Iran : soulèvement populaire contre la fable du complot étranger
Par Khider Mesloub.
Les classes dirigeantes, relayées par leurs médias domestiqués, n’accordent au peuple qu’un statut animal : troupeau sans pensée, masse amorphe, chair électorale ou chair à matraque. Dans leur imaginaire paranoïaque, le peuple ne pense jamais par lui-même. Il ne se soulève pas. Il est toujours « manipulé ». Toujours téléguidé. Toujours infiltré. Jamais conscient.
Animées d’une vision méprisante héritée des siècles de domination, les classes dirigeantes du monde entier conçoivent le peuple uniquement comme une matière brute : une masse sans pensée, sans mémoire, sans volonté propre. Un corps social réduit à l’instinct, incapable de produire de la conscience politique.
Ainsi, quand les travailleurs sortent de leur longue hibernation sociale, quand ils investissent la rue pour réclamer le droit élémentaire de vivre, on ne parle plus de misère, mais de complot. Plus de faim, mais d’ingérence étrangère. Plus de colère sociale, mais de CIA, de Mossad, d’ennemis invisibles. Curieusement, cette même main étrangère n’est jamais accusée d’avoir produit la résignation. L’obéissance. La soumission. L’effacement historique de ces mêmes travailleurs.
Leur passivité est célébrée. Sanctifiée. Brandie comme preuve de maturité nationale. Tant que le prolétariat se tait, il est patriote. Dès qu’il parle, il devient traître.
Iran : le peuple contre la fable du complot étranger
L’Iran nous fournit actuellement un exemple chimiquement pur de ce mécanisme idéologique. Une hausse brutale des prix doublé de l’effondrement de la monnaie locale ont suffi à mettre le feu aux poudres. À précipiter dans la rue, l’arène de la lutte, des centaines de milliers de prolétaires iraniens.
Pas un slogan importé. Pas un mot d’ordre occidental. Juste la vie devenue invivable. Depuis plusieurs jours des centaines de villes s’embrasent. Les quartiers populaires explosent. Les travailleurs, les chômeurs, les damnés des périphéries envahissent la rue. Ils crient leur haine des mollahs. Les slogans ne laissent aucune ambiguïté : « Mort au dictateur », « À bas Khamenei », « Dehors les mollahs ». Le prolétariat iranien ne réclame plus des ajustements. Il conteste l’ordre entier.
Comme à l’accoutumée, la réponse du régime est immédiate : balles réelles, milices islamiques, massacres. Selon le journal Le Monde, au moins 27 manifestants ont « été tués par des tirs ou d’autres formes de violence perpétrées par les forces de sécurité dans huit provinces ». Dans le même temps, le régime a coupé internet. Puis, comme toujours, le régime des mollahs a brandi la fable recyclée : le complot étranger. La CIA. Le Mossad. L’ennemi extérieur. Toujours le même scénario. Toujours la même lâcheté politique. Le régime théocratique n’a jamais osé affronter la vérité : ce qui le menace, ce n’est pas Washington, c’est la misère qu’il produit et la terreur qu’il administre.
Iran : quand la misère met le feu à l’État théocratique
Pour autant, ce soulèvement n’a rien des protestations petites-bourgeoises précédentes. Ce soulèvement n’est plus porté par les seules fractions étudiantes ou petites-bourgeoises urbaines. Il est le fait des travailleurs, des chômeurs, des précaires, des exclus, des commerçants ruinés. Les protestations ne portent pas sur des élections truquées entre factions bourgeoises concurrentes. Elles portent sur la survie.
Ce soulèvement vient d’en bas. Des provinces. Des villes secondaires. Des quartiers oubliés. Comme toutes les grandes ruptures historiques, les révolutions ne naissent jamais dans les salons des capitales embourgeoisées. Elles surgissent là où la misère est nue. La preuve, selon plusieurs sources, la ville d’Abdanan est pratiquement passée sous le contrôle de la population et des jeunes insurgés. Pris de panique face à l’extension du soulèvement, le régime des mollahs a coupé l’électricité de cette ville.
