7 au Front

La guerre de proxy en Ukraine tire à sa fin. Un bilan

Par Normand Bibeau & Robert Bibeau.

La guerre de proxy pour le partage des ressources

Les capitalistes s’affrontent pour se partager la dépouille de l’Ukraine démembrée. À l’annonce prochaine du dernier mercenaire ukrainien massacré, tous les pirates sont sur le pont sous la bannière de l’OTAN vaincue. Plan de guerre en 28 points poussé par les États-Unis et l’OTAN (Jacques Baud) – les 7 du quebec  et  https://les7duquebec.net/archives/302901

Les Euronazis bruxellois, Macron, Merz, Starmer, Von der Leyen, Kalas et cie assommé par la déroute de leurs sbires Bandéristes sur le champ de bataille et par la félonie de Trump, poussent des cris d’orfraie devant les offres de dépeçage du cadavre ukrainien et des avoirs volés aux oligarques russes: «[A] dieu veaux, vaches, cochons, poulets, la Perrette américaine a cassé le pot au lait».

Il suffit d’écouter l’excellente analyse du colonel Baud  (Résultats de recherche pour « baud » – les 7 du quebec) pour réaliser le ridicule de la proposition en 21, peut-être 19, ou 28 points, des uns et des autres et pour se convaincre de leur banqueroute sur tous les fronts de cette guerre de proxy instiguée  pour le partage des marchés et pour militariser les économies nationales au profit du complexe militaro-industriel mondial.

Les capitalistes EURONAZIS et leurs sbires UKRONAZIS n’ont d’autre  choix,  ils doivent mener à bien le LEBENSRAUM EURONAZI 2.0 (le démantèlement et la balkanisation) de la Fédération de Russie pour s’emparer de son énergie et de ses ressources naturelles, en particulier des terres rares, le sang des nouvelles technologies, qu’ils ne savent pas transformer en plus-value ni en profits et dont ils ont un besoin absolu s’ils espèrent se joindre à leur maître américain à l’assaut de la forteresse hégémonique chinoise.

Pour les idiots utiles qui nient ce scénario hollywoodien qu’il suffise  d’observer la propagande des médias mainstream qui ont ressorti une vidéo  de l’empereur Macron où il déclare que: «l’économie russe est en cessation de paiement, sa monnaie a dévissé, son isolement est croissant» (sic). Voir la vidéo : LA PROPAGANDE MÉDIATIQUE | Quand le journalisme vend le sang des opprimés (Jacques Baud) – les 7 du quebec et  https://les7duquebec.net/archives/303003

À ces spéculations il faut ajouter la campagne médiatique occidentale à l’effet que l’économie russe est «une maison de cartes prête à s’écrouler». Cette campagne de propagande est reprise en Russie alors que les capitalistes russes européistes répandent la rumeur que l’économie russe sera en manque de devises (liquidités) à compter de l’hiver 2026, ce qui causera d’importantes souffrances au peuple russe qui serait disposé à soutenir un «changement de régime ou une Révolution colorée» (sic) ce que dément l’analyste Scott Ritter  «La guerre est gagnée pour la Russie, l’Ukraine est dans l’impassehttps://www.youtube.com/watch?v=FORj732C9hs ».

L’expert  Doctrorov, tient un discours similaire sur l’état du moral de la population russe qui serait en berne malgré les sondages publié par la BBC à l’effet que «87% des Russes soutiennent la politique de guerre de Poutine», preuve que pour les Reporters sans frontières: «plus un mensonge est gros, plus il sera cru». Voir Gilbert Doctorov: Guerre totale entre l’Allemagne et la Russie pour la troisième fois en un siècle! (Gilbert Doctorow) – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/300154

L’issue de cette guerre de proxy était pourtant prévisible

Comme nous l’avons écrit depuis le début de l’Opération Militaire SpécialeOMS»), le 24 février 2022, cette guerre impérialiste en Ukraine a débuté pourrait-on dire en 2008 avec la déclaration du président Bush d’incorporer l’Ukraine et la Géorgie à l’organisation occidentale belliqueuse OTAN comme étape préliminaire au déclenchement d’un LEBENSRAUM 2.0 contre la Fédération de Russie pour la «balkaniser», la démanteler, l’annexer à l’économie impérialiste occidentale en opposition a la Chine impériale.

