Les Démocrates américains : opposition de façade et pilier réel du régime trumpiste
Par Khider Mesloub.
Les démocrates américains ont beau se scandaliser du tournant fasciste imprimé à la politique de Trump, ils refusent de la combattre autrement que par le simulacre électoral. Ils ne veulent pas renverser sa politique, mais en hériter une fois qu’elle aura fait le sale travail. Ils ne veulent pas abattre le régime fasciste trumpiste, mais lui succéder. Hériter de son pouvoir déjà durci, de son appareil policier renforcé, de son Etat d’exception banalisé. Adopter et adapter ses fondements totalitaires dans leur future gouvernance.
Quand Trump agresse le Venezuela, kidnappe son président, proclame un gouvernement fantoche sous tutelle américaine et annonce que le pétrole vénézuélien sera administré par Washington, les démocrates américains et les médias mainstream des milliardaires ne dénoncent ni l’illégalité, ni la violence, ni l’impérialisme prédateur. Ils murmurent seulement quelques mises en garde abstraites sur les «risques totalitaires». Pas un mot sur le crime. Pas un mot sur la guerre de prédation. Pas un mot sur la souveraineté piétinée.
Ce silence n’est ni faiblesse morale ni surprise politique. Il est cohérence de classe. Fidélité sociale. Convergence de vues capitaliste. Congruence idéologique libérale.
Le monde observe, stupéfait, la brutalité réactionnaire de Trump autant que l’évanescence de l’opposition démocrate réelle. En effet, le monde s’étonne de la brutalité obscène de Trump et de l’absence quasi totale de réaction démocrate.
Les commentateurs invoquent la déprime, la division, la peur. Ils refusent de voir l’essentiel : les dirigeants démocrates sont solidaires de tout ce qui protège les profits américains. Ils préfèrent la dictature à la moindre menace contre l’ordre capitaliste. Les observateurs refusent de nommer l’évidence : le parti Démocrate est un parti bourgeois, impérialiste, organiquement lié au capital financier, et il ne combattra jamais une politique qui protège les profits américains, même si elle piétine les peuples et enterre les libertés.
Pourtant, ils nous rejouent sans cesse la farce électorale : Trump contre les démocrates, comme si le fascisme pouvait être battu par des bulletins de vote capitalistes, imprimés par la bourgeoisie. Comme si l’on pouvait combattre un incendie avec un extincteur vide. Comme si la démocratie occidentale capitaliste n’était pas le berceau historique du fascisme.
En réalité, les politiciens démocrates ne combattent rien. Conscients de l’ampleur de la crise économique du pays, résolus à sauver l’hégémonie américaine, ils accompagnent, par leur silence complice, Trump dans sa guerre sociale menée contre les prolétaires états-uniens et immigrés et dans ses multiples guerres de prédation conduites contre tous les pays.
Les politiciens démocrates attendent que Trump achève la mue totalitaire pour récolter les dividendes électoraux de sa politique antisociale et liberticide, qu’ils comptent pérenniser avec quelques aménagements pour paraître moins fascistes.
Les responsables démocrates refusent toute destitution, toute rupture, toute mobilisation de masse. Malgré les violations répétées de la Constitution, malgré l’usage illégal de l’armée, malgré la dérive autoritaire assumée, la direction démocrate a explicitement rejeté toute perspective de chute de Trump. Et pour cause. Ils cautionnent cette politique fasciste. Ce basculement totalitaire. Trump doit rester, agir, user le peuple, écraser la résistance.
Pour preuve. A quelques heures d’un discours présidentiel ouvertement belliqueux, une majorité de sénateurs démocrates vote un budget militaire proche de mille milliards de dollars. Les congressistes démocrates financent la guerre qu’ils prétendent redouter. Ils votent les armes qui tuent les dissidents américains, massacrent les peuples, notamment le peuple palestinien. Ils arment l’impérialisme prédateur qu’ils disent contenir.
Lors du shutdown, ce sont eux qui capitulent. Ils sauvent l’administration Trump sous prétexte d’éviter des perturbations sociales, alors même que ces crises révèlent la faillite du système. Ce n’est pas une erreur : c’est une décision politique consciente pour stabiliser l’État bourgeois. Permettre à l’administration Trump de poursuivre sa mue totalitaire.
La collaboration est totale, des gouverneurs aux maires «progressistes». Même les figures labellisées «socialistes», notamment le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, se pressent à la Maison-Blanche pour des séances photo et des partenariats avec le président fascisant. Leur socialisme est un badge marketing, pas une menace. Rouge pour Trump, rose pâle pour Wall Street.
Pendant que des millions de personnes manifestent contre la dérive dictatoriale, les politiciens démocrates travaillent à étouffer la colère sociale, à désamorcer la lutte, en lien étroit avec les appareils syndicaux. Des plaintes juridiques remplacent la lutte. La procédure remplace la résistance. La légalité bourgeoise sert à désarmer la classe ouvrière américaine.
