Quelques agences de presse internationales formatent la propagande mondiale
Par Normand Bibeau & Robert Bibeau
Permettez-nous d’analyser la concentration des médias telle que nous pouvons l’observer aujourd’hui.
Marx et Engels comme nous l’avons rapporté dans un éditorial précédent (voir https://les7duquebec.net/archives/303178 & De la propagande bourgeoise à la propagande ouvrière – les 7 du quebec à partir d’extraits sommaires de leurs œuvres, ont affirmé «qu’à toutes les époques, les idées dominantes sont celles des classes dominantes» et que cette domination idéologique s’exerce via la propriété des moyens de production et de propagation des «idées» que sont les universités, les institutions d’enseignements, les centres de recherches, etc. et par la propriété des médias bourgeois, dont l’article ci-dessous nous présente une manifestation hystérique toute récente…
« Autopsie d’une transe collective : 520 fois «régime Poutine» en une soirée télévisée en France » sur: https://reseauinternational.net/autopsie-dune-transe-collective-520-regime-poutine-en-une-soiree-televisee-2/
Quiconque observe la scène médiatique internationale ne peut que constater l’unanimité répugnante qui règne parmi les médias mainstream bourgeois. Ainsi, depuis les médias grands publics, tels: «Le Monde», le «New York Times», le «Washington Post», «La Presse», LCI, TFI, Radio-Canada et tous les autres, sans exception, jusqu’aux plus insignifiants torchons de journalisme jaune et réactionnaire à tout crin, or, comment peut-il exister pareille unanimité dans le mensonge et la propagande?
Cette «unanimité» du «narratif» repose essentiellement sur le contrôle de la «source d’informations» qu’exerce la bourgeoisie. Comme Marx et Engels l’ont affirmé: « c’est par la propriété des médias et le contrôle de ses revenus (publicité) que la bourgeoisie exerce sa dictature idéologique sur la société. »
Cette propriété monopolistique s’exerce par le contrôle de neuf agences de presse qui alimentent la quasi-totalité de tous les médias bourgeois.
Ce sont:
1- REUTERS (Thompson Reuters-Reuters News): Londres; propriété de la famille milliardaire des Thompson (Woodbridge holding), elle alimente «1000+ publishing clients», soit des médias et reçoit des millions de journalistes visiteurs uniques sur «Reuters.com».Reuters est présenté comme le premier producteur mondial de contenu multimédia.
2- Agence France-Presse ( AFP): Paris; cette agence «indépendante» selon la loi française, est contrôlée par son CA composée de ses «clients » qui sont des médias privés appartenant à des milliardaires, des membres cooptés par le gouvernement et de ses salariés (très très minoritaires) avec 1,700 journalistes dans la rédaction, une présence éditoriale dans ~150 pays et ~260 villes et ~1,300 journaux et diffuseurs, AFP propage sa propagande dans plusieurs langues (français, anglais, espagnol, portugais, allemand et arabe). Elle domine le marché francophone en Europe, en Afrique et dans la francophonie.
3- Associated Press (AP): New York; cette «coopérative» médiatique, propriété des principaux médias bourgeois, tels: le Chicago Tribune, le New York Times, etc., ces dépêches sont publiées dans plus de 1,500 journaux et diffuseurs aux U$A seulement. Par le biais de ces dépêches, l’AP, formate selon ses intérêts le message de la quasi-totalité des médias américains et ceux de langue anglaise.
4- Deuttsche Presse-Agentur (DPA): Berlin, propriété de ~170 actionnaires (principalement des médias allemands), leur propagande est offerte dans 100 pays.Avec entre 700 et 1,000 journalistes, DPA, contrôle le marché germanique de la propagande médiatique mainstream.
5- Agencia EFE ( Espagne): Madrid; cette agence étatique dans la tradition franquiste qui l’a vu naître,domine totalement le marché en langue espagnole de la propagande mainstream.
6- ANSA ( Italie): Rome; aussi une «coopérative» des médias mainstream des milliardaires (famille Berlusconi, etc.) avec ses 73 bureaux, «5,400 services/users», ses milliers d’articles publiés chaque jour et ses ~5,400 clients/utilisateurs à travers le monde, ANSA domine la propagande bourgeoise en langue italienne.
7- TASS ( Russie): Moscou; cette agence d’État domine la propagande en russe et dans toutes les langues de la Fédération de Russie par la publication de milliers de «dépêches» chaque jour.