L’une des principales étapes de ce programme d’agression fut le coup d’État de l’Euromaïdan nazi-bandériste, du 14 mai 2014, ourdi par l’impérialisme occidental pour intégrer l’Ukraine à l’OTAN.

Après avoir violé ignominieusement les Accords bidons de Minsk, réarmé l’armée des UKRONAZIS KIÉVIENS BANDÉRISTES, lancé une vaste campagne de propagande anti-Poutine et préparé leur armada de sanctions kamikazes, les OTANO/BANDÉRISTES KIÉVIENS BANDÉRISTES se sont cru fin prêt à en découdre avec la Russie et dès juillet 2021, ils ont massé leurs troupes aux frontières du Donbass et intensifié massivement les bombardements des autonomistes ukrainiens russophones malgré les mises en garde russes et dans le but inavouable de provoquer une guerre contre la Russie «aussi longtemps que nécessaire» et «jusqu’aux derniers Ukrainiens si besoin». Cette guerre hybride de propagande militaire et économique par procuration est la seule qui puisse être livrée à une puissance nucléaire de premier plan, car autrement, dans l’éventualité d’une agression extérieure réussie, s’agissant d’une guerre «existentielle» pour la bourgeoisie dominante d’une puissance nucléaire, comme l’a déclaré Poutine: elle recourra à son arsenal nucléaire pour détruire ses ennemis et ce sera l’Armagaddon thermonucléaire: «[P]ourquoi l’humanité devrait-elle exister si la Russie n’existe plus» dixit Poutine.

Cette réalité nucléaire russe incontournable explique pourquoi contrairement aux guerres contre l’Afghanistan, la Libye, l’Irak, l’ex-Yougoslavie, le Yémen, la Syrie, l’Iran, etc., la guerre fut livrée principalement sur le sol même des États agressés par des bombardements aériens massifs, que l’OTAN ait imposé, car il n’y avait aucune crainte de recours à un arsenal nucléaire capable d’atteindre les sponsors de ces guerres par procuration dans leur propre capitale et là où se planquerait leur état-major et les milliardaires pour qui ces terroristes  en uniformes tuaient pour détruire leurs rivaux.

La menace nucléaire et la véritable finalité de cette guerre européenne

En opposant une armée ukrainienne lilliputienne anémique de 350,000 soldats pouvant compter au maximum 700,000 réservistes à la 1re puissance nucléaire planétaire possédant 4,700 ogives nucléaires; des milliers d’avions, de missiles de croisière et balistiques; des dizaines de milliers de canons, tanks, transports de troupes, des bateaux de guerre, des sous-marins, etc., et surtout une armée d’un million de soldats, 1,5 million de réservistes et une population mobilisable de 100 millions de personnes, il est évident qu’il n’a jamais été dans les plans des états-majors occidentaux de vaincre la Russie sur le champ de bataille.

Qui peut être assez naïf pour croire au «miracle nazi ukrainien»?  Le plan de victoire était ailleurs; vaincre la Russie de l’intérieur, comme en 1917 contre le régime tsariste, le tout au prix du massacre «jusqu’au dernier ukrainien si nécessaire», ce qui semble devoir être le cas à moins que le prolétariat mondial mette une fin à ce massacre en renversant la dictature de leur bourgeoisie nationale chauvine.

Ce qu’ils avaient anticipé s’est produit: la Fédération de Russie à lancer l’OMS, le 24 février 2022 et les OTANIENS ont annoncé officiellement leur programme: «mettre l’économie russe à genoux», «imposer des souffrances au peuple Russe» (Bruno Lemaire) et à terme, provoquer une révolution de couleur puis «décapiter et diviser l’immense Russie en plusieurs petits États» sous protectorats ce qui procurera aux États de l’Union européenne les ressources naturelles qui font défaut à son industrie déclassée; en préparation de l’encerclement puis de l’agression de l’Empire du Milieu et l’asservissement d’un  milliard d’esclaves salariés, le prolétariat chinois, finalité stratégique de cette saga militaire.

