Quelle sera la résilience des BRICS face à la tempête économique et militaire? (Partie 1)
par Peter Hanseler
Les BRICS constituent une force puissante dont les membres, les partenaires et les candidats sont actuellement confrontés à des défis importants. Réflexions sur la résilience de cette alliance basées sur des faits et des analyses.
Introduction
Les BRICS est une organisation qui a le potentiel de faire basculer l’équilibre économique et géopolitique mondial en faveur du Sud mondial ; d’ailleurs, on peut dire que c’est déjà le cas. Cette organisation est un sujet clé de notre blog. Notre tout premier article, «L’ascension imparable de l’Orient», publié le 18 novembre 2022, était consacré au BRICS. Les lecteurs qui fondent leur vision du monde principalement sur les médias occidentaux ne savent que peu ou rien de cette organisation, car l’Occident s’attache soit à ignorer complètement les BRICS, soit à les présenter de manière condescendante comme une tentative ratée ou embarrassante de quelques pays en développement de sortir de leur insignifiance. C’est ainsi que l’Occident collectif communique l’ensemble de l’histoire à ses propres sujets. La réalité, cependant, présente un tableau complètement différent.
Dans cette première partie, nous compilerons les faits concernant les BRICS et mettrons en évidence les principales tendances.
Dans la deuxième partie, nous expliquerons pourquoi nous pensons que des nuages noirs se sont effectivement accumulés, car les BRICS, ou plutôt leurs membres, partenaires et candidats, ne peuvent pas se développer dans le calme et la tranquillité, comme l’ont fait leur homologue dans le monde occidental, le G7, fondé en 1975, ou la Banque mondiale, fondée en 1944. Leur homologue n’a été lancé qu’en 2014 et s’appelle la Nouvelle Banque de développement et elle doit faire face à des périodes de troubles.
Dans la troisième et dernière partie, nous tenterons ensuite de montrer où cette organisation pourrait se diriger et ce que l’on peut attendre du collectif occidental en termes de tentatives pour l’empêcher.
Où en sont les BRICS aujourd’hui ?
Difficulté à recueillir des informations – «brouillard de guerre»
Il a toujours été difficile d’obtenir des données précises sur les membres, les partenaires et les candidats, ce qui explique probablement pourquoi nous sommes le seul blog à notre connaissance à avoir entrepris cette tâche colossale. Notre Denis Dobrin parcourt inlassablement Internet pour extraire des informations fiables parmi le fatras habituel de ragots et de rumeurs.
«Un «brouillard de guerre» s’est abattu sur les informations clés concernant cette organisation».
À l’heure actuelle, cependant, il semble que ces informations soient délibérément maintenues encore plus vagues qu’auparavant, le site web officiel des BRICS étant encore plus réticent à fournir des informations que par le passé. Cela indique clairement que de nombreuses parties envisageant d’adhérer à l’organisation mènent une politique d’information très prudente par crainte de la répression et de l’agression américaines. Il s’agit d’un phénomène nouveau pour une alliance économique de notre époque. Appelons un chat un chat : un «brouillard de guerre» s’est abattu sur les informations clés concernant cette organisation.
Pour cette raison, les informations suivantes doivent être considérées comme «les meilleures possibles», c’est-à-dire que nous confirmons avoir fait tout notre possible pour obtenir les informations correctes, mais ne pouvons fournir aucune garantie.
Membres
Membres du G7 – rose ; membres du BRICS – vert – source : ForumGeopolitica.
Le BRICS compte actuellement 10 membres à part entière. L’Indonésie a été nouvellement admise comme membre à part entière le 6 janvier 2025. L’Indonésie est peu connue en Occident. Ce pays immense (1 905 000 km²) est plus de cinq fois plus grand que l’Allemagne (357 022 km²) et sa population (285 millions d’habitants) est 3,5 fois supérieure à celle de l’Allemagne (83 millions d’habitants).
source : ForumGeopolitica.
Partenaires
Membres du G7 – rose ; membres du BRICS – vert ; partenaires du BRICS – jaune –
source : ForumGeopolitica.
Le statut de partenaire a été créé lors du sommet des BRICS de 2024 à Kazan. Il ne s’agit pas d’une adhésion de seconde classe. Le BRICS couvre non seulement l’économie, mais aussi la culture, l’éducation, la recherche, les relations entre les peuples et les droits des femmes. En 2024, lorsque la Russie assurait la présidence, plus de 200 sous-conférences sur les BRICS ont été organisées en Russie. Cela représente un effort considérable pour créer une ligne commune à différents niveaux entre des peuples très hétérogènes. Le statut de partenaire peut donc être décrit et compris comme une antichambre à l’adhésion à part entière. Les pays ayant le statut de partenaire échangent des idées avec les membres à part entière dans l’antichambre et se coordonnent afin d’obtenir conjointement le statut de membre à part entière.