Autre élément terrifiant pour le régime : l’absence de leaders. Pas de chefs. Pas de porte-parole. Pas de figures récupérables. Une masse prolétarienne agissant sans médiation, sans encadrement, sans permission. Une colère sans visage. Une violence sociale sans tuteur. Le cauchemar de toutes les classes dominantes.
Les valeureuses femmes iraniennes ont immédiatement compris l’enjeu. Elles ont joint leur lutte à celle des prolétaires. En Iran, le voile n’est pas un symbole culturel : c’est un instrument politique. Une marque d’infériorisation. Une camisole idéologique. Une assignation sociale. Pour les femmes iraniennes insurgées l’enlever, ce n’est donc pas provoquer : c’est se réapproprier leur humanité confisquée, leur corps (social) brimé et bridé.
Iran insurgé : la faim contre les mollahs
À propos de ces manifestations insurrectionnelles, parler de manipulation américano-sioniste relève de la farce obscène. À moins de considérer que la misère est un produit d’exportation de la CIA et du Mossad. Le soulèvement iranien est le produit direct d’une crise économique systémique, d’un État théocratique prédateur, d’un budget militaire obèse, de milices parasitaires engraissées sur le dos de 80 millions d’exploités, et d’aventures impérialistes régionales payées par les affamés iraniens.
La mollahrchie n’est pas menacée par Washington. Elle l’est par les prolétaires iraniens affamés… de justice sociale et assoiffés de liberté. Par leur entrée en scène. Par leur refus de continuer à vivre à genoux.
Rien n’est écrit. Mais une chose est acquise : quand le prolétariat cesse de croire, cesse d’obéir, cesse de se taire, même les régimes les plus archaïques vacillent.
La mollahrchie n’est pas éternelle. Aucun régime fondé sur la terreur, la religion d’État et l’exploitation ne l’est. Les grandes manifestations insurrectionnelles qui traversent l’Iran signalent une vérité simple et redoutée : le peuple a cessé de croire, cessé d’obéir, cessé d’avoir peur.
Le peuple iranien relève la tête. Et avec lui, les femmes, doublement opprimées. Lorsque tombera le voile — idéologique autant que textile — ce ne sera pas une réforme. Ce sera une rupture. Une réappropriation de la vie contre la théocratie, contre l’exploitation. Et c’est précisément cela que redoute la classe dominante iranienne, la mollahrchie.
Le prolétariat iranien entre dans l’histoire par effraction. Et lorsqu’un peuple exploité relève la tête, ce sont toujours les trônes, les turbans et les palais qui commencent à trembler, puis, selon le rapport de force, à tomber.
Khider MESLOUB

Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/01/irao-levantamento-popular-contra-o-mito.html
Cet article de k. mesloub est à VOMIR!! je m’aurais attendu à autre chose sur ce site….c’est très très décevant..il s’agit ici d’une association à la propagande américano-sioniste qui ne se cache même plus, et qui revendique sa sale opération d’INFILTRATION et de DÉSTABILISATION dans les grands médias.
mesloub, comme ceux qui t’hébergent, renseignes-toi, va lire un peu avant de toi même t’intégrer à ce MÉGA complot ourdi par l’entité sioniste et les USA, en reléguant toi même leurs MENSONGES ASSASSINS.
https://www.lefigaro.fr/international/iran-le-mossad-israelien-annonce-soutenir-sur-le-terrain-les-manifestants-20251231
Iran : le Mossad israélien annonce soutenir «sur le terrain» les manifestants
Par Le Figaro avec AFP
Le 31 décembre 2025 à 13h12
«« Les services secrets extérieurs d’Israël ont invité les protestataires iraniens à intensifier leur mobilisation sociale, où des manifestations ont touché la veille au moins dix universités.