À la guerre menée sur le front militaire par les UKRONAZIS KIÉVIENS BANDÉRISTES de service, en alliance avec l’Occident collectif une guerre de propagande fut lancée, adoubée à une guerre politique et diplomatique (exclusion des instances politiques européennes) et une guerre financière – bancaire – commerciale – économique totale (19, puis 23,000, puis 30,000 sanctions; l’attentat contre le gazoduc NordStream; etc.) fut simultanément déclenchée partout en Occident, au sein des organisations mondialistes dont l’hypocrite ONU et ses tentacules internationaux réactionnaires. (Voir les articles sur NordStream Résultats de recherche pour « north » – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/?s=north

Contre la «Coalition des volontaires aux bras cassés», les Russes se sont révélés des combattants redoutables, de fins stratèges, équipés d’un matériel technologique meurtrier de grande qualité. Pour preuve, le chapelet interminable des défaites militaires OTAN/UKRONAZIS, à Marioupol, Bakhmout, Avdiïvka, Slovek, à  Prokosk, Milnograd, Zaporitja et les autres cités détruites. (Voir : Guerre d’Ukraine Résultats de recherche pour « guerre ukraine » – les 7 du quebec).

Quel est l’état de l’économie russe selon les principaux indicateurs économiques?

Loin de la récession souhaitée par les EURONAZIS, l’économie russe connaîtra une expansion entre ~0,6% et ~1,5% en 2025, ce qui l’exclut pour l’heure d’une récession économique majeure. Qu’une économie progresse alors qu’une guerre se déroule à ses frontières, constitue en soit, un succès. L’inflation qui avait bondi au début de la guerre s’est stabilisée à 8% après avoir atteint 9,52% en 2024 et 10,06% en février 2025.

Les salaires mensuels nominaux moyens qui se chiffraient à 128,665 roubles en 2024 ont augmenté de 21,9% en décembre 2024, la plus forte hausse en 16 ans. En janvier 2025, ils ont encore augmenté de +6,5% avec ajustement de l’inflation, ce qui représente +~16,5%, un autre record. Les taux d’intérêt qui étaient de 21% en 2024 sont à 20% en 2025 et la Banque centrale russe a annoncé qu’ils seront réduits à 16,5% pour 2026. Il faut savoir que le crédit à la consommation en Russie est très faible contrairement à l’occident, car les Russes ont conservé les normes de vivre selon ses moyens et non à crédit de l’ère soviétique.  Ainsi, les ménages russes ont un ratio d’endettement d’environ ~20,7% du PIB pour une dette totale des ménages de ~39,2 trillions de roubles ($460 milliards U$D), un taux d’endettement nettement inférieur à celui des ménages dans les États occidentaux où le ratio d’endettement des ménages dépasse souvent les 50 et 80% du PIB.

La dette publique de l’État central russe se chiffre à ~16 -19% du PIB en 2024-2025 pour un montant total de 38,6 trillions de roubles qui augmentera de ~4,8 trillions de roubles en 2025, ce qui en fait l’une des dettes souveraines les plus faibles en pourcentage par rapport à la moyenne des pays  l’OCDE dont: U$A,~121-125% du PIB; France, ~113% du PIB; Royaume-Uni,~101% du PIB; Allemagne, ~64% du PIB; Japon, ~237% du PIB; Chine, ~96,3% du PIB; Corée du Sud, ~53,4% du PIB; Italie, ~135,3% du PIB; Finlande, ~86,8% du PIB; Norvège, ~42,7% du PIB;  CANADA, ~111% du PIB, pour n’en citer que quelques-uns. À la lumière de ces chiffres, force est de constater que la Russie capitaliste est de très loin le pays le moins endetté de tous ces États. Elle représente l’un des débiteurs les plus solvables du marché financier mondial, ce qui lui permettra de poursuivre la guerre aussi longtemps que nécessaire et surtout beaucoup plus loin que ses ennemis criblés de dettes. Les dettes des grandes entreprises publiques sont aussi très basses par rapport à leur chiffre d’affaires et leur équité.