Je suppose que les pays qui obtiennent le statut de partenaire entretiennent déjà des relations économiques plus étroites et plus avantageuses avec les membres à part entière pendant cette période.
source : ForumGeopolitica.
Candidats
Membres du G7 – rose ; membres du BRICS – vert ; partenaires du BRICS – jaune ;
candidats au BRICS – bleu : Source : ForumGeopolitica.
La liste des candidats doit être considérée avec prudence en raison de l’argument du «brouillard de guerre». Selon certaines rumeurs, de nombreux autres pays – qui ne figurent pas sur la liste – n’auraient pas souhaité attirer l’attention par crainte de représailles de la part de l’Occident collectif.
Source : ForumGeopolitica.
Chiffres de population
L’Occident collectif représente environ 10% de la population mondiale et a donc plus ou moins contrôlé le reste du monde pendant des siècles, d’abord par l’intermédiaire des Portugais, puis des Espagnols, des Néerlandais, des Français, des Britanniques et maintenant des États-Unis.
La partie du monde que nous appelons le Sud mondial représente environ 90% de la population mondiale et ne veut plus être dominée par les 10% – c’est probablement l’une des principales raisons pour lesquelles les BRICS se développent si rapidement. Dans le passé, la domination de l’Occident était possible, pour simplifier, parce que le Sud mondial était incapable de se défendre militairement, en raison d’un manque de cohésion sociale, souvent dû à un manque d’éducation, et que cette partie du monde n’osait pas se rebeller contre ces surhommes. Cela a maintenant complètement changé. Les universités américaines sont toujours en tête des classements, par exemple dans les classements universitaires, mais cela s’explique principalement par le fait que ces classements sont établis en Occident – le papier est patient. Si la qualité des résultats – par exemple en sciences – était notamment prise en compte comme critère, les universités du Sud mondial (Chine, Inde, Russie) seraient probablement très bien représentées dans les classements.
Produit national brut
Nous indiquons le produit national brut ajusté en fonction de la parité de pouvoir d’achat. L’utilisation du dollar américain comme référence pour le PIB fausse la puissance économique d’un pays : si l’on veut mesurer de manière réaliste le poids financier, il est très important de savoir si, par exemple, un Big Mac coûte deux fois plus cher en dollars américains à un endroit qu’à un autre. L’indice Big Mac Big Mac Index est une raison suffisante pour utiliser des chiffres ajustés en fonction du pouvoir d’achat lorsque l’on compare les chiffres du PIB. La raison pour laquelle les médias occidentaux utilisent des chiffres non ajustés est purement marketing, afin de dissimuler la dévaluation du dollar américain et de le faire paraître plus fort qu’il ne l’est.
Production pétrolière
Lors de l’évaluation des chiffres de la production pétrolière, les faits supplémentaires suivants doivent être pris en compte :
Premièrement, bien que les États-Unis restent le plus grand producteur mondial de pétrole, avec environ 18% de la production mondiale, ils sont également le plus gros consommateur, avec plus de 20% de la consommation mondiale. Cela signifie que les États-Unis ne sont actuellement même pas en mesure de couvrir leur propre consommation. Cette situation est à elle seule une raison suffisante pour que les États-Unis fassent pression sur l’Arabie saoudite, par exemple, afin de l’empêcher de rejoindre les BRICS.
Deuxièmement, les principaux membres producteurs de pétrole des BRICS ont une grande influence, voire un contrôle, sur l’OPEP. Étant donné que les BRICS dominent également l’OPEP et contrôle ainsi le prix et la distribution d’une grande partie du pétrole, on peut parler d’une position de monopole (indirect) du BRICS.
Troisièmement, les coûts de production du pétrole américain sont plusieurs fois supérieurs à ceux des pays des BRICS.
Ces facteurs renforcent encore la position de puissance des BRICS en matière de pétrole.
Gaz naturel
En ce qui concerne le gaz naturel, il convient de noter qu’avec l’adhésion de l’Iran aux BRICS, les deux plus grands producteurs mondiaux de gaz naturel sont tous deux membres des BRICS : la Russie et l’Iran.
Le plus grand producteur de gaz non-membre des BRICS est le Qatar, qui est (encore) allié aux États-Unis. Les BRICS constituent donc également un véritable centre de pouvoir en matière de gaz naturel.