Pour autant, Trump n’est pas une anomalie ou un anachronisme. Il est l’expression concentrée de la classe capitaliste américaine. Il ne gouverne pas seul. Il gouverne pour les milliardaires, les banques, les fonds spéculatifs, le complexe militaro-industriel. Il est leur homme (de mains sales), leur outil brutal, leur visage obscène. Il incarne leur perversité et leur sadisme désespéré. Son autoritarisme n’est pas une pathologie personnelle, mais une réponse de classe à des contradictions devenues explosives, une nécessité historique pour une classe dominante américaine confrontée à l’épuisement de son système, au déclin de son hégémonie.
Les responsables démocrates le savent. Et c’est précisément pour cela qu’ils ne le combattent pas. Ils ont besoin de Trump pour discipliner la société, écraser les résistances, neutraliser toute perspective révolutionnaire, et préparer un autoritarisme plus policé, plus présentable et institutionnel, mais tout aussi brutal. Un fascisme light pérenne. Un fascisme aménagé qu’ils pourront gérer «démocratiquement».
On ne combat pas les fascistes avec les règles de la démocratie bourgeoise. L’histoire l’a déjà écrit en lettres de sang. La leçon d’Hitler reste valable : le fascisme ne s’effondre pas par les urnes, mais par la rupture révolutionnaire.
Seule la révolution sociale peut vaincre le fascisme. A condition d’aller jusqu’au bout, jusqu’au renversement intégral du pouvoir capitaliste. Ce que les démocrates américains ne pourront jamais songer réaliser. Car ils sont foncièrement attachés à la dictature du capital. Ce capital qu’ils défendent avec loyauté et cruauté avec leurs frères de classe bourgeoise, les républicains, sommés de faire le sale boulot capitalistique : opérer le basculement fasciste pour sauver l’hégémonie américaine, puis léguer cette gouvernance totalitaire aux démocrates, que les observateurs présenteront comme des sauveurs.
Khider MESLOUB

Par Khider Mesloub.
Marx, Engels et Lénine enseignent avec justesse que « L’État de tout temps ne fut jamais neutre».
Marx ajoute dans le MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE: «[L]e gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la bourgeoisie entière» (1848).
Ils ajoutent dans «Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte»: Les partis parlementaires s’affrontent sur la meilleure façon de servir leurs maîtres bourgeois mais s’unissent contre le prolétariat dès que l’ordre social bourgeois est menacé».
Lénine ajoutait dans «L’État et la révolution» (1917): «Le parlement est une machine à masquer la domination du capital (…) la meilleure enveloppe politique du capitalisme».Il ajoutait: Le suffrage universel n’abolit pas la propriété privée et la supériorité que confère la richesse; la bureaucratie, l’armée, la police, les médias et tous les instruments de domination du capital.
«L’alternance entre les partis bourgeois est une alternance sans alternative» TOUS servent le capital au détriment du travail, ne se distinguant que sur «la meilleure façon de servir le capital et de l’enrichir».
Engels dans «Introduction aux luttes de classes en France» (1895) écrivait: «[L]e suffrage universel est un instrument de mesure de la maturité politique de la classe ouvrière, jamais un substitut à la lutte des classes» et l’«électoralisme bourgeois» renégat consiste à substituer le «bulletin de vote» à l’organisation révolutionnaire et à la lutte des classes pour renverser la dictature de la bourgeoisie et instaurer le socialisme.
Dans la «Faillite de la II Internationale», Lénine dénonce les partis sociaux-démocrates d’alors, devenus les renégats équivalent contemporains, les LFI, travaillistes, néo-démocrates et toutes cette racaille électoraliste embourgeoisée, «d’être devenus des partis bourgeois et de canaliser la révolte ouvrière en impasses parlementaires».
Ainsi, TOUS les partis bourgeois (démocrates, républicains, libéraux, conservateurs, socio-démocrates, LFI, cryptos-communistes et socialistes et tutti quanti, ad nauseam amen) que la bourgeoisie fait élire en alternance par son système électoral corrompu par les financements patentés, n’est que supercherie, fumisterie, mensonges et tromperie comme le prouve à l’évidence l’excellent texte du camarade Mesloub et TOUTES l’histoire de la politique électoraliste bourgeoise.
Non satisfait d’imposer les candidats de leurs choix, la bourgeoisie n’a aucune gêne à les faire mentir ouvertement en désavouant à peine élu TOUTES LEURS PROMESSES ÉLECTORALES BIDONS.Zelensky se fait élire en promettant d’appliquer Minsk et de négocier, une fois élu, il fait le contraire.