8- Xinhua ( Chine): Pékin; cette agence contrôlée par le gouvernement chinois domine la propagande bourgeoise crypto-«communiste» en chinois et dans toutes les langues de la République populaire de Chine.Diffuse des milliers de «dépêches» chaque jour à l’attention de ses milliers de «clients».
9- United Press International (UPI) , PA Média ( Presse Association), Kyodo, etc.
a) UPI:fil d’infos et licensing pour des milliers de clients ponctuels;
b) PA Media (UK): propriétés d’une vingtaine de médias bourgeois britanniques, Elle alimente le marché britannique;
c) Kyodo: «coopérative» appartenant aux principaux médias bourgeois japonais. Elle est le leader de la propagande mainstream bourgeoise en langue japonaise.
En conclusion, à peine plus d’une dizaine d’agences de presse internationale domine la presque totalité de l’«information/propagande» diffusée à la quasi-totalité des médias mainstream occidentaux. Ces agences appartiennent sous une forme ou sous une autre: «coopérative», «privé», «public/privé», aux médias qu’elles alimentent en «dépêches» et, ces médias «clients», eux-mêmes, appartiennent à une poignée de milliardaires.
Toutes les études démontrent la concentration des médias «clients des agences de presse internationales», aux mains d’un très petit nombre de propriétaires – milliardaires, multinationales et conglomérats et cela tant au niveau national qu’international.
Aux U$A, le milliardaire Rupert Murdoch possède Foxs News et ses groupes associés; Jeff Bezos possède le Washington Post; la famille milliardaire Sulzberger, le New York Times.
Au Royaume-Uni, 90% des quotidiens nationaux appartiennent à 3 groupes: DMG Media, News UK (propriété de Rupert Murdoch) et National Word.
En France, Bolloré /Vivendi de la famille des milliardaires Bolloré (Cnews), Xavier Niel (Le Monde et Mediapart) et Bernard Arnault LVMH, Patrick Drahi, contrôlent à eux-seuls la majorité de tous les médias mainstream de la bourgeoisie.
Au Canada, comme pour le reste de l’économie de ce «fifty one state of America», cette colonie compradore au nord du 50e parallèle, les médias sont massivement la propriété de fonds d’investissements étrangers comme «Chatham Asset Management des U$A qui possède le National post, le Vancouver Sun, le Toronto star, etc.
Au Québec, le Groupe Quebecor, propriété du milliardaire Pierre Karl Péladeau, possède la quasi-totalité des médias privés de propagande bourgeoise.

Les géants du WEB: Google, Meta, X et Amazon, même s’ils ne sont pas des médias de propagande, par leur plateforme numérique, ils contrôlent une grande partie de l’accès à la propagande et surtout la grande majorité des revenus de publicité qui financent les médias. Aussi, leurs algorithmes analysent les tendances de la consommation et de la communication, ce qui contrôlent le développement des campagnes de propagande.
Comme le démontre l’analyse qui précède, Marx et Engels, au XIX ième siècle, par la voie de la science du matérialisme dialectique et historique, ont diagnostiqué avec exactitude la société qui est la nôtre au XXI ième siècle, 177 ans plus tard: la domination de l’idéologie bourgeoise par la propriété des organes de propagande des «idées».
Marx et Engels ont poussé encore plus loin leur pronostic en anticipant la concentration de la propriété des médias dans toujours moins de mains de capitalistes monopolistiques mondiaux, prémisses à l’avènement d’une société sans classes et sans nationalité au sein de l’internationale humaine.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET RÉPUDIEZ LES MÉDIAS
DE LA BOURGEOISIE ET REMPLACEZ LES PAR L’INTERNATIONALE MÉDIATIQUE PROLÉTARIENNE


Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2025/12/algumas-agencias-de-noticias.html
Ping : Quelques agences de presse internationales formatent la propagande mondiale | Boycott
Maintenant que nous avons examiné sommairement les agences de propagande qui fournissent le «narratif» bourgeois sur l’«actualité» internationale c’est-à-dire la version des différentes factions des capitalistes milliardaires ou de leur État fantoche sur la «position» à marteler dans l’esprit des masses populaires, examinons quelques uns des procédés idéologiques employés par la bourgeoisie et identifiés par Marx et Engels à l’aide d’exemples tirés de l’actualité.