L’Or
Dans le passé, nous avons été ridiculisés à plusieurs reprises pour avoir inclus la production d’or dans le tableau des matières premières importantes. Aujourd’hui, cependant, il est clair que l’or, tout comme l’argent, sera non seulement important dans le contexte instable des marchés financiers et des monnaies fiduciaires, mais qu’il sera également stratégiquement indispensable à la survie de toutes les économies.
Données supplémentaires
Remerciements particuliers à Simon Hunt
Lors de la rédaction de cet article, j’ai consulté mon ami proche Simon Hunt et lui ai demandé des données supplémentaires, ce dont je le remercie chaleureusement.
Dynamique de l’évolution future du PIB
Le PIB des pays du BRICS devrait croître en moyenne de 3,8% cette année et de 3,7% supplémentaires d’ici 2026 (Banque mondiale).
Pour les problèmes fondamentaux liés au PIB en tant que mesure fiable de la création de valeur, je vous renvoie à l’excellent article de Tony Deden intitulé «The Illusion of Progress» (L’illusion du progrès).
En revanche, le PIB réel des pays du G7 devrait croître de 1,0% cette année et de 1,2% d’ici 2026 (Banque mondiale).
Si nous supposons que le PIB réel des pays du BRICS augmentera en moyenne de 3,5% jusqu’en 2032 et que le PIB moyen des pays du G7 augmentera de 2% par an, nous arrivons à la conclusion suivante.
Cela se traduirait par une augmentation de 27% du PIB des pays BRICS et de seulement 14% pour celui du G7. Cependant, cet exercice chiffré n’a pour but que d’illustrer le dynamisme supérieur des pays BRICS, car une telle extrapolation de la croissance économique suppose que la composition du BRICS restera inchangée jusqu’en 2032 et que la dynamique globale du développement économique ne changera pas, ce que je considère comme hautement improbable.Ce point de vue est confirmé par Bloomberg :
Autres matières premières et production industrielle
Selon les recherches de Simon Hunt, la part des matières premières mondiales, en plus de celles répertoriées dans nos tableaux, est très impressionnante. Par exemple :
- 70% de la production mondiale de charbon
- 72% des réserves mondiales de minéraux rares (notamment la transformation)
- 42% de la production mondiale de blé
- 52% de la production mondiale de riz
- 43% de la production mondiale de maïs
Hunt estime que les pays BRICS représentent actuellement 38% de la production industrielle totale.
Faits financiers concernant les BRICS
Nouvelle banque de développement – «Banque des BRICS»
Son siège social est situé à Pudong, en Chine. La présidente actuelle est Mme Dilma Rousseff, ancienne présidente du Brésil, qui est secondée avec compétence par quatre vice-présidents et environ 300 employés.
La banque dispose d’un capital initial autorisé de 100 milliards de dollars américains, dont 10 milliards sont apportés à parts égales par les cinq membres fondateurs. Le capital appelable s’élève à 40 milliards de dollars américains, que les membres doivent fournir en cas de besoin pour honorer leurs obligations financières.
Les Émirats arabes unis ont rejoint la banque en 2021.
Une structure opérationnelle et administrative formelle a été mise en place. L’administration fonctionne de manière très conservatrice. Par exemple :
- Le ratio de fonds propres minimum est fixé à 25%, mais s’élevait à 37% à la fin de 2024.
- Le ratio de liquidité minimum est de 100%, mais il s’élevait à 149% à la fin de 2024.
- L’utilisation maximale du capital est de 90%, mais elle s’élevait à 16% à la fin de l’année dernière.
La banque a récemment été autorisée à rembourser les prêts en monnaies locales. L’objectif ultime est que la banque des BRICS devienne la principale source de crédit pour les pays membres, remplaçant ainsi la Banque mondiale et le FMI. Cette nouvelle politique est conforme au développement du commerce et des investissements au sein de la communauté BRICS, qui doivent être effectués en monnaies locales et, à terme, lorsqu’ils seront finalement structurés dans la nouvelle monnaie BRICS, adossés à l’or.
Cela se fera probablement par l’intermédiaire de la Bourse de l’or de Shanghai (SGE), qui construit des coffres-forts dans les pays membres. Une nouvelle installation pour l’or a été créée à Hong Kong, et la SGE est en train d’achever la construction d’un coffre-fort en Arabie saoudite. L’Arabie saoudite affiche un excédent commercial d’environ 20 milliards de dollars avec la Chine. Actuellement, les ventes de pétrole à la Chine sont payées en yuans, que l’Arabie saoudite peut actuellement échanger contre de l’or à Shanghai si elle le souhaite. À l’avenir, l’échange aura lieu à la SGE en Arabie saoudite. Ainsi, c’est l’or qui sert de valeur intermédiaire, et non le dollar. Tel est le plan pour tous les membres et partenaires des BRICS.
