Asie/Afrique

Soulève-toi contre le fascisme religieux des talibans et de leurs partisans impérialistes!

Par  Radical de gauche d’Afghanistan (LRA)                                                         English version below

Le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, n’est pas simplement un jour symbolique ; C’est un appel à la solidarité internationale de tous les travailleurs contre un système qui utilise l’oppression des femmes comme outil d’accumulation de profit et de création de divisions au sein des rangs des travailleurs. Ce jour rappelle la lutte des classes qui fait rage au cœur de la société capitaliste et patriarcale.

La violence faite aux femmes n’est pas un phénomène purement culturel limité à une géographie ou une nation spécifique. C’est une violence structurelle et systématique enracinée dans les inégalités économiques du système capitaliste. Les femmes travailleuses et les femmes opprimées ont besoin de conscience de classe et de solidarité aux niveaux national et international pour se libérer des inégalités de classe et se protéger de diverses formes d’oppression.

Si l’essence de la lutte des hommes et femmes de la classe ouvrière et des femmes laborieux repose sur la lutte des classes, chaque opportunité doit être saisie pour faire avancer la lutte spécifique contre les inégalités de genre au sein du système capitaliste. La lutte pour mettre fin au harcèlement sexuel sur le lieu de travail, obtenir un congé maternité payé, créer des structures de garde d’enfants et parvenir à l’égalité salariale sont des fronts essentiels dans la bataille plus large pour l’abolition de la propriété privée des moyens de production et le renversement du système de classes. La lutte démocratique, tout en favorisant la conscience et en augmentant les alliés des travailleurs, sert activement la lutte socialiste et accélère le processus de victoire révolutionnaire.

Aujourd’hui, nous assistons à l’un des visages les plus flagrants et brutaux de l’apartheid de genre en Afghanistan. Les talibans, arrivés au pouvoir grâce à un accord avec les États-Unis en 2021, privent les femmes et les filles du droit à l’éducation, au travail et à la participation sociale depuis plus de quatre ans. Ils craignent les femmes lettrées et autonomes car ils savent que des femmes conscientes et autonomes n’accepteront jamais le joug de l’esclavage patriarcal et de l’exploitation de classe.

Alors que les talibans violent systématiquement les droits des femmes, les droits de l’homme et les droits civiques du peuple afghan, les pays qui prétendent défendre les droits humains et des femmes, au lieu de soutenir les femmes afghanes, cèdent aux talibans et établissent des relations politiques et commerciales avec eux. Ce comportement révèle la véritable nature de l’impérialisme et les politiques hypocrites des pays dits démocratiques : les droits des femmes ne comptent pour elles que lorsqu’ils servent d’outil de pression diplomatique ou de justification d’interventions militaires. Lorsque des intérêts économiques et géopolitiques sont en jeu, la vie et la liberté de millions de femmes afghanes sont sacrifiées au profit de la commodité.

Alors que les pays impérialistes et puissants poussent le monde vers la destruction dans leur quête de conquérir des marchés, de piller des ressources et de consolider leur hégémonie, la question des femmes afghanes a été oubliée. Ils tentent de normaliser la terreur imposée à la moitié de la population afghane — les femmes — par les talibans. Il est clair que ce groupe taliban misogyne est le produit d’accords détournés entre puissances mondiales, et leur présence continue est désormais rendue possible par le silence complice de la « communauté internationale».

Cette injustice ne se limite pas à la haute politique ; elle est gravée sur les corps des femmes afghanes chaque jour. Rien qu’en novembre, une femme enceinte de la province de Herat s’est vu refuser l’entrée à l’hôpital pour ne pas avoir porté de burqa. En conséquence, elle est tombée dans le coma à cause des douleurs d’accouchement à l’extérieur de l’hôpital, et son bébé est décédé. C’est un meurtre — un meurtre commis non pas par un individu, mais par un système misogyne. Ce n’est qu’un exemple parmi les centaines de tragédies qui surviennent chaque jour dans chaque ville et village d’Afghanistan. Cette tragédie montre le véritable visage d’un régime qui bénéficie du soutien politique et financier des États-Unis et d’autres grandes puissances.