Ainsi, Marx et Engels enseignaient que les médias bourgeois sont destinés à produire des «récits» («narratifs») servant à légitimer la dictature de classe des propriétaires des médias et cela en:
a) PROPAGEANT LES OPINIONS DE LEURS PROPRIÉTAIRES PAR LA SÉLECTION DE JOURNALISTES KAPOS TOTALEMENT ASSERVIS À LEURS PATRONS SOUS PEINE DE CONGÉDIEMENT;
Ex: la «ligne éditoriale» dictée par le patron propriétaire et les capitalistes qui y paient de la publicité est imposée par leurs kapos-salariés qui dirigent les rédactions et la sélection biaisée des journalistes eux-mêmes, depuis leur formation académique jusqu’à leur expérience de travail. Cette «ligne éditoriale» ne laisse place à aucune divergence significative entre tous les médias bourgeois comme le prouve à l’évidence l’unanimité répugnante et monstrueuse de toute la couverture merdiatique des merdias mainstream des milliardaires sur le génocide du peuple palestinien martyr et des guerres d’agression constantes auxquelles se livrent l’État des mercenaires génocidaires SIONAZIS israéliens de «cette populace réactionnaire en entier».Ces mêmes merdias mainstream des milliardaires poussent l’abomination jusqu’à présenter l’agression impérialiste U$ imminente contre le peuple vénézuélien pour lui piller son pétrole, le massacrer et le réduire en esclavage comme un simple fait divers où il s’agit de spéculer si Tr0mp le fera ou ne le fera pas, aujourd’hui, demain ou plus tard, l’art d’abrutir le «populo» à la puissance 10.Ces lignes éditoriales mainstream se retrouvent à l’identique dans tout le traitement de la guerre en Ukraine alors qu’à l’unanimité et au mépris flagrant de la plus élémentaire vérité, ces médias s’emploient frénétiquement à proclamer des «victoires» ukrainiennes de la lenteur des défaites ukrainiennes continuelles: de défaites en défaites jusqu’à la victoire finale est leur slogan.
b) PERSONNALISANT LES ÉVÈNEMENTS ET LES CONFLITS AFIN D’EN MASQUER LES CAUSES VÉRITABLES;
Ex: Hitler, en raison de son charisme, serait à lui seul la cause de la Seconde guerre mondiale et de ses 60 millions de morts; Poutine voudrait conquérir le monde en commençant par l’Ukraine;Tr0mp commettrait le génocide du peuple palestinien martyr et ainsi de suite, ad nauseam, amen.Qui de censé peut croire pareille baliverne?Qui a fait connaître le raciste, le suprémaciste et le nazi Hitler alors qu’il sévissait auprès d’ivrognes dans une brasserie insignifiante de Munich?Qui a fait connaître au monde Poutine, le maire adjoint de St-Petersbourg, un obscur apparatchik du KGB tabletté pour incompétence?Qui a fait connaître TrOmp, le milliardaire mafieux d’Atlantic City débarqué à New York pour animer une émission télé débile?Ceux-là même qui se servent aujourd’hui d’eux pour tromper et mystifier l’opinion publique sur les causes véritables des crises qui ébranlent le monde: les merdias mainstream des milliardaires);
c) NATURALISANT LES INÉGALITÉS;
Ex: armé du darwinisme social les médias bourgeois s’emploient constamment à propager les «rivalités» individuelles sous toutes leurs formes: politiques, sportives, culturelles, économiques, etc., comme des réalités naturelles où «le plus fort» triomphe du «plus faible» et que les inégalités ne sont que le reflet des «lois de la sélection naturelle» où le fort domine le faible.
d) TRANSFORMANT LES ENJEUX ÉCONOMIQUES DE CLASSE EN DÉBATS MORAUX ET INDIVIDUELS;
Ex: lorsque les travailleurs des secteurs publics et parapublics ou des transports en communs combattent leurs employeurs, l’État, les journalistes kapos des capitalistes crient comme des putois à la «morale» des «services essentiels», à légiférer pour que les usagers ne soient pas pris en «otage» par les grévistes, ces mêmes kapos qui taisent que les conventions collectives sont échues depuis des années au seul profit de l’État employeur et occultant que l’État employeur sous financent ces services et les laissent se dégrader au préjudice des usagers depuis des années.Pourquoi l’État n’accorde-t-il aux prolétaires les salaires qu’ils réclament?En refusant de ce faire, n’est-ce pas l’État des fascistes caquistes qui prend les usagers en otages en les privant de services?Pourquoi les employeurs que transportent leurs esclaves-salariés les transports en commun ne paient-ils pas une taxe spéciale pour ce service?Les journalistes kapos s’ingénient à opposer les travailleurs entre eux par des comparaisons biaisées et vicieuses sur les salaires des différents groupes d’eslaves-salariés.