L’expansion du système chinois de paiements internationaux transfrontaliers (CIPS) est liée au développement du système monétaire des BRICS. Actuellement, 189 pays participent à ce système. Selon la PBOC, plus de 4 millions de transactions d’une valeur de 12 700 milliards de dollars américains ont été traitées au cours du premier semestre 2025, dont une grande partie a été effectuée au sein des pays BRICS.
La tendance à l’abandon du dollar américain au profit du renminbi et d’autres monnaies
L’utilisation du dollar américain comme arme conduit de plus en plus à un déclin de son utilisation comme monnaie de réserve.
Les États-Unis utilisent le dollar américain comme une arme depuis des décennies, excluant des pays, des entreprises et des particuliers du commerce en dollars américains s’ils estiment, à leur seule discrétion, qu’ils n’agissent pas dans l’intérêt des États-Unis. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a sans aucun doute été le gel puis le vol des réserves de change de la Russie. Les membres des BRICS ont alors compris que les États-Unis pouvaient dévaster n’importe quel pays d’un simple trait de plume, démontrant ainsi que détenir des dollars américains est une entreprise risquée et dangereuse dans le contexte géopolitique actuel.
La réponse des pays du Sud mondial – et pas seulement des pays du BRICS – a été rapide, comme le montre le graphique suivant de Bloomberg :
source : Bloomberg.
À cela s’ajoute la dévaluation continue du dollar américain. En 1971, une once d’or coûtait 35 dollars américains ; aujourd’hui, son prix est de 4100 dollars américains. Le dollar américain a donc perdu 99% de sa valeur par rapport à l’or.
La Russie a été la première à lancer la tendance, passant du dollar américain au renminbi en raison des sanctions.
source : Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité.
Plusieurs pays africains ont ainsi commencé à convertir leur dette libellée en dollars américains en yuans chinois. Le Kenya a achevé la conversion de trois prêts chinois d’une valeur d’environ 3,5 milliards de dollars. L’Éthiopie négocie actuellement avec Pékin pour convertir au moins une partie de sa dette chinoise de 5,38 milliards de dollars en prêts libellés en yuans. D’autres pays suivront, selon Chinascope.
Selon FinanceAsia, la Banque de développement du Kazakhstan a émis sa première obligation offshore en renminbi. La CICC (China International Capital Corporation) a agi en tant que coordinateur mondial pour l’émission d’une obligation dim sum d’une valeur de 2 milliards de renminbi avec un rendement de 3,35% – à noter le faible taux d’intérêt.
Énergie
Nous devons également inclure la capacité à fournir de grandes quantités d’énergie électrique parmi nos ressources stratégiques. Cela ne signifie pas seulement la capacité à alimenter l’industrie et la population en électricité. Nous nous concentrons ici sur la capacité d’une économie à fournir des quantités importantes d’énergie électrique au-delà du cadre industriel «conventionnel», par exemple pour les centres de données de toutes sortes, en particulier pour l’intelligence artificielle.
Là encore, l’Occident dans son ensemble se trouve dans une position très inconfortable par rapport à la Chine.
En fermant et en démantelant ses centrales nucléaires solides et en se tournant vers l’énergie solaire avec une ferveur presque religieuse, l’Allemagne s’est mise dans une position intenable pour un pays industrialisé. Le graphique suivant illustre cette situation sur la base des volumes d’importation et d’exportation pour l’année 2025 à ce jour :
source : Energy Charts.
Avec cette structure énergétique, l’Allemagne, actuellement la plus grande économie de l’UE, ne sera pas en mesure de participer au marché des données, qui sera déterminant pour l’avenir. En effet, un centre d’IA avec ses centres de données nécessite d’énormes quantités d’électricité qui doivent être disponibles à tout moment. Cependant, avec sa gigantesque erreur de calcul dans le secteur de l’énergie, l’Allemagne entraîne toute l’Europe dans son sillage. Et cela sans même tenir compte de l’attachement bizarre de l’UE à l’Ukraine, qui est plus susceptible de garantir un déclin supplémentaire que la prospérité.
Mais les États-Unis ont également des problèmes notables, comme le montre une récente analyse de stock3.com. Se référant à Goldman Sachs, elle déclare :
«Huit des treize marchés régionaux de l’électricité aux États-Unis fonctionnent déjà à des niveaux de réserve critiques ou inférieurs. La capacité de réserve effective en matière de production d’électricité a chuté de 26% il y a cinq ans à 19% aujourd’hui, se rapprochant du seuil d’urgence de 15% fixé par l’industrie».