Affirmant être présent avec eux «sur le terrain», le Mossad israélien a invité mercredi les protestataires iraniens à intensifier leur mobilisation sociale, où des manifestations ont touché la veille au moins dix universités. «Sortez ensemble dans les rues. L’heure est venue. Nous sommes avec vous», ont déclaré les services secrets extérieurs d’Israël sur leur compte X, s’adressant en langue farsie aux manifestants iraniens. «Pas seulement de loin ou par les mots. Nous sommes aussi avec vous sur le terrain», ajoutait le message repris en hébreu par la radio de l’armée mercredi.
L’appel intervient après des entretiens cette semaine entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et Donald Trump, à l’issue desquels le président américain a averti l’Iran de nouvelles frappes si Téhéran reconstruisait ses programmes nucléaires ou balistiques. L’Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l’accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d’assassiner des personnalités militaires, politiques ou scientifiques sur son territoire.
Une rivalité constante entre l’Iran et Israël
Le Mossad, de fait, a démontré depuis des décennies sa capacité à infiltrer jusqu’aux arcanes du pouvoir de la République islamique. Iran et Israël, ennemis jurés depuis l’avènement de la République islamique en 1979, ont mené en juin une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque d’une ampleur inédite d’Israël contre des sites militaires, nucléaires et des zones résidentielles. L’offensive, selon des médias israéliens et américains, avait associé des drones, préalablement introduits en Iran, à des missiles et avions de chasse.
En juillet 2024, l’Iran avait aussi été humilié par l’assassinat par Israël, à Téhéran, d’Ismaïl Haniyeh, chef politique du mouvement islamiste palestinien Hamas. Le mouvement de protestation contre la vie chère et la dégradation de la situation économique s’est étendu mardi en Iran, où le président s’est dit à l’écoute des «revendications légitimes» des manifestants. Ce mouvement de grogne est à ce stade sans commune mesure avec les grandes manifestations qui avaient secoué l’Iran fin 2022, après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune iranienne, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.»»
dis-nous mesloub…pour qui tu roules??????
Fais-leur le message sur ce qui attend l’entité illégale sioniste, malgré l’appui de leur GOLEM qui se croit tout puissant?? cette fois-ci ce sera LA DESTRUCTION D’ISRAEL. Les Mollahs n’ont plus rien à perdre et seront fidèles à leurs paroles, que personne n’en doute. La responsabilité va entièrement retomber sur les américanos-sionistes qui sont pourris jusqu’à la moelle et représentent la plus grande menace sur la planète. Nous pourrons remercier l’Iran pour son sacrifice……..et surtout son COURAGE.
Avec Khider Misloud, c’est simple hein, c’est la faute des Mollahs. La 1ère question est de savoir à qui profite le crime?
1 à Tel Aviv ?
2 à Washington ?
aux deux.
D’abord la question des femmes: qui ne peuvent s’émanciper (la preuve: elle ne peuvent conduire de voiture!!) alors là c’est lourd . Comment rivaliser avec une telle condition preuve d’esclavagisme. LoL
Les moeurs imposées par les chiites, l’équivalent de la Charia sunnite, serait insupportable? Bof, la Charia sunnite est largement plus exterminatrice que la politique des Mollahs. Les femmes battues pour adultère en place publique est un principe sunnite maintenu, non? parfois avec exécutions.
Le problème est bien plus large il recouvre toutes les mesquineries des religions catholiques comprises (Ferrat chantait déjà pour le dénoncer: « une femme honnête n’a pas de plaisir »).
La religion est une croyance archaïque moyenâgeuse depuis si longtemps.
Marx nous disait : »la religion est l’opium du peuple » . Comment trouver un consept aussi réaliste, et je le partage, étant matérialiste.
Pour autant nous n’allons pas refaire le monde dans ce domaine des croyances sur la planète. La Loi en France sur la Laïcité est parfaite. Croire si l’on veut dans l’ésotérisme, mais sans diktat, sans une religion inféodée imposée.