Toutes ces questions, les journalistes kapos des merdias des milliardaires les occultent afin de détourner le prolétariat de la lutte des classes).
e) DÉTOURNENT L’ATTENTION DES RAPPORTS D’EXPLOITATION;
Ex: jamais les journalistes kapos du capital ne présentent les profits gargantuesques qu’encaissent les capitalistes lors de leurs reportages bidons, vicieux et malhonnêtes sur les conflits de travail.Ainsi, lors de la fermeture des entrepôts d’Amazon au Québec pour empêcher la syndicalisation des esclaves-salariés, aucun des reportages n’a fait état des milliards de profit de Jeff Bezoz, le propriétaire dont la fortune est estimée à entre $240 à $254 milliards, un scandale absolu de richesse pour un individu.D’ailleurs, ce même Jeff Bezos est le propriétaire du Washington Post, un leader mondial de la propagande bourgeoise avec le New York Times et quelques autres torchons bourgeois destinés à matraquer l’opinion publique du point de vue des milliardaires maîtres du monde de Davos.
En conclusion, Marx et Engels ont clairement identifié certains des mécanismes par lesquels la propagande bourgeoise inocule son venin idéologique dans l’esprit des prolétaires afin de les détourner de leur mission historique de renverser la dictature de la bourgeoisie et d’instaurer la dictature du prolétariat.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET REJETER LES MÉDIAS DE LA BOURGEOISIE ET BÂTISSEZ VOS PROPRES MÉDIAS PROLÉTARIENS.
Les médias, un acteur stratégique de premier plan :
Lors d’un banquet donné en son honneur à New York à l’occasion de sa retraite, John Swinton (1829–1901), qui fut un temps rédacteur en chef du New York Times, fit la déclaration suivante à « la presse indépendante » : « Quelle folie que de porter un toast à la presse indépendante ! Chacun, ici présent ce soir, sait que la presse indépendante n’existe pas. Vous le savez et je le sais. Il n’y en pas un parmi vous qui oserait publier ses vraies opinions, et s’il le faisait, vous savez d’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. Je suis payé $250 par semaine pour garder mes vraies opinions en dehors du journal pour lequel je travaille. D’autres parmi vous, sont payés le même montant pour un travail similaire. La fonction d’un journaliste est de travestir la vérité, de mentir radicalement, de pervertir, d’avilir, de ramper aux pieds de Mammon, et de se vendre soi-même, de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien. Vous savez cela et je le sais ; quelle folie donc que de porter un toast à la presse indépendante ! Nous sommes des outils et les vassaux d’hommes riches qui commandent derrière la scène. Nous sommes les marionnettes, ils tirent sur les ficelles et nous dansons. Nos talents, nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des prostitués intellectuels ».
Rapportons aussi cette déclaration de David Rockefeller, lors de la réunion du Groupe Bilderberg à Baden-Baden, en juin 1991 : « Nous remercions le Washington Post, le New-York Times, Times Magazine et les autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion pendant au moins 40 ans… Il aurait été impossible pour nous de développer notre plan mondial s’il avait été l’objet d’une publicité quelconque pendant ces années-là. Mais le monde est vraiment plus sophistiqué et préparé à marcher vers un Gouvernement Mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis des siècles ».
N’est-ce pas la secrétaire d’État, Mme Madeleine Albright qui, à la suite du bombardement de l’Irak à la fin de l’année 1998, admettait que « la chaîne CNN est le seizième membre du Conseil de sécurité des Nations Unies » ?
Quelques années plus tard, en 2003, au moment de la nouvelle guerre d’Irak, la « News Corporation » de Ruppert Murdoch qui possédait plus de 175 titres de presse écrite et 35 chaînes de télévision dans le monde, agira uniquement en faveur de l’intervention en Irak.
Ruppert Murdoch, membre du « Groupe Bilderberg » et magnat australien à la tête d’un empire multi-media sans frontières, lié au sud-africain et roi des diamants Harry Oppenheimer (à l’origine de son financement) et aux Rothschild, concentre dans ses mains les principaux journaux britanniques, parmi lesquels on note le « Times » de Londres, le journal le plus prestigieux et le plus influent du monde, et le journal populaire britannique « Sun ». La puissance du réseau de « Murdoch » est telle qu’il peut atteindre trois milliards de personnes.