Elle poursuit : «Les centres de données consomment déjà 6% de la demande totale d’électricité aux États-Unis. D’ici 2030, cette part devrait passer à 11%, ce qui pourrait mener les réseaux au bord de l’effondrement».
La Chine, en revanche, récolte les fruits d’une approche stratégique mûrement réfléchie dans ce domaine crucial :
«La Chine, en revanche, mène une offensive énergétique d’une ampleur historique. D’ici 2030, l’Empire du Milieu disposera de réserves d’électricité effectives d’environ 400 GW, soit plus de trois fois la demande mondiale prévue pour les centres de données, qui est d’environ 120 GW. Pékin diversifie agressivement son mix énergétique et augmente sa capacité à un rythme effréné».
Il convient également de mentionner que l’offensive énergétique s’accompagne d’une offensive tout aussi bien pensée dans le développement et la production des derniers semi-conducteurs.
Résultat intermédiaire
Les chiffres bruts sont certes impressionnants, et dans des circonstances normales et pacifiques, la course entre le Sud mondial et l’Occident collectif serait probablement déjà terminée. Il y a deux acteurs principaux : d’une part, les BRICS en tant qu’organisation dont les poids lourds que sont la Chine, la Russie et l’Inde dictent moins la direction à suivre que le rythme. D’autre part, la Chine défie les États-Unis en matière de monnaie de réserve, une tendance qui ne peut plus être ignorée. Toutefois, il convient de déclarer clairement que cela ne sera que le prélude à un revirement complet, car le Sud mondial multipolaire ne vise pas le renminbi comme monnaie de réserve comme objectif ultime, mais finalement l’utilisation multipolaire de nombreuses monnaies avec un système de règlement qui sera probablement basé sur l’or. Voir notre article de février 2025 : «Comment les BRICS pourraient surmonter leur plus grand défi : le règlement des paiements».
Dans la deuxième partie, nous expliquerons pourquoi nous décrivons la situation géopolitique actuelle comme une tempête qui affecte le développement ordonné des BRICS.
source : Forum Geopolitica











Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2025/12/quao-resilientes-serao-os-brics-diante.html
peut être un bon article au niveau culturel des apparences ,mais RISIBLE ,d’autant que les bric’s existent depuis bien plus longtemps ,via la City .Nous n’en dirons pas plus ici :chercher & vous trouverez .Ce n’est pas encore effacé d’Internet !
La Chine à la « Niche »… comme tout le monde !
Commençons par rappeler qu’en 1995, le journaliste d’enquête Serge Monast faisait paraître un document qu’il intitulera « Protocoles de Toronto », et dans lequel il dévoilait l’activité secrète d’un groupe créé en 1967, les « 6.6.6. » (c’est ainsi qu’ils se nomment eux-mêmes), c’est-à-dire ceux qui dirigent les 6 plus grandes banques mondiales, les 6 plus grands consortiums énergétiques de la planète (dont le pétrole fait partie), et les 6 plus grands consortiums de l’agro-alimentaire (lesquels comprennent aussi les consortiums pharmaceutiques comprenant, à leur tour, le marché mondial des « Vaccins »), rassemblant tous les vingt ans les puissants de ce monde en vue de l’établissement du « Nouvel Ordre Mondial » et du contrôle mental des individus.
Serge Monast fondera l’Agence Internationale de Presse libre (AIPL) où il publiera la plupart de ses « enquêtes » (notamment celles sur les vaccins et la médecine militaire expérimentale) afin que le public soit informé de certains dangers. Se disant traqué par les hautes instances policières pour avoir trempé dans des « réseaux d’informations interdites », Serge Monast décèdera subitement d’une crise cardiaque, à peine un an après la parution des « Protocoles », à l’âge de 51 ans.
Voici les paragraphes n°7 et 23 desdits « Protocoles » :
« 7- Transférons lentement, mais sûrement, nos multinationales dans de nouveaux pays acquis à l’idée de « l’Economie de Marché », tels les pays de l’Est de l’Europe, en Russie et en Chine par exemple. »
Concernant la Chine, précisons en passant que la position qu’elle occupe à l’heure actuelle en matière de technoscience est le fruit d’une volonté politique internationale. Des partenariats d’ampleur unissent l’Europe et la Chine. Ils sont si conséquents que le narratif d’une Chine, ennemie ou concurrente mortelle de l’Occident, est une fake news.