Et à l’avenir…

L’analyse marxiste de la conjoncture internationale et tout particulièrement de la guerre entre l’OTAN/États-Unis et les Russes et leurs «amis sans limites» chinois, Iraniens et Coréens du Nord, n’est pas à la veille de se terminer tant s’en faut et cela malgré les sacrifices monstrueux, inhumains, barbares des peuples ukrainiens et russes.

Ainsi que l’a démontré l’histoire du capitalisme depuis son avènement au tournant du 17e  siècle (1649 en Angleterre; 1789 en France; 1760 aux U$A; 1848 en Italie; 1917 en URSS; 1949 en Chine; etc.) et les guerres innombrables que ce mode de production décadent a engendrées, dont les deux  dernières guerres mondiales (1914-1918 pour ~14 millions de morts;1939-1945 pour  ~60 millions de morts) jamais les guerres ne cesseront, tantôt locales, tantôt régionales et bientôt mondiale, elles sont l’unique solution de survie du capitalisme aux crises éternelles de ce système d’exploitation de l’homme par l’homme.

 

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Robert Bibeau

Auteur et éditeur

2 réflexions sur “La guerre de proxy en Ukraine tire à sa fin. Un bilan

  • Robert bibeau

    EN COMPLÉMENTAIRE :

    https://lesakerfrancophone.fr/ukraine-les-obstacles-a-un-accord-de-paix

    Ukraine. Les obstacles à un accord de paix (SIC)

    Par Moon of Alabama – Le 6 décembre 2025

    En ce qui concerne l’Ukraine, la nouvelle stratégie de sécurité nationale des États-Unis explique :

    Il est dans l’intérêt fondamental des États-Unis de négocier une cessation rapide des hostilités en Ukraine, afin de stabiliser les économies européennes, d’empêcher une escalade ou une expansion involontaire de la guerre et de rétablir la stabilité stratégique avec la Russie, ainsi que de permettre la reconstruction post-hostilités de l’Ukraine pour permettre sa survie en tant qu’État viable.

    Les États-Unis poursuivent cette mission. Avec l’aide de la verticale ukrainienne de lutte contre la corruption (le Bureau National de Lutte contre la Corruption d’Ukraine (NABU), le Bureau du Procureur Spécialisé dans la Lutte contre la corruption (SAPO) et la Haute Cour Anticorruption (HACC), (institutions créés par les États-Unis après le coup d’État de Maidan en 2014), ils ont démis Andreij Yermak de ses fonctions de chef du bureau du président.

    La prochaine étape consiste à faire pression sur le président par intérim Vladimir Zelensky pour qu’il accepte un accord de paix avec Moscou. Cela l’obligera à céder des terres que l’armée ukrainienne détient toujours.

    Si Zelenski s’avère réticent à le faire, la verticale anticorruption ouvrira une procédure contre lui et le démettra de ses fonctions.

    Un article sur la corruption ukrainienne dans le NY Times d’aujourd’hui peut être considéré comme un premier avertissement :

    Le Gouvernement de Zelensky a saboté la surveillance, permettant à la corruption d’empirer (archivé)

    Les dirigeants ukrainiens reprochent aux conseillers indépendants de ne pas avoir empêché la corruption. Une enquête du Times révèle que c’est la propre administration du président Volodymyr Zelensky qui avait supprimé les garde-fous.

    Pour protéger leur argent, les États-Unis et les pays européens ont insisté sur la surveillance. Ils ont demandé à l’Ukraine d’autoriser des groupes d’experts extérieurs, appelés conseils de surveillance, à surveiller les dépenses, à nommer des dirigeants et à prévenir la corruption.

    L’enquête du New York Times a révélé que, au cours des quatre dernières années, le gouvernement ukrainien a systématiquement saboté cette surveillance, permettant à la corruption de prospérer.

    L’administration du président Volodymyr Zelensky a rempli les conseils d’administration de loyalistes, laissé des sièges vides ou les a empêchés de s’installer. Les dirigeants de Kiev ont même réécrit les chartes des entreprises pour limiter la surveillance, garder le contrôle du gouvernement et permettre de dépenser des centaines de millions de dollars sans que des étrangers s’en mêlent.