Avec la fin de quatre années de règne de terreur taliban, les femmes afghanes manifestantes et conscientes ont appris par expérience qu’elles ne doivent pas attendre un miracle. Ils doivent compter sur leur propre force indépendante et, en solidarité avec les femmes de la région et du monde, faire avancer de manière décisive la lutte contre le fascisme religieux et misogyne des talibans et de leurs partisans impérialistes. Les femmes afghanes ne se rendront jamais à la force et à la répression.

Radical de gauche d’Afghanistan (LRA).   25 novembre 2025.  Afghanistan


 

Rise up against the religious fascism of the Taliban and their imperialist supporters!

 

November 25, the International Day for the Elimination of Violence against Women, is not merely a symbolic day; it is a call for international solidarity of all toilers against a system that uses the oppression of women as a tool for profit accumulation and for creating divisions within the ranks of the workers. This day is a reminder of the class struggle that rages at the core of capitalist and patriarchal society.

Violence against women is not a purely cultural phenomenon limited to a specific geography or nation. It is a structural and systematic violence rooted in the economic inequalities of the capitalist system. Working women and oppressed women need class consciousness and solidarity at the national and international levels to liberate themselves from class inequality and save themselves from various forms of oppression.

While the essence of the struggle of working-class and toiling men and women is grounded in the class struggle, every opportunity must be used to advance the specific struggle against gender inequalities within the capitalist system. The fight to end sexual harassment in the workplace, secure paid maternity leave, establish childcare facilities, and achieve wage equality are essential fronts in the larger battle for the abolition of private ownership of the means of production and the overthrow of the class system. The democratic struggle, while fostering consciousness and increasing the allies of the workers, actively serves the socialist struggle and accelerates the process of revolutionary victory.

Today, we are witnessing one of the most blatant and brutal faces of gender apartheid in Afghanistan. The Taliban, who came to power through a deal with the United States in 2021, have been depriving women and girls of the right to education, work, and social participation for over four years. They fear literate and self-sufficient women because they know that aware and self-reliant women will never accept the yoke of patriarchal slavery and class exploitation.

While the Taliban systematically violate the rights of women, human rights, and the civil rights of the people of Afghanistan, countries that claim to defend human and women’s rights, instead of supporting Afghan women, are conceding to the Taliban and establishing political and trade relations with them. This behavior reveals the true nature of imperialism and the hypocritical policies of so-called democratic countries: women’s rights only matter to them when they serve as a tool for diplomatic pressure or to justify military interventions. When economic and geopolitical interests are at stake, the lives and freedom of millions of Afghan women are sacrificed to expediency.

While imperialist and powerful countries are pushing the world towards destruction in their quest to capture markets, plunder resources, and consolidate their hegemony, the issue of Afghan women has been forgotten. They are trying to normalize the terror imposed on half of Afghanistan’s population—women—by the Taliban. It is clear that the misogynistic Taliban group is the product of backdoor agreements among global powers, and their continued presence is now enabled by the complicit silence of the « international community. »

This injustice is not limited to high politics; it is etched onto the bodies of Afghan women every day. Just in this month of November, a pregnant woman in Herat province was denied entry to a hospital for not wearing a burqa. As a result, she fell into a coma from labor pains outside the hospital, and her baby died. This is a murder—a murder committed not by an individual, but by a misogynistic system. This is just one example of the hundreds of tragedies that occur daily in every city and village of Afghanistan. This tragedy shows the true face of a regime that enjoys the political and financial support of the US and other major powers.

With four years of Taliban reign of terror having passed, the protesting and aware women of Afghanistan have learned from experience that they should not wait for any miracle. They must rely on their own independent strength and, in solidarity with women in the region and the world, decisively advance the struggle against both the religious and misogynistic fascism of the Taliban and their imperialist supporters. The women of Afghanistan will never surrender to force and repression.

Left Radical of Afghanistan (LRA).  November 25, 2025.  Afghanistan

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

2 réflexions sur “Soulève-toi contre le fascisme religieux des talibans et de leurs partisans impérialistes!

