L’État pirate américain impose au Venezuela des ajustements de régime, et non un changement de régime
Par Andrew Korybko sur Andrew Korybko’s Newsletter | Substack
Cela fait référence au maintien de la structure de pouvoir de l’État agressé, mais après quelques changements servant les intérêts de l’État agresseur.
Certains critiques de « l’opération militaire spéciale » américaine au Venezuela affirment qu’elle n’a pas réussi malgré le kidnapping du président Nicolás Maduro, puisque «l’État profond chaviste» qu’il présidait est toujours en place. Cela fait référence aux éléments explicitement idéologiques des bureaucraties militaires, de renseignement et diplomatiques permanentes de son pays, mais peut être étendu pour inclure les gouverneurs régionaux, les élus municipaux et les syndicats, parmi d’autres groupes. Le fait est que de retirer Maduro de l’équation politique n’a pas entraîné un changement de régime.
C’est vrai, mais le postulat selon lequel les États-Unis voulaient atteindre un tel objectif est discutable, puisque Trump 2.0 est composé de personnalités qui ont critiqué les précédentes opérations de changement de régime pour avoir déstabilisé leurs régions et conduit à des conséquences imprévisibles qui ont finalement nui aux intérêts américains. Il est donc plausible qu’ils n’aient jamais eu l’intention de procéder à un changement de régime forcé au Venezuela, par crainte qu’une guerre civile n’éclate, ce qui pourrait entraîner une crise migratoire à grande échelle et détruire les infrastructures énergétiques.
L’objectif immédiat peut plutôt être décrit comme un ajustement du régime, qui consiste à maintenir la structure de pouvoir de l’État ciblé en place, mais après quelques changements (parfois significatifs) qui servent les intérêts de l’État agresseur. Dans le contexte vénézuélien, les États-Unis ont contraint Maduro de se faire remplacer par son vice-président Delcy Rodriguez, que Trump attend publiquement qu’il « fasse ce que nous voulons » (probablement sur ordre de Marco Rubio). C’est sans doute ce qu’il voulait dire par « diriger le pays » jusqu’à ce que sa transition soit achevée.
Une telle transition pourrait ne pas entraîner un changement de régime après que Trump a exclu la lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado à la tête du Venezuela, car « elle n’a ni le soutien ni le respect ». Il n’a pas non plus mentionné la « démocratie » une seule fois lors de sa conférence de presse, signe qu’il n’est pas intéressé par un changement radical de régime du modèle chaviste vers un modèle occidental (du moins pour l’instant). Cela laisse entendre que Trump est ouvert à Rodriguez ou à un autre « chaviste » pour succéder à Maduro.
Trump devrait bénéficier du soutien des puissantes forces armées et milices pour éviter une guerre civile, ce qui, ipso facto, implique de préserver au moins certains de leurs privilèges, notamment économiques et financiers. Cela dit, les forces armées n’ont presque pas opposé de résistance samedi, il est donc possible que le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez et le ministre de l’Intérieur Diosdado aient déjà conclu un accord avec les États-Unis, pour ensuite parler durement devant les caméras comme Rodriguez l’a fait pour des raisons politiques intérieures. (Voir l’article ci-dessous en complément NDÉ).
L’agression américaine contre le Venezuela, une escalade vers la guerre globale
Si une élection bidon a lieu dans les 30 jours comme l’exige l’article 233 de la Constitution vénézuélienne, alors les ministères de la Défense et de l’Intérieur devront contribuer à sécuriser l’exercice, renforçant ainsi l’importance que les « chavistes » soutiennent la transition envisagée par les États-Unis-l’État pirate. Les États-Unis se moquent de la façon dont le Venezuela est gouverné ou de qui (du moins nominalement) le gouverne, ils exigent simplement que l’influence des pétrolières américaines soit restaurée, ce qui pourrait prendre la forme de la vente de leur pétrole uniquement à des acheteurs approuvés par les États-Unis et à des rivaux étrangers comme la Chine…mais pas à CUBA…
Bien sûr, déloger l’« État profond » vénézuélien afin que des figures pro-occidentales plus facilement manipulables remplacent les « chavistes » renforcerait la dictature américaine, mais cela ne peut se faire que progressivement, car avancer trop vite pourrait déclencher une guerre civile et nuire aux intérêts américains en Amérique latine. Certains programmes socio-économiques et organisations de quartier issus du modèle « chaviste » pourraient également être préservés afin d’affaiblir la résistance populaire vénézuélienne…

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Dans cette guerre de l’occident contre le Sud Global ou BRICS, les USA fort en armement, c’est d’ailleurs 40 % de leur PIB. Comme le cite Mr Poutine on ne fait la guerre à un pays qui vit de la guerre et de l’armement, on le contourne en économie. Ces USA font la guerre, pour la suprématie, et donc leurs dollars guerrier et n’acceptent pas la dédollarisation. Ils s’attaquent donc aux trois fournisseurs de pétrole pour les BRICS. Le Nigéria l’ Iran et le Venezuela en invoquant des motifs aussi mensongers soient ils.
Ils laissent l’Ethiopie et le Darfour faire 700’000 morts interviennent en Irak Lybie Syrie avec 2,4 million de morts pour la démocratie et avant le Viet Nam le Laps Le Cambodge avec 4,5 million de morts plus tous les autres pays dont l’Ukraine avec 1,78 million de morts. C’est ce que l’on appelle la démocratie version américaine. Eux mêmes aux USA il y a 3500 morts par ans par tueries, 55’000 morts par les opioïdes et 44 millions de pauvres vivant dans leurs voitures ou sous les ponts.
Pour mettre toute cette misère en standby, ils vont guerroyer à l’extérieur disant au peuple américain pour délivrer le monde. 80% du peuple sont dans une naïveté incroyable American First et tout le monde croit les milliardaires qui envahissent le monde pour défendre les USA. On ne sait même pas de quoi sans doute les martiens peut être qui menacent les Etats Unis.
Comme les hangars à engrais de l’Irak abritant des armes de destruction massive en séance plénière à l’ONU ou il est censé y avoir des diplomates intelligents.
Le monde est loin d’être parfait l’être humain en voie d’évolution l’est tout aussi imparfait. Mais que les USA ne donnent pas de leçons, ils sont les pires dans ce monde pour s’accaparer les richesses et énergies de notre terre. 45 millions des morts à leur actifs en 60 ans et 20 millions de morts avec leurs épidémies de laboratoire pour vendre de faux vaccins.
Mr Maduro n’est pas un Saint mais Mr Trump aussi très très loin de là. Les USA veulent démanteler la nationalisation du système pétrolier puisque ils avaient fournis le matériel d’exploitation.
Les nouveaux patrons du pétrole vénézuélien sont connus et proches du pouvoir. Des millions de dollars d’opérette en commissions ont été versées. Le peuple sera toujours perdant et aura les miettes des bénéfices.
Le monde n’est donc pas près de changer car le peuple n’a pas les centaines de milliards pour résister et prendre le pouvoir.
Seules la Russie les BRICS et la Chine soit le Sud Global, résistent et le font savoir par la dédollarisation. L’attaquant donc les USA savent à quoi s’en tenir. Le Venezuela faible est autant corrompu que l’Ukraine d’où la facilité des retro commissions qui sont sans foi ni loi.
Conclusion un pays possédant des richesses en minerais gaz pétrole doit les défendre et les mettre dans un coffre avec des armées sûres bien payées pour les défendre comme une banque. Exactement comme le fait la Russie ou la Chine indestructibles comme le cite Mr Trump.
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