    Les conseils de surveillance remplissent une fonction de surveillance essentielle, permettant à des experts indépendants, généralement d’autres pays, d’examiner les principales décisions au sein des entreprises publiques ukrainiennes.

    N’est-ce pas ironique que le NY Times le sache « depuis quatre ans » et n’est que maintenant prêt à le révéler ? Il est bien évident que quelque chose a changé.

    Alors que Zelenski est sur le point de partir, l’ancien Premier ministre Ioulia Timochenko pourrait devenir un remplaçant viable. Elle est probablement disposée (moyennant un prix) à faire tout ce que les États-Unis lui demandent. Elle a également l’ancienneté nécessaire pour pouvoir faire passer un accord devant la Rada ukrainienne.

    Mais un autre obstacle à un accord de paix est la direction actuelle de l’armée ukrainienne. L’actuel commandant en chef, le général Alexander Syrski, n’est pas prêt à répondre à la demande russe qui sera au cœur de tout accord.

    Dans une interview accordée à SkyNews, il refuse d’abandonner les terres dans le Donbass que ses troupes détiennent toujours :

    En parlant franchement, le général Syrskyi, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, a signalé que les soldats de son pays continueraient à se battre si la diplomatie échouait – et il a averti que le sort de toute l’Europe était en jeu.

    “Notre mission principale est de défendre notre terre, notre pays et notre population”, a-t-il déclaré dans une interview exclusive au sous-sol d’un immeuble dans l’est de l’Ukraine. Sky News a été invité à ne pas divulguer l’emplacement pour des raisons de sécurité.

    « Naturellement, pour nous, il est inacceptable de simplement céder du territoire. Qu’est-ce que cela signifie même – donner nos terres ? C’est précisément pour cela que nous nous battons ; donc nous n’abandonnons pas notre territoire. »

    Syrski doit peut-être s’élever contre l’abandon de terres pour maintenir le moral de ses troupes. Mais l’intensité avec laquelle il le dit me permet de penser que ces sentiments sont authentiques :

    Interrogé pour savoir si le sacrifice des personnes qui ont donné leur vie pour défendre leur pays serait vain si l’Ukraine était forcée de céder à Moscou les terres qu’elle contrôle encore dans le Donbass, le général Syrskyi, s’exprimant en ukrainien par l’intermédiaire d’un traducteur, a déclaré : « Vous savez, je ne me permets même pas d’envisager un tel scénario« .

    « Toutes les guerres finissent par se terminer, et bien sûr, nous espérons que la nôtre se terminera également. Et quand c’est le cas, une paix juste doit être établie.

    Selon moi, une paix juste est une paix sans conditions préalables, sans abandonner de territoire. Cela signifie s’arrêter le long de la ligne de contact actuelle. »

    Le commandant est ensuite passé à l’anglais pour dire que cela signifie : « Arrêt des combats. Cessez-le-feu. Et après des négociations, sans aucune condition« .

    Revenant à l’ukrainien, il a déclaré « Tout autre format serait une paix injuste, et pour nous c’est inacceptable« .

    La Russie a déjà refusé d’arrêter les combats sur la ligne de front actuelle. Elle veut un accord de paix complet pour mettre fin définitivement au conflit. Une « paix juste » au sens de Syrski n’est tout simplement pas dans les discussions.

    Il y a des signes que Syrski devient délirant. Depuis le 1er décembre, la partie russe affirme avoir complètement « libéré » Pokrovsk et encerclé la ville voisine de Myrnograd. La plupart des observateurs et des cartographes de guerre sont d’accord avec cette évaluation. Mais l’état-major ukrainien dirigé par Syrski rejette toujours les faits :

    Les chefs militaires ukrainiens ont insisté : “Les opérations de recherche et d’assaut et l’élimination de l’ennemi dans les zones urbaines se poursuivent à Pokrovsk.

    « Profitant des conditions météorologiques défavorables, les envahisseurs ont tenté à nouveau de planter un drapeau dans l’un des quartiers de la ville afin que les propagandistes puissent l’utiliser comme preuve qu’ils avaient pris le contrôle de toute la ville.

    « Après cela, ils se sont enfuis précipitamment et le nettoyage du groupe ennemi se poursuit« .