  • Rappelons que chez tous les peuples en décadence nous verrons la femme qui a atteint un haut degré d’intellectualité, être l’objet de la persécution des hommes. La « Sorcière » du moyen-âge en est le type immortel.
    La société actuelle est en proie à un malaise qui a comme origine, d’une part la lutte des classes, d’autre part la lutte des sexes. Ces deux questions se tiennent.
    La lutte des sexes a précédé toutes les autres : elle a ouvert la porte à la violation du Droit naturel et d’injustice en injustice le désordre s’est propagé dans la société tout entière ; tous les faibles ont été sacrifiés et la force a régné, aidée par la ruse, par le mensonge, par la terreur.
    La dissolution des Etats, c’est-à-dire le désordre, commença quand certains hommes, troublés par le mauvais esprit qui engendre l’orgueil, voulurent mettre leur personnalité au-dessus des autres, s’affranchir des lois établies et dominer les faibles. Cette révolte fut le commencement de l’erreur sociale, c’est-à-dire de l’injustice.
    Les hommes des temps anciens se sont groupés pour lutter, non pas contre des dangers physiques, mais contre l’autorité maternelle, contre le droit naturel de la Femme, sur lequel s’était élevé la grande civilisation gynécocratique. Cette grande civilisation est celle que l’on appelle symboliquement l’« Âge d’Or », l’« Âge Edénique », le « Ciel sur la Terre », c’est-à-dire l’âge de la vie heureuse, et qui résultait partout de la première organisation sociale (Gynécocratie) représentée par la Maîtresse (ou Reine), de la première organisation religieuse (Théocratie) représentée par la Déesse (« Déesse » est le nom générique de toutes les femmes supérieures et qui n’indiquait alors que les qualités morales inhérentes au sexe féminin, rien de surnaturel), et de la première organisation familiale (Matriarcat) représentée par la Mère.
    La grande révolte de l’homme contre la Femme ouvrit l’ère des discordes, qui devaient régner si longtemps.
    Le régime Matriarcal s’explique par ce fait que le Père naturel ne s’attache pas à la Mère et à l’enfant, ne connaît, du reste, pas l’enfant né de lui ; et l’enfant qui ne porte que le nom de sa Mère, qui est le nom de la tribu, ne connaît pas son Père, ne sait même pas qu’il en a un. En effet, les premiers rapprochements n’ayant pas eu de résultat immédiat, les hommes ne pouvaient pas se figurer qu’il pût y avoir dans leurs jeux sexuels le germe d’une conséquence aussi éloignée et aussi inattendue ; longtemps ils ignorèrent la loi de la génération, c’est-à-dire le rapport qui existe entre la cause et l’effet, et, du reste, ne s’en préoccupèrent pas ; ce n’est que dans la période que l’on peut appeler moderne, c’est-à-dire historique, que cette cause a été connue.
    Dans la primitive humanité, lointaine (très lointaine), les premières naissances, qui devaient beaucoup occuper les femmes, ont laissé, dans les sciences antiques, l’empreinte de la sollicitude qui les entourait. Partout nous retrouvons l’enfant entouré de soins incessants par les « Fées », les « Marraines », les « Anges gardiens », etc. Ces préoccupations nouvelles dans la vie des femmes durent amener de grands changements dans les relations des deux adolescents primitifs. Chez la femme, ce fut l’éveil de l’amour maternel qui succéda à l’étonnement, à la curiosité des premiers moments, amour fait d’intérêt pour ce petit être qui surgissait d’une façon si imprévue et de la tendresse qui résultait, surtout, du contact intime de cette vie qui cherche l’abri maternel, la chaleur et le lait de la Mère. Ce sentiment grandissait et devenait bientôt cette affection profonde qui domine toute la vie de la Mère et lui inspire un dévouement sans borne. Quant à l’homme, il eut sans doute aussi un mouvement de curiosité, même d’intérêt et d’affection pour ce petit être que sa « sœur » naturelle venait de mettre au monde, mais cela ne l’empêcha pas de suivre les impulsions de sa nature, qui étaient autres, et, en voyant se prolonger cette préoccupation nouvelle de la Femme qui lui créait un amour dont il n’était pas l’objet, un commencement de jalousie naquit et ce fut le germe de discordes futures.
