solde des services secrets, financés par les États étrangers et les milliardaires comme Soros,  Gates, l’USAID et voués à la corruption et à la subversion. Les médias mainstream et alternatifs subventionnés et leurs journalistes stipendiés, des crapules de la désinformation, n’ont pour mission que la désinformation, le mensonge et la propagande hostile.

Dès lors, l’unique question consiste à savoir: sachant tout cela, pourquoi les dirigeants des États acceptent-ils la présence sur leur sol de ces ennemis de leur prolétariat.

La réponse s’impose d’elle-même: ils s’y soumettent contre l’intérêt de leur peuple comme condition, sine qua non, pour faire partie du système capitaliste mondial qui exige d’eux d’accepter sur leur sol des espions ambassadeurs, journalistes, militants d’ONG et mêmes des militaires en armes dans des bases militaires étrangères pour recevoir l’«aide» du Fonds Monétaire international («FMI»), de la Banque Mondiale («BM») et des investissements étrangers que ces «agents» servent, ils sont les «canaris» dans la mine, toujours prêts à babiller pour servir.

Sachs en sa qualité d’idéologue de la bourgeoisie conclut son entrevue en dévoilant la FINALITÉ RECHERCHÉE par la propagande en faveur de la «multipolarité»: soumettre les prolétaires du monde entier à une hégémonie continentale. L’Amérique aux États-Unis; l’Asie aux Chinois et l’Europe aux Russes ou aux Allemands, en somme, la «dictature du plus fort» au mépris des droits des plus faibles.

Il est terrifiant d’entendre que l’humanité devrait se soumettre docilement à la dictature de trois pôles hégémoniques plutôt que d’un seul sous peine d’être anéantie par une guerre thermonucléaire apocalyptique: l’Armageddon ou la soumission.

Silence absolu sur  le refus des populations à être ainsi soumises à la domination d’une puissance hégémonique «continentale», l’interdiction d’alliance militaire sous peine d’agressions donne des frissons dans le dos pour quiconque n’appartient pas à cette «race supérieure» des hégémons continentaux à qui ils attribuent le pouvoir de dicter et d’imposer leur volonté parce qu’ils sont les brutes continentales qui menacent la survie de l’humanité.

La création de blocs hégémoniques déguisés en «zone d’influence continentale» n’apportera ni la paix, ni la prospérité, ni la sécurité dans le monde. L’histoire de la 1 ière guerre mondiale et ses «alliances» comme celle de la 2e et ses «blocs» l’ont démontré.

 

L’espoir de l’humanité de surmonter les guerres et ses dévastations ne réside pas dans un nouvel hégémonisme capitaliste multipolaire, mais dans la destruction du capitalisme, l’abolition de l’intérêt privé qui condamne les dépossédés collectifs à mourir pour enrichir ceux qui possèdent le capital.

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

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