« 23- Les dernières « Etapes » se rapportent à la « Phase Omega » expérimentée à partir des expérimentations effectuées au début des années 70. Elles renferment la mise en application, à l’échelle mondiale, des « Armes Electro-Magnétiques ». »
Notons qu’actuellement le réseau 5G, dont le lancement officiel dans le monde, début 2020, correspond au commencement de la (pseudo) pandémie « covidienne », utilise les mêmes ondes électromagnétiques – EMF – que le « système de contrôle de foule » du Pentagone, c’est-à-dire le système d’armes non létales à énergie dirigée – Active Denial System – développé pour l’armée américaine, mais pas que… Aussi, associée à un empoisonnement médical « scientifiquement correct » organisé lors d’une campagne de vaccinations dans le cadre d’une pandémie factice, la cinquième Génération des standards pour la téléphonie mobile pourrait être une arme de guerre, testée et déployée, cette fois-ci, à l’échelle planétaire afin de prendre le contrôle de tous les aspects de ce qui est vivant sur Terre ; de toutes les sciences, la plus dangereuse serait celle du contrôle de la pensée des foules, parce qu’elle permettrait de gouverner le monde… en attendant une gouvernance mondiale pilotée directement par une IA à laquelle il manque pour l’instant le I, plus précisément celle de l’intelligence humaine, qui ferait de l’IA une machine à gouverner « idéale ».
L’Active Denial System a été développé en secret et son existence a été révélée en 2001, mais la plupart des détails des effets de l’ADS sur les humains restent classifiés : en 2012, un centre de recherche en Russie indiquait travailler sur cette technologie ; en novembre 2014, une entreprise chinoise a présenté un système utilisant cette technologie.
À propos des relations France-Chine qui ont débouché sur la construction du labo P4 de Wuhan, avec transfert de compétences à travers l’Institut Pasteur, elles font suite à un partenariat UE-Chine qui remonte à 1998. C’est au cours de cette même année que fut fondée une institution qui a joué un rôle-clé dans la crise du « Covid-19 ». Cette institution est le « Center for health security ». Il est situé à l’Université Johns Hopkins, dans l’État du Maryland (USA). Précisons encore que c’est dans cette institution que, dès le début de la « pandémie », ont été collectées, compilées et diffusées toutes les informations « Covid » de la planète. Rappelons encore que c’est dans cette même Université « Johns Hopkins » qu’une simulation de pandémie avait été organisée en octobre 2019, c’est-à-dire 1 mois avant « l’apparition » du Covid-19 à Wuhan, et 3 mois avant l’officialisation d’une « pandémie » mondiale par l’Organisation mondiale de la Santé.
Maintenant, venons-en aux BRICS.
C’est un ancien employé de « Goldman Sachs », Jim O’Neill, qui a inventé le terme acronyme BRIC en 2001. Quelques temps après son départ de Goldman Sachs (en 2013), Jim O’Neill occupera (en 2015) un poste au sein du gouvernement de Sa Majesté en tant que secrétaire commercial au Trésor. Son rôle principal était de travailler sur le projet « Northern Powerhouse » et d’aider à redynamiser le commerce avec la Chine, car, assurément, il était clair pour lui (mais pas que) que la prospérité économique devait être cherchée dans la région asiatique. De 2014 à 2016, O’Neill sera également à la tête d’une commission internationale chargée d’enquêter sur la résistance mondiale aux antimicrobiens ; en 2018, « Lord » O’Neill publiera même un livre dont le titre est « Superbugs : An Arms Race Against Bacteria », dans lequel il promeut l’utilisation de vaccins pour lutter contre les « superbactéries ». Pour finir, notons qu’il a été président du Conseil de « Chatham House » (certains disent plutôt « Shatan house ») de 2018 à 2021, et qui est l’équivalent britannique du Council on Foreign Relations américain (C.F.R.), ce véritable « gouvernement de l’ombre » des États-Unis.
En août 2013, Jim O’Neill déclara que l’acronyme « BRIC » n’avait plus aucun sens : « si je devais le changer, dit-il, je ne laisserais plus que le « C », avant d’ajouter ironiquement : « mais cela ne ferait sans doute pas un excellent acronyme… »
L’acronyme anglais BRIC est donc apparue en 2001 en référence à quatre pays : Brésil, Russie, Inde et Chine. BRIC s’est transformé en BRICS en 2011 avec l’intégration de l’Afrique du Sud.
En 2014, les BRICS ont créé leur propre banque de développement (New Development Bank) dont le siège est à Shanghai, en Chine.
Un article de Ariel Noyola Rodríguez, paru sur Russia Today le 30/10/2015, est intitulé : « La Chine adoubée par la City de Londres… ce qui confirme bien que Wall Street n’est en fait qu’une succursale de la City et l’a toujours été »,
Dans cet article, nous pouvons lire que « Pékin, après des années de tractations en coulisse est entré dans les petits papiers de la City de Londres. La visite que le président Xi Jinping a effectuée à Londres, entre le 19 et le 23 octobre 2015, a posé les bases de la fondation d’une époque dorée entre la Chine et le Royaume-Uni, bases sur lesquels les deux pays s’appuieront pour donner une impulsion au yuan comme monnaie de l’économie mondiale. Pékin désire que le yuan devienne une monnaie de réserve mondiale. Bien que le chemin pour parvenir à la pleine convertibilité soit encore très long, la Chine a vu augmenter la présence de sa monnaie plus que tout autre pays au cours des dernières années. Le yuan est aujourd’hui la deuxième monnaie la plus utilisée pour le financement du commerce, et la quatrième la plus sollicitée pour effectuer des paiements transfrontaliers, selon les données de la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT, pour son sigle en anglais). Dans un deuxième temps, le gouvernement chinois tourne son regard vers l’Europe du Nord. Pour positionner sa monnaie dans le groupe des opérateurs majeurs, la clé est l’assistance technique des pays occidentaux. La Chine a commencé à relever le niveau de son partenariat stratégique avec le Royaume-Uni, qui malgré le déclin de son économie, est toujours chef de file dans la gestion de la finance internationale. Ce n’est pas rien que la City de Londres ait le plus grand marché des changes dans le monde, et réunisse le plus grand nombre d’opérations de gré à gré. Mi-2013, le Royaume-Uni est devenu le premier pays à promouvoir l’utilisation du yuan en Europe. L’Allemagne, la France, la Suisse et le Luxembourg sont entrés en compétition par l’installation de banques de règlements directs (RMB offshore clearing banks) afin de faciliter l’utilisation de la monnaie du peuple. Cependant, aucun d’eux ne constituait une menace grave pour le Royaume-Uni. La ville de Londres a enregistré plus de la moitié des transactions libellées en yuans dans l’ensemble du continent européen. Comme l’économie britannique est embourbée dans la stagnation, et menacée de près par la déflation (baisse des prix), le gouvernement de David Cameron insiste désespérément pour renforcer ses liens avec les pays d’Asie-Pacifique, et surtout avec la Chine qui, malgré son ralentissement au cours des dernières années, continue à contribuer pour 25% à la croissance du produit intérieur brut mondial (PIB). Pour le chancelier de l’échiquier du Royaume-Uni, et favori du Parti conservateur pour le poste de Premier ministre en 2020, George Osborne, le monde d’aujourd’hui est confronté à une nouvelle configuration géopolitique et économique, dans laquelle la Chine joue un rôle de premier plan. Le commerce ne se concentre plus seulement entre les États-Unis et l’Union européenne. Voilà pourquoi, pour la City de Londres, le commerce et les opportunités d’investissement avec Pékin passent avant le mandat d’alignement sur l’agenda de Washington. Une preuve en est que, en mars dernier, le Royaume-Uni a rejoint les fondateurs de la Banque asiatique d’investissements pour les infrastructures, menée par la Chine. Cette institution a mis fin à la domination de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement en Asie (qui sont sous influence américaine). Le soutien du gouvernement de David Cameron sera décisif dans les prochaines semaines. Le Royaume-Uni a déjà annoncé qu’il votera en faveur de l’inclusion du yuan dans les droits de tirage spéciaux (DTS), le panier de devises créées par le Fonds monétaire international (FMI) en 1969, qui comprend actuellement le dollar américain, l’euro, le yen japonais et la livre britannique. En bref, les États-Unis ne réussiront pas à empêcher l’essor du yuan. Les turbulences sur le marché boursier de Shanghai ces derniers mois n’ont pas eu d’impact sur la confiance du Royaume-Uni dans le développement de l’économie chinoise, bien au contraire, le pari est maintenant plus ambitieux : grâce à la City de Londres, Pékin est sur le point de réaliser la mondialisation du yuan sur une échelle sans précédent … »
Notons que le magazine « The Economist », en 1988, avait « informé » le public du fait qu’un panier de monnaies, le « Bancor », cette devise internationale originellement proposée par le « Fabian » Keynes en tant qu’étalon monétaire international, et que nous voyons d’abord apparaître sous la forme de D.T.S. (Droits de Tirage Spéciaux) au début du XXIème siècles, allait, tel le phénix, renaître de ses cendres autour des années 2018 (voir la couverture de « The Economist »).
L’avènement de cette monnaie mondiale a été préparé, dans le secret, par les « puissances d’argent », c’est-à-dire les principaux propriétaires de capitaux de la planète, et leurs divers affidés, notamment les banquiers centraux, lesquels se réunissent au sein de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), qui est la banque centrale des banques centrales.
Le président étasunien F.D. Roosevelt disait : « En politique rien n’arrive par hasard. Chaque fois que survient un événement, on peut être certains qu’il avait été prévu pour se dérouler de cette façon. »
C’est pourquoi, actuellement, nous assistons à de grandes manœuvres géopolitiques consistant en la « démolition contrôlée » (devenue une habitude depuis un fameux mois de septembre) du dollar par l’entremise, plus ou moins adroite, de remise en cause de la suprématie américaine sur les échanges internationaux.
La Chine et la Russie, qui sont, rappelons-le, membres de la BRI, sont parties prenantes de cette stratégie : la Chine en tant que moteur principal des DTS tandis que la Russie a raccroché les « wagons du train » de la monnaie mondiale.
Aussi, et sous l’égide de la BRI, la prochaine étape de la stratégie, jusqu’ici gagnante, des « puissances d’argent » sera la mise au point d’une monnaie mondiale. Cette future monnaie, qui chapeautera toutes les monnaies du monde, devra circuler sous forme exclusivement dématérialisée et sera entièrement contrôlée par les élites bancaires globalistes.
Une fois en place, cette monnaie dématérialisée contrôlera parfaitement et définitivement la vie privée de tous ses utilisateurs, alors même que personne ne pourra échapper à cette dématérialisation monétaire pour les échanges nécessités par la vie courante.
« Celui qui contrôle la monnaie d’un peuple, contrôle ce peuple. », disait le président des États-Unis, J.A. Garfield, farouche partisan d’un « argent honnête », élu en 1880… et assassiné en 1881.
Par conséquent, celui qui contrôlerait la monnaie du monde contrôlerait le monde.
C’est pourquoi l’avènement de cette monnaie mondiale sera le premier pas institutionnel vers le gouvernement mondial oligarchique.
Le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), très lié au narratif du (pseudo) « réchauffement climatique », est l’un des mécanismes clés dans le cadre du financement de la future monnaie mondiale…
NB : En 2015, dans le numéro 138 du magazine « Vers la Tradition », Yves le Cadre terminait son article intitulé « Les colonnes d’Hercule » en écrivant ceci : « Nous voilà parvenus à l’époque contemporaine et à la prédominance de la culture occidentale, plus précisément anglo-saxonne, portée à l’extrême dans son expression américaine et au règne du dollar voué à la production effrénée et au négoce des quantités. D’abord, à la suite de la première guerre mondiale, où beaucoup de pays n’ont plus d’or, puis suite au krach boursier de 1929, le système monétaire qui était basé sur l’or s’effondre. Survient la deuxième guerre mondiale, avec la même conséquence que précédemment, et, au sortir de la guerre, les États-Unis, qui occupent une position de supériorité incontestable, imposent le dollar qui, seul, est convertible en or. Puis, à la suite de diverses péripéties impliquant de nombreuses banques et banquiers occidentaux, la convertibilité du dollar en or est abandonnée en 1971 et la disparition du système monétaire international engagée. Le dollar « $ » règne en maître, et il va progressivement intégrer sous sa bannière toutes les autres monnaies et leur imprimer consciemment ou inconsciemment les symboles inversés de la contre-tradition, à savoir 2 barres, parfois simplifiées en un seul trait, au travers des monnaies modernes. Tout d’abord, la livre sterling « £ », qui au milieu de son sigle L, fut dès avant la première guerre mondiale, la première à introduire une barre en travers du L. Puis, dans un espace de temps relativement court, l’euro « € », qui inscrit deux barres dans son travers, le yen japonais deux barres sous le Y (¥), le yuan chinois une barre sous son Y (¥), sans oublier le Rouble russe (₽), et pour finir, en 2009, à notre grande stupeur, la roupie indienne, une barre sous le R (₹) de roupie en dévanagari. Ainsi, le pays dernier refuge de la tradition, s’abandonne officiellement aux démons du monde moderne. Citons la déclaration que fit M. Ambikar Soni, ministre indien de l’époque : « le nouveau symbole donnera à la monnaie indienne son identité propre. Il distinguera la roupie des autres monnaies et mettra en lumière la force et la mondialisation de l’économie indienne ». Maintenant, il faut bien comprendre que tous ces sigles et symboles monétaires internationaux ne sont que des signes d’allégeance et de soumission au roi dollar, nouveau roi du monde inversé. »
Le symbole du dollar, disent certains, est le résultat de la composition d’un bâton et d’un serpent qui s’enroule sur lui : le bâton signifie le commandement et le pouvoir, tandis que le serpent qui monte en ondulant signifie le progrès accompli à travers la puissance de l’argent, progrès entendu dans l’acception de chemin vers la Gouvernance mondiale.
Abracada…BRICS ! Tout changer pour que rien ne change.
Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html