    La base légitime et idéale du pouvoir de la Femme réside dans sa nature spirituelle et maternelle. Elle produit l’œuvre de la création. Elle fait naître l’enfant, elle le guide, elle le soutient, elle est la source de la lumière qui l’éclaire. En dehors de cette cause idéale, il n’en existe aucune qui légitime la domination du monde. Par la vertu de cette cause naturelle, tout enfant créé bénéficie de la nature bienfaisante maternelle, réelle, vraie, connue.
    Aussi, le mot « Patar », dans le sanscrit primitif, ne signifie pas « celui qui féconde », mais « celui qui protège ». C’est le frère de la Mère. C’est pour cela que longtemps c’est lui, l’oncle, qui s’occupe surtout de l’enfant, et, quand les hommes de cette époque parlaient de la descendance, ils ne disaient pas « nos fils », ils disaient « nos neveux ». L’enfant grandissait dans sa famille naturelle, qui était sa famille maternelle, n’ayant, quand il était homme, ni responsabilité, ni charges ; donc, pas non plus cette hypocrisie née avec les devoirs factices imposés dans le monde masculiniste (suprématie du Père qui aboutira au fameux « droit paternel »).
    C’est en Egypte, sous les Ptolémée, que sera établit le « droit paternel » qui donnera un coup mortel au régime maternel. C’est Ptolémée IV dit « Philopator » (« qui aime son père »), ainsi surnommé parce que c’est lui qui, deux siècles avant le Christianisme (en 222), établira le « droit paternel » par un simple décret royal, le « prostagma de Philopator ». À partir de là, la famille agnatique (paternelle) se substituera à la famille utérine (maternelle).
    L’autorité brutale que l’homme a voulu exercer sur la femme et sur l’enfant, sous prétexte de paternité, a apporté le malheur dans le monde et désorganisé la famille. C’est la grande erreur sociale des temps masculinistes.
    De plus, rappelons que le « mariage » tel qu’il a été institué à l’origine, c’est-à-dire la femme asservie dans une union monogame (ou plutôt monoandre, soit l’union exclusive avec un seul homme), qu’on allait bientôt appeler « con-jugale » (littéralement : « avec joug »), n’a été introduit dans les mœurs que lorsque le régime gynécocratique a été complètement détruit. L’institution sociale du « mariage » ne pouvait pas exister, dans les temps primitifs, et avant le règne de l’homme, car l’union n’était pas imposée, réglementée par des lois, mais seulement par l’amour et le libre choix de la femme éclairée par la science.
    Introduit progressivement au cours des derniers siècles précédents notre ère, le système du « mariage » sera accepté et légalisé définitivement qu’avec le Droit romain et le Catholicisme.
    Quand l’homme substitua la famille paternelle à la famille maternelle, quand il « vola », pour ainsi dire, une femme pour l’avoir à lui seul et la soumettre à ses caprices (rappelons que, selon la légende, l’amour à Rome s’inaugura par « l’enlèvement des Sabines »), ce fut le triomphe de tous les mauvais instincts de la nature masculine, le triomphe de sa jalousie, le triomphe de son instinct despotique, le triomphe aussi de sa paresse, car il se fit servir par celle qu’il choisissait. Il s’affranchit du même coup de la loi morale et, en même temps, de l’obligation du travail ; il exerça sur les enfants une domination despotique qui les terrorisa, et, par là, provoqua dans le monde la ruine de la vraie famille, la terreur des faibles et le désordre économique. Ce fut le premier mot de l’isolement moral, de l’abandon des impuissants, des vieux, des inutiles, le malheur de tous.
    Qu’elle est loin déjà, la brillante civilisation matriarcale de l’Inde, de l’Egypte, de la Celtide, qui avait été l’œuvre grandiose de la Femme divine !
    La Femme… Pauvre créature, née pour aimer et toujours empêchée de remplir cette fonction sainte ! Vouée par ce monde corrompu, aveugle, à une existence tourmentée, cherchant toujours ce bonheur promis et légitime, et n’y arrivant jamais. Étrangère, comme égarée, dans un monde indigne d’elle, qui a commencé par la méconnaître ou par en abuser, et qui ne cherche plus de satisfactions, aujourd’hui, que dans la licence dégradante, le luxe ridicule, l’ambition absurde ou la domination féroce.
    Que tout cela est loin des joies pures que la jeune fille rêve encore, dans son ignorance de la corruption qui l’entoure !
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/faitsettempsoublies.html

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