    Dans son interview sur SkyNews, Syrski fait de même :

    Le général Syrskyi a offert son évaluation de la lutte sur le terrain, en disant :

    « Les troupes ukrainiennes contrôlent toujours la partie nord de la ville forteresse de Pokrovsk dans le Donbass et continueront à se battre pour reprendre le reste, contrairement aux affirmations russes selon lesquelles elles ont capturé ce qui était une cible clé pour Moscou depuis les 16 derniers mois«

    Une telle bêtise a coûté la vie à de nombreux soldats ukrainiens.

    – Aparté –

    PBS vient de sortir un documentaire sur une attaque ukrainienne lors de sa contre-offensive de 2023 : 2000 mètres vers Andriivka (vidéo). (La vidéo est géo-clôturée. Les personnes qui ne se trouvent pas aux États-Unis auront besoin d’un serveur proxy américain pour la regarder.)

    Le documentaire de 1h45 est authentique. Il utilise beaucoup de caméras implantées dans les casques. Il suit un groupe de soldats au cours d’un combat de trois mois le long d’une limite forestière de 2 000 mètres de long vers un hameau tactiquement sans importance près de Bakhmut. Lorsque les soldats, après les pertes de mai, atteignent enfin le hameau complètement détruit, ils accrochent leur drapeau – à l’envers. Les forces russes ont récupéré l’endroit peu de temps après que cela se soit produit.

    Alex Robert de History Legends en a publié une critique.

    -Fin de l’Aparté –

    Lorsque les États-Unis auront trouvé un gouvernement ukrainien prêt à accepter un accord de paix avec la Russie, ils devront rechercher un leadership militaire en Ukraine qui soutiendra et mettra en œuvre la décision.

    Il est peu probable que le général Syrski soit disposé à le faire. Il n’a pas non plus la réputation de pouvoir forcer des unités individuelles à suivre ces ordres.

    Moon of Alabama

    Note du Saker Francophone

    Pour avoir regardé ce film/documentaire, on peut faire quelques remarques :

    Il s’agit de l’été 2023, au plus fort de la contre-attaque ukrainienne.
    Pendant et à la fin, les soldats et la voix Off se pose quand même la question du sens de cet assaut pour planter un drapeau sur un pâté de maison en ruines. La voie indique même la mort future de ces soldats quelques mois plus tard.

    La mise en scène et le montage des combats est impressionnante et très réaliste. Un des protagonistes ukrainien, Gagarine, ça ne s’invente pas, est même tué sur place devant son chef de section pendant l’assaut. On voit aussi la vie de cette section dans les tranchées, sous les bombardements.

    Les soldats russes sont en permanence déshumanisés, traités de MotherFucker dans la traduction à chaque instant, 1 est tué sur place dans une scène crédible, 2 sont capturés vivants dont 1 venant du Caucase mais correctement traités 1 fois la tension de l’assaut retombée. On voit aussi quelques corps épars, la caméra s’attardant sur les russes reconnaissables à leur bandeau rouge.
    Maintenant c’est clairement un film de propagande fait pour glorifier la mort de ces jeunes ukrainiens, mort données par les envahisseurs russes. Il y a une scène d’enterrement de Gagarine avec des femmes se mettant à genou devant le cortège funèbre sous les yeux d’un petit garçon, filmé là pour la perspective temporelle d’un engagement total de toute une nation.

    On a même quelques soldats qui évoquent leur études à Karkiv, ville plutôt russe, et pas les autres, essayant sans doute de créer l’illusion d’une unité de la nation.
    De même il y a beaucoup de rappel à Leur terre. Peut-être dans le sens libérée de toute présence russe, y compris par la purification ethnique.

    Rien sur les milliers de russophones du Donbass tués depuis 2014
    Rien sur les bombardements indifférenciés de Donetsk pendant des années
    Rien sur le rôle occidental dans cette guerre, juste des russes, des brutes qui attaquent comme des zombies

    Rien sur l’idéologie néo-nazie spécifique de ce bataillon Azov
    Il y a même une scène assez surréaliste de discussion sur la qualité de leur ukrainien respectif, l’un parlant même de transition, comme celle de genre.

    Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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