Le criminel électoral condamné et agresseur sexuel avéré, Tr0mp s’est fait élire pour «arrêter les guerres», depuis son élection, il a déclenché 7 guerres régionales; kidnappé un président élu; intensifier le génocide du peuple palestinien martyr; bombardé et assassiné des centaines d’iraniens innocents et pire encore. Qui peut encore être assez menteur pour croire aux élections «démocratiques et libérales» bourgeoises? Les journalistes corrompus des merdias mainstream des milliardaires et les «propagandistes stipendiés» auto-proclamés de la bourgeoisie.
Au service des esclavagistes, il passa sans état d’âme d’une pseudo-république des 20% d’«hommes libres» opprimant les 80% d’esclaves et de «métèques» et d’affranchis, à un «empire».
Sous le féodalisme, il passa d’une monarchie absolue à une monarchie encore plus absolue.Sous le capitalisme, il passa d’une «démocratie électoraliste bidon», à un État fasciste et nazi, pur et dur.
En somme, que des «formes» qu’en apparence différente car TOUJOURS au service de la classe dominante.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS, DÉTRUISEZ CE SYSTÈME ÉLECTORAL BOURGEOIS ET INSTAUREZ VOTRE DICTATURE PROLÉTARIENNE RÉVOLUTIONNAIRE.
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/01/democratas-americanos-oposicao-de.html
Marx, Engels et Lénine ont démontré que la forme politique de l’État: ‘démocratie libérale électoraliste’ ou fascisme, nazisme ou franquisme, dépend du rapport de force entre les classes sociales et JAMAIS d’un «choix» moral, d’un «destin historique» ou de la volonté, plus ou moins belliqueuse, d’un «tyran», toutes et chacune n’ont qu’une FINALITÉ: perpétuer la propriété privée des moyens de production et de communication, la DICTATURE DU CAPITAL SUR LE TRAVAIL.
«L’État est l’organisation politique de la classe dominante».
( «L’idéologie allemande», Marx et Engels).
Ainsi, la bourgeoisie accepte «le suffrage universel tant qu’il ne menace pas son pouvoir réel, le vide de son contenu ou le supprime dès que nécessaire.
Dans «Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte» (1852), Marx analyse et décrit la matrice de tous les coups d’État de la bourgeoisie pour se débarrasser d’un Parlement devenu nuisible aux intérêts de la bourgeoisie, sa suspension, la substitution d’un «pouvoir individuel personnel» et sa FINALITÉ: la RÉPRESSION OUVRIÈRE RECHERCHÉE.
Pour Marx, le mode de production capitaliste peut exploiter le prolétariat sous plusieurs formes étatiques: la monarchie constitutionnelle, la République parlementaire bourgeoise et la dictature autoritaire.
Dans «L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État», Engels explique que: «L’État est essentiellement une force spéciale de répression» qui «tolère le suffrage universel» qu’en autant qu’elle puisse le contrôler en le manipulant et qu’il ne nuise à ses objectifs d’enrichissement.
Tout au long de leurs études, Marx et Engels, ont conclut que jamais la bourgeoisie n’hésitera à recourir à la «force illégale» et à la dictature pour perpétuer sa dictature de classe.
Lénine a poursuivi les études marxistes et confronté à son «évolution» naturelle, a écrit dans: «La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky»: Inévitablement la bourgeoisie suspend les libertés individuelles et collectives, militarise l’État et instaure une forme de dictature ouverte.
Toute l’histoire des Guerres locales, régionales et mondiales; des pseudos «libérations nationales bourgeoises»; des «gouvernements ‘socialistes’, ´travaillistes’, ´néo-démocrates’ et autres variations bourgeoises sur ce thème réactionnaires, l’ont démontré à l’évidence.A chaque moment décisif de la montée du militarisme et des préparatifs de guerre, tous ces renégats ont soutenu la montée de la dictature et les budgets d’armement.Aujourd’hui, les renégats «gauchistes» de chaque pays, «démocrates» aux U$A, néo-démocrates et bloquistes au Canada, travaillistes en Angleterre, partout en somme, ils sont les plus zélés zélotes de la militarisation de l’État bourgeois.
ENCORE aujourd’hui, la bourgeoisie par ses estafettes politiques de droite comme de gauche, Wokiste, social-démocrate, écologistes, nationalistes, patriotiques, etc. rejoue sa musique éculée de «patrie menacée», de «make great again», d’«État civilisation» pour précipiter sa «chair à patrons» sous les canons et sauver sa dictature mortifère, génocidaire, immonde et inhumaine,
le prolétariat doit brandir son arme invincible du MARXISME pour comprendre ce qui artive, anticiper les manoeuvres de ses ennemis de classe. les déjouer et les précipiter pieds devant dans la poubelle de l’histoire et instaurer SA DICTATURE PROLÉTARIENNE.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET RENVERSEZ LE CAPITALISME GÉNOCIDAIRE.
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