Henri Coston, dans son livre « Les 200 familles au pouvoir » (paru en 1977), au chapitre V intitulé « mass media au service du Grand Capital », commence par rappeler les conséquences, à l’époque, de cette mainmise du Grand Capital sur le secteur « Presse-Livre », et notamment, sur la prise de possession par un seul homme de deux mastodontes de la presse française : le Figaro et France-Soir. « Les journaux, la radio et la télévision, écrit-il, ont été prolixes sur l’affaire du Figaro et sur celle de France-Soir, mais ils l’ont été infiniment moins sur M. Hersant, le nouveau « patron » de ces deux quotidiens parisiens. Ils ont souligné ce qu’il y avait d’anormal dans la prise de possession de ces mastodontes de la presse par un seul homme, mais ils n’ont guère manifesté de curiosité pour le personnage lui-même (hormis quelques rares confrères plus soucieux de démolir un concurrent ou un adversaire politique, que d’expliquer un phénomène social inquiétant). Par exemple, ils ont omis de dire que M. Robert Hersant, à ses débuts, avait pour commanditaire le financier Haïm-David Igoin, homme de confiance de l’Union soviétique, arrêté par la D.S.T. en 1955 pour ce motif (et bientôt relâché), qui administrait pour le compte du Kremlin plusieurs sociétés françaises : Société Parisienne de Banque, Cie France-Navigation, Sté Européenne pour l’industrie et le Commerce, Sté Industrielle et Commerciale des Produits Récupérés, Sté d’Exploitation des Procédés Lafaille, Sté de Location des Sièges Dossiers, Sté de Construction d’Ouvrages Préfabriqués, Sté Parisienne de Banque, devenue Cie Financière de Paris, Consortium du Nord, Cie Française de Cultures et de Participations, etc. Dans ces deux dernières sociétés, liées à la Banque Française de la rue Vivienne, M. Haïm-David Igoin avait placé l’un de ses fidéicommissaires, l’ancien sénateur Lanet, un secrétaire d’Etat du gouvernement Mendès-France (1954-1955). Notons que M. Hersant est un ancien supporter de M. Mendès-France et un ami de M. Edgar Faure (On connaît les sympathies de M. Edgar Faure, qui était l’un des rares politiciens français parlant russe, pour l’Union soviétique) qui a joué un rôle important dans les négociations concernant le Figaro. »
« J’ai longuement expliqué dans « Les Financiers qui mènent le monde » et dans « Le Secret des Dieux » comment « Hachette », qui contrôle une grande partie de la distribution, exerce une dictature discrète mais réelle sur la pensée française. Je n’y reviendrai pas, renvoyant le lecteur à ces deux ouvrages qui expliquent le mécanisme de l’opération. Le monopole Hachette, notamment et très officiellement, dans les bibliothèques de gares et du métro parisien, est considéré par les écrivains lucides comme un véritable attentat à la liberté d’opinion. Des hommes de lettres comme Huysmans et Maupassant, Mirbeau et Barbey d’Aurevilly, des journalistes comme Drumont et Rochefort, des hommes politiques aussi différents que Barrès, Clemenceau, Deroulède et Millerand se sont, jadis, indignés du droit que la maison Hachette s’arrogeait déjà dans le domaine de la pensée. Aucun des livres dits « exclusivité Hachette » ne pouvait paraître sans un accord formel (c’est-à-dire sans que chaque manuscrit soit passé au crible et soumis à l’approbation d’un censeur de la puissante maison pour être retenu). Que de bons livres, trop peu conformistes, ont été ainsi écartés depuis cinquante ans et plus ! C’est cette censure que Drumont jugeait intolérable : « De quel droit, écrivit-il un jour (les patrons de la Maison Hachette) exercent-ils sur les livres qui traitent des questions sociales une censure qu’ils n’exercent pas sur les obscénités ? De quel droit se permettent-il d’empêcher le public de lire un ouvrage irréprochable en tous points sous le rapport des mœurs, et qui n’a que le tort de pas être suffisamment respectueux pour les Rothschild ? » Depuis quelques années, la situation est plus alarmante encore. Hier, il se trouvait des libraires assez courageux ou simplement connaissant leur métier et bons commerçants qui, se passant du « trust vert » (Nom donné avant la guerre à Hachette en raison de la couleur verte de ses voitures et de la devanture de ses dépôts), commandaient directement à l’éditeur le livre jugé trop non conformiste pour être