A l’inverse les religieux n’ont plus, en Europe, vocation à recouvrer de façon totalitaire le sens de la vie et ses origines. Ce qui me gêne dans le reproche fait aux mollahs c’est que de les mettre au pilori pour des questions religieuses. Eux et seulement eux?
Allons donc ! qui sont les plus dénonciateurs de la religion muslmane. ce sont les AUTRES religions (chrétiennes et juives) sur les plateux TV lesquels indiquent quelles sont les « bonnes religions » à suivres.
Et qu’il faut combattre la religion musulmane qui est terroriste par essence..
Je pense qu’il ne m’appartient pas de dire si une culture est bonne ou pas dans l’absolu. Pour les religions il ne m’appartient pas à dire telle religion est meilleure que l’autre. Pour mon compte elles sont toutes des chymères. Mais sans plus. Je ne suis pas un « croisé » qui portera le glaive salutaire. Tout cela est loin derrière nous.
Donc sur la religion chiite ou autre je m’en fiche: c’est aux populations orientales de démêler ce problème.
Les révoltes en Iran peuvent certes se comprendre sur le diktat religieux oppressif du pouvoir en place, créant un mode de vie que nous ne suivons pas ici.
Mais la CAUSE profonde des manifestations prennent leurs sources dans l’embargo sur l’Iran depuis 1979, bridant les échanges commerciaux de l’occident, plus qu’autre chose. Toutes les usines françaises ont dûes s’éteindrent, Trump a déchiré les accords que Obama avait signés.
Créant à dessein des manques de biens ordinaires, c’est inadmissible. La vie économique est devenu un fardeau qui se traduit par un déficit commercial. D’où un déficit économique et de pouvoir d’achat. D’où des révoltes populaires. C’est le but des embargos envers les pays dit « voyous ». Des pays qui ne plaisent pas aux atlantico-sionites. C’est assez simple. Cuba est au bord au du KO économique donc de mort lente depuis 1965. En Amsud c’est idem, d’où les problèmes reprochés à Maduro, créant une inflation de la monnaie locale envers le dollar, la division par dix des productions de pétrole, etc..
Résultat? ces effets sont destructeurs à la longue et les peuples se révoltent malgré leur patience.
Sur l’Iran le but est de les soumettre sur la question nucléaire énergétique. Ils sont soupconnés d’enrichir l’uranium avec des visées militaires.
Je pense que si cela était le cas l’Iran aurait bien raison. Pourquoi donc Israël a-t-il le droit aux armes nucléaires et pas l’Iran? En outre sur la « soumission » aux normes occidentales ils n’auraient pas non plus le droit aux armes conventionnelles!..qu’ils faudraient détruires. Bah voyons!
Voilà, on y est: L’Iran est une nation qui doit se soumettre aux règles de Tel Aviv. Tout comme les palestiniens qui dans le cadre d’une souveraineté n’auraient pas le droit à une armée avec des chars, des hélicoptères, des avions, des divisions, etc..
Ah bon, en quel honneur un pays reconnut par l’ONU doit -il se soumettre à son voisin? On pourrait demander à Tel Aviv d’écrire le Code Civil Palestinien aussi, non? et de renoncer à la religion muslmane.?.
L’Iran est le problème XXL qui prévaut en Palestine, territoire occupé, lequel peuple est jugé indésirable sur ses propres terres. Qui dit mieux!?..
Lorsque l’on tire le fil de des évènements en Iran il ne faut jamais oublier le projet de la colonisation totale par le Grand Israël. Et l’Iran reste la seule nation (avec les Houtis du Yémen) à résister. C’est très difficile.
Tout le reste s’explique de par ce prisme « civilisationnel, culturel, religieux » dont ne veut pas Israël. Les USA sont chevillés au corps avec Tel Aviv. La vocation de ce pouvoir militaire atlantico-sioniste est à l’extermination.