diffusé par la voie normale. Ce sont ces quelques centaines de libraires qui ont permis à des dizaines de milliers de nos contemporains de lire ce que les financiers qui mènent le monde veulent leur cacher. Pour briser cette opposition latente au monopole, pour empêcher que trop de livres puissent se vendre en dehors du circuit, un malin au service des trusts et des banques eut une idée de génie : retirer aux petits libraires une partie de leur clientèle, donc provoquer à plus ou moins longue échéance leur disparition. Pour ce faire, deux moyens : la vente par correspondance à prix avantageux et les magasins de discount. C’est ainsi que furent créés, ici et là, des entreprises offrant à prix réduits, les derniers ouvrages à succès des grands éditeurs. Quant aux magasins de discount, qui font des remises atteignant 20 % sur les nouveautés de librairie, ils n’appartiennent jusqu’ici qu’à une seule entreprise : la F.N.A.C.. Les révélations de « Lectures françaises » furent comme un coup de projecteur donné dans la coulisse de la F.N.A.C. On découvrit alors, tapis dans l’ombre des grandes affaires, les véritables tireurs de ficelles. On s’aperçut que la F.N.A.C., qui s’était présentée au début comme une « Fédération d’Achats des Cadres » était une société anonyme au capital de plusieurs milliards d’anciens francs dont les dirigeants effectifs appartenaient aux oligarchies financières. Exactement comme le « trust vert », avec lequel la F.N.A.C. est d’ailleurs liée. »
Pour conclure ce commentaire, soulignons que Serge Hutin, dans son ouvrage « Gouvernement invisibles et sociétés secrètes », rapporte que Jacques Bergier lui racontait un jour « qu’il existe une série de questions dont il est absolument interdit à la presse de parler et dont la liste se trouve stipulée avec précision sur un petit carnet noir qui, quel que soit le régime politique du pays, car l’interdit est universel, mondial, se trouve remis à tout directeur d’un important organe de presse d’information, qu’il soit tributaire du grand capitalisme ou communiste. ».
NB : Ci-après, le processus « standard » des actions des globalistes (et leur réseau médiatique) pour prendre le contrôle des zones géographiques « instables » :
01. On arme les camps opposées (désaccords d’intérêts, ethniques ou religieux) et on attise les rivalités ;
02. Les populations, effrayées par des actes terroristes, fuient vers les villes dans l’espoir d’une meilleure protection. La faim et la misère se développent ;
03. Les médias de masses commencent leur propagande et diffusent les images des atrocités dans le monde entier ;
04. Dans les pays développés on recueille des aides médicales et alimentaires à envoyer dans les zones de crise ;
05. Les O.N.G. n’aidant qu’une seule des parties opposées, sont militairement attaquées par l’autre. C’est à ce moment que commence l’intervention des Nations Unies ;
06. Sous les motifs les plus divers, les « forces de la paix » envoyées par l’ONU se retrouvent au milieu de tirs croisés et sollicitent des renforts ;
07. La « fabrication du consentement » opérée par le battage médiatique ayant fait son œuvre, les opinions publiques des différents pays sont convaincues de contribuer à l’effort « pour la paix » en envoyant des renforts (troupes et matériel) ;
08. Arrivé à son paroxysme, le conflit peut être alors contrôlé à volonté ou intensifié ;
09. Selon le Plan, les protagonistes, en coulisses, assistent à la destruction du pays ou à l’épuisement des parties en lutte ; on appuie secrètement le parti qui sera à la tête du futur nouveau gouvernement ;
10. Le pays est enfin mis sous le contrôle des Nations Unies. Les « forces de la paix » s’en iront lorsque le nouveau gouvernement sera devenu le fidèle porte-voix du Nouvel Ordre Mondial ;
11. La reconstruction du pays commence : le nouveau gouvernement s’endette auprès des institutions financières internationales (BM, FMI) et, en échange, met à la disposition de la haute finance toutes ses richesses nationales (naturelles, voies de communication, productions, ressources de son peuple, etc.) ;
12. La boucle est bouclée : la dépendance du pays vis-à-vis des « puissances d’argent » est accomplie. La colonisation intensive du pays a